Diapositive 1 - Endo-FIC

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Transcript Diapositive 1 - Endo-FIC

L’hygiène hospitalière en
endoscopie
Marie-Chantal Meeus
Précautions générales et
additionnelles
« Il est indispensable de considérer tout
patient comme à risque et de considérer tout
contact avec du sang ou des liquides
biologiques comme potentiellement
contaminant »
= Principe des précautions générales!
Précautions générales =



Hygiène des mains
Port de gants à usage unique si risque de
contact avec des liquides biologiques
Port de lunettes et de masque si risques
d’éclaboussures, si toux
Précaution générale n°1
Comment faire?
Des zones peu ou pas humectées par
l ’alcool lors de la désinfection des mains par
friction
Avantage de la solution hydroalcoolique
par rapport au lavage à l’eau et au savon
Précautions « générales »
Equipement de protection individuelle
•
•
•
•
•
Port de gants  contact prévisible avec sang ou
liquides biologiques ou avec une peau lésée ou de
muqueuses. Eliminer immédiatement les gants après
emploi
Port du masque  pour se protéger des projections de
secrétions respiratoires (<1m). Placé sur le nez et la
bouche
Port de lunettes  risque d’éclaboussures de sang ou
de liquide biologique sur le visage
Port d’une blouse de protection  risque de souillure
des vêtements de travail avec du sang ou un liquide
biologique
Porter des protège-chaussures est sans objet
Tenue de travail




Absence totale de bijoux aux mains et aux avant-bras
(pas de montres, pas de bagues!)
Absence de vernis et de faux ongles
Manches courtes (pas de T-shirt à longue manche sous
la blouse, pas de gilets) lors de soins aux patients
Cheveux longs attachés
Divers
aux piqures et coupures : jeter immédiatement
les lames et ne pas recapuchonner les aiguilles
• Evitez de surcharger les containers à aiguilles
• Hygiène des mains après avoir ôté les gants
• Ne pas manger ou boire sur le lieu des activités en
relation avec les patients
•
Que faire pratiquement en cas de
blessure accidentelle avec un objet
souillé par du sang?
Mesures immédiates
 rincer abondamment pour éliminer les souillures
 faire saigner quelques minutes sous l ’eau courante
 désinfecter avec une solution antiseptique à base
d ’alcool ou eau de javel diluée à 1/10
 en cas de projection dans les yeux, rinçage abondant à
l ’eau courante
 déclarer l ’accident en courant aux urgences
Déclaration « piqure, coupure and cie »
1) Urgence  Document déclaration d’accident
 Prise de sang temps 0
2) CESI  Vérification statut virologique patient
« source »
 Si nég : stop procédure
 Si hépatite B ou C pos : programme planifié de
prise de sang
 Si HIV pos : prise en charge par les virologues
Précautions Générales en résumé


À adopter quelque soit le statut virologique ou
bactériologique du patient
Il est préférable de considérer tout patient
comme à risque et de considérer tout contact
avec du sang ou des liquides biologiques
comme potentiellement contaminant.
Vos mains sont vos outils, prenez en soin…
particulièrement en hiver!
Mode de transmission des micro-organismes
Microorganismes nécessitant des
« précautions additionnelles »
Contact





Germes MR
Diarrhée à
Clostridium Dif
Abcès purulent
Gale
RSV
Gouttelettes





Germes MR
voies aériennes
RSV
Méningite
Grippe
Rubéole
Air



Tuberculose
Varicelle
Rougeole
Entretien des surfaces
Les techniques de désinfection « classiques »
sont actifs contre la plupart des germes sauf…
en cas de Clostridium Difficile, si surfaces
souillées par les selles, entretien à l’eau de
Javel 5000PPM (1litre dans 8 litres d’eau)
après nettoyage avec un détergent simple
La prévention des infections
sur cathéters intra-veineux
Pathogenèse de
l’infection/bactériémie sur cathéter
La bactérie peut gagner le
torrent sanguin par 2 voies
soit elle migre de la surface de la
peau sur surface externe du KT
 soit elle descend le long de la
lumière du KT via une colonisation
exogène à partir de différentes
portes d’entrée (robinet,
perfusion....…)

Microbiologie des infections et
bactériémies sur cathéter
Germes les plus fréquemment responsables par
ordre :
Staphylococcus epidermitis
Staphylococcus aureus
Enterococcus sp
Pseudomonas aeruginosa
Candida sp
Enterobacter sp
Acinetobacter sp
Source de l’infection
65% des bactériémies sur KT : peau
30% des bactériémies sur KT : bouchons
5% des bactériémies sur KT : autre
La répartition varie en fonction
 de la durée du cathétérisme.
 des précautions prises lors de la mise en place
 du type de cathéter (matériaux)
 des protocoles de soins du robinet
L’entretien du matériel
Quelques rappels

Bactéries




Organisme vivant qui se reproduit par division cellulaire
Si conditions extérieures défavorables, peuvent former des
spores ( résistance à la T°, désinfectant,…) en attendant
que le milieu redevienne favorable
Les + fréquents ont une forme sphérique  coque ou
une forme de bâtonnet  bacilles
Selon le résultat de la coloration au microscope :



Gram + (Staphilocoques, Streptocoques, Clostridium,… )
Gram – (E Coli, Pseudomonas,…)
Mycobactéries (mycobactérium tuberculosis, lèpre,…)
Quelques rappels

Virus



Entité biologique qui nécessite une cellule hôte
pour se multiplier
Très petite taille par rapport aux bactéries
Enveloppés = entouré d’une enveloppe ( résistant) ou nu = sans enveloppe
Sensibilité des micro-organismes





Les bactéries gram- sont généralement plus résistantes aux
désinfectants que les gram+ (la parois des gram- étant plus
complexe, la pénétration du désinfectant est plus difficile)
Les spores, en raison de leur structure, sont de façon
générale, très résistantes aux désinfectants
Les virus enveloppés (ex HIV, herpès, influenza, rage) sont
inactivés par la plupart des désinfectants
Les virus non enveloppés (ex hépatite A et B, poliovirus)
sont plus résistants
Les champignons posent un problème pour la désinfection
car il faut atteindre les spores et les formes végétatives
Les moins sensibles
PRIONS
BACTÉRIES SPORULÉES
(Bacillus subtilis, Clostridium tetani, C. difficile)
PROTOZOAIRES AVEC KYSTES
(Giardia lamblia, Cryptosporidium parvum)
MYCOBACTÉRIE
(Myc. tuberculosis
M. avium intracellulare)
VIRUS SANS ENVELOPPE
(virus Coxsackie, HAV,
rhinovirus, rotavirus)
BACTÉRIES VÉGÉTATIVES(Staphylococcus aureus,
Salmonella typhi, Pseudomonas aeruginosa, coliformes)
VIRUS À ENVELOPPE (HSV, HZV, CMV, EBV, Influenza, RSV, HBV,
HCV, HIV...)
CHAMPIGNONS sous forme végétative(Candida, Cryptococcus,
Aspergillus …)
Les plus sensibles
Désinfection et Stérilisation

La désinfection
 vise les germes indésirables
 diminue le nombre de germes de 5 log
 dans des conditions bien standardisées

La stérilisation
 vise toutes les formes vivantes de micro-organismes
 diminue le nombre de germes de 6 log
 dans des conditions biens standardisées
 les germes mêmes les plus résistants doivent être
détruits
Antisepsie et Désinfection


Ancienne définition
 Antisepsie: tissu vivant
 Désinfection: objets et surfaces inanimées.
Nouvelle définition
 Antisepsie : tissu vivant lésé et muqueuses
 Désinfection : peau saine (main) et objets et
surfaces inanimées
Exemples
 antisepsie des plaies
 désinfection des mains, du champ opératoire
 désinfection des surfaces
Comment choisir un produit?


Principe de base = évaluation du risque pour
le patient
Le risque résulte de 2 composantes


Nature de l ’acte de soin
Fragilité intrinsèque du patient
Classement des dispositifs médicaux et niveau de
traitement requis
Destination
Matériel
Système
vasculaire
Classement
Matériel
Critique
Risque
infectieux
Haut risque
Traitement
requis
Stérilisation
UU stérile
D.Haut Niveau
Cavité stérile
Tissu stérile
Muqueuse
Semi critique
Risque moyen
D.Haut niveau
Non critique
Risque faible
D.Bas Niveau
Peau lésée
Peau saine
Sans contact
*
Niveau de risque et classe des
DM
Site anatomique
Niveau
de destination des
de risque
DM
Classe
du DM
CavitéEndoscopie/instrument
stérile
Haut
Système Rigide/souple
Critique
risque
vasculaire
Type de procédé
Stérilisation
ou à défaut
désinfection
de haut niveau
Muqueuse
Risque
SemiDésinfection de
Lame
de laryngoscope
Peau lésée
médian critique niveau intermédiaire
superficiellement
Surface,pompe,prise,
Sans contact
Non
Désinfection
de bas
Pied à avec
perfusion,saturomètre,table
d’examen,
Risque bas
le patient
critique
niveau
tensiomètre,pèse-personne.
33
Facteurs influençant l’efficacité des
antiseptiques et désinfectants


La destruction d’un micro-organisme par un
désinfectant n’est pas immédiate
Pour chaque produit, il faut respecter un temps de
contact bien défini
L’efficacité dépend






du nombre et la localisation des micro-organismes
de la résistance naturelle des micro-organismes
Cfr dia suivante
de la présence de matières organiques
de facteurs physiques et chimiques (T°, pH, humidité, dureté
de l’eau)
de la concentration du principe actif
de la présence d’un biofilm
Objectif des recommandations
« Mettre à disposition des praticiens des
recommandations pour le nettoyage, la
désinfection et le stockage des endoscopes
flexibles afin d’optimaliser l’assurance de
qualité en pratique médicale et finalement de
tendre vers le risque d’infection zéro pour les
patients et le personnel »
Particularité de l’endoscopie


La majorité des endoscopes rigides sont
thermorésistants  doivent subir un cycle complet
d’autoclavage (stérilisation à la vapeur)
Les endoscopes flexibles (ou souples) sont
thermosensibles et ne supportent pas des températures
supérieures à 60°C
Règles minimales
Pour obtenir une sécurité optimale, chaque établissement
ou chaque praticien doit
􀃆 rédiger de sa propre procédure
􀃆 disposer de personnel compétant en nombre suffisant
􀃆 disposer de matériel de qualité en suffisance
Le pré-nettoyage
Objectif
Hormis l’élimination de toutes les salissures organiques, le but est
d’obtenir une charge en germes la plus basse possible.
Procédure
A effectuer immédiatement après l’examen (si possible dans le local
d’examen)
- la face externe de l’endoscope est essuyée avec un chiffon humide (pour
faciliter l’effet mécanique), doux, non plucheux et à usage unique
- le canal à air/à eau (si présence) est insufflé d’eau de distribution et d’air
pendant 10 secondes via le flacon laveur;
- les canaux à biopsie (si présence) et d’aspiration sont rincés à l’eau de
distribution afin d’éviter les incrustations et les obstructions;
- le canal auxiliaire de lavage (si présence) doit être rincé;
- les connexions électroniques doivent être protégées par des capuchons
d’étanchéité.
La phase préparatoire


Test d’étanchéité
Nettoyage
Tenue du travailleur




Port de gants à usage unique (longue manchette)
Tablier de protection
Lunettes de protection
Masque à envisager
Le nettoyage manuel



Objectif Eliminer toutes les souillures et débris
organiques par des actions chimiques et mécaniques en
vue de réduire la charge de micro-organismes
A réaliser le plus rapidement possible pour éviter le
séchage des souillures
Cette étape est recommandée que la désinfection soit
manuelle ou automatisée
Le nettoyage manuel

Matériel







Produit de nettoyage  solution enzymatique compatible avec
l’endoscope (ainsi qu’avec les produits de désinfection utilisés
ultérieurement)
Gants « longues manchettes » à usage unique et non altérables
par les produits utilisés, tablier de protection et lunettes.
Brosses de nettoyage de préférence à usage unique ou contrôlée
après chaque utilisation (diamètre et longueur adaptés aux
canaux de l’endoscope)
Eponge ou un chiffon doux, non plucheux et à usage unique.
Deux bacs suffisamment grands pour permettre l’immersion
complète de l’appareil.
Seringue(s) de 50 ml ou un système d’aspiration afin de faire
circuler les produits dans les différents canaux.
Eau de distribution exempte de micro-organismes mésophiles
(Legionella, mycobactéries…) et à température inférieure à 30°C.
Le nettoyage manuel

Méthode de travail








Immerger l’endoscope dans la solution enzymatique détergente fraîchement
préparée
Enlever tous les pistons et les soupapes (à ouvrir). Les nettoyer manuellement
avec la solution enzymatique. Ils doivent préférentiellement subir un traitement
aux ultrasons ainsi qu’au laveur-désinfecteur.
Eliminer des canaux d’aspiration et à biopsie tous les tissus qui adhèrent au
moyen d’une brosse. La brosse doit passer au moins 3 fois dans les canaux. Le
brossage peut être remplacé par une technique de nettoyage mécanisée
équivalente permettant au minimum d’atteindre un résultat identique.
Aspirer ou injecter la solution enzymatique dans les différents canaux.
Veiller au nettoyage méticuleux de la partie distale de l’endoscope: optique et
onglet d’Albarran (si présence).
Nettoyer la gaine externe et la tête de l’endoscope avec une éponge ou un chiffon
doux.
L’endoscope (face externe et canaux) et les accessoires sont soigneusement
rincés à l’eau de distribution. L’eau doit être injectée ou aspirée dans les
différents canaux.
L’eau de rinçage est évacuée et le bac de rinçage est nettoyé.
Entre chaque utilisation d’un endoscope:

la solution utilisée pour le nettoyage est renouvelée.

le bac est nettoyé avec le même produit (solution enzymatique) puis est rincé.
La désinfection en machine ou automatisée
La désinfection automatisée ou en machine est
vivement recommandée pour ses divers avantages
- la traçabilité de toutes les étapes;
- un temps de désinfection et une concentration des
produits standardisés;
- la reproductibilité;
- une exposition minimale du personnel aux
substances toxiques;
- aucune réutilisation de liquides de nettoyage ou de
désinfection;
- le signalement d’interruption de cycle
La désinfection en machine ou automatisée
Matériel
La machine à désinfecter doit répondre aux normes
européennes existantes (EN ISO 15883-4 de février
2008). Il est impératif de respecter les cycles d’autodésinfection de la machine selon les recommandations
du fabricant.
Il faut privilégier des contrats de maintenance avec celui-ci.
La désinfection en machine ou automatisée
Cette phase automatisée comprend les étapes
suivantes:
- test d’étanchéité;
- nettoyage;
- désinfection;
- rinçage;
- séchage si l’appareil le permet.
Il faut veiller à ce que l’endoscope soit placé de
manière adéquate dans l’appareil et que tous les
canaux soient correctement raccordés,
conformément aux instructions des fournisseurs
La désinfection manuelle
La désinfection manuelle ne sera utilisée qu’en cas de défectuosité
temporaire de l’appareil de désinfection
La désinfection manuelle comporte un certain nombre
d’inconvénients:
 Risques d’irritation respiratoire et cutanée pour le personnel en
contact avec les produits.
 La traçabilité doit être réalisée manuellement.
 La maîtrise du processus est plus difficile.
 Risque d’erreurs lors de la préparation des solutions et de la
durée de trempage.
 Risque de non-respect de la durée de conservation des produits
et des solutions préparées ainsi que le rythme de renouvellement
des solutions.
La désinfection manuelle
Méthode de travail
 En raison de leur toxicité et de leur mutagénicité potentielle, les
solutions doivent être utilisées dans des bacs d’immersion fermés et
dans des locaux bien ventilées (6 vol/h): la présence d’une hotte pour
une bonne évacuation des vapeurs est très importante.
 Le personnel en charge de la désinfection du matériel doit être équipé
d’une tenue visant à le protéger du contact et des projections de
produits contaminés ou toxiques: gants en nitrile à longues manchettes,
de tablier imperméable, de masque de soins, de lunette de protection.
 En cas de trempage, il est très important que tous les canaux internes
entrent en contact avec la solution désinfectante durant le temps
requis. Aucune bulle d’air ne peut être présente. La solution est aspirée
dans le canal au moyen d’une seringue. La seringue est laissée
connectée à l’orifice du canal.
 Bacs et couvercles doivent être nettoyés et séchés après élimination de
la solution désinfectante.
 Il est recommandé de mentionner sur les bacs la date et l’heure
d’expiration de la solution désinfectante ainsi que le nombre
d’utilisations de celle-ci.
La désinfection manuelle
Phase de rinçage
 Vu la toxicité du désinfectant utilisé, il est nécessaire de rincer
soigneusement les endoscopes après désinfection. Il en va de
même des accessoires s’ils ne sont pas stérilisés.
 On utilise à cet effet de l’eau stérile ou bactériologiquement
maîtrisée.
 Il faut laisser s’écouler tout le liquide désinfectant des canaux
internes de l’endoscope avant de placer ce dernier dans l’eau.
 Il faut utiliser une seringue pour irriguer manuellement les
canaux.
 Placez l’endoscope dans l’eau.
 Rincez abondamment l’intérieur et l’extérieur de l’endoscope à
l’aide d’une seringue.
 Après chaque usage, le bac de rinçage est vidé, séché et
désinfecté à l’alcool à 70%, s’il ne peut être stérilisé.
La désinfection manuelle
Phase de séchage
Cette phase est très importante afin d’éviter tout risque de
recontamination. Cette procédure empêche la croissance de
micro-organismes potentiellement encore présents dans un
environnement humide.
Méthode de travail:
 Un séchage complet de l’endoscope est obtenu en injectant de
l’alcool à 70% dans les canaux suivi d’une insufflation d’air
comprimé médical à une pression maximale de 0,5 bars, et d’un
essuyage de l’extérieur de l’endoscope au moyen d’un chiffon
propre voire stérile.
 Si le matériel d’endoscopie est réutilisé immédiatement,
l’injection de l’alcool à 70% n’est pas nécessaire.
La stérilisation
En cas d’utilisation d’endoscopes critiques
thermosensibles, une stérilisation doit être envisagée de
manière anticipative afin d’être prêt pour l’intervention.
Seules deux méthodes sont actuellement envisageables
 La stérilisation par trempage dans une solution d’agents
chimiques stérilisants
 La stérilisation au gaz (oxyde d’éthylène ou gaz plasma)
La stérilisation par trempage
Cette méthode doit être réalisée juste avant l’utilisation de
l’endoscope quelle que soit la durée de son stockage.
- Les manipulations de désinfection et de rinçage doivent être
réalisées de manière aseptique.
- Le personnel doit porter un tablier et des gants stériles, une coiffe
recouvrant toute la chevelure, et un masque.
- Le bac de rinçage et l’eau doivent être stériles.
- Le temps de trempage doit être adapté et respecté. Il faut veiller à
ce que tous les canaux, quel que soit leur diamètre, soient bien
irrigués par le désinfectant et ensuite par l’eau stérile.
- Les chiffons utilisés pour sécher l’endoscope seront stériles.
- En fin de procédure, l’endoscope doit être parfaitement sec et
posé dans un contenant stérile. Il doit être utilisé immédiatement
sous peine de devoir recommencer la procédure.
La stérilisation au gaz
Cette méthode est utilisée pour la stérilisation
d’instruments thermosensibles avec une lumière ouverte
aux deux extrémités. La préférence va actuellement aux
stérilisateurs à plasma.
Le stockage




Après séchage, les endoscopes sont stockés en suspension
dans une armoire fermée réservée à cet effet. Les faces internes
de l’armoire doivent être propres et désinfectées au moins une
fois par semaine avec un désinfectant de surface.
Les accessoires (valves, soupapes, etc.) ne sont pas montés sur
l’endoscope. Ces pièces désinfectées sont conservées dans ces
mêmes armoires.
Selon la littérature, le délai entre le traitement de l’endoscope et
son utilisation est très variable (allant de l’instantané jusqu’à
atteindre 3 jours). Ces délais ne sont pas basés sur des
enquêtes cliniques ou sur des données bactériologiques mais
sur le fait que, après un temps de latence, la croissance
bactérienne reprend.
Les enceintes spéciales de séchage et de stockage des
endoscopes améliorent la qualité et augmentent la durée du
stockage des endoscopes (selon les recommandations du
fabricant).
Le transport

Le transport d’un endoscope (après utilisation) d’un point
à un autre doit être sécurisé et doit être réalisé dans des
bacs suffisamment grands (nettoyés après chaque
usage). L’utilisation d’un chariot roulant de transport
diminue le risque d’endommagement des appareillages.
Entretien des pièces et accessoires
Accessoires pour l’endothérapie (càd matériel
introduit à travers l’endoscope)
- L’utilisation de dispositifs à usage unique a ici la
préférence.
- Les dispositifs réutilisables doivent être stérilisés
après chaque utilisation.
- Pour l’irrigation durant l’acte d’endoscopie, de l’eau
stérile est utilisée.
- Les tubulures qui raccordent les canaux accessoires
doivent suivre la même procédure que l’endoscope.
Entretien des pièces et accessoires
Accessoires attachés à l’endoscope
Ce groupe de dispositifs (touches et soupapes, canules et
récipients d’aspiration) n’entre pas en contact direct avec le
patient lui-même mais il existe un risque important de
contamination par le canal de l’endoscope.
- Le flacon de rinçage stérile doit être rempli d’eau stérile.
- La tubulure d’aspiration est changée entre chaque patient.
- Si la poche d’aspiration n’est pas jetable, elle doit être
décontaminée au moins une fois par jour en fin de programme.
- Tous les pistons et les soupapes (à ouvrir) sont enlevés et
nettoyés manuellement avec la solution enzymatique. Ils doivent
préférentiellement subir un traitement aux ultrasons ainsi qu’au
laveur-désinfecteur.
Entretien des pièces et accessoires
Dispositifs pour le processus de nettoyage
- Ces instruments n’entrent pas en contact direct avec le
patient durant l’endoscopie.
- Des dispositifs à usage unique sont préférentiellement
utilisés.
- Les brosses réutilisables doivent être nettoyées et rincées
immédiatement après utilisation; ensuite, elles peuvent
être nettoyées et désinfectées avec l’endoscope dans le
désinfecteur d’endoscope.
Infrastructure et locaux




Dans le local d’examen, la ventilation est suffisante
(en cas de bronchoscopie : 6-12 renouvellements
d’air par heure).
Dans le local d’examen, l’équipement nécessaire à
un premier nettoyage immédiat et adéquat de
l’endoscope est présent.
Le local dans lequel le processus de désinfection
sera réalisé est distinct des locaux d’examen tout en
restant facilement accessible.
Une séparation entre les zones propre et sale est
garantie.
Infrastructure et locaux







L’équipement pour l’hygiène des mains (lavage, friction,
désinfection, gants) doit être prévu.
Des informations concernant la qualité de l’eau sont disponibles
(dureté, microbiologie )
Les produits utilisés sont stockés en toute sécurité.
Un bac adéquat est présent pour le nettoyage manuel.
Des fiches reprenant les instructions pour le nettoyage sont
présentes (produit, opérateur, fréquence).
Tous les endoscopes, accessoires, appareils de désinfection et
le cas échéant séchoirs sont identifiés (afin de pouvoir faire le
lien avec les résultats des contrôles de qualité).
L’endoscope de même que ses soupapes et boutons doivent
toujours être nettoyés, désinfectés et conservés ensemble.
Contrôles microbiologiques
Actuellement, il n’existe pas de preuves et d’arguments
scientifiques établis (evidence-based) justifiant la fréquence des
contrôles microbiologiques comme indicateur lié aux résultats.
Néanmoins, des contrôles microbiologiques peuvent être
recommandés:
 Comme élément de la validation lors de l’acquisition, après
réparations et après une modification majeure de la procédure.
 En routine pour contrôler les résultats de l’ensemble du
processus.
 En cas de suspicion de transmission d’infections, un
échantillonnage est réalisé à plusieurs endroits.
Les différents produits utilisés
Pour nettoyer le matériel


Des détergents à action enzymatique (ex Aniosyme
® DD1) sont, de préférence, utilisés. L’utilisation de
poudre et de produits colorés doit être évitée.
L'usage de détergents sans savon est recommandé.
La mousse de savon peut empêcher un bon contact
des fluides avec les surfaces du matériel et réduire
la qualité d'ensemble du processus de nettoyage.
Le détergent sélectionné doit pouvoir éliminer les
débris organiques et/ou inorganiques.
Qualités du désinfectant




Le désinfectant idéal est efficace contre un grand
nombre d'organismes y compris les virus véhiculés
par le sang et les prions.
Il est compatible avec les endoscopes, les
accessoires et les unités de nettoyage
d'endoscopes.
Il est non-irritant et sans danger pour l'utilisateur et
pour l'environnement.
Il est important de souligner que l'alcool ne peut
dans ce cas être utilisé comme une alternative à la
désinfection car il fixe les protéines.
Le glutaraldéhyde (GA)
Ex Cidex ®, Stéranios ®


le + fréquent
Avantages




peu coûteux,
large spectre d’activité,
excellente compatibilité avec les matériaux
Inconvénients:




impact sur la santé du personnel (absorption cutanée: port
de gants nitrile),
sécurité patient en cas de rinçage insuffisant,
favorise la coagulation des protéines avec risque de
formation de biofilm,
temps de contact à en cas de mycobactérie atypique
L'orthophtalaldéhyde (OPA)
Ex Cidex® OPA
 Avantages:
 désinfection + rapide (haut niveau de désinfection en 12 minutes)
 activité mycobactéricide supérieure à GA mais !
 moins d’odeur (- d’émanation),
 plus stable que GA,
 ne fixe pas les protéines
 Inconvénients:
 coût,
 tâches (peau, vêtements, appareils, surfaces),

Irritation de l'appareil respiratoire et des yeux (bonne ventilation
recommandée)

! cancer vessie
L'acide peracétique (APA)
Ex Nu Cidex ®, Anios ®, Sékusept ®, Dialox ®
 Avantages:
 large spectre d’activité,
 moindre charge pour l’environnement,
 ne fixe pas les protéines
 Inconvénients:
 (in)stabilité,
 préparation du produit (mélange de 2 produits puis délai de
maturation),
 corrosif (risque de fuites au niveau des canaux),
 compatibilité moins bonne avec matériaux,
 odeur,
 irritant,
 coût
Dioxyde de chlore

Avantages:





nombreuses présentations (lingettes, liquide)
facile d’emploi
peu toxique
temps de contact très court
Inconvénients:





peu stable (solution doit être « fraîche » pour être efficace)
nécessite le mélange de 2 composants
risque de dommage aux endoscopes (agent oxydant) 􀃆
vérifier compatibilité entre endoscope et produit avant de
l’utiliser
coût ?
attention aux concentrations en chlore libérées dont
dépend l’activité microbiologique
L’eau électrolysée



nouveau procédé
semble avoir de nombreux avantages
pas encore d’éléments scientifiques pour se
positionner
Le produit idéal







Spectre large
Action rapide
Non toxique
Non corrosif
Facile à doser
Incolore
Inodore





Activité résiduelle
Économique
Stable
Soluble
Action nettoyante
Règles d’utilisation






73
Désinfectant approprié à l’usage
Respect des instructions
Ne pas mélanger
Mettre des gants
Respecter les règles de sécurité
Respecter les règles de conservation du
produit (péremption, dilution, délai
d’utilisation,…)
Niveau de la qualité de l’eau à utiliser
selon le niveau de traitement requis
On ne peut désinfecter ou
stériliser qu’après un nettoyage
minutieux!
Merci de votre attention…