(Sdis info 90 n°57 octobre 2014.pub)

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Sdis info 90
Le magazine d’information du Service Départemental d’Incendie et de Secours du
Territoire de Belfort
Une famille égarée
une nuit entière
Accident thermique:
témoignage page 9
au Ballon d’Alsace page 8
Dossier sensibilisation du grand public (1)
Actions en collèges et lycées
pages 6 et 7
Elections 2014: suite page 3
N° 57 - Octobre 2014
www.pompiers90.fr
EDITO
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 2
Lieutenant-colonel
Stéphane HELLEU
Directeur Départemental par intérim des
Services d’Incendie et de Secours
Chef de corps
Sommaire
ACTU
2014, une année d’élections au SDIS
EUROCKEENNES 2014
WEBPREV au service du SDIS 90
Cérémonie du 14 juillet
P3
P4
P5
P5
DOSSIER
Dossier de sensibilisation du grand public (1)
Première option jeunes sapeurs-pompiers (JSP)
en collège !
Information préventive aux comportements qui
sauvent (IPCS)
P 6-7
P7
P7
ECHO DES GROUPEMENTS
Perdus une nuit entière au Ballon d’Alsace !
Incendie d’une maison à Réchesy
Témoignage exclusif de Cédric Saunier
P8
P9
P9
LE PERSONNEL
Portrait du Sergent-chef Fabrice Daguet
Mouvements de personnel
P 10
P 11
LES CENTRES ET AMICALES
Les jeunes sapeurs-pompiers du département
P 12
AGENDA 2014
2014--2015
5-6 déc 2014 Téléthon
12 déc 2014 Sainte Barbe du Corps départemental à Belfort-nord
7 fév 2015 Cross départemental à Châtenois-les-Forges
14 mars 2015 Cross national à Epinal
11 avril 2015 PSSP et EA départemental à Delle
16 mai 2015 PSSP régional en Saône et Loire
Ce magazine est publié par le :
Service Départemental d’Incendie et de Secours du Territoire de Belfort
Sdis info 90 - 4, rue Romain Rolland -90000 BELFORT/www.pompiers90.fr
Directeur de la publication: Lcl Stéphane Helleu
Rédaction: S. Helleu, C. Jeandemange, O. Charpy, T. Ugolin,, M.F. Fiat, S. Cablé-Guyot
Maquette: S. Cablé-Guyot
Photos: C. Jeandemange, F. Bouquet, T. Quartier, S. Cablé-Guyot, SDIS 06,
COM SDIS 90
Impression: Service COM SDIS 90, 500 exemplaires
ISSN : 1298-3667
Si ce nouveau numéro sort un peu plus tard que prévu initialement, c’est pour mieux témoigner d’activités importantes
de ces dernières semaines.
Le dossier du trimestre est consacré à de nouvelles actions du
SDIS dans le cadre de ses missions de sensibilisation du
grand public. Une option jeune sapeur-pompier (JSP) a été
ouverte en collège et l’Information préventive aux comportements qui sauvent (IPCS) a démarré en lycée dans le cadre
général des Rencontres de sécurité, avec le soutien de la Préfecture, du Conseil général, de l’Education nationale, et des
chefs d’établissements. Cette action majeure de sensibilisation rentre totalement dans les missions de prévention du
SDIS et je félicite chaleureusement les sapeurs-pompiers qui
ont décidé de participer à l’aventure liée au lancement de ce
projet important et innovant.
Vous trouverez également dans les colonnes, le témoignage
de Cédric SAUNIER, sapeur-pompier volontaire à Delle, qui
a été blessé au feu de Réchésy et qui a souhaité témoigner
personnellement pour nous sensibiliser tous à notre propre
sécurité. Je lui rends hommage, ce genre de témoignage n’est
pas encore si courant dans notre corporation, mais j’estime
qu’il est primordial que chacun fasse profiter les autres de ses
propres expériences, y compris lorsqu’elles auraient pu être
catastrophiques.
Cet été, les moyens du SDIS ont été déployés pour la première fois hors exercice pour une localisation de personnes
égarées dans le Ballon d’Alsace. Le Plan a parfaitement fonctionné et la coordination avec les forces de gendarmerie a été
idéale dans l’intérêt des impliqués. Trente km² de montagne
ont ainsi été parcourus en pleine nuit pour une mésaventure
qui fini bien. Je félicite tous les personnels qui ont participé à
cette opération de grande ampleur. Mes félicitations vont
également à toutes celles et ceux d’entre nous qui, durant le
même temps, ont assuré la sécurité de nos concitoyens dans
des opérations beaucoup moins médiatisées, mais tout aussi
importantes pour les victimes.
Vous trouverez par ailleurs vos rendez-vous habituels dans ce
numéro que je vous laisse découvrir, avec notamment les départs d’anciennes figures du SDIS90 : le Cdt Poirier, les Lt
Laurençot et Taverdet et l’Adc Boulignat. Je leur souhaite
bon vent en notre nom à tous.
Un dernier mot au sujet du calendrier électoral 2014 qui touche à sa fin puisqu’il s’agit maintenant d’élire les représentants en CAP, CT et CHSCT. N’oubliez pas : le scrutin, c’est
le jeudi 4 décembre !
Bonne lecture à toutes et tous.
ACTU
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 3
2014, une année d’élections au SDIS …
S’inscrire sur une liste et voter c’est participer
à la vie de la collectivité !
Après le renouvellement des membres du Conseil d’administration du SDIS
(CASDIS), du Comité consultatif départemental des sapeurs-pompiers volontaires
(CCDSPV) et de la Commission administrative et technique des services d’incendie et de secours (CATSIS), le temps est venu de préparer les élections professionnelles qui auront lieu le jeudi 4 décembre 2014.
Sont concernés, la commission administrative paritaire (CAP) et le comité technique (CT). En effet, pour ce qui concerne le comité d’hygiène, de sécurité et des
conditions de travail (CHSCT), l’autorité territoriale détermine les organisations
syndicales habilitées à désigner les représentants du personnel.
CAP
CT
CHSCT
Cette commission est consultée sur
toutes les questions d’ordre individuel (avancement de grade, d’échelon, promotion interne, prolongation
de stage, refus de titularisation…).
Ce comité est consulté sur toutes les
questions relatives à l’organisation et
au fonctionnement de l’établissement
public sur toutes les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’établissement public
(formation, emplois, compétences,
effectifs, régime indemnitaire….).
Ce comité a pour mission de contribuer à la protection de la santé et de
la sécurité des agents ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail.
4 représentants du personnel titulaire
5 représentants du personnel titulaire
4 représentants du personnel titulaire
Quelques modifications ont été apportées par le décret n° 2011-2010 du 27/12/2011
pour la CAP et le CT
Elles concernent la réduction de la durée du mandat à 4 ans au lieu de 6 ans.
Un seul tour de scrutin au lieu de 2.
De nouvelles règles applicables aux organisations syndicales pour se présenter
aux élections professionnelles
Quelques modifications ont été apportées par le décret n° 2011-2010 du 27/12/2011
pour le CT et le CHSCT
Les membres élus du CASDIS du 18 juin 2014 ont décidé de conserver la
parité numérique et la participation des représentants de l’établissement public
aux votes des CT et CHSCT.
CALENDRIER DES OPERATIONS ELECTORALES
Jeudi 23/10/14 à 17h
Mardi 04 /11/14 à 17h
Vendredi 14/11/14 à 24h
Date limite de dépôt des candidatures
Date limite de publicité des listes
électorales
Date limite pour vérifier et rectifier
les listes électorales
SCRUTIN - JEUDI 4 DECEMBRE 2014
ACTU
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 4
EUROCKENNES 2014
4 scènes - 60 concerts
U R EN
RETO
IMAG
E
C’est la 26 ème édition de ce festival rock organisé par l’association
« Territoire de musiques » sur le site naturel de 17 ha de la presqu’Ile
du Malsaucy, les 4, 5 et 6 juillet derniers. Les sapeurs-pompiers du
Territoire de Belfort en ont assuré la sécurité en y installant le onzième et plus gros centre de secours du département. Leur double objectif étant de gérer les secours de proximité sur le site et la gestion
initiale d’un évènement majeur.
Visite de sécurité
Yves ACKERMANN, Président du
CASDIS, a rencontré les équipes au
poste d’incendie et de secours et au poste
de commandement mobile.
SDIS et SAMU
un vrai travail d’équipe !
102 000 festivaliers dont 170 à mobilité réduite
15 000 campeurs - 150 sapeurs-pompiers
177 interventions - 126 secours à victimes
32 transferts vers un centre hospitalier
Secours à personnes
blessées, présentant
des malaises ou en
état d’ébriété
ACTU
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 5
WEBPREV au service du SDIS 90 !
Ce nouveau logiciel de gestion de la prévention des établissements recevant du
public « Webprev » équipe dorénavant le groupement de prévention et d’analyse des risques (GPAR). Il détrône l’ancien logiciel de gestion de prévention
« ERP V2 » qui était devenu incompatible avec les nouveaux systèmes d’exploitation et dont la maintenance ne sera plus assurée dès janvier 2015.
Le Commandant Thierry Ugolin Chef du
GPAR, jusqu’au mois d’août, a suivi ce dossier
avec beaucoup d’intérêt. Il précise que ce progiciel « WebPrev » est compatible avec Windows 7 et qu’il a été fourni, installé et mis en
œuvre par la société ANTIBIA. Cette dernière
a également formé les huit utilisateurs et les
trois administrateurs pour un coût global de
22 049,80 € TTC.
Gestion des visites et des commissions
C’est une véritable aide à la rédaction des rapports et des comptes
rendus nécessaires à la Prévention-Deci, mais également à la recherche de renseignements concernant : les établissements recevant
du public, les habitations, les immeubles de grande hauteur, la défense incendie des communes, les établissements industriels ou
ceux répondant au code du travail.
La formation à ce progiciel en conditions réelles
de travail a démarré en avril 2014. Plusieurs
jours de stage ont été nécessaires pour les utilisateurs du GPAR qui sont maintenant opérationnels depuis juillet 2014
Création de dossiers multimédias
Il permet pour chaque dossier d’enregistrer l’historique de l’établissement. Cela offre la possibilité de retrouver, visualiser et imprimer
tous les éléments numérisés s’y afférant tels que les courriers, procès verbaux, plans et photographies.
Automatisation des tâches bureautiques
Il permet également d’attribuer chaque dossier à une commission et
d’intégrer les données de la périodicité à un calendrier de visites
automatisé. Le progiciel facilitera une gestion et une communication en liaison avec des acteurs internes et externes par le biais de
courrier, courriel, téléphone, contacts et statistiques. Il y aura également la possibilité de mettre à disposition, en consultation, certaines fonctions du progiciel, pour des organismes extérieurs et collectivités territoriales, selon des modalités précises de sécurité.
Cérémonie du 14 juillet
Les sapeurs-pompiers ont participé à l’occasion de la fête nationale à la présentation des unités et du drapeau du 35 ème RI et du 1er RA. En présence de Messieurs
les Préfet et Président du Conseil général du Territoire de Belfort. Cette cérémonie s’est accompagnée d’une remise de décorations puis d’un défilé à pied pour
les militaires et motorisé pour les militaires, les motocyclistes de l’EDSR de gendarmerie et les véhicules du corps départemental du SDIS.
DOSSIER
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Dossier: sensibilisation du grand public (1)
Chaque année en France, on dénombre 11 millions d’accidents de la vie courante faisant 4,5 millions de blessés et 19 000
décès. A l’échelle du Territoire de Belfort, ce sont 24 000 accidents, 9 000 blessés et 40 vies perdues chaque année.
Si les sapeurs-pompiers sont
reconnus pour la qualité de leurs
interventions d’urgence, il est
important et légitime qu’ils interviennent également en amont
des catastrophes individuelles
ou collectives, pour diminuer les
risques et les souffrances inutiles. C’est le sens du plan de sensibilisation du grand public aux
risques de sécurité civile qui a
été voté au printemps 2014 et
qui a vu ses premières actions
nouvelles mises en œuvre dès le
second semestre 2014.
Un plan de bataille 14-18 sur 18 axes de travail
Comme nous le verrons dans le prochain numéro, le plan de sensibilisation a pour
vocation de toucher l’ensemble de la population du département, ce qui justifie les
18 axes de travail.
Deux axes prioritaires en 2014:
option JSP en collège et IPCS
En 2014, nous débutons par un public important puisqu’il est composé des 12 500
personnes qui composent la communauté des collèges et lycées publics. Cela représente près de 9% de la population du département.
Ecoles
Les accidents de la vie courante
sont généralement définis
comme étant des accidents hors
accidents de la circulation et du
travail. Ne sont pas inclus non
plus toutes les atteintes liées à
maladies, ni les homicides et
autolyses.
Ils incluent ce qu’on nomme par
ailleurs les accidents domestiques (bricolage, noyades en piscine, empoisonnement de jeunes
enfants, défenestrations, etc.).
144 000 personnes
Collèges
Lycées
Université, GE
12 500 personnes
Entreprises,
Services publics
Communes
Maisons de retraites
DOSSIER
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Option jeunes sapeurs-pompiers (JSP) en collège !
Le collège de Châteaudun à Belfort a ouvert pour la première fois dans le département une option JSP ouverte aux jeunes de
classe de 4ème cette année.
Les élèves suivent cette option comme ils suivraient une
option de langue et ils sont évalués sur leur bulletin trimestriel. Lors du montage du projet en juin, sur 100 élèves
de 5ème à qui le projet a été présenté, 70 se sont dits intéressés, 45 ont déposés un dossier de candidature et 16 ont
été retenus, ce qui prouve l’intérêt des jeunes pour les Valeurs que porte la corporation des sapeurs-pompiers.
Ceux qui le souhaiteront pourront suivre
Les JSP 1 suivent 1 h de cours
tous les lundis soit de 17h à 18h les cours de JSP2 en
au sein de leur collège et partici- classe de 3ème puis
pent 4 samedis dans l’année aux ensuite JSP3 et 4 en
manœuvres en centre de secours centre de secours.
L’objectif est de meainsi qu’aux épreuves sportives
surer l’expérience
(épreuves athlétiques, cross) et
cette année puis essaiaux actions de commémoration
mer dans le département afin de permettre à chaque jeune, quel que soit son collège, de
(11 novembre et 8 mai notamconstruire sa citoyenneté. En 2018, on peut espérer jumeler 1 collège avec 1 centre de
ment).
Information préventive aux comportements
qui sauvent (IPCS)
Quelle attitude en cas d’incendie, en cas de tremblement de
terre, de fortes intempéries, de personne blessée ? Telles
sont quelques une des questions qui se posent lors de cette
information.
Sur un an, le SDIS90 et ses partenaires se sont fixés pour
objectif de sensibiliser l’ensemble des personnels et élèves
de tous les collèges et lycées du département. C’est la première fois en France qu’un objectif aussi ambitieux est fixé,
mais cela n’a pas tari les vocations puisque le nombre de
formateurs IPCS est dès le lancement, très important.
Cette équipe de formateurs aguerris a fait ses premières armes au sein du lycée Courbet début octobre en formant
l’ensemble des adultes et les jeunes Assistants sécurité.
Cette démarche sert plusieurs sous-objectifs : Elle participe
à l’éducation du citoyen, développe l’esprit de solidarité et
de fraternité, permet la mise en sûreté des établissements
scolaires et dispense un message pragmatique de sécurité
par des spécialistes reconnus par leurs activités de secours.
Les adultes se sentent ensuite plus armés pour co-construire
le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) qu’ils auront
eux-mêmes à mettre en œuvre en cas de sinistre grave.
L’équipe actuelle de formateurs ouvre ses portes à de nouvelles vocations. Pour cela, il faut être en principe officier
ou sous-officier et disposer d’une solide expérience opérationnelle et de formateur.
Ce projet, construit par le SDIS reçoit le plein soutien du
Conseil général qui participe financièrement pour les collèges, mais également de la préfecture, de l’éducation nationale et de l’ensemble des chefs d’établissements. L’Inspection générale de l’éducation nationale s’est dite intéressée
par l’expérience terrifortaine et a souhaité qu’un premier
retour d’expérience lui soit présenté, ce qui a été fait le 15
octobre dernier. Le Territoire de Belfort pourrait bien servir
de modèle au niveau national très prochainement.
ECHO DES GROUPEMENTS
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 8
Perdus une nuit entière
au Ballon d’Alsace !
Dimanche 20 juillet, un couple étranger (ne parlant pas français et un anglais très approximatif) et ses 2 filles de 8 et 12 ans se sont égarés dans le
massif du Ballon d’Alsace. Après 5 heures de marche dans la tourmente
météo, ils se sont résolus à demander les secours. Les sapeurs-pompiers
du Territoire de Belfort ont très rapidement projeté sur le terrain un dispositif devant permettre de maximiser les chances de survie de ces 4 personnes.
Une localisation impossible !
Cependant les conditions n’étaient pas réunies pour permettre leur
localisation. En effet la nuit, la pluie, le froid et le brouillard ont empêché l’hélicoptère de décoller. Il n’a également pas été possible de
géolocaliser en urgence les téléphones mobiles des opérateurs étrangers. De plus, la recherche de leur piste par le chien de l’équipe cynophile a été rendue caduque par la pluie.
Quadrillage des pistes et sentiers du Ballon
Des renforts des SDIS et gendarmeries du 70, du 68 et du 88 sont
venus complémenter les sapeurs-pompiers du 90 notamment des
groupes de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux
(GRIMP) et des maitres-chiens. C’est ainsi que quarante sapeurspompiers et vingt cinq gendarmes se sont organisés en binômes pour
explorer en voiture, en quad et à pied, pistes et sentiers surlignés en
bleu sur la carte ci-dessous, sur une zone de 30 km² et ce pendant
toute la nuit avec l’angoisse du temps qui passe.
Un dénouement heureux !
En début de matinée le Lcl Christian Jeandemange
a réussi à joindre la famille par téléphone. Cette
dernière en reprenant la marche a trouvé une route
et arrêté un automobiliste à Oberbruck dans la
vallée de la Doller. A 8h20, tout le monde était
enfin réuni au sommet du Ballon d’Alsace, transi
mais soulagé. La famille a été médicalisée sur
place par Mickaël Idrissi, médecin-chef des sapeurs-pompiers.
Après 15 heures d’errance, ils étaient sains et
saufs, sans blessures ni hypothermie. L’ensemble
des sauveteurs, face au sourire des deux fillettes
ont senti fatigue et douleur s’estomper.
Cette opération a été une réussite
Grâce à l’application, en parfaite coordination avec les autres services, du nouveau plan de l’organisation de la réponse de sécurité civile
(ORSEC) secours en montagne. Grâce également à celles et ceux qui
ont agi sur le terrain et à celles et ceux qui assuraient durant le même
temps, la couverture opérationnelle du reste du département.
ECHO DES GROUPEMENTS
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Incendie d’une maison à Réchésy
Samedi 6 septembre 2014 à 22h10, le Centre de traitement de l’alerte (CTA) est appelé pour l’incendie d’une habitation isolée.
Sitôt alertés, par les opérateurs du CTA, les sapeurs-pompiers des centres de
secours de Delle, Grandvillars, Tourelles (Morvillars), Belfort-nord, Belfortsud, Beaucourt, Montreux-Château constatent en arrivant sur les lieux que le
bâtiment de deux étage, situé rue de Pfetterhouse à Réchésy, est fortement
embrassé et que les flammes ont percé la toiture. L’isolement de cette habitation et les points d’eau naturels à sec ont nécessité des norias de camionsciternes de grande capacité pour le ravitaillement en eau au centre de Réchésy
à 2 km. Une trentaine de sapeurs-pompiers se sont ainsi relayés afin de contenir l’incendie qui n’a pas pu être maitrisé avant le milieu de la nuit. Deux lances à débit variable et l’échelle pivotante semi-automatique de Delle ont permis de faire baisser l’intensité du foyer et de protéger l’atelier attenant ainsi
que les champs sur pied à proximité. A 2h30, l’atelier et les véhicules du propriétaire ont été sauvés et il ne restait plus que des flammèches. Des rondes de
surveillance ont été organisées par les sapeurs-pompiers du centre de secours
de Delle pour prévenir tout risque de reprise de l’incendie. Si aucune victime
n’est à déplorer parmi le public, un sapeur-pompier a été brulé.
Témoignage exclusif de
Cédric SAUNIER
Ce feu a en effet été le théâtre d’un
accident thermique qui aurait pu avoir
de très graves conséquences. Un
groupe d’enquête a donc été constitué,
son travail d’analyse est en cours et il
rendra ses premières conclusions prochainement. Sans attendre, Cédric
SAUNIER, principale victime de cet
accident thermique a tenu à témoigner
« pour éviter que d’autres collègues ne
se mettent en danger ». C’est une démarche altruiste et pleine de maturité et
nous ne pouvons que l’en féliciter.
Cédric SAUNIER : « Lorsque nous
sommes arrivés les premiers sur les
lieux, de nombreux éléments nous laissaient penser qu’il pouvait y avoir plusieurs personnes bloquées à l’intérieur
de la maison en feu : c’était le soir, de
nombreuses voitures étaient dans la
cour et le chien était dehors. En tant
que membre du 1er binôme d’attaque,
j’ai eu la mission de reconnaitre le rez-
de-chaussée par la porte principale.
Après avoir établi et mis en eau une
lance 500 l/mn, j’ai réalisé le TOOTEM sur la porte avec la main droite
dans le gant de cuir, avant de fracturer
le panneau bas, puisque tous les signes
étaient bons. J’ai observé que les flammes étaient loin de la porte et que peu
de fumées se trouvaient dans le volume. J’ai rentré ma main à l’intérieur
pour tenter d’ouvrir la porte. J’ai senti
les clés dans la serrure à l’intérieur. A
ce moment là, j’étais alors certain que
des personnes étaient dans la maison.
J’ai essayé de déverrouiller la porte de
l’intérieur, ça a duré environ 15 secondes puis j’ai senti une chaleur intense. J’ai retiré mon bras et j’ai senti
que mon gant se rétrécissait : la chaleur avait déformé mon gant en cuir.
Mon collègue m’a tout de suite arrosé
et j’ai retiré avec difficultés mon gant
en cuir avant de me faire prodiguer les
premiers soins par les collègues du
véhicule de secours et d’assistance aux
victimes. A aucun moment je ne me
suis attendu à ce que la chaleur soit
aussi intense alors qu’aucune flamme
ni fumée n’était perceptible depuis
l’entrée. J’ai constaté bien malgré moi,
que les gants en cuir, s’ils sont plus
souples pour travailler, ne protègent
pas de la brulure. Ce qui est sûr maintenant et pour toute ma carrière de
sapeur-pompier, c’est que je porterai
toujours mes gants d’attaque lorsque
je serai en situation d’attaque.
Je tenais à faire part de ce témoignage
à tous les collègues car pour 15 secondes avec les mauvais gants, je suis
passé à deux doigts de la greffe et plusieurs semaines d’arrêt de travail.
Je trouverais dommage que tous les
collègues du SDIS ne puissent pas profiter de cette expérience qui aurait pu
arriver à chacun d’entre nous. A partir
de maintenant, pour moi feu = gants
d’attaque et j’espère vous avoir tous
convaincu d’en faire autant ! ».
Merci Cédric pour ce témoignage fort :
c’est aussi ça l’esprit sapeurspompiers: savoir se protéger mutuellement pour pouvoir mieux sauver les
autres ! Nous vous souhaitons tous un
complet rétablissement !
LE PERSONNEL
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 10
Portrait du sergent-chef Fabrice Daguet
Fabrice a 41 ans, il est marié et
père de deux enfants. Il aime les
défis et pour lui la gestion du magasin départemental d’habillement, en est véritablement un.
Il a choisi de prendre la suite de l’adjudant-chef François Gérard, parti en
retraite en juillet 2013. Il est en lien
direct avec sa hiérarchie, le Commandant Thierry Ugolin, chef du groupement des services techniques et de la
logistique et le Lieutenant Philippe
Raffier, responsable du service du
matériel et de la logistique.
Une organisation quotidienne
Il dispose d’une grande autonomie
dans sa mission. Et c’est avec un souci permanent du travail bien fait que
Fabrice, s’occupe de ce service et
souhaite le faire évoluer. Une organisation quotidienne est indispensable
pour faire face aux multiples tâches
qui lui sont confiées, « ce n’est pas
toujours simple car je suis sollicité en
permanence tout au long de la journée et je viens très tôt le matin pour
avoir un peu de temps pour pouvoir
gérer mes dossiers sans être interrom-
médaillons du SDIS. Les caporaux
pu ! » déclare t-il. Il assure en effet,
le stockage de l’habillement soit la
Carine Mathieu et Laurent Gamba lui
apportent leur aide précieuse lorsréception, le rangement et la distribution aux difqu’ils sont de
férents servi- La gestion du magasin départemental de garde. Parallèledes SPP ET SPV ainsi que ment, il gère de
ces. Il réalise l’habillement ème
des
JSP
en
4
année, est très enrichis- manière
seet gère les
sante
car
elle
me
permet d’être en contact condaire le macommandes
permanent avec les SPV, via leurs corres- gasin de la réd’approvipondants habillement et notamment lors serve départesionnement.
Il a la charge du contrôle annuel des EPI .
mentale,
en
remplacement
de contrôler
réciproque de son collègue. Il partiles équipements de protection individuelle (EPI) et d’assurer l’entretien et
cipe à la maintenance annuelle du
parc des appareils respiratoires isola réparation des casques. Il réalise
avec le service coordination et affailants (ARI) en partenariat avec les
adjudants Christophe Gilet et Lionel
res réservées de la direction, les
achats et gravures des médailles et
Mossmann.
Contrôle des EPI au centre de secours de Delle
Les EPI sont un des fondements de la sécurité au travail. Ils sont
prévus pour protéger les sapeurs-pompiers contre les risques ou
dangers spécifiques : incendie, explosion, chute d’objet, chute de
hauteur. Le SDIS a l’obligation de vérifier annuellement dans
tous les centres de secours du département leur conformité en
fonction des préconisations.
Fabrice a reçu l’aide du Sgt
Eric Muller, correspondant
habillement SPV. Ils ont
ainsi vérifié les casques,
vestes de feu, surpantalons,
cagoules de feu, gants d’attaque, rangers, ceinturon
d’intervention et longes de
maintien de tous les SPV.
Pour eux, ce contrôle est
indispensable pour la sécurité, il permet de repérer les
défauts, ce qui optimise la
réparation ou le changement des effets.
Principe de renouvellement des effets
Il est basé sur l’échange pièce pour pièce.
L’objectif est de maintenir dans le temps la dotation initiale tant en qualité qu’en quantité.
Le remplacement d’effets usagés ou détériorés
dans des conditions normales d’utilisation, accompagnés d’un bordereau d’échange, se fait par
des effets neufs ou reconditionnés.
Les effets usagés doivent être rendus propres et
lavés.
L’effet de remplacement ne sera perçu qu’à réception de l’effet usagé.
Les effets acquis par le SDIS dans le cadre des
marchés publics peuvent évoluer d’une année à
l’autre (nouvelles coupes, modification des textiles, évolution du marquage). Ces évolutions ne
sauraient en aucun cas motiver un échange, dans
la mesure où les effets détenus pas les agents restent conformes à la réglementation.
L’échange de tenue textile occasionné par un
changement de taille sera impérativement opéré
au magasin départemental sur rendez-vous et
qu’une seule fois par an.
LE PERSONNEL
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 11
BIENVENUE AU SDIS 90
RECRUTEMENTS AU 01/10/14
Sap 1ère cl Franck Amiot, CS Belfort-sud
Sap 1ère cl Yvan Hauer, CS Belfort-nord
(SPV) Infirmière
Eloïse Boillot
Agée de 24 ans, elle a
commencé son engagement en tant que JSP
puis SPV aux Tourelles (Morvillars). Elle
est infirmière en psychiatrie à Héricourt.
Elle a intégré
le SDIS
90, le 1er juillet au
SSSM.
(SPV) Pharmacien
François Mathon
Agé de 48 ans, marié,
2 enfants, il est pharmacien à Voujeaucourt (25). Il est également moniteur de
secourisme à l’AFFSS
25. Il a intégré
le
SDIS 90, le 1er juillet
au SSSM.
(SPP) Capitaine
Pierre Bépoix
Agé de 34 ans, marié,
1 enfant, titulaire d’un
master 2, il a débuté
sa carrière au SDIS 35
pour la poursuivre au
SDIS 77. Il est recruté
au SDIS 90, le 01/10
en qualité de Chef du
groupement de prévention et d’analyse
des risques (GPAR).
CHANGEMENTS
D’AFFECTATION
Cdt Thierry Ugolin, chef de groupement des
services techniques - logistique (GSTL) 01/09
Adc Laurent Maroilley, CS Belfort-sud, 01/09
Sgt Vincent Meunier, CTA-CODIS, 01/09
Sgt JClaude Caille, CS Belfort-nord, 12/09
Sch Jean-Pierre Mange, CTA-CODIS, 12/09
MUTATION
Cdt Ludovic Poirier
muté au SDIS 86
01/09/14
RETRAITES
Ltn Pierre Laurençot
01/08/14
Le Cdt Thierry Ugolin avec son équipe du GSTL en présence du Lcl Stéphane Helleu. De gauche à droite; en médaillon: Philippe Raffier et Eric
Sanglard; du dernier au 1errang: Marc Stoessel, Karim Fenniche, Olivier
Trousselle, Jean-François Lessellier, Fabrice Daguet, Mohamed Chemlel,
Pascal Vienot, Dominique Franchi, Thierry Ugolin, Pascale Meunier,
Pascal Damotte.
Adc Philippe Boulignat
01/08/14
Ltn Alain Taverdet
01/10/14
Le Cne Pierre Bépoix avec son équipe du GPAR. De gauche à droite, du dernier au 1errang: Pascal Grosjean, Christiane Deschaseaux, Pascale Simon,
Pierre Bépoix, Charlène Hansberger, Jean-Michel Pépiot, Pascal Moser,
Philippe Tournu.
LES CENTRES ET AMICALES
.
Sdis info 90 - n°57 - Octobre 2014 - p 12
Les Jeunes sapeurs-pompiers du département
Les 118 jeunes sapeurs-pompiers du département (JSP) sont âgés de 11 à 18 ans. Les filles au nombre de 27 représentent 23 % des effectifs. Les jeunes sapeurs-pompiers se répartissent sur 10 sections associatives, chacune basée dans un centre de secours du département. Ils sont sous le statut associatif, de ce fait, ils ne sont pas habilités à intervenir.
Formation des JSP
Encadrée par des sapeurs-pompiers est
composée de cours théoriques et pratiques, de sport (la moitié du temps) et
d’initiation aux différentes facettes de
l’activité, mais aussi de rencontres
sportives, manœuvres, défilés ou événements institutionnels (congrès de
l’Union départementale, Sainte
Barbe). Elle est basée sur 4 niveaux
pendant 4 ans (de JSP1 à JSP4). En
2013, l’effectif des JSP par niveaux se
répartit comme suit : 22 JSP1; 29
JSP2 ; 42 JSP3 et 25 JSP4. Ils sont
formés en secourisme et lutte contre
l’incendie, doivent connaître le fonctionnement des services d’incendie et
de secours, suivre une éducation civique et développer un véritable esprit
de solidarité, de civisme et d’altruisme.
Section de JSP de l’agglomération de Belfort qui porte désormais le nom de « PETIT» en hommage au Lieutenant Guy PETIT. Elle est composée de 30 JSP dont 20 JSP1, 1 JSP2 et 9 JSP3.
Ces jeunes ont participé massivement aux challenges sportifs du département à 86 % pour le
cross et 80 % pour le Parcours sportif du sapeur-pompier et les épreuves athlétiques où ils se sont
distingués en recevant de nombreuses récompenses individuelles.
Sur cette photo, les JSP 1 de Belfort-nord sont entourés de gauche à droite par T. Petit, S. Helleu,
L. Vauthier, M. Becker et L. Perrod
Formation complémentaire
Brevet national de JSP
A l’issue de la formation les JSP passent le Brevet national de JSP qui
comporte des épreuves théoriques,
pratiques et sportives sur les 4 niveaux.
Depuis le 1er juillet 2014, les
détenteurs du Brevet national
de JSP disposent, par équivalence, du diplôme de service de
sécurité incendie et d'assistance
à personne (SSIAP1). Il leur est
donc possible d'être recrutés
pour exercer la profession
d'agent SSIAP dans les établissements recevant du public et les
immeubles de grande hauteur si
leur brevet date de moins de 3
ans. Ceci ouvre une perspective
professionnelle aux anciens JSP
qui ne deviennent pas SPV.
Les JSP qui le souhaitent peuvent
s’engager par la suite en qualité de
sapeurs-pompiers volontaires (SPV)
dans leurs centres de secours d’appartenance. Ils doivent alors effectuer un
dernier stage complémentaire.
Dans le département en 2013,
10 jeunes issus du cursus JSP
se sont engagés comme SPV
soit 25,64 %
Stage en
secours à
personne
L’équipe des JSP 4 qui se sont engagés à être sapeurs-pompiers
volontaires cette année. Ils ont réalisé leur stage complémentaire en
secours à personne, au centre de secours de Belfort nord du 25 au
29 août 2014, encadrés par le Cpl Anaïs Germain et le Sch Cyrille
Rolland.