LES PSYCHODYSLEPTIQUES

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Transcript LES PSYCHODYSLEPTIQUES

LES DROGUES
INTRODUCTION
INTRODUCTION
• Substances ayant toujours fascinées et inquiétées.
• Apparition successivement des plantes,de leurs
extraits, des produits de la chimie minérale, de la
chimie organique, des molécules semisynthétiques et des molécules synthétiques.
• Substances modifiant l ’humeur et/ou les
perceptions de la réalité.
LES DROGUES
CLASSIFICATION
CLASSIFICATION
• Les sédatifs.
• les psychostimulants.
• Les psychodysleptiques.
LES SEDATIFS
•
Les opiacés:
 Opium.
 Alcaloïdes de l ’opium: morphine, codéine, codéthyline.
 Héroïne.
 Morphiniques de synthèse: dextropropoxyphène (Di-Antalvic®,
Propofan®), buprénorphine (Subutex®), péthidine (Demerol®),
dextromoramide, chlorhydrate de méthadone.
•
Les anxiolytiques: les benzodiazépines.
•
Les solvants:
 les colles
 l ’éther
 le trichloréthylène
 l ’eau écarlate et les détachants
 le vernis à ongles et le dissolvant
 l’essence et les crayons marqueurs.
LES PSYCHOSTIMULANTS
• Les amphétamines.
• MDMA ou Ecstasy.
• La cocaïne et le crack.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES
• Le LSD.
• Le chanvre indien ou le cannabis.
• Les délirogènes:
 la psilocybine
 la mescaline
 le PCP
 le Gamma OH
 la Kétamine
 les médications antiparkinsonniennes
 les médications atropiniques
 les correcteurs des neuroleptiques.
LES DROGUES
HISTORIQUE
HISTORIQUE: Les sédatifs
LES OPIACES:L ’OPIUM
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Premières références décryptées sur des tablettes sumériennes de Nippur.
Origine de cet usage dans les plaines de Mésopotamie 3000 ans avant JC.
Entre le Vème et le IIIème siècle avant JC Hippocrate, Hérédote et Théophraste
en parlent comme médicament de la douleur alors que Diagoras de Mélos met
déjà en garde à son propos.
Les guerres de l ’opium entre 1839 et 1858 (3 au total).
En 1804,Thomas de Quincey publia les confessions d’un mangeur d’opium où il
y décrit les diverses phases de l’intoxication, la tyrannie de la dépendance et les
difficultés du sevrage.
En 1837 , Ière formule de l’élixir parégorique (anti-diarrhéique). A Partir des
années 60, il sera utilisé de façon toxicomaniaque.
Au début du XXème siècle, elle est pour le littéraire, moyen d’accès à autre
chose et/ou support de création.
Vers le milieu du XXème siècle, l’opium va perdre de sa ferveur au profit de la
morphine.
HISTORIQUE: les sédatifs
LES OPIACES:LA MORPHINE
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Principale alcaloïde de l ’opium,extrait entre 1803 et 1808.
Son usage ne prendra dimension que grâce à l ’invention de la seringue.En 1853,
première injection de chlorhydrate de morphine.
Lors des guerres Austro-prussienne 1866, de 1870 et de Sécession aux USA,
utilisation pour ses propriétés antalgiques,pour lutter contre la fatigue et la
dépression.
A partir de 1880, la mode est à son apogée: en dehors du monde médical et
paramédical, c’est dans le monde littéraire et bourgeois que les adeptes vont se
multiplier.
Dés 1870, une partie du corps médical va décrire les abus et le syndrome de
sevrage.
Entre 1880 et 1890 de nombreux médecins européens président aux premières
cures de sevrage.
Pendant cette période, le premier traitement de substitution va être préconisé
l ’héroïne.
HISTORIQUE:Les sédatifs
LES OPIACES: LES MORPHINIQUES DE SYNTHESES
• L ’héroïne a vu le jour en Angleterre en 1874 et son action analgésique a
été mise en évidence à partir de 1890.
• Dés 1900, un journal médical souligne : la morphine remplacée par
l ’héroïne, plus de toxicomanes.
• Le plus puissant des toxicomanogènes commence sa carrière .
• Elle sera retirée de la pharmacopée française en 1970(décret du 6
février).
• Il faudra attendre les années 60 aux USA et les années 70 en Europe
pour que l ’héroïnomanie prenne à partir du marché illicite l ’ampleur
qu ’on lui connaît.
• D ’autres opiacés de synthèse ont également fait l ’objet d ’abus, en
France, surtout la Péthidine (Dolosal*) et le dextromoramide (Palfium*).
• La méthadone, synthétisée en Allemagne pendant la seconde guerre
mondiale pour suppléer le manque de morphine , a servi principalement
à partir de 1963 comme thérapeutique de substitution aux USA puis en
Europe.
HISTORIQUE: les sédatifs
LES MEDICAMENTS SEDATIFS:
LES BENZODIAZEPINES
• La chimie organique a également contribué à fournir les
moyens de l ’ivresse.
• Les barbituriques d ’élimination rapide ont été synthétisés
à partir de 1935 et furent utilisés comme générateur
d ’ivresse.
• Le relais est actuellement pris par les benzodiazépines
associées à l ’alcool.
HISTORIQUE: Les sédatifs
LES SOLVANTS
• L éther a vu le jour en 1734.
• Le chloroforme a été mis au point en 1832.
• L ’inhalation de l ’essence et des colles datent des années 50.
• Le trichloréthylène est utilisé depuis quelques années par des
droguistes et certains adolescents.
HISTORIQUE: les psychostimulants
LA COCAÏNE
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L ’histoire de la coca remonte dans certaines régions d ’Amérique Latine
jusqu ’à 3000 ans avant JC.
Les Incas l ’avaient placée au centre de leur système social et religieux.
Amérigo Vespucci a été le premier Européen à décrire la consommation de la
Coca en débarquant sur l ’île de Margarita en 1499.
En 1880, les feuilles de coca firent officiellement partie de la pharmacopée
américaine et 10 ans plus tard pour la cocaïne.
En 1884, Freud publia le premier de ses cinq articles sur la cocaïne. Il en décrit
les effets stimulants et la recommande.Il en pris quand il commença son
important travail sur l ’interprétation des rêves.On a pu dire que son propre
usage n ’a pas été étranger à l ’élaboration de la théorie psychanalytique.
En septembre 1884, découverte de l ’anesthésie locale.
Coca et cocaïne furent classées dans les stupéfiants et interdites aux USA par le
Harisson Act en 1914.
Depuis les années 70, on a vu s ’accroître régulièrement la consommation de
cocaïne dans toutes les classes de la société en Occident.
HISTORIQUE: les psychostimulants
•
Les stimulants mineurs :
 le thé,3000 ans avant JC
 le café
 la noix de cola, dont un extrait est entré dans la composition du coca-cola
jusqu ’au début du XXème siècle
 le cacao et le tabac.
•
Les stimulants les plus puissants sont les amphétamines et leurs dérivés:
 Leur ancêtre est une plante connue l ’Ephédra ,3200 ans avant JC.
 L ’éphédrine, son principal alcaloïde,isolé en 1887 servi de modèle.
 Elles servirent aux pilotes de chasse pendant la seconde guerre mondiale
pour maintenir leur vigilance et peut être stimuler leur combativité.
 De nombreux anorexigènes furent ensuite mis sur le marché.
HISTORIQUE: Les psychodysleptiques
LE CANNABIS
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On retrouve la première mention connue des propriétés psychotropes du
cannabis dans les textes védiques, 1500 ans avant JC.
On a pu également établir qu’il était cultivé en Chine il y a 5000 ans pour sa
fibre textile et plus tard pour ses propriétés sédatives et médicinales.
Depuis très longtemps, il est connu et utilisé en Europe pour la fabrication des
textiles et pour ces propriétés médicinales.
En 1894, un volumineux rapport anglais met en garde contre l ’abus de cette
drogue.
En 1910, intervient la première interdiction du Cannabis.
Depuis 1960, son usage fut grandissant.
En 1965, un chercheur israélien isola le delta 9 tétrahydrocannabinol, principal
constituant responsable des effets psychiques de la drogue.
Aujourd’hui, il pousse dans le monde entier sauf en Australie.
HISTORIQUE: les psychodysleptiques
LE LSD
• Le diéthylamide de l ’acide lysergique,dérivé d ’alcaloïdes
de l ’ergot de seigle, appelé LSD 25. Ses propriétés furent
découvertes vers la fin de la première moitié du XXème
siècle.
• Il paraît avoir été utilisé en Chine et dans la civilisation
aztèque 2000 à 3000 ans avant JC.
• Il fut au centre de la grande vague psychédélique des
années 60 aux USA et des années 1967 à 1974 en Europe.
• Actuellement, son intérêt semble avoir diminué chez les
jeunes occidentaux.
HISTORIQUE: les psychodysleptiques
PEYOTL ET MESCALINE
• L ’origine divine de ce petit cactus, le peyotl, se confond avec le début
de la civilisation précolombienne.
• Consommé mâché ou en décoction, il représente le prototype du
psychotrope à fonction de cohésion sociale en raison de son utilisation
à des fins initiatiques, permettant le passage à une identité adulte et à
l ’accès au sens de la fonction sociale, pour les individus du groupe.
• Son usage s ’est répandu au siècle dernier dans les tribus indiennes des
USA.
• Son principal alcaloïde, la mescaline fut isolée en 1896.
• On la retrouve sous forme de comprimés sur le marché illégal.
HISTORIQUE: Les psychodysleptiques
LES CHAMPIGONS HALLUCINOGENES
• L’utilisation des champignons sacrés remonte bien avant notre ère.
• Les psilocybes étaient utilisés dans la civilisation aztèque aux cours
des cérémonies à caractère religieux.
• L ’usage rituel de l ’amanite tue-mouche fut signalé en 1730.De nos
jours,elle fait l ’objet d ’une certaine recherche de la part d ’amateurs
avertis de ces propriétés hallucinogènes.
• Il est à noter que la convention internationale sur les psychotropes de
1971 n ’a visé que les principes actifs sans concerner les végétaux euxmêmes.
HISTORIQUE: Les psychodysleptiques
LES DELIROGENES
• Intoxication volontaire à caractère ponctuel par la prise de
médicaments à effets atropiniques induisant des épisodes confusodélirants sur fond de stimulation psychique.
• Les atropiniques ont une longue histoire, celle de l ’utilisation des
solanacées ( belladone, morelle, brugmansia, datura, mandragore,
tabac) dont certaines permettaient d ’entrer en contact avec les dieux
ou les puissances démoniaques.
LES DROGUES
LES PRODUITS, LEURS EFFETS
ET COMPLICATIONS, NOTION DE
DEPENDANCE
LES SEDATIFS
LES OPIACES
LES SEDATIFS: Les opiacés
LA NATURE DES PRODUITS
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•
OPIUM: le pavot produit une substance blanchâtre recueillie puis
séchée,l ’opium.
OPIACES NATURELS:
 Les alcaloïdes de l ’opium: la morphine, la codéine, la codéthyline.
 L ’héroïne:se présente sous forme de poudre plus ou moins fine blanche
ou brune.
OPIACES DE SYNTHESES:
 Dextropropoxyphéne (DI-ANTALVIC®, ANTALVIC ®, PROPOFAN ® )
 Buprénorphine (SUBUTEX®, TEMGESIC ®)
 Péthidine (DOLOSAL®)
 Dextromoramide (PALFIUM®)
 Chlorhydrate de méthadone (METHADONE®)
LES SEDATIFS: Les opiacés
COMMENT EN PARLE T-ON?
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Came, poudre: héroïne.
White horse, schnouf, snow: héroïne de couleur blanche.
Brown sugar,rabla: héroïne de couleur brune.
Sniffer: priser.
Fixe, shoot: injection de drogue par voie intraveineuse.
Être accro: être dépendant d’une drogue ou d’une pratique sociale. On peut
être accro à l’héroïne, au café ou à la télévision.
Pompe: seringue.
Junkie: personne très dépendante de drogues comme l’héroïne. Ce terme
péjoratif sous-tend également qu ’elle vit dans la marginalité.
LES SEDATIFS: Les opiacés
LES MODES D ’UTILISATION
•
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•
les poudres, les solutions injectables, le contenu des gélules et les comprimés
pilés sont le plus souvent injectés par voie intraveineuse.
les poudres, le contenu des gélules et les comprimés pilés peuvent être
prisés(sniffés).
Enfin les préparations buvables ou solides peuvent être prises per os.
Remarque: les préparations antitussives sont en vente libre en pharmacie alors que
les autres préparations sont soumises à la prescription médicale préalable à
leur délivrance. Les substances de fabrication illégale sont très généralement
frelatées et d ’activité variable en fonction de leur degré d ’adultération.
LES SEDATIFS: Les opiacés
LES EFFETS
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Sédation et action euphorisante (flash, plaisir vertigineux extrêmement fort).
Action anxiolytique et antidépressive.
Myosis serré sauf pour la péthidine (mydriase).
Démangeaisons responsables d’une activité compulsive de grattage (libération
d ’histamine).
Constipation plus ou moins durable, vomissement en début d ’intoxication.
Aménorrhée en cas d’intoxication chronique, galactorrhée (augmentation de la
prolactine).
Pathologie dentaire (mécanisme complexe).
LES SEDATIFS: Les opiacés
LES COMPLICATIONS
• Dues à l ’action du produit : overdose (dépassement de la
tolérance physiologique des centres respiratoires) parfois
accompagnée d ’un OAP.
• Dues aux produits de coupage: troubles spécifiques en
liaison avec la nature et la quantité de chacun d’entre eux.
• Dues au mode d ’introduction dans l ’organisme: abcès
au point d’injection, lymphangites, candidoses, septicémie,
endocardite tricuspidienne,MST, hépatites virales et SIDA.
LES SEDATIFS: Les opiacés
DEPENDANCE
• Phénomène de tolérance et d ’accoutumance
• Dépendance physique avec syndrome de
sevrage et dépendance psychologique
LES SEDATIFS: Les opiacés
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•
LES SIGNES CLINIQUES DU SYNDROME DE SEVRAGE
Dans les premières heures: bâillements, rhinorrhées, sueurs et
larmoiements.
Dans les douzes heures: agitation, sensation de froid interne,
mydriase, douleurs musculaires, abdominales et osseuses, anxiété et
insomnie.
Dans les dix huit à vingt quatre heures: aggravation des symptômes
précédents associés à des troubles cardio-vasculaires et des nausées.
Dans les vingt quatre à trente six heures: tableau précédent à son
apogée, diarrhée, parfois vomissements et fièvre.
Ce tableau s ’estompe au bout de 4 à 5 jours. Laissant persister souvent
une insomnie, une irritabilité et un état dépressif pendant plusieurs
semaines.
LES ANXIOLYTIQUES
LES SEDATIFS: les anxiolytiques
LA NATURE DES PRODUITS
• Produits pharmaceutiques : les BENZODIAZEPINES. Ils se
présentent sous forme de comprimés ou de gélules.
(Xanax, Lexomil, Havlane, Témesta, Noctamide,
Séresta, Tranxène, Valium (Stilnox et Imovane sont
apparenté)
• Usage toxicomaniaque :à doses supérieures à la prescription
thérapeutique.
• Le plus souvent associés à de l ’alcool en raison de la potentialisation
des effets.
LES SEDATIFS: les anxiolytiques
LES MODES D ’UTILISATION
• Les solutions injectables, le contenu des gélules et les
comprimés pilés peuvent être injectés par voie
intraveineuse.
• Le contenu des gélules et les comprimés pilés peuvent être
prisés(sniffés).
• Enfin les comprimés ou les gélules peuvent être prises per
os.
LES SEDATIFS: les anxiolytiques
LES EFFETS
• Somnolence, ralentissement psychomoteur.
• Action anxiolytique, hypnotique, myorelaxante, et
anticonvulsiante.
• Trouble de l ’équilibre.
• Signes banals de l ’ivresse.
LES SEDATIFS: les anxiolytiques
LES COMPLICATIONS
• Dépression respiratoire
• Coma
LES SEDATIFS: les anxiolytiques
DEPENDANCE
• Phénomène de tolérance et d ’accoutumance
• Dépendance physique avec syndrome de
sevrage et dépendance psychologique
LES SEDATIFS: les anxiolytiques
LES SIGNES CLINIQUES DU SYNDROME DE SEVRAGE
• Désorientation temporo-spatiale.
• Confusion mentale.
• Rebond des symptômes ayant précédé le début de l ’usage
abusif.
Ces signes cliniques apparaissent au décours d ’usages
prolongés et à doses élevées.
LES SOLVANTS
LES SEDATIFS: les solvants
LA NATURE DES PRODUITS
• Les colles: à rustine, à bureau, à métaux, à maquette,
néoprène, à bois.
• L ’éther.
• Le trichloréthylène.
• L ’eau écarlate et les détachants.
• Le vernis à ongle et le dissolvant.
• L ’essence.
• Les marqueurs.
LES SEDATIFS: les solvants
LES MODES D ’UTILISATION
• 70% des utilisateurs ,ponctuels ou habituels,entre 12 et 18
ans.
• Inhalation.
LES SEDATIFS: les solvants
LES EFFETS
• Dans un premier temps:
désinhibition
 excitation
 sensation de flottement et de perte de contact
 illusions et distorsions spatio-temporelles.

• Dans un second temps:
torpeur
 état stuporeux.

LES SEDATIFS: les solvants
LES COMPLICATIONS
• Aiguës:
risque d ’inflammation de l ’arbre bronchique et de la gorge
 asphyxie par accident mécanique
 comas
 troubles de la conduction cardiaque
 complications rénales et hépatiques.

• Par utilisation chronique:
troubles neurologiques
 déchéance physique et intellectuelle.

LES PSYCHOSTIMULANTS
LA COCAÏNE ET LE CRACK
LES PSYCHOSTIMULANTS:
la cocaïne et le crack
LA NATURE DES PRODUITS
• LA COCAÏNE:
Poudre blanche aux reflets rosés,chlorhydrate de cocaïne.
 Vendue coupée,proportion varie de 3 à 35%.(Végé: 50 à 80%)

• LE CRACK:
Préparation de cocaïne connue sous le nom de free base ( résultat de
la purification par cristallisation de cocaïne lorsque celle-ci est
dissoute dans de l‘ammoniaque ou l‘éther éthylique).
 Cristaux,cailloux ou galettes.

LES PSYCHOSTIMULANTS:
la cocaïne et le crack
COMMENT EN PARLE T-ON?
• COCAÏNE: neige,snow,coke,poudre.
• CRACK: caillou,rock,galette.
La pratique courante qui consiste à lui adjoindre de l ’héroïne est appelée
SPEED-BALL.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
la cocaïne et le crack
LES MODES D ’UTILISATION
• LA COCAÏNE:
injection par voie intra-veineuse
 prisée
 parfois fumée.

• LE CRACK:

fumé dans des tubes à eaux, doseurs d ’apéritifs ou tubes de verres.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
la cocaïne et le crack
LES EFFETS
•
PRINCIPAUX SIGNES PHYSIOLOGIQUES:
 Hyperréactivité
 Accroissement de l ’initiative et de l ’énergie.
•
EFFETS SUBJECTIFS:
 Intensification de l ’état de veille et de l ’attention
 Stimulation de l ’état de vigilance et sentiment d ’hyperlucidité
 Loquacité voir logorrhée
 Nervosité et irritabilité marquées
 Confiance extrême dans ses capacités physiques et mentales
 Surestimation des capacités d ’intégration psychique.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
la cocaïne et le crack
LES COMPLICATIONS
•
•
•
•
•
Tachycardie, troubles du rythme cardiaque
Hypertension artérielle
Insuffisance coronarienne aiguë
Convulsions et risque d ’arrêt respiratoire
Troubles pulmonaires spécifiques au mode d ’introduction
dans l ’organisme pour le crack.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
la cocaïne et le crack
DEPENDANCE
• Phénomène de tolérance et d ’accoutumance
• Dépendance psychologique.
LES AMPHETAMINES
LES PSYCHOSTIMULANTS:
amphétamines
LA NATURE DES PRODUITS
• Molécules réservées à un usage médical restreint
(narcolepsie), le Xyrem® = GHB
• Dans la rue, se présentent:
 sous formes diverses: pilules, cristaux, petits morceaux
ou poudre
 de couleurs variables: du blanc cassé au jaune
 souvent avec une odeur de poisson ou d ’ammoniac.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
amphétamines
COMMENT EN PARLE T-ON?
Amphète
Speed
Crank
Cristal
Ice
Glass
Meth.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
amphétamines
LES MODES D ’UTILISATION
Per
os « gober »
Prisée
Fumées
Injection par voie intraveineuse
Parfois mélangées à d ’autres produits stupéfiants.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
amphétamines
LES EFFETS
• EFFETS PHYSIOLOGIQUES:
Sueurs, nausées, vomissements
Anorexie
Hypertension artérielle, tachycardie
Insomnie
Stimulation centrale
• EFFETS SUBJECTIFS:
Intensification de l ’activité de pensée
Sentiment de toute puissance
Facilitation de l’activité psychomotrice.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
amphétamines
LES COMPLICATIONS
• Possibilités de suffusions hémorragiques aiguës
• Usage prolongé:
’allure psychiatrique souvent associés à des actes de
violence et un syndrome de persécution.
Pour tenter de contrecarrer ce mal être , recours à d ’autres drogues
comme l ’alcool,les médicaments et les opiacés.
Troubles d
LES PSYCHOSTIMULANTS:
amphétamines
DEPENDANCE
• Phénomène de tolérance et d ’accoutumance
marquées.
• Dépendance psychologique.
L ’ECSTASY
LES PSYCHOSTIMULANTS:
l ’ecstasy
LA NATURE DU PRODUIT
• Méthylène Dioxy MétAmphétamine ou MDMA.
• L ’ecstasy :
 petits comprimés ou gélules
 de tailles et de couleurs variables
 de composition et de dosage inconnus.
• Selon la composition et la quantité ingérée, les effets peuvent varier et
représenter un réel danger.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
l ’ecstasy
COMMENT EN PARLE T-ON?
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•
•
•
•
MDMA
X,E,XTC
ADAM,EVE
ESTAS,EXTA
Sucette
Bondos
Snowball
Love, pilule de l ’amour
Cochon rose, dollars,pomme et soleil (logos).
LES PSYCHOSTIMULANTS:
l ’ecstasy
LES MODES D ’UTILISATION
• Per os
• Dans la majorité des cas :RAVE PARTY
LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy
LES EFFETS
• 20 à 60 mn après l ’ingestion: sentiment d ’intense bonheur suivi de 2 à 3
heures d ’euphorie.
• Désinhibition.
• Activation motrice accrue( possibilité de danser jusqu ’à épuisement sans
ressentir les effets de fatigue).
• Relèvement des perceptions sensorielles (sons et images déformés
amplifiés).
• Selon la personnalité:
 apparition d ’hallucinations
 euphorie ou torpeur
 troubles du jugement
 nausées ,vomissement, congestion faciale, hypertension
artérielle, hyperthermie
 mydriase, troubles de l ’équilibre et de la coordination.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
l ’ecstasy
LES COMPLICATIONS
• Coup de chaleur et déshydratation.
• Dépression avec angoisses et crises de panique (bad trip).
• Troubles du sommeil, tremblements, problèmes digestifs,
perte d ’appétit, amaigrissement, déchaussement dentaire.
• Amnésie, confusion, idées délirantes et obsessionnelles,
persécution.
• Destruction irréversible des récepteurs sérotoninergiques
entraînant des pathologies dépressives graves.
LES PSYCHOSTIMULANTS:
l ’ecstasy
DEPENDANCE
• Phénomène de tolérance et d ’accoutumance
marquées.
• Dépendance psychologique.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES
LE CANNABIS
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis
LA NATURE DES PRODUITS
• Cannabis Sativa Indica ou Afghanica dont les plants femelles
renferment le delta-9-tétra hydro-cannabinol.
• 3 formes de présentation:
 Herbe ou marijuana: feuilles et bractées.
 Haschich: résine recueillie et pressée.
 Huile de haschich: extrait lipidique de la résine.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis
COMMENT EN PARLE T-ON?
•
Marijuana:
pot, gazon,mari,douce,marie-jeanne…
grass,keef,pot dans les pays anglophobes
ganja en Inde et en Jamaïque
Riamba,Djamba en Afrique du Sud-ouest et au Brésil
kif au Maroc et en Algérie,Banji en Iran et en Arabie…
•
Haschich:
hasch,H,shit,cube,merde,dime,marocain,népalais,afghan,charas.
•
Joint,pétard,pète,tarpé: cigarette artisanale de marijuana ou de haschich
•
Fumette: fumer un joint
•
Shilom,chilom ou bang: pipe servant à fumer du haschich.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis
LES MODES D ’UTILISATION
• Fumé
• Per os
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis
LES EFFETS
• Signes physiques:
Hyperhémie conjonctivale
Baisse relative de l ’attention, de la concentration
• Signes subjectifs: variable selon la personnalité de l ’utilisateur et la
concentration du produit
Sensations enivrantes un peu semblable à l ’alcool
Désinhibition
Modification des perceptions sensorielles et de l ’humeur
Etats de désorientation temporo-spatiale avec illusions voire
hallucinations.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis
LES COMPLICATIONS
• Troubles de l ’attention, de la concentration, de la
mémoire pouvant aller jusqu’au syndrome
amotivationnel .
• Endartérite cannabique.
• Cancer du poumon précoce.
• Décompensations psychiatriques de type schizoïde
ou paranoïde réversible (20%).
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis
DEPENDANCE
• Phénomène de tolérance et d ’accoutumance.
• Dépendance psychologique.
LE LSD
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
LA NATURE DU PRODUIT
• 25ème dérivé Diéthylamide de l ’acide LySergique
• Liquide incolore inodore,peut se présenter sous forme
cristallisée de couleur blanchâtre.
• Il se vend sous la forme de:
papier buvard ou de sucre imbibé
petits morceaux en forme de mine de crayon
pilules de petites tailles de couleurs et de formes très
variables appelées pills.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
COMMENT EN PARLE T-ON?
•
•
•
•
•
Buvard
Acide
D
Trip
Microdot.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
LES MODES D ’UTILISATION
• Per os
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
LES EFFETS
• Dépendant de la personnalité du sujet, des événements antérieurs de
son existence, de ses attitudes, de ses espoirs, de ses motivations,de
l ’environnement de l ’expérience, du caractère collectif ou solitaire et
des événements extérieurs pouvant survenir.
• Description d ’expériences ultérieures spontanées appelées flash-back.
• Signes physiques:
sensation d ’oppression au niveau de la région du plexus
solaire
troubles de la coordination psychomotrice.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
LES EFFETS
• Signes subjectifs:
hallucinations: objet de plaisir ou de terreur. Succession ou
simultanéité d ’effets très variés.
modifications sensorielles:
– synesthésie sensorielle
– intensification des données visuelles et auditives.
– couleurs plus vives et plus brillantes avec des
dominances de vert et de rouge.
– modification de la perception du contour des objets.
– vision de figures géométriques et kaléidoscopiques, de
paysages fantastiques, de formes architecturales en
spirale ou en tunnel.
– perception tactile inhabituelle.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
LES COMPLICATIONS
•
Accidents psychopathologiques aigus.
•
Décompensations psychiatriques de type schizoïde ou paranoïde parfois
durable.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD
DEPENDANCE
• Dépendance psychologique.
LES DELIROGENES
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes
LA NATURE DES PRODUITS
• La psilocybine: principe actif de certains champignons d ’Amérique
centrale et Mexique mais aussi en Europe.
• La mescaline: extraite de boutons de cactus poussant au Mexique, le
peyotl.
• Le PCP: médicament anesthésique développé dans les années 50, utilisé
en médecine vétérinaire. Facile à fabriquer, il est souvent utilisé comme
additifs du cannabis, du LSD,des amphétamines.
• La Kétamine:Anesthésique
• Autres: le datura Stramonium, les médications antiparkinsonniennes,
les médications atropiniques, les correcteurs des neuroleptiques.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes
COMMENT EN PARLE T-ON?
•
La psilocybine et la mescaline: champignon magique, magic mushroom..
•
Le PCP: poussière d ’ange,angel dust,cristaux,cyclone,DOA.
•
La Kétamine: K, spécial k, vitamine K.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes
LES MODES D ’UTILISATION
• La psilocybine: champignons mangés frais ou secs.
• La mescaline: boutons mangés frais, mais le plus souvent séchés,
moulus et mis en capsule.Ingérée,fumée ou injectée.
• Le PCP: souvent utilisé comme additif du cannabis, du LSD,des
amphétamines.
• La Kétamine:liquide ou en poudre, injectée en intramusculaire, prisée
et parfois fumée.
• Autres: comprimés pris per os. Utilisations ponctuelles et transitoires.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes
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LES EFFETS
La psilocybine:effets hallucinatoires de plusieurs
heures. Alternance de long fous rires et de crises
de larmes.
La mescaline:effets hallucinatoires.
Le PCP: effets très puissant déstabilisants.
La Kétamine:effets courts violents et parfois très
angoissants. Les hallucinations sont accompagnées
d ’une perte de notion de temps et de sa propre
identité.
LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes
LES EFFETS
• Autres: principaux signes cliniques:
délire confuso-onirique
Agitation
Désorientation temporo-spatiale
Hallucination de natures multiples à dominantes
dysphoriques
Risque de confusion, de comas et d ’apnée
Tachycardie et mydriase marquée.
CONCLUSION
« JAMAIS LA CONNAISSANCE D ’UN
RISQUE NE SUFFIT A MODIFIER UN
COMPORTEMENT »