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Congrès d’Arcachon 37ème Congrès de la SIFUD-PP
Livre des résumés
sarbaKane © 2014
37ème Congrès de la SIFUD-PP
Arcachon 2014
© SarbaKane 2014
Reproduction interdite. Tout droit réservé. © SIFUD-PP
i
Nous sommes très heureux de vous présenter dans ce re-
Congrès SIFUD-PP
cueil, l’ensemble des communications que le Conseil
Scientifique de la SIFUD-PP a retenu pour son 37ème
2014 Arcachon
Congrès.
Nous vous souhaitons une excellente lecture.
Pour le Conseil d’Administration et le Conseil Scientifique
Pr. Philippe Ballanger, Président du Congrès
Dr. Brigitte Fatton, Présidente du Comité Scientifique
Pr. François Haab, Président de la SIFUD-PP
Pr. Gérard Amarenco, Secrétaire de la SIFUD-PP
ii
1
Tables des Matières
Plusieurs types de formats sont présents :
Vous trouverez dans les pages suivantes, la table des matières des abstracts sous les différents formats disponibles
2ème format : les communications classées par ordre des
abstracts.
1er format : communications classées par les différentes modalités de présentation : les 7 meilleures communications
3ème format : les communications classées par ordre alpha-
(Seven up’ !), les communications des jeunes médecins, des
bétique (nom du premier auteur)
médecins seniors, des jeunes chirurgiens, des chirurgiens
seniors et enfin les posters.
En gras : le nom du présentateur
3
118
TROUBLES DE L’ÉJACULATION ET SCLÉROSE EN PLAQUES (SEP) ; ÉTUDE
ANALYTIQUE PROSPECTIVE DE 34 PATIENTS.
Chloé Demans-Blum, Marjorie
Salga, Laura Weglinski, Marie Thomas-Pohl, Amandine Guinet-Lacoste, Gérard Amarenco.
100
EFFETS DE LA NEUROMODULATION SACREE SUR LA PAROI INTESTINALE :
VERS UN RENFORCEMENT DE LA BARRIERE EPITHELIALE DANS UN MODELE PRECLINIQUE PORCIN. Anna Cordeiro da Silva, Jérémie Bregeon, Philippe aubert,
Emilie duchalais, Michel Neunlist, Guillaume Meurette
29
Seven up’ !
RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME DE L’IMPLANTATION D’UN
SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL (AMS 800) CHEZ LES HOMMES AYANT UNE INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT.
Léon Priscilla, Chartier-Kastler Emmanuel, Rou-
prêt Morgan, Mozer Pierre, Bitker Marc-Olivier, Phé Véronique.
Les 7 meilleures
communications du
Congrès d’Arcachon
26
EVALUATION DE LA PRATIQUE DE L’ANTIBIOPROPHYLAXIE LORS DU BILAN
URODYNAMIQUE. Hermieu Jean-François, Denys Pierre, Fritel Xavier, Fatton Brigitte
51
FAISABILITE D’UN RECUEIL INFORMATISE DE DONNEES CONCERNANT L’EVA-
LUATION DE LA QUALITE DE VIE DES PATIENTES PRISES EN CHARGE CHIRURGICALEMENT POUR PROLAPSUS GENITAL : ESSAI PROPECTIF ET RANDOMISEE. Stephanie Huberlant, Vincent Letouzey, Arnaud Cornille, Brigitte Fatton, Pierre Mares, Renaud
De Tayrac
62
ETUDE DES SPERMATOZOIDES DANS UNE SERIE DE 90 BLESSES MEDULLAI-
RES FLASQUES
Nader Hadiji , Roger Mieusset , Jean Gabriel Previnaire , Evelyne
Castel-Lacanal , Jean Marc Soler
30
ÉVALUATION D’UN PROTOCOLE DE RÉÉDUCATION POSTURALE VIDÉO AC-
TIVE NON INVASIVE PAR LA WII® CHEZ LA FEMME IUE
B. Steenstrup, L. Behague.
4
28
EFFET DU FINGOLIMOD, PREMIER TRAITEMENT ORAL DE LA SCLEROSE EN
PLAQUES, SUR LES TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS DE L’ENCEPHALOMYELITE AUTOIMMUNE EXPERIMENTALE, MODELE MURIN DE LA SCLEROSE EN PLAQUES
LUCIE EVEN, OURDIA BOUALI , MATHIEU ROUMIGUIÉ , GUILLAUME AN-
DRIEU , LEYRE BRIZUELA-MADRID , ISABELLE ADER , OLIVIER CUVILLIER, BERNARD MALAVAUD , XAVIER GAMÉ
80
RELATION ENTRE LES SYMPTOMES ANORECTAUX ET LES SYMPTOMES URI-
NAIRES DANS LA SCLEROSE EN PLAQUES GUINET-LACOSTE AMANDINE, MANCEAU PHILIPPE, BLUM CHLOE, WEGLINSKI LAURA, SALGA MARJORIE, AMARENCO
GERARD
Les communications
des jeunes médecins
64
BANDELETTE URINAIRE ET EFFICACITE DES TRAITEMENTS ANTIBIOTIQUES
DANS LES INFECTIONS URINAIRES SYMPTOMATIQUES CHEZ LES BLESSES MEDULLAIRES
109
NADER HADIJI , JEAN GABRIEL PREVINAIRE, JEAN MARC SOLER
LES TROUBLES URINAIRES NOCTURNES DANS LA SCLEROSE EN PLAQUE :
ETUDE CLINIQUE ET URODYNAMIQUE SUR 309 PATIENTS.
MAURUC ELSA,
FALCOU LAËTITIA, MANCEAU PHILLIPE, GUINET-LACOSTE AMANDINE, SHEIKH ISMAEL SAMER, AMARENCO GÉRARD,
107
PROFIL SENSITIF URÉTRAL CHEZ LE SUJET NEUROLOGIQUE ET NEUROLOGI-
QUEMENT SAIN : MISE AU POINT ET ANALYSE PROSPECTIVE CHEZ 183 PATIENTS.
L. WEGLINSKI, M. THOMAS-POHL, M. SALGA, C. DEMANS-BLUM, P. MANCEAU, G.
AMARENCO
1
MÉGAVESSIE CONGÉNITALE : ANALYSE CLINIQUE ET URODYNAMIQUE DE
126 CAS
LAETITIA FALCOU, ELSA MAURUC, AMANDINE GUINET-LACOSTE, MA-
RYLÈNE JOUSSE, FRÉDÉRIQUE LE BRETON, DELPHINE VÉROLLET, GÉRARD AMARENCO
86
« MÉAT URÉTRAL ENFOUI » : PROBLÉMATIQUES, DÉFINITIONS ET
PRÉVALENCE.ETUDE DESCRIPTIVE SUR 61133 PATIENTES.
M. SALGA, A. GUI-
NET-LACOSTE, F. LE BRETON, D. VÉROLLET, P. MANCEAU, G. AMARENCO
98
IMPACT DES TRAITEMENTS ANTICHOLINERGIQUES, A VISEE VESICALE, SUR
LES FONCTIONS COGNITIVES. MANCEAU PHILIPPE, SALGA MARJORIE, THOMAS
MARIE, BLUM CHLOÉ, WEGLINSKI LAURA, AMARENCO GÉRARD.
108
RÉPONSES CUTANÉES SYMPATHIQUES ET SCLÉROSE EN PLAQUES : ÉTUDE
DESCRIPTIVE, PROSPECTIVE ET CORRÉLATION AUX TROUBLES NEUROPÉRINÉAUX
THOMAS-POHL MARIE, WEGLINSKI LAURA, SALGA MARJORIE, DEMANS-BLUM
CHLOÉ, MANCEAU PHILIPPE, AMARENCO GÉRARD
53
RESULTATS DE LA STIMULATION DU NERF TIBIAL DE TYPE TENS DANS LE
TRAITEMENT DES TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS D’ORIGINE NEUROLOGI-
5
QUE. PAULINE ROULETTE, EVELYNE CASTEL-LACANAL, PHILIPPE MARQUE, PASCAL RISCHMANN, XAVIER GAMÉ
50
EVALUATION DU LEVORAG-EMULGEL* DANS LE TRAITEMENT DES FISSURES
ANALES CHRONIQUES
MARIE DABADIE, EMILIE DUCHALAIS, JULIETTE PODE-
VIN, PAUL-ANTOINE LEHUR, GUILLAUME MEURETTE
76
PLACE DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS L’INFECTION URINAIRE A REPETITION CHEZ L’ ENFANTNAIT KHACHAT AZIZA, , DIAGNE NGOR SIDE, RIAH
LOUBNA, EL AMRANI NAIMA LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLATIF
Les communications
des jeunes médecins
(suite)
97
PLACE ACTUELLE DES ANTICHOLINERGIQUES DANS LA PRISE EN CHARGE
DES TROUBLES MICTIONNELS DE L'HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE.
EL BAKRI ADNAN
6
22
FOXP3 EST UN MARQUEUR TISSULAIRE TUMORAL CHEZ LES PATIENTS NEU-
ROLOGIQUES AYANT UNE TUMEUR DE VESSIE
Phe Veronique, Roupret Morgan,
Cussenot Olivier, Chartier Kastler Emmanuel, Game Xavier, Comperat Eva
40
ADAPTATION CULTURELLE DU QUESTIONNAIRE DES SYMPTÔMES PÉRI-
NÉAUX DE LA FEMME EN LANGUE FRANÇAISE
Deparis Julia, Bonniaud Veroni-
que, Masanovic Margot, Fritel Pascale, Desseauve David, Fritel Xavier
Les communications
des médecins
seniors
42
L’INJECTION INTRADETRUSORIENNE D’ONABOTULINUMTOXINA (BOTOX®)
MONTRE UNE EFFICACITE ET UNE TOLERANCE A LONG-TERME STABLES CHEZ
DES PATIENTS AVEC INCONTINENCE URINAIRE DUE A UNE HYPERACTIVITE DETRUSORIENNE NEUROGENE: RESULTATS D’UNE ETUDE DE SUIVI JUSQU’A 4 ANS
Gilles Karsenty, Heinrich Schulte-Baukloh, Roger Dmochowski, Karen Ethans, Brenda
Jenkins, Steven Guard, Ho-Jin Lee, Michael Kennelly
5
EXERCICES DU PLANCHER PELVIEN VS STIMUATION TRANSCUTANEE DU
NEF TIBIAL POSTERIEUR POUR LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DU BAS APPAREIL URINAIRE DE PATIENTS ATTEINTS DE LA SCLEROSE EN PLAQUES : ETUDE
RANDOMISEE, CONTROLEE
Laurent Gaspard, Bertrand Tombal, Yves Castille, Rei-
nier-Jacques Opsomer,, Vincent Van Pesch, Christine Detrembleur,
119
FLORES VAGINALES ANORMALES ET LÉSIONS À L’ACCOUCHEMENT :
EXISTE-T-IL UNE RELATION ? Vincent Letouzey, Laurie Becerra, Sophie Bastide,
Hélène Bouchot, Renaud De Tayrac, Jean Philippe Lavigne.
7
ANALYSE RETROSPECTIVE DE LA PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DES
VESSIES NEUROLOGIQUES DE PATIENTS ATTEINTS DE SCLEROSE EN PLAQUES
PAR RAPPORT AU CONSENSUS DU ROYAUME UNI.
Loiseau Karine, Valentini
Françoise, Robain Gilberte
16
LES TROUBLES URINAIRES DE LA SPORTIVE : DEPISTAGE ET PRISE EN
CHARGE EN CENTRE SPECIALISE.
81
Puig Pierre, Trouve Patrice, Padrones Philippe
COMPARAISON IN-VIVO DE LA VITESSE DE VIDANGE VÉSICALE AVEC DIFFÉ-
RENTS CATHÉTERS D’AUTOSONDAGE URINAIRES Sauvagnac Rebecca, Bayle Nicolas, Loche Catherine-Marie, Gracies Jean-Michel, Coulomb Yves
2
COMPLICATIONS URONÉPHROLOGIQUES DES VESSIES NEUROLOGIQUES
CHEZ L’ENFANT : EXPÉRIENCE DE SERVICE DE MÉDECINE PHYSIQUE ET DE RÉADAPTATION DE CASABLANCALahrabli Samira, Belhaj Karima, Meftah Soumia,
Lmidmani Fatima, Elfatimi Abdellatif
7
94
THERMORECEPTEURS, SENSIBILITE VESICALE ET CYSTOMANOMETRIE
CHEZ LA FEMME Philippe Dompeyre, Pierre Denys, Anne Cécile Pizzoferrato, Arnaud Fauconnier, Gilberte Robain
114
PERSONNEL SOIGNANT, INTIMITE ET SEXUALITE DES PATIENTS AU SEIN
D'UNE UNITE MPR DE BLESSES MEDULLAIRES : RESULTATS D'UNE ENQUETE
Le Fort Marc, Aygalenq Florence, Labat Jean-Jacques, Perrouin-Verbe Brigitte
65
COMPARAISON DE L’EFFICACITE CLINIQUE DES INJECTIONS DE BOTOX?
200U/100U DANS LE SPHINCTER STRIE URETRAL CHEZ LES BLESSES MEDULLAIRES Nader Hadiji , Jean Gabriel Previnaire, Jean Marc Soler
Les communications
des médecins
seniors (suite)
79
BRISTOL STOOL CHART : ÉTUDE PROSPECTIVE MONOCENTRIQUE SUR LES
DÉTERMINANTS DE « L’ÉTRONSPECTION » CHEZ DES SUJETS TÉMOINS.
Gerard
Amarenco, Jean Pierre Lagoidet, Amandine Guinet-Lacoste
8
37
TRAITEMENT DE L'INCONTINENCE URINAIRE MASCULINE PAR SPHINCTER
ARTIFICEL URINAIRE AVEC MANCHETTE EN POSITION INTRACAVERNEUSE : A PROPOS DE 37 CAS
Le Long Erwann, Caremel Romain, Rebibo John-David, Grise Phi-
lippe .
38
Evaluation fonctionnelle des ballonnets périuréthraux proACT dans l’incontinence
post-prostatectomie radicale.
Leon Gregoire, Le Normand Loïc, Karam Georges,
Luycks François
Les communications
des jeunes
chirurgiens
47
"CYSTECTOMIE ET URETEROSTOMIE TRANSILEALE POUR TROUBLES VESI-
CO-SPHINCTERIENS D’ORIGINE NEUROLOGIQUE :COMPARAISON DE LA MORBIMORTALITE DE LA LAPAROTOMIE VS LAPAROSCOPIE VS CHIRURGIE ROBOTIQUE Constance Deboudt, Loïc Le Normand, Brigitte Perrouin-Verbe, François Buge, Jérôme
Rigaud.
105
SUSPENSION UTERO-VAGINALE PAR SACROSPINOFIXATION ANTERIEURE
BILATERALE PROTHETIQUE AVEC LE SYSTEME UPHOLD®. RESULTATS D’UNE
ETUDE DE COHORTE A MOYEN TERME.
Eva Balenbois, Brigitte Fatton, Arnaud
Cornille, Géraldine Rivaux, Vincent Letouzey, Renaud De Tayrac
6
EFFICACITE DU BULKAMID DANS L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR
INSUFFISANCE SPHINCTERIENNE (IUE-IS) DE LA FEMME Alexandru Beraru, Stéphane Droupy, Laurent Wagner, Laurent Soustelle, Michel Boukaram, Pierre Costa
72
RESULTATS DE LA POSE D’UNE DEUXIEME BANDELETTE SOUS-URETRALE
POUR INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT FEMININE RECIDIVEE
Campin Laeti-
tia, Meyer Francois, Boyd Anders, Ravery Vincent, Haab Francois, Hermieu Jean-Francois
32
SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL AMS800® CHEZ L’HOMME : PEUT-ON EX-
PLIQUER LES FUITES RESIDUELLES EN POSITION ASSISE ?
Beaugerie Aurélien,
Phe Véronique, Munbauhal Gavishsing, Chartier-Kastler Emmanuel, Mozer Pierre
34
INFLUENCE DES POSITIONS D'ACCOUCHEMENT SUR LES TROUBLES
SPHINCTERIENS DU POST-PARTUM : RESULTATS PRELIMINAIRES DE L'ETUDE P5
Quiboeuf Emeline, Claude Hocke, Philippe Ballanger, Xavier Fritel
92
IMPACT DE LA PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE, AVEC OU SANS BAN-
DELETTE SOUS-URETRALE, SUR LES SYMPTOMES DU BAS APPAREIL URINIARE :
RESULTATS A TROIS ANS D’UNE COHORTE PROSPECTIVE
Salerno Jennifer,
Llinares Elisabeth, Thibault Frédéric, Chevrot Armand, De Tayrac Renaud , Wagner Laurent
9
49
RESULTATS FONCTIONNELS DES BALLONS AJUSTABLES PERI-URETRAUX
ACT® CHEZ LES FEMMES AGEES DE PLUS DE 80 ANS ET AYANT UNE INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR INSUFFISANCE SPHINCTERIENNE
Claire
Billault, Emmanuel Chartier-Kastler, Morgan Rouprêt, Gilberte Robain, Véronique Phé
66
EVALUATION DE L’EFFICACITE CLINIQUE DES INJECTIONS DE TOXINE BOTU-
LINIQUE TYPE A DANS LE SPHINCTER STRIE URETRAL
Nader Hadiji , Jean Gabriel
Previnaire, Jean Marc Soler
85
PRISE EN CHARGE DES DIVERTICULES DE L’URÈTRE CHEZ LA FEMME : EX-
PERIENCE MONOCENTRIQUE Philippe Neveu, Idir Ouzaid, Arnaud Daché, Vincent
Les communications
des jeunes
chirurgiens (suite)
Delmas, Vincent Ravery, Jean-François Hermieu
88
Mode d'accouchement et conséquences fonctionnelles périnéales d'un nouvel
accouchement après une déchirure périnéale sévère. Etude observationnelle à propos
de 60 cas.
Carine Fradet, David Desseauve, Fabrice Pierre, Xavier Fritel
10
10
IMPACT DE L’IMC DES PATIENTES SUR LA PROMONTOFIXATION ROBOT-AS-
SISTEE : ETUDE COMPARATIVE RETROSPECTIVE. Thubert Thibault, Menzella Delphine, Lauratet Betty, Lefranc Jean-Pierre, Chartier-Kastler Emmanuel, Roupret Morgan
25
"EVALUATION CLINIQUE DE LA MOBILITE URETRALE CHEZ LA FEMME EN-
QUETES DES PRATIQUES AU SEIN DE LA SIFUD-PP Hermieu Jean-François, Denys
Pierre, Fritel Xavier, Fatton Brigitte
35
Les Communications
des chirurgiens
seniors
EXPOSITIONS VAGINALES APRES CHIRURGIE DU PROLAPSUS. ETUDE DES-
CRIPTIVE SUR 43 CAS : EPIDEMIOLOGIE ET PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE.
Quiboeuf Emeline, Nidecker Sandra, Philippe Ballanger, Claude Hocke
101
RECTOPEXIE POUR TROUBLE DE LA STATIQUE PELVIENNE POSTERIEURE EN
FRANCE , FACTEURS PREDICTIFS DE MORBIDITE ET MORTALITE
Guillaume
Meurette, Romain Guilé, Jean-Benoit Hardouin, Juliette Podevin, Ayca Gultekin, PaulAntoine Lehur,
45
INTERET DE LA RECHERCHE D’UNE FATIGUABILITE URETRALE AU BILAN
URODYNAMIQUE AVANT MISE EN PLACE D’UNE BANDELETTE SOUS URETRALE
Thubert Thibault, Wigniolle Ingrid, Trichot Caroline, Demoulin Géraldine, Rivain AnneLaure, Faivre Erika, Deffieux Xavier.
111
CURE DE CYSTOCELE PAR PROTHESE DE NOVASILK° LIBRE : SUIVI A PLUS
DE 6 ANS D’UNE COHORTE DE 90 PATIENTES Zangarelli Aude°, Curinier Sandra*,
Campagne-Loiseau Sandrine*, Rabischong Benoit*, Mansoor Aslam**
48
IMPACT DES CURES DE PROLAPSUS PELVIENS PAR PROMONTOFIXATION
LAPAROSCOPIQUE SUR LA SEXUALITE DU COUPLE
Ornella Lam Van Ba, Lau-
rent Wagner, Flavie Letois, Nicolas Siegler, Laurent Soustelle,Michel Boukaram, Kamel
Ben Naoum, Stéphane Droupy, Pierre Costa
27
RESULTATS FONCTIONNELS A TRES LONG TERME DU SPHINCTER URINAIRE
ARTIFICIEL AMS 800 CHEZ LES PATIENTS NEUROLOGIQUES
Phe Veronique1,
Leon Pricilla, Ambrogi Vanina, Roupret Morgan, Denys Pierre, Chartier Kastler Emmanuel
63
EXPERIENCE INITIALE DE L’ASSISTANCE ROBOTIQUE POUR IMPLANTATION
OU REVISION DU SPHINCTER AMS 800 CHEZ LA FEMME.Marie-Aimée PerrouinVerbe, Pierre Callerot, Maxime Thoulouzan, Antoine Valéri, Georges Fournier
41
ONABOTULINUMTOXINA SIGNIFICANTLY REDUCES URINARY INCONTINENCE
AND IMPROVES QUALITY OF LIFE IN PATIENTS WITH IDIOPATHIC OVERACTIVE
BLADDER: A POOLED ANALYSIS OF TWO PHASE III, PLACEBO-CONTROLLED PIVO-
11
TAL TRIALS Chartier-Kastler Emmanuel, Sievert Karl-Dietrich, Nitti Victor, Guard Steven, Zhou Jihao, Chapple Christopher
87
Traitement du prolapsus génital par sacrocolpopexie : le robot fait-il mieux que la
coelioscopie conventionnelle ? Frédéric Thibault, Monville Hugo, Hubert Jacques,
Wagner Laurent
43
TOLERANCE ET RESULTATS A 36 MOIS D’UNE PROTHESE LEGERE POUR LA
CURE DE CYSTOCELE DE STADE 3-4 PAR VOIE VAGINALE.
De TaYRAC RE-
NAUD, BROUZIYNE MAJID, PRIOU GERARD, DEVOLDERE GUY, MARIE GILLES, RENAUDIE JOEL
Les Communications
des chirurgiens
seniors (suite)
39
Etude de l’incidence des lésions sphinctériennes occultes par échographie trans-
périnéale après accouchement voie basse chez la patiente primipare.
Aymeline La-
corre, Hugues Caly, Yves Aubard, Muriel Mathonnet, Jean-Yves Salle
12
3
INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES VES-
SIES NEUROLOGIQUES DE L’ENFANT
LAHRABLI SAMIRA , NAIT KHCHAT AZI-
ZA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELLATIF
4
LE GROUPE ASSEC, 25 ANS DEJA !
Groupe ASSEC (association d’étude de
la continence),sous l’égide de la Société de Gérontologie de l’ESt
Les posters affichés
non communiqués
8
EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE EN AMBULATOIRE DE LA CHIRURGIE
DE L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR BANDELETTE SOUS URETRALE
THUBERT Thibault , DAHER Najib, MANSOOR Aslam, DEBODINANCE Philippe,
MUHLSTEIN Joel, de TAYRAC Renaud, SALET-LIZEE Delphine, DESCAMPS Philippe,
DEVAL Bruno, HOCKE Claude, FATTON Brigitte, LEVEQUE Jean, FERNANDEZ Hervé,
DEFFIEUX Xavier.
9
PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE VS ROBOT ASSISTEE CHEZ LA
FEMME OBESE : ETUDE RETROSPECTIVE COMPARATIVE MULTICENTRIQUE.THUBERT Thibault1 , JOUBERT Marion, MENZELLA Delphine, LEFRANC Jean-Pierre, CHARTIER-KASTLER Emmanuel, ROUPRET Morgan DEFFIEUX Xavier
11
INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LE BILAN PRE TRANS-
PLANTATION RENALE : A PROPOS DE 6 CAS.ZAHI SIHAM, BELHAJ KARIMA, ASAD
KHADIJA, MAHIR LAILA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELLATIF,
13
place de l’urodynamique dans la prise en charge des troubles vésicosphinctérien-
nes et sclérose en plaques : expérience du service de médecine physique et de réadaptation au Maroc
LAHRABLI SAMIRA , DIAGNE NGOR SIDE ,MEFTAH SOUMIA ,
LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF
15
LES COMPLICATIONS URONEPHROLOGIQUE DU VESSIE NEUROGENE NON
NEUROGENE
LAHRABLI SAMIRA , BELHAJ KARIMA , MEFTAH SOUMIA , LMID-
MANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF
17
PETITES FUITES , UN REEL PROBLEME ?
Société de Gérontologie de L_Est
20
PROFIL ETIOLOGIQUE ET PRISE EN CHARGE DE L’HYPERACTIITE VESICALE DE L’ENFANT : EXPERIENCE DE SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION AU MAROC LAHRABLI SAMIRA, BELHAJ KARIMA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
23
RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME DE LA DERIVATION URINAIRE
NON CONTINENTE DE TYPE BRICKER CHEZ LES PATIENTS SPINA BIFIDA OPERES A
L’AGE ADULTE : EXPERIENCE MONOCENTRIQUE AU SEIN D’UNE EQUIPE PLURIDIS-
13
CIPLINAIRE PHE VERONIQUE1, EVEN Alexia, ROUPRET Morgan, ROBAIN Gilberte,
DENYS Pierre, CHARTIER KASTLER Emmanuel
24
PRATIQUE DU HANDISURF ; RETOUR D’EXPÉRIENCE.
Ambry Sylvain, Wolff
Nicolas, PUJOL Sandrine, MULLER François
33
EXPLORATION URODYNAMIQUE : DIFFICULTES DE LA REALISATION : EXPE-
RIENCE DU SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
NAIT KHACHAT AZIZA , EL AMRANI NAIMA, DIAGNE NGOR SIDE,RIAH
LOUBNA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLATIF
Les posters affichés
non communiqués
44
EFFET DU REFOULEMENT DE LA PAROI VAGINALE POSTERIEURE SUR LA ME-
SURE DE LA PCUM ET LE TEST A LA TOUX Constance Deboudt, Loïc Le Normand,
Brigitte Perrouin-Verbe, François Buge, Jérôme Rigaud.
46
TROUBLES MICTIONNELS DE L’ENFANT : INTERET DE L’EXPLORATION URO-
DYNAMIQUE A PROPOS DE 134 CAS.NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL
AMRANI NAIMA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLLATIF
52
LA FIXATION DES PROTHESES EST ELLE RESPONSABLE DE LA RETRACTION
PROTHETIQUE ? A PROPOS D’UNE TECHNIQUE DE CURE DE CYSTOCELE PAR PROTHESE INTER-VESICO-VAGINALE AVEC DEUX BRAS TRANS-OBTURATEURS DETACHABLES : A PROPOS DES 47 PREMIERES PATIENTES
CURINIER Sandra*, CAM-
PAGNE-LOISEAU Sandrine*, RABISCHONG Benoit*, MANSOOR Aslam
55
VECU DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE AU SERVICE DE MEDECINE PHY-
SIQUE ET READAPTATION DU CHU DE CASABLANCA
BELHAJ KARIMA, NAIT
KHACHAT AZIZA, LAHRABLI SAMIRA,MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELLATIF
56
APPORT DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE
DES VALVES DE L’URETRE POSTERIEUR OPEREES : A TRAVERS 27 CAS.
BEL-
HAJ KARIMA, RIAH LOUBNA, DIAGNE NGOR SIDE, NAIT KHACHAT AZIZA, LMIDMANI
FATIMA, EL FATIMI ABDELLATIF.
58
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET URODYNAMIQUE CHEZ LA FEMME JEUNE
NON MENOPAUSEE , APROPOS DE 16 CAS. MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA,
LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
59
L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DE LA JEUNE FILLE : INDICATIONS ET RE-
SULTATS : APROPOS DE 26 CAS
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRA-
BLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
61
RESULTATS DU BILAN URODYNAMIQUE CHEZ LE BLESSE MEDULLAIRE :
APROPOS DE 14 CAS.
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA,
LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF.
14
68
PROFIL URODYNAMIQUE DES ENFANTS OPERES POUR MALADIE DE HIRSCH-
SPRUNG ET PRESENTANTS DES TROUBLES MICTIONNELS : A PROPOS DE 6 CAS.
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA, DIAGNE NGOR SIDE,
LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLATIF
70
TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS DANS LE LUPUS : QUELLE ORIGINE ?
ARRAULT CAROLINE, DUBOIS-LARRAZET Sophie, SALLE Jean-Yves
73
INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LE BILAN PRE TRANS-
PLANTATION RENALE : A PROPOS DE 6 CAS.ZAHI SIHAM, BELHAJ KARIMA, ASAD
KHADIJA, MAHIR LAILA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELLATIF,
Les posters affichés
non communiqués
74
DÉTERMINATION DU TYPE D’INCONTINENCE URINAIRE FÉMININE DANS 2
ÉCHANTILLONS NATIONAUX REPRÉSENTATIFS
BEDRETDINOVA DINA, VIRGINIE
RINGA , MD, PhD, XAVIER FRITEL , MD, PhD
75
MISE AU POINT SUR LES TROUBLES URINAIRES DANS LA MALADIE DE PAR-
KINSON ET LEURS TRAITEMENTS.
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA,
LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELAATIF
77
DYSSYNERGIE VESICOSPHINCTERIENNE DE L’ENFANT : APPROCHE CLINI-
QUE ET URODYNAMIQUE A PROPOS DE 64 CAS
NAIMA EL AMRANI ,LOUBNA
RIAH,AZIZA NAIT KHACHAT,SIHAM ZAHI,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF ELFATIMI
78
TRAITEMENTS PHARMACOLOGIQUES DE L’HYPERACTIVITE VESICALE IDIO-
PATHIQUE: ETAT DES LIEUX.
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA,
AZANMASSO HERMAN, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELAATIF
82
QUELLE CONDUITE A TENIR DEVANT UNE DOULEUR ANOPERINEALE CHRO-
NIQUE :
LAHRABLI SAMIRA, RIAH LOUBNA, MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATI-
MA , ELFATIMI ABDELLATIF
89
RESULTATS DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE EN CAS DE SPINA BIFIDA A
PROPOS DE 15 CAS.EXPERIENCE MAROCAINE DE SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE DE CASABLANCA
NAIMA EL AMRANI
,AZIZA NAIT KHACHAT ,FATIMA LMIDMANI,ABDELLATIF EL FATIMI
91
INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES TROU-
BLES VESICOSPHINCTIENS CHEZ LE DIABETIQUE LAHRABLI SAMIRA, RIAH LOUBNA, MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
93
SYNDROME MÉTABOLIQUE ET TROUBLES VÉSICO-SPHINCTÉRIEN : ÉTUDE
COMPARATIVE
Boudokhane Soumaya, Migaou Houda, Salah Sana, Jellad Anis,
Ben Salah Frih Zohra.
15
95
DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE DE L’ÉNURESIE NOCTURNE PRIMAIRE
ISOLEE.
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, ELFA-
TIMI ABDELAATIF
96
ÉPIDÉMIOLOGIE DES TROUBLES URINAIRES DANS UNE POPULATION DE
FEMMES TUNISIENNES MIGAOU HOUDA, BOUDOKHANE SOUMAYA, BELHAJ
YOUSSEF IHEB, SALAH SANA, TOULGUI EMNA, GUEDRIA KHAOULA, JELLAD ANIS,
BEN SALAH FRIH ZOHRA.
99
VESSIES NEUROLOGIQUES DES BLESSES MEDULLAIRES APRES CINQ ANS
D'EVOLUTION
Les posters affichés
non communiqués
KHARRAT OLFA, GUIDAOUI LEILA, LEBIB SONIA, ALOULOU
INES, BEN SALAH FATMA ZOHRA, DZIRI CATHERINE
102
REPRODUCTIBILITE ET COMPARAISON CHEZ LA FEMME DES MESURES DE
LA PRESSION DE CLOTURE URETRALE MAXIMALE PAR CATHETER MULTITROU
Philippe Dompeyre, FAUCONNIER Arnaud, ROBAIN Gilberte
103
EXPÉRIENCE DANS LA PRISE EN CHARGE DES ENFANTS À LA CONSULTA-
TION D’URODYNAMIQUE.KHARRAT OLFA, MIRI IMEN, CHOUKET RAMI, DZIRI SOPHIE, BEN SALAH FATMA ZOHRA, DZIRI CATHERINE
104
DEBUT D’EXPERIENCE EN PROMONTOFIXATION LAPAROSCOPIQUE AVEC
ASSISTANCE ROBOTIQUE : ETUDE RETROSPECTIVE MONOCENTRIQUE COMPARATIVE AVEC LA LAPAROSCOPIE CLASSIQUE MONVILLE Hugo. , DROUPY Stéphane ,
THIBAULT Frédéric, COSTA Pierre, WAGNER Laurent
106
ENURESIE PRIMAIRE : EVALUATION CLINIQUE ET URODYNAMIQUE
NAIMA
EL AMRANI , AZIZA NAIT KHACHAT,SIHAM ZAHI,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF ELFATIMI
113
HYPERACTIVITÉ DETRUSORIENNE COMPLIQUANT UNE DYSSYNERGIE VÉSI-
CO-SPHINCTERIENNE A PROPOS DE 26PATIENTS NAIMA ELAMRANI ; SOUMIA
MEFTAH ; FATIMA LMIDMANI ; ABDELLATIF EL FATIMI
115
DYSURIE CHEZ LES PATIENTS PORTEURS D’ADENOME DE PROSTATE ASSO-
CIE A D’AUTRES PATHOLOGIES : INTERET DU BILAN URODYNAMIQUENAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA,DIAGNE NGOR SIDE, EL AMRANI NAIMA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLLATIF
16
1
Laetitia Falcou, Elsa Mauruc, Amandine Guinet-Lacoste, Marylène Jousse, Frédérique Le Breton, Delphine
Vérollet, Gérard AmarencoMégavessie Congénitale : analyse clinique et urodynamique de 126 cas
2
LAHRABLI SAMIRA, BELHAJ KARIMA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELLATIF
complications uronéphrologiques des vessies neurologiques chez l’enfant : expérience de service de médecine physique et de réadaptation de casablanca
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
3
LAHRABLI SAMIRA , NAIT KHCHAT AZIZA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELLA-
TIF
INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES VESSIES NEUROLOGIQUES DE L’ENFANT
4
Groupe ASSEC (association d’étude de la continence),sous l’égide de la Société de Gérontologie de l’ESt
LE GROUPE ASSEC, 25 ANS DEJA !
5
Laurent Gaspard1,2, Bertrand Tombal, MD, PhD3, Yves Castille, PhD2, Reinier-Jacques Opsomer, MD3, Vin-
cent Van Pesch, MD, PhD4, Christine Detrembleur, EXERCICES DU PLANCHER PELVIEN vs STIMUATION TRANSCUTANEE DU NEF TIBIAL POSTERIEUR POUR LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DU BAS APPAREIL URINAIRE DE PATIENTS ATTEINTS DE LA SCLEROSE EN PLAQUES : ETUDE RANDOMISEE, CONTROLEE
6
Alexandru Beraru, Stéphane Droupy, Laurent Wagner, Laurent Soustelle, Michel Boukaram, Pierre Costa
EFFICACITE DU BULKAMID DANS L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR INSUFFISANCE SPHINCTERIENNE
(IUE-IS) DE LA FEMME
7
LOISEAU Karine 1, VALENTINI Françoise 1.2, ROBAIN Gilberte ANALYSE RETROSPECTIVE DE LA
PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DES VESSIES NEUROLOGIQUES DE PATIENTS ATTEINTS DE SCLEROSE EN
PLAQUES PAR RAPPORT AU CONSENSUS DU ROYAUME UNI.
8
THUBERT Thibault , DAHER Najib, MANSOOR Aslam, DEBODINANCE Philippe, MUHLSTEIN Joel, de TAY-
RAC Renaud, SALET-LIZEE Delphine, DESCAMPS Philippe, DEVAL Bruno, HOCKE Claude, FATTON Brigitte, LEVEQUE Jean, FERNANDEZ Hervé, DEFFIEUX Xavier.
EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE EN AMBULATOIRE DE
LA CHIRURGIE DE L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR BANDELETTE SOUS URETRALE
9
THUBERT Thibault1 , JOUBERT Marion2, MENZELLA Delphine2, LEFRANC Jean-Pierre2, CHARTIER-
KASTLER Emmanuel3, ROUPRET Morgan3 DEFFIEUX Xavier1PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE VS ROBOT ASSISTEE CHEZ LA FEMME OBESE : ETUDE RETROSPECTIVE COMPARATIVE MULTICENTRIQUE.
10
THUBERT Thibault1,2, MENZELLA Delphine2, LAURATET Betty2, LEFRANC Jean-Pierre2, CHARTIER-
KASTLER Emmanuel3, ROUPRET Morgan3 IMPACT DE L’IMC DES PATIENTES SUR LA PROMONTOFIXATION ROBOT-ASSISTEE : ETUDE COMPARATIVE RETROSPECTIVE.
11
ZAHI SIHAM(1), BELHAJ KARIMA(1), ASAD KHADIJA(2 ), MAHIR LAILA(1), LMIDMANI FATIMA(1), EL FATI-
MI ABDELLATIF(1),
INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LE BILAN PRE TRANSPLANTA-
TION RENALE : A PROPOS DE 6 CAS.
12
Lahrabli SAMIRA, Belhaj KARIMA , Meftah SOUMIA , Lmidmani FATIMA , El fatimi ABDELLATIF le sd de
Guillain barré et troubles vésicosphinctériens : une situation inhabituelle
17
13
LAHRABLI SAMIRA , DIAGNE NGOR SIDE ,MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF
place de l’urodynamique dans la prise en charge des troubles vésicosphinctériennes et sclérose en plaques : expérience du service de médecine physique et de réadaptation au Maroc
15
LAHRABLI SAMIRA , BELHAJ KARIMA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF
LES COMPLICATIONS URONEPHROLOGIQUE DU VESSIE NEUROGENE NON NEUROGENE
16
PUIG Pierre, TROUVE Patrice, PADRONES Philippe LES TROUBLES URINAIRES DE LA SPORTIVE : DE-
PISTAGE ET PRISE EN CHARGE EN CENTRE SPECIALISE.
17
Société de Gérontologie de L¹Est PETITES FUITES , UN REEL PROBLEME ?
20
LAHRABLI SAMIRA, BELHAJ KARIMA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
PROFIL ETIOLOGIQUE ET PRISE EN CHARGE DE L’HYPERACTIITE VESICALE DE L’ENFANT : EXPERIENCE DE
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION AU MAROC
22
PHE VERONIQUE, ROUPRET Morgan, CUSSENOT Olivier, CHARTIER KASTLER Emmanuel, GAME XAVIER,
COMPERAT Eva FOXP3 EST UN MARQUEUR TISSULAIRE TUMORAL CHEZ LES PATIENTS NEUROLOGIQUES
AYANT UNE TUMEUR DE VESSIE
23
PHE VERONIQUE1, EVEN Alexia, ROUPRET Morgan, ROBAIN Gilberte, DENYS Pierre, CHARTIER KASTLER
Emmanuel
RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME DE LA DERIVATION URINAIRE NON CONTINENTE
DE TYPE BRICKER CHEZ LES PATIENTS SPINA BIFIDA OPERES A L’AGE ADULTE : EXPERIENCE MONOCENTRIQUE AU SEIN D’UNE EQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE
24
Ambry Sylvain, Wolff Nicolas, PUJOL Sandrine, MULLER François
Pratique du handisurf ; retour d’expé-
rience.
25
HERMIEU Jean-François, DENYS Pierre, FRITEL Xavier, FATTON Brigitte"EVALUATION CLINIQUE DE LA
MOBILITE URETRALE CHEZ LA FEMMEENQUETES DES PRATIQUES AU SEIN DE LA SIFUD-PP
26
HERMIEU Jean-François, DENYS Pierre, FRITEL Xavier, FATTON Brigitte
EVALUATION DE LA PRATI-
QUE DE L’ANTIBIOPROPHYLAXIE LORS DU BILAN URODYNAMIQUE
27
PHE VERONIQUE1, LEON Pricilla, AMBROGI Vanina, ROUPRET Morgan, DENYS Pierre, CHARTIER
KASTLER Emmanuel
RESULTATS FONCTIONNELS A TRES LONG TERME DU SPHINCTER URINAIRE ARTIFI-
CIEL AMS 800 CHEZ LES PATIENTS NEUROLOGIQUES
28
Lucie Even 1,2, Ourdia Bouali 3, Mathieu Roumiguié 1, Guillaume Andrieu 2, Leyre Brizuela-Madrid 2, Isa-
belle Ader 2, Olivier Cuvillier 2, Bernard Malavaud 1, 2, Xavier Gamé EFFET DU FINGOLIMOD, PREMIER TRAITE-
MENT ORAL DE LA SCLEROSE EN PLAQUES, SUR LES TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS DE L’ENCEPHALOMYELITE AUTOIMMUNE EXPERIMENTALE, MODELE MURIN DE LA SCLEROSE EN PLAQUES
29
Léon Priscilla1, Chartier-Kastler Emmanuel1, Rouprêt Morgan1, Mozer Pierre1, Bitker Marc-Olivier1, Phé
Véronique1.
RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME DE L’IMPLANTATION D’UN SPHINCTER URINAIRE
ARTIFICIEL (AMS 800) CHEZ LES HOMMES AYANT UNE INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT.
30
B. STEENSTRUP. Kinésithérapeute. CHU ROUEN Service urologie. L. BEHAGUE. Médecin IRMSHN
Évaluation d’un protocole de rééducation posturale vidéo active non invasive par la Wii® chez la femme IUE
32
BEAUGERIE Aurélien, PHE Véronique, MUNBAUHAL Gavishsing, CHARTIER-KASTLER Emmanuel, MOZER
Pierre
SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL AMS800® CHEZ L’HOMME : PEUT-ON EXPLIQUER LES FUITES RESI-
DUELLES EN POSITION ASSISE ?
18
33
NAIT KHACHAT AZIZA , EL AMRANI NAIMA, DIAGNE NGOR SIDE,RIAH LOUBNA, LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDLATIFEXPLORATION URODYNAMIQUE : DIFFICULTES DE LA REALISATION : EXPERIENCE DU SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
34
QUIBOEUF EMELINE, CLAUDE HOCKE, Philippe BALLANGER, Xavier FRITEL INFLUENCE DES POSI-
TIONS D'ACCOUCHEMENT SUR LES TROUBLES SPHINCTERIENS DU POST-PARTUM : RESULTATS PRELIMINAIRES DE L'ETUDE P5
35
QUIBOEUF EMELINE, NIDECKER Sandra, Philippe BALLANGER, Claude HOCKE
EXPOSITIONS
VAGINALES APRES CHIRURGIE DU PROLAPSUS. ETUDE DESCRIPTIVE SUR 43 CAS : EPIDEMIOLOGIE ET PRISE
EN CHARGE THERAPEUTIQUE.
36
RIAH LOUBNA,AZIZA NAIT KHACHAT,NGOR SIDE DIAGNE,SAMIRA LAHRABLI,MAHER LAILA,FATIMA
LMIDMANI,ABDELLATIF EL FATIMIPROFIL DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE CHEZ LA FEMME MAROCAINE
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
PRESENTANT UN PROLAPSUS GENITAL A PROPOS DE 50 CAS
37
LE LONG Erwann, CAREMEL Romain, REBIBO John-David, GRISE Philippe .
TRAITEMENT DE L'INCON-
TINENCE URINAIRE MASCULINE PAR SPHINCTER ARTIFICEL URINAIRE AVEC MANCHETTE EN POSITION INTRACAVERNEUSE : A PROPOS DE 37 CAS
38
LEON GREGOIRE, LE NORMAND Loïc, KARAM Georges, LUYCKS François
Evaluation fonctionnelle des
ballonnets périuréthraux proACT dans l’incontinence post-prostatectomie radicale.
39
Aymeline Lacorre(1), Hugues Caly(1), Yves Aubard(1), Muriel Mathonnet(2), Jean-Yves Salle
Etude de
l’incidence des lésions sphinctériennes occultes par échographie transpérinéale après accouchement voie basse
chez la patiente primipare.
40
DEPARIS JULIA, BONNIAUD VERONIQUE, MASANOVIC MARGOT, FRITEL PASCALE, DESSEAUVE DAVID,
FRITEL XAVIER ADAPTATION CULTURELLE DU QUESTIONNAIRE DES SYMPTÔMES PÉRINÉAUX DE LA FEMME
EN LANGUE FRANÇAISE
41
Chartier-Kastler Emmanuel 1, Sievert Karl-Dietrich, NITTI Victor, GUARD Steven, ZHOU Jihao, CHAPPLE
Christopher
ONABOTULINUMTOXINA SIGNIFICANTLY REDUCES URINARY INCONTINENCE AND IMPROVES
QUALITY OF LIFE IN PATIENTS WITH IDIOPATHIC OVERACTIVE BLADDER: A POOLED ANALYSIS OF TWO PHASE
III, PLACEBO-CONTROLLED PIVOTAL TRIALS
42
Gilles Karsenty1, Heinrich Schulte-Baukloh2, Roger Dmochowski3, Karen Ethans4, Brenda Jenkins5, Steven
Guard6, Ho-Jin Lee7, Michael Kennelly8
L’INJECTION INTRADETRUSORIENNE D’ONABOTULINUMTOXINA
(BOTOX®) MONTRE UNE EFFICACITE ET UNE TOLERANCE A LONG-TERME STABLES CHEZ DES PATIENTS AVEC
INCONTINENCE URINAIRE DUE A UNE HYPERACTIVITE DETRUSORIENNE NEUROGENE: RESULTATS D’UNE
ETUDE DE SUIVI JUSQU’A 4 ANS
43
DE TAYRAC RENAUD1, BROUZIYNE MAJID2, PRIOU GERARD3, DEVOLDERE GUY4, MARIE GILLES5,
RENAUDIE JOEL6
TOLERANCE ET RESULTATS A 36 MOIS D’UNE PROTHESE LEGERE POUR LA CURE DE
CYSTOCELE DE STADE 3-4 PAR VOIE VAGINALE.
44
THUBERT Thibault, WIGNIOLLE Ingrid, TRICHOT Caroline, DEMOULIN Géraldine, RIVAIN Anne-Laure, DEF-
FIEUX Xavier.
EFFET DU REFOULEMENT DE LA PAROI VAGINALE POSTERIEURE SUR LA MESURE DE LA
PCUM ET LE TEST A LA TOUX
45
THUBERT Thibault, WIGNIOLLE Ingrid, TRICHOT Caroline, DEMOULIN Géraldine, RIVAIN Anne-Laure, FAI-
VRE Erika, DEFFIEUX Xavier.
INTERET DE LA RECHERCHE D’UNE FATIGUABILITE URETRALE AU BILAN URO-
DYNAMIQUE AVANT MISE EN PLACE D’UNE BANDELETTE SOUS URETRALE
19
46
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLLATIF
TROUBLES MICTIONNELS DE L’ENFANT : INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE A PROPOS DE 134
CAS.
47
Constance Deboudt, Loïc Le Normand, Brigitte Perrouin-Verbe, François Buge, Jérôme Rigaud.
"CYSTEC-
TOMIE ET URETEROSTOMIE TRANSILEALE POUR TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS D’ORIGINE NEUROLOGIQUE :COMPARAISON DE LA MORBI-MORTALITE DE LA LAPAROTOMIE VS LAPAROSCOPIE VS CHIRURGIE ROBOTIQUE
48
Ornella Lam Van Ba (a), Laurent Wagner (a), Flavie Letois (b), Nicolas Siegler (a), Laurent Soustelle (a),Michel
Boukaram (a), Kamel Ben Naoum (a), Stéphane Droupy (a), Pierre Costa (a
IMPACT DES CURES DE PROLAP-
SUS PELVIENS PAR PROMONTOFIXATION LAPAROSCOPIQUE SUR LA SEXUALITE DU COUPLE
49
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
Claire Billault1, Emmanuel Chartier-Kastler1, Morgan Rouprêt1, Gilberte Robain2, Véronique Phé1 RESUL-
TATS FONCTIONNELS DES BALLONS AJUSTABLES PERI-URETRAUX ACT® CHEZ LES FEMMES AGEES DE PLUS
DE 80 ANS ET AYANT UNE INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR INSUFFISANCE SPHINCTERIENNE
50
Marie Dabadie, Emilie Duchalais, Juliette Podevin, Paul-Antoine Lehur, Guillaume Meurette
EVALUA-
TION DU LEVORAG-EMULGEL* DANS LE TRAITEMENT DES FISSURES ANALES CHRONIQUES
51
STEPHANIE HUBERLANT1, VINCENT LETOUZEY1, ARNAUD CORNILLE1, BRIGITTE FATTON1, PIERRE
MARES1, RENAUD DE TAYRAC1 FAISABILITE D’UN RECUEIL INFORMATISE DE DONNEES CONCERNANT L’EVALUATION DE LA QUALITE DE VIE DES PATIENTES PRISES EN CHARGE CHIRURGICALEMENT POUR PROLAPSUS
GENITAL : ESSAI PROPECTIF ET RANDOMISEE.
52
CURINIER Sandra*, CAMPAGNE-LOISEAU Sandrine*, RABISCHONG Benoit*, MANSOOR Aslam LA FIXA-
TION DES PROTHESES EST ELLE RESPONSABLE DE LA RETRACTION PROTHETIQUE ? A PROPOS D’UNE TECHNIQUE DE CURE DE CYSTOCELE PAR PROTHESE INTER-VESICO-VAGINALE AVEC DEUX BRAS TRANS-OBTURATEURS DETACHABLES : A PROPOS DES 47 PREMIERES PATIENTES
53
Pauline Roulette1, Evelyne Castel-Lacanal2, Philippe Marque2, Pascal Rischmann1, Xavier Gamé1RESUL-
TATS DE LA STIMULATION DU NERF TIBIAL DE TYPE TENS DANS LE TRAITEMENT DES TROUBLES VESICOSPHINCTERIENS D’ORIGINE NEUROLOGIQUE.
55
BELHAJ KARIMA, NAIT KHACHAT AZIZA, LAHRABLI SAMIRA,MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDELLATIF
VECU DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE AU SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET
READAPTATION DU CHU DE CASABLANCA
56
BELHAJ KARIMA, RIAH LOUBNA, DIAGNE NGOR SIDE, NAIT KHACHAT AZIZA, LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDELLATIF.
APPORT DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES VAL-
VES DE L’URETRE POSTERIEUR OPEREES : A TRAVERS 27 CAS.
57
BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, MEFTAH SOUMIA, DIAGNE NGOR SIDE, LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDELLATIF
58
PROFIL URODYNAMIQUE DE L’HYPERACTIVITE VESICALE
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET URODYNAMIQUE CHEZ LA FEMME JEUNE NON MENOPAUSEE , APROPOS DE 16
CAS.
59
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DE LA JEUNE FILLE : INDICATIONS ET RESULTATS : APROPOS DE 26 CAS
60
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF
CAT DEVANT UNE INCONTINENCE URINAIRE DE LA PERSONNE AGE .
20
61
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF.
RESULTATS DU BILAN URODYNAMIQUE CHEZ LE BLESSE MEDULLAIRE : APROPOS DE 14 CAS.
62
Nader HADIJI 1, Roger MIEUSSET 2, Jean Gabriel PREVINAIRE 3, Evelyne CASTEL-LACANAL 2, Jean Marc
SOLER 1
63
ETUDE DES SPERMATOZOIDES DANS UNE SERIE DE 90 BLESSES MEDULLAIRES FLASQUES
Marie-Aimée Perrouin-Verbe, Pierre Callerot, Maxime Thoulouzan, Antoine Valéri, Georges Fournier
EXPERIENCE INITIALE DE L’ASSISTANCE ROBOTIQUE POUR IMPLANTATION OU REVISION DU SPHINCTER AMS
800 CHEZ LA FEMME.
64
Nader HADIJI 1, Jean Gabriel PREVINAIRE2, Jean Marc SOLER1
BANDELETTE URINAIRE ET EFFICA-
CITE DES TRAITEMENTS ANTIBIOTIQUES DANS LES INFECTIONS URINAIRES SYMPTOMATIQUES CHEZ LES
BLESSES MEDULLAIRES
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
65
Nader HADIJI 1, Jean Gabriel PREVINAIRE2, Jean Marc SOLER1
COMPARAISON DE L’EFFICACITE
CLINIQUE DES INJECTIONS DE BOTOX? 200U/100U DANS LE SPHINCTER STRIE URETRAL CHEZ LES BLESSES
MEDULLAIRES
66
Nader HADIJI 1, Jean Gabriel PREVINAIRE2, Jean Marc SOLER1
EVALUATION DE L’EFFICACITE CLI-
NIQUE DES INJECTIONS DE TOXINE BOTULINIQUE TYPE A DANS LE SPHINCTER STRIE URETRAL
68
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA, DIAGNE NGOR SIDE, LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDLATIFPROFIL URODYNAMIQUE DES ENFANTS OPERES POUR MALADIE DE HIRSCHSPRUNG ET PRESENTANTS DES TROUBLES MICTIONNELS : A PROPOS DE 6 CAS.
69
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI FATIMA , ELFATIMI ABDELATIF.
PLACE DES INVESTIGATIONS URODYNAMIQUE CHEZ L’ENFANT.
70
ARRAULT CAROLINE, DUBOIS-LARRAZET Sophie, SALLE Jean-Yves TROUBLES VESICO-SPHINCTE-
RIENS DANS LE LUPUS : QUELLE ORIGINE ?
71
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA,LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
MISE AU POINT SUR LES TROUBLES MICTIONNELS DE L’ENFANT.
72
CAMPIN LAETITIA (a), MEYER FRANCOIS (a), BOYD ANDERS (b), RAVERY VINCENT (a), HAAB FRANCOIS
(c), HERMIEU JEAN-FRANCOIS (a) RESULTATS DE LA POSE D’UNE DEUXIEME BANDELETTE SOUS-URETRALE
POUR INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT FEMININE RECIDIVEE
73
ZAHI SIHAM(1), BELHAJ KARIMA(1), ASAD KHADIJA(2 ), MAHIR LAILA(1), LMIDMANI FATIMA(1), EL FATI-
MI ABDELLATIF(1),
INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LE BILAN PRE TRANSPLANTA-
TION RENALE : A PROPOS DE 6 CAS.
74
BEDRETDINOVA DINA 1, 2, 3, 4, VIRGINIE RINGA 1, 2, 3, MD, PhD, XAVIER FRITEL 5, 6, 7, MD, PhD
Détermination du type d’incontinence urinaire féminine dans 2 échantillons nationaux représentatifs
75
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELAATIF
MISE AU
POINT SUR LES TROUBLES URINAIRES DANS LA MALADIE DE PARKINSON ET LEURS TRAITEMENTS.
76
NAIT KHACHAT AZIZA, , DIAGNE NGOR SIDE, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDLATIFPLACE DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS L’INFECTION URINAIRE A REPETITION
CHEZ L’ ENFANT
77
NAIMA EL AMRANI ,LOUBNA RIAH,AZIZA NAIT KHACHAT,SIHAM ZAHI,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF
ELFATIMI
DYSSYNERGIE VESICOSPHINCTERIENNE DE L’ENFANT : APPROCHE CLINIQUE ET URODYNA-
MIQUE A PROPOS DE 64 CAS
21
78
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, AZANMASSO HERMAN, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI AB-
DELAATIF
TRAITEMENTS PHARMACOLOGIQUES DE L’HYPERACTIVITE VESICALE IDIOPATHIQUE: ETAT
DES LIEUX.
79
Gerard Amarenco, Jean Pierre Lagoidet, Amandine Guinet-Lacoste
Bristol Stool Chart : étude prospec-
tive monocentrique sur les déterminants de « l’étronspection » chez des sujets témoins.
80
GUINET-LACOSTE AMANDINE, MANCEAU PHILIPPE, BLUM CHLOE, WEGLINSKI LAURA, SALGA MARJO-
RIE, AMARENCO GERARD
RELATION ENTRE LES SYMPTOMES ANORECTAUX ET LES SYMPTOMES URI-
NAIRES DANS LA SCLEROSE EN PLAQUES
81
Sauvagnac Rebecca, Bayle Nicolas, Loche Catherine-Marie, Gracies Jean-Michel, Coulomb Yves Comparai-
son in-vivo de la vitesse de vidange vésicale avec différents cathéters d’autosondage urinaires
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
82
LAHRABLI SAMIRA, RIAH LOUBNA, MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
QUELLE CONDUITE A TENIR DEVANT UNE DOULEUR ANOPERINEALE CHRONIQUE :
83
LAHRABLI SAMIRA .BELHAJ KARIMA , RIAH LOUBNA ,LMIDMANI FATIMA . EL FATIMI ABDELLATIF
LES TROUBLES URINAIRES DANS LE SYNDROME DE GUILLAIN BARRE INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE
84
NAIMA EL AMRANI,NGORE SIDE DIAGNE,AZIZA NAIT KHACHAT,FATIMA LMIDMANI,ABDELLATIF EL FATI-
MI
EXPLORATION URODYNAMIQUE : INTERET ET LIMITES D’INTERPRETATION
85
Philippe Neveu, Idir Ouzaid, Arnaud Daché, Vincent Delmas, Vincent Ravery, Jean-François HERMIEU
PRISE EN CHARGE DES DIVERTICULES DE L’URÈTRE CHEZ LA FEMME : EXPERIENCE MONOCENTRIQUE
86
M. Salga, A. Guinet-Lacoste, F. Le Breton, D. Vérollet, P. Manceau, G. Amarenco« Méat urétral enfoui » :
problématiques, définitions et prévalence.Etude descriptive sur 61133 patientes.
87
Frédéric THIBAULT, MONVILLE Hugo, HUBERT Jacques, WAGNER Laurent
Traitement du prolapsus
génital par sacrocolpopexie : le robot fait-il mieux que la coelioscopie conventionnelle ?
88
Carine FRADET, David DESSEAUVE, Fabrice PIERRE, Xavier FRITEL
Mode d'accouchement et consé-
quences fonctionnelles périnéales d'un nouvel accouchement après une déchirure périnéale sévère. Etude observationnelle à propos de 60 cas.
89
NAIMA EL AMRANI ,AZIZA NAIT KHACHAT ,FATIMA LMIDMANI,ABDELLATIF EL FATIMI RESULTATS DE
L’EXPLORATION URODYNAMIQUE EN CAS DE SPINA BIFIDA A PROPOS DE 15 CAS.EXPERIENCE MAROCAINE
DE SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE DE CASABLANCA
91
LAHRABLI SAMIRA, RIAH LOUBNA, MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES VESICOSPHINCTIENS CHEZ
LE DIABETIQUE
92
Salerno Jennifer (1), Llinares Elisabeth (2), Thibault Frédéric (3), Chevrot Armand (2), de Tayrac Renaud (1) ,
Wagner Laurent (2)
IMPACT DE LA PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE, AVEC OU SANS BANDELETTE
SOUS-URETRALE, SUR LES SYMPTOMES DU BAS APPAREIL URINIARE : RESULTATS A TROIS ANS D’UNE COHORTE PROSPECTIVE
93
Boudokhane Soumaya, Migaou Houda, Salah Sana, Jellad Anis, Ben Salah Frih Zohra.
SYNDROME MÉTA-
BOLIQUE ET TROUBLES VÉSICO-SPHINCTÉRIEN : ÉTUDE COMPARATIVE
94
Philippe Dompeyre1, 2, Pierre Denys3, Anne Cécile Pizzoferrato1, Arnaud Fauconnier1, Gilberte Robain4
THERMORECEPTEURS, SENSIBILITE VESICALE ET CYSTOMANOMETRIE CHEZ LA FEMME
22
95
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELAATIF
DIAGNOS-
TIC ET PRISE EN CHARGE DE L’ÉNURESIE NOCTURNE PRIMAIRE ISOLEE.
96
MIGAOU HOUDA, BOUDOKHANE SOUMAYA, BELHAJ YOUSSEF IHEB, SALAH SANA, TOULGUI EMNA,
GUEDRIA KHAOULA, JELLAD ANIS, BEN SALAH FRIH ZOHRA.
ÉPIDÉMIOLOGIE DES TROUBLES URINAI-
RES DANS UNE POPULATION DE FEMMES TUNISIENNES
97
EL BAKRI Adnan PLACE ACTUELLE DES ANTICHOLINERGIQUES DANS LA PRISE EN CHARGE DES
TROUBLES MICTIONNELS DE L'HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE.
98
MANCEAU Philippe, SALGA Marjorie, THOMAS Marie, BLUM Chloé, WEGLINSKI Laura, AMARENCO Gé-
rard.
IMPACT DES TRAITEMENTS ANTICHOLINERGIQUES, A VISEE VESICALE, SUR LES FONCTIONS COGNITI-
VES.
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
99
KHARRAT OLFA, GUIDAOUI LEILA, LEBIB SONIA, ALOULOU INES, BEN SALAH FATMA ZOHRA, DZIRI
CATHERINE
VESSIES NEUROLOGIQUES DES BLESSES MEDULLAIRES APRES CINQ ANS D'EVOLUTION
100
Anna Cordeiro da Silva, Jérémie Bregeon, Philippe aubert, Emilie duchalais, Michel Neunlist, Guillaume meu-
rette
EFFETS DE LA NEUROMODULATION SACREE SUR LA PAROI INTESTINALE :VERS UN RENFORCEMENT
DE LA BARRIERE EPITHELIALE DANS UN MODELE PRE-CLINIQUE PORCIN
101
Guillaume Meurette1, Romain guilé2, Jean-Benoit Hardouin3, Juliette Podevin1, Ayca gultekin1, Paul-antoine
Lehur1, RECTOPEXIE POUR TROUBLE DE LA STATIQUE PELVIENNE POSTERIEURE EN FRANCE , FACTEURS
PREDICTIFS DE MORBIDITE ET MORTALITE
102
Philippe Dompeyre, FAUCONNIER Arnaud, ROBAIN Gilberte REPRODUCTIBILITE ET COMPARAISON
CHEZ LA FEMME DES MESURES DE LA PRESSION DE CLOTURE URETRALE MAXIMALE PAR CATHETER MULTITROU
103
KHARRAT OLFA, MIRI IMEN, CHOUKET RAMI, DZIRI SOPHIE, BEN SALAH FATMA ZOHRA, DZIRI CATHE-
RINE
expérience dans la prise en charge des enfants à la consultation d’urodynamique.
104
MONVILLE Hugo. (1), DROUPY Stéphane (1) , THIBAULT Frédéric (2), COSTA Pierre (1), WAGNER Laurent
(1)
DEBUT D’EXPERIENCE EN PROMONTOFIXATION LAPAROSCOPIQUE AVEC ASSISTANCE ROBOTIQUE :
ETUDE RETROSPECTIVE MONOCENTRIQUE COMPARATIVE AVEC LA LAPAROSCOPIE CLASSIQUE
105
Eva Balenbois, Brigitte Fatton, Arnaud Cornille, Géraldine Rivaux, Vincent Letouzey, Renaud de Tayrac
SUSPENSION UTERO-VAGINALE PAR SACROSPINOFIXATION ANTERIEURE BILATERALE PROTHETIQUE AVEC LE
SYSTEME UPHOLD®. RESULTATS D’UNE ETUDE DE COHORTE A MOYEN TERME.
106
NAIMA EL AMRANI , AZIZA NAIT KHACHAT,SIHAM ZAHI,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF ELFATIMI
ENURESIE PRIMAIRE : EVALUATION CLINIQUE ET URODYNAMIQUE
107
L. Weglinski*, M. Thomas-Pohl*, M. Salga*, C. Demans-Blum*, P. Manceau*, G. AmarencoProfil sensitif uré-
tral chez le sujet neurologique et neurologiquement sain : mise au point et analyse prospective chez 183 patients.
108
THOMAS-POHL Marie, WEGLINSKI Laura, SALGA Marjorie, DEMANS-BLUM Chloé, MANCEAU Philippe,
AMARENCO Gérard
RÉPONSES CUTANÉES SYMPATHIQUES ET SCLÉROSE EN PLAQUES : ÉTUDE DES-
CRIPTIVE, PROSPECTIVE ET CORRÉLATION AUX TROUBLES NEUROPÉRINÉAUX
109
Mauruc Elsa1, Falcou Laëtitia1, Manceau Phillipe1, Guinet-Lacoste Amandine1, Sheikh Ismael Samer1, Ama-
renco Gérard1,
LES TROUBLES URINAIRES NOCTURNES DANS LA SCLEROSE EN PLAQUE : ETUDE CLINIQUE
ET URODYNAMIQUE SUR 309 PATIENTS.
23
110
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLLATIF
CONDUITE A TENIR DEVANT UNE ENURESIE NOCTURNE MONO SYMPTOMATIQUE CHEZ L’ENFANT
111
ZANGARELLI Aude°, CURINIER Sandra*, CAMPAGNE-LOISEAU Sandrine*, RABISCHONG Benoit*, MANSO-
OR Aslam**
CURE DE CYSTOCELE PAR PROTHESE DE NOVASILK° LIBRE : SUIVI A PLUS DE 6 ANS D’UNE
COHORTE DE 90 PATIENTES
112
SOUMIA MEFTAH ; ZAHI SIHAM ; FATIMA LMIDMANI ; ABDELLATIF EL FATIMI PROFIL URODYNAMIQUE DES MANIFESTATIONS VESICO-SPHINCTERIENNES AU COURS DE LA MALADIE DE PARKINSON : A PROPOS DE
5 CAS
113
NAIMA ELAMRANI ; SOUMIA MEFTAH ; FATIMA LMIDMANI ; ABDELLATIF EL FATIMI
hyperactivité detru-
sorienne compliquant une dyssynergie vésico-sphincterienne a propos de 26patients
Classement des
abstracts par ordre
de soumission
114
LE FORT Marc (a), AYGALENQ Florence (b), LABAT Jean-Jacques (c), PERROUIN-VERBE Brigitte PERSON-
NEL SOIGNANT, INTIMITE ET SEXUALITE DES PATIENTS AU SEIN D'UNE UNITE MPR DE BLESSES MEDULLAIRES
: RESULTATS D'UNE ENQUETE
115
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA,DIAGNE NGOR SIDE, EL AMRANI NAIMA, LMIDMANI FATIMA, EL
FATIMI ABDLLATIF
DYSURIE CHEZ LES PATIENTS PORTEURS D’ADENOME DE PROSTATE ASSOCIE A
D’AUTRES PATHOLOGIES : INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE
116
NAIMA EL AMRANI , NGORE SIDE DIAGNE ,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF ELFATIMI REEDUCATION
PERINEALE : QUOI DE NEUF ?
117
AZIZA NAITKHACHAT ; SOUMIA MEFTAH ; FATIMA LMIDMANI ; ABDELLATIF EL FATIMI PROFIL DE LA
NEUROVESSIE AU COURS DU SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL ;EXPERIENCE DU CHU DE CASABLANCA
118
Chloé Demans-Blum, Marjorie Salga, Laura Weglinski, Marie Thomas-Pohl, Amandine Guinet-Lacoste, Gé-
rard Amarenco. Troubles de l’éjaculation et sclérose en plaques (SEP) ; étude analytique prospective de 34 patients.
119
Vincent Letouzey1, Laurie Becerra1, Sophie Bastide2, hélène Bouchot3, Renaud de Tayrac1, Jean Philippe
Lavigne4.
Flores vaginales anormales et lésions à l’accouchement : existe-t-il une relation ?
24
AMARENCO79
ARRAULT
70
BALENBOIS 105
Liste des abstracts
par ordre
alphabétique du
présentateur
BEAUGERIE 32
BEDRETDINOVA
BELHAJ
55
BELHAJ
56
BELHAJ
57
BERARU
6
BILLAUT
49
BOUDOKHANE 74
93
CALLEROT 63
CAMPIN
72
CHARTIER-KASTLER
41
COULOMB 81
DABADIE
50
DE TAYRAC 43
DEBOUDT-MACE 47
DEMANS-BLUM
DEPARIS
118
40
DOMPEYRE 94
DOMPEYRE 102
EL AMRANI 106
EL AMRANI 89
EL AMRANI 77
EL AMRANI 36
EL AMRANI 116
EL AMRANI 84
EL BAKRI
97
25
EVEN 28
FALCOU
1
FRADET
88
GASPARD
5
GROSSHANS 17
GROSSHANS 4
GUINET LACOSTE 80
Liste des abstracts
par ordre
alphabétique du
présentateur
HADIJI
64
HADIJI
62
HADIJI
66
HADIJI
65
HERMIEU
26
HERMIEU
25
HUBERLANT51
KARSENTY 42
KHARRAT 103
KHARRAT 99
LACORRE
39
LAHRABLI 15
LAHRABLI 2
LAHRABLI 82
LAHRABLI 13
LAHRABLI 20
LAHRABLI 91
LAHRABLI 3
LAHRABLI 12
LAM VAN BA 48
LE FORT
114
LE LONG
37
LEON29
LEON38
LETOUZEY 119
LOISEAU
7
MANCEAU 98
26
MANSOOR 111
MANSOOR 52
Liste des abstracts
par ordre
alphabétique du
présentateur
MAURUC
109
MEFTAH
59
MEFTAH
61
MEFTAH
58
MEFTAH
60
MEFTAH
71
MEFTAH
69
MEURETTE 100
MEURETTE 101
MIGAOU
96
NAIT KHACHAT 76
NAIT KHACHAT 115
NAIT KHACHAT 68
NAIT KHACHAT 46
NAIT KHACHAT 33
NEVEU
85
PHE 22
PHE 27
PHE 23
PUIG 16
QUIBOEUF 34
QUIBOEUF 35
RIAH 113
RIAH 112
RIAH 117
ROULETTE 53
SALERNO
92
SALGA
86
STEENSTRUP
THIBAULT
87
THOMAS-POHL
THUBERT
30
108
45
27
THUBERT
10
THUBERT
9
THUBERT
8
THUBERT
44
WAGNER
104
WEGLINSKI 107
WOLFF
24
ZAHI 11
Liste des abstracts
par ordre
alphabétique du
présentateur
ZAHI 95
ZAHI 73
ZAHI 78
ZAHI 75
28
2
Seven up !
“Les 7 meilleures
communications du
congrès d’Arcachon”
– Le comité Scientifique
La meilleure communication ...
Troubles de l’éjaculation et sclérose en plaques (SEP).
Etude analytique prospective de 34 patients.
Chloë Demans-Blum
30
ABSTRACT N°118
Troubles de l’éjaculation et sclérose en plaques (SEP) ; étude analytique prospective de 34 patients.
Chloé Demans-Blum, Marjorie Salga, Laura Weglinski, Marie Thomas-Pohl, Amandine Guinet-Lacoste, Gérard Amarenco.
Introduction : Si les troubles de l’érection ont été largement étudiés dans la sclérose en plaques (SEP), les troubles de l’éjaculation n’ont jamais fait l’objet d’étude spécifique dans cette population.
Objectifs de l’étude :
-
Analyser de façon descriptive les troubles de l’éjaculation au cours de la SEP.
-
Etudier les corrélations entre les dyséjaculations, les troubles génito-sexuels, vésico-sphinctériens et ano-rectaux.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude non interventionnelle prospective monocentrique réalisée de janvier à avril 2014,
incluant les hommes atteints de SEP parlant le français. Les troubles de l’éjaculation ont été évalués par les scores ; Premature
Ejaculation Profile (PEP), le temps de latence intra vaginal et le Male Sexual Health Questionnaire - Ejaculation (MSHQ-Ej). Les
troubles génito-sexuels, vésico-sphincétriens et ano-rectaux ont été évalués par les scores ; International Index of Erectile Function (IIEF15), le Sclerosis Intimacy and Sexuality Questionnaire-19 (MSISQ), l’Urinary Symptoms Profile (USP) et le Neurogenic
Bowel Dysfunction (NBD). L’ensemble de ces auto-questionnaires sont validés en langue française (1). Les corrélations ont été
recherchées par le test de corrélation de Pearson avec un p<0.05.
Résultats : Résultats préliminaires de l’analyse intermédiaire effectuée sur 34 hommes d’âge moyen 45,7 (+/- 9,3) ans, ayant un
EDSS moyen à 4,9 (+ /- 1,6) et une durée moyenne d’évolution de la maladie de 11,3 (+/- 6,4) ans.
D’après le score MSHQ-Ej ;des troubles de l’éjaculation sont présents chez 24 des 34 patients inclus (70%); 22/34 (67%) présentent un trouble de l’orgasme, 21/34 (61%) un retard d’éjaculation, 21/34 (61%) une diminution de la puissance d’éjaculation,
21/34 (61%) une diminution du volume d’éjaculat, 18/34 (53%) une diminution de fréquence d’éjaculation, 13/34 (38%) des douleurs à l’éjaculation, 17/34 (50%) une anéjaculation transitoire et 10/34 (30%) présentent une anéjaculation systématique.
Le score PEP met en évidence une éjaculation prématurée chez 10 patients (29%). Le temps de latence intra-vaginal est de
moins de 1 minute chez 6 patients (17,6%).
Le score MSISQ met en évidence des troubles primaires (liés à la pathologie neurologique elle-même) chez 8/34 (27%), des troubles secondaires (liés à l’atteinte physique) chez 3/34 (10%) et des troubles tertiaires (liés aux troubles psycho-sociaux) chez 6/
34 (20%). Au score IIEF-15 on distingue des dysérections sévères chez 18/34(53%), modérées chez 8/34 (23%), légères chez 8
patients (23%) et absence de dysérection chez aucun patient.
Pour ce qui est des troubles vésico-sphinctériens, l’USP met en évidence un USP hyperactivité de 6 (+/- 3.1), un USP incontinence urinaire d’effort de 0,9 (+/- 1.9) et un USP dysurie de 3,6 (+/- 3.1). Le score NBD retrouve une moyenne de 6,5 (+/- 5.6),
représentant un dysfonctionnement de l’intestin minime.
On retrouve une corrélation statistiquement significative entre les troubles de l’éjaculation et les troubles de l’érection : p<0.05,
coefficient de corrélation à 0.53. Pas de corrélation statistiquement significative entre les troubles de l’éjaculation et les troubles
vésico-sphinctériens ou ano-rectaux.
Commentaires : La prévalence des troubles de la fonction sexuelle est estimée entre 35 et 87% selon les études (2-3). Ces troubles sont classés par les hommes au quatrième rang des handicaps de la SEP, aucune étude n’a pris en compte spécifiquement
les troubles de l’éjaculation. Notre étude retrouve des dyséjaculations chez 70% des patients. Ces troubles sont principalement
une diminution du volume de l’éjaculat, de la puissance de l’éjaculation et un retard à l’éjaculation.
31
Conclusion :
-
Troubles de l’éjaculation retrouvés chez 70% des patients.
-
Les troubles de l’éjaculation ont un impact sur la satisfaction sexuelle.
-
Le principal trouble de l’éjaculation retrouvé est un retard à l’éjaculation.
-
Corrélation statistiquement significative des troubles de l’éjaculation et des troubles de l’érection.
Références :
1) F. Giuliano, Les questionnaires recommandés en médecine sexuelle, rapport AFU, médecine sexuelle, July 2013, pages
811-821.
2) Fraser, Cira; Mahoney, Janet; McGurl, Joanne Correlates of Sexual Dysfunction in Men and Women with Multiple Sclerosis. Journal of Neuroscience Nursing. 40(5):312-317, October 2008
3) Nortvedt MW et al. (2001) Reduced quality of life among multiple sclerosis patients with sexual disturbance and bladder
dysfunction. Mult Scler 7: 231-235
32
ABSTRACT N°100
EFFETS DE LA NEUROMODULATION SACREE SUR LA PAROI INTESTINALE :VERS UN RENFORCEMENT DE LA BARRIERE EPITHELIALE DANS UN MODELE PRE-CLINIQUE PORCIN
Anna Cordeiro da Silva, Jérémie Bregeon, Philippe aubert, Emilie duchalais, Michel Neunlist, Guillaume meurette
Affiliation des auteurs : Institut des maladies de l’appareil digestif, INSERM-UMR 913 . CHU Nantes
Correspondant : Guillaume Meurette. Clinique de chirurgie digestive et endocrinienne. RDC Haut aile est
CHU Hôtel-Dieu, 1 pl A Ricordeau 44093 Nantes [email protected]
Introduction : La neuromodulation sacrée (NS) est un traitement proposé dans l’incontinence anale, mais aussi dans les troubles de la vidange du rectum et la constipation de transit. Au-delà de l’effet sur l’appareil sphinctérien, Les mécanismes d’action
sur la paroi digestive restent très partiellement connus. Dans ce contexte, nous avons développé un modèle pré-clinique de NS
chez le porc afin d’évaluer l’impact de la NS sur les fonctions de la barrière épithéliale intestinale et la paroi digestive.
Méthode : Dans une première partie, une NS aiguë (3 heures) a été évaluée. 18 animaux ont été inclus : NS unilatérale (n=6), bilatérale (n=6), implant sans stimulation (n=6). La position des électrodes implantées par voie percutanée était contrôlée par la
contraction visuelle du sphincter anal externe homolatéral. Dans une seconde partie, nous avons évalué la stimulation chronique
(7 jours) après implantation du pace maker en sous-cutané. Pour chaque animal, ont été évaluées la perméabilité para-cellulaire,
l’épaisseur de la muqueuse, la sécrétion de mucus en surface de l’épithélium, la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires et la
sécrétion de protéines de jonctions (ZO-1, Claudine, Occludine) dans la muqueuse. Après stimulation chronique, nous avons en
complément testé la sécrétion de cytokines par la muqueuse en situation de stress ischémique ex-vivo (culture organotypique)
et évalué la perméabilité para-cellulaire après adjonction d’agent stresseur (agoniste PAR-2). Enfin, la transmission neuro-musculaire a été testée ex-vivo à partir de biopsies de musculeuse étirée en banc de motricité.
Résultats : L’implantation percutanée pour NS a été possible chez tous les animaux (6 unilatérales et 13 bilatérales). En stimulation aiguë, nous avons montré une diminution de la perméabilité para-cellulaire de la BEI significative dans le groupe NS par rapport aux témoins. La diminution était plus significative en cas de stimulation bilatérale (p : 0.03). De plus, il existait une contraction de l’épaisseur de la muqueuse ainsi qu’une augmentation de l’excrétion de mucus en surface.. Lors de la stimulation chronique, la perméabilité para-cellulaire est identique dans les 2 groupes. Après adjonction d’agoniste PAR-2, la perméabilité augmentait de façon moins importante dans le groupe NS en limite de significativité (p:0.06). Après culture en milieu organotypique,
la sécrétion d’IL-6 était significativement moindre dans la muqueuse d’animaux stimulés (p :0.03). Par ailleurs dans le groupe
NS, on notait une diminution significative de l’expression des protéines de jonction ZO-1 (p<0.05). Enfin, il existait une augmentation de l’excitabilité neuro-musculaire significative dans le groupe stimulé (p<0.05).
Conclusion : Notre étude chez l’animal confirme que la NS étend son action au-delà de l’appareil sphinctérien. Un effet de renforcement de la BEI peut participer au mécanisme d’action de la NS dans l’amélioration du transit et de l’évacuation du rectum.
Le développement de marqueurs histologiques de réponse à la NS nous aidera à sélectionner les patients répondeurs à cette
modalité thérapeutique.
33
ABSTRACT N°29
RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME DE L’IMPLANTATION D’UN SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL (AMS 800)
CHEZ LES HOMMES AYANT UNE INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT.
Léon Priscilla1, Chartier-Kastler Emmanuel1, Rouprêt Morgan1, Mozer Pierre1, Bitker Marc-Olivier1, Phé Véronique1.
Affiliation des auteurs : 1Hôpital Universitaire Pitié-Salpêtrière, Service d’urologie, AP-HP
Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie, Paris 6, France [email protected]
Introduction : Le sphincter urinaire artificiel (SUA) est le traitement chirurgical de référence de l’incontinence urinaire d’effort
(IUE) par insuffisance sphinctérienne chez l’homme [1]. Il améliore la continence et la qualité de vie. Peu d’études rapportent les
résultats à long terme (plus de 10 ans).
Objectif de l’étude : Le but de ce travail était d’évaluer les résultats fonctionnels à très long terme du SUA et le taux d’explantation chez l’homme ayant une IUE par insuffisance sphinctérienne après chirurgie prostatique (prostatectomie radicale, résection
transurétrale de prostate, adénomectomie par voie haute).
Matériels et Méthodes : Les hommes diagnostiqués avec une IUE par insuffisance sphinctérienne pour lesquels un SUA (AMS
800, American Medical Systems, Minnetonka, MN, Etats Unis) a été implanté entre 1984 et 1992, ont été inclus. Les taux d’explantation, de révision et de désactivation ont été relevés. La continence, définie par l’absence de port de protection, a été évaluée au terme du suivi, lors du dernier examen clinique. Le taux de survie sans explantation et le taux de survie sans révision
des SUA ont été évalués à partir de la date de l'opération jusqu’à la dernière visite de suivi, en utilisant la méthode de KaplanMeier.
Résultats : Au total, 57 patients ont été inclus. L’âge médian des patients au moment de la chirurgie était de 69 ans (IQR 64-72).
La durée médiane de suivi était de 15 ans (IQR 8.2-19.7). Le pad test pré opératoire moyen était de 70g par heure (IQR 38-100).
A la fin du suivi, 25 patients (43.8 %) avaient encore leur SUA natif en place ; 47 patients avaient un UA activé, 89.5 % des patients étaient satisfaits. Une explantation du SUA a été réalisée chez 9 patients en raison d’une érosion (n=7) et d’une infection
(n=2). Le taux de survie sans explantation des SUA en place fonctionnels était de 92% à 5, 10, 15 et 20 ans. Le taux global de
révision était de 40,3%. Le taux de survie sans révision à 5, 10, 15 et 20 ans était respectivement de 62%, 34%, 17% et 6%. Au
terme du suivi 77.19% des patients étaient continents. Nous n’avions pas mis en évidence de facteurs prédictifs d’explantation
tels que l’âge > 69 ans (p=0.7), l’indice de masse corporelle >25 (p=0.6), l’antécédent de radiothérapie (p=0.1), le nombre de révisions (p=0.06).
Commentaires : A notre connaissance, très peu d'études ont porté sur les taux de survie du SUA plus de 10 ans après la chirurgie primaire. La durée de vie moyenne d’un SUA est de 10 ans [2]. La principale complication post-opératoire du SUA dans le
long terme est l'explantation ultérieure du dispositif, en raison d’une érosion ou d’une infection. Nous avons rapporté un taux
d'érosion de 14% et un taux d'infection de 3,5%.. Ces résultats sont en accord avec ceux rapportés dans la littérature [3]. Le
taux de révision était de 40,3%. Le taux de survie sans révision à 5, 10, 15 et 20 ans du SUA fonctionnel en place diminuait avec
le temps. Dans une analyse groupée de 549 patients (10 études) avec IUE non neurogène, le taux moyen de ré-intervention était
de 26,0% (de 14,8 à 44,8%) [3].
Conclusion : Sur le très long terme (plus de 20 ans), le SUA offre un taux de continence chez les hommes souffrant d’IUE avec
un taux d’explantation / révision tolérable.
Références:
1.
Lucas MG, Bosch RJL, Burkhard FC, et al: EAU Guidelines on Surgical Treatment of Urinary Incontinence. European Urology 2012; 62: 1118–1129.
2.
Venn SN, Greenwell TJ and Mundy AR: The long-term outcome of artificial urinary sphincters. J. Urol. 2000; 164: 702–706;
discussion 706–707.
3.
Van der Aa F, Drake MJ, Kasyan GR, et al: The Artificial Urinary Sphincter After a Quarter of a Century: A Critical Systematic Review of Its Use in Male Non-neurogenic Incontinence. European Urology 2013; 63: 681–689.
34
ABSTRACT N°26
EVALUATION DE LA PRATIQUE DE L’ANTIBIOPROPHYLAXIE LORS DU BILAN URODYNAMIQUE
HERMIEU Jean-François, DENYS Pierre, FRITEL Xavier, FATTON Brigitte
Service d’Urologie, CHU Bichat, Paris, Service de Médecine Physique et Rééducation Fonctionnelle, Hopital Raymond Poincaré,
Garches, Service de Gynécologie-Obstétrique, CHU Poitiers, Service de Gynécologie-Obstétrique, CHU Nimes
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) : HERMIEU JEAN-FRANCOIS, service d’Urologie, CHU
Bichat, 46 rue Henri Huchard, 75018 PARIS
Objectifs :
Déterminer, en l’absence de recommandations, la pratique de l’antibioprophylaxie au cours du bilan urodynamique au sein de la
communauté des membres de la SIFUD-PP.
Matériels et méthodes :
Un questionnaire évaluant la pratique de l’antibioprophylaxie lors du bilan urodynamique a été adressé aux 359 membres de la
SIFUD-PP entre avril et mai 2013. Les réponses ont été analysées après avoir identifié la spécialité du praticien, son âge et son
nombre d’années d’exercice.
Résultats :
43 réponses (12%) ont été obtenues (urologues 40%, MPR 26%, gynécologues 19%). L’âge moyen du praticien était de 51 ans
et le nombre d’années d’exercice en moyenne de 20 années. 76 % des praticiens interrogés vérifient la stérilité des urines par
un examen cytobactériologique des urines, en majorité dans les 7 jours précédent l’examen.
Plus d’un praticien sur deux restreint l’antibioprophylaxie à des situations à risque (immuno-dépression, valvulopathie, résidu
post-mictionnel, infection urinaire récidivante). 23 % ne réalisent jamais d’antibioprophylaxie. 26 % délivrent l’antibiotique deux
heures avant l’examen et 33 % après l’examen.
La molécule délivrée est majoritairement la fosfomycine trométamol (44 %) suivie par une fluoroquinolone (33%), en dose unique pour 47 % des praticiens.
Commentaires :
Alors qu’aucune recommandation ne conseille de prescrire une antibioprophylaxie avant de réaliser un bilan urodynamique, il
est intéressant de constater que 3 praticiens sur 4 y ont recours souvent, cependant, dans des situations considérées comme à
risques.
Les recommandations générales de l’antibioprophylaxie (antibiotique adaptée à l’écologie bactérienne habituellement en cause,
dose unique, délivrée avant le geste) sont le plus souvent respectées.
Si le bénéfice en terme de réduction du risque de la bactériurie post-investigation a été démontrée, il n’en est pas de même du
risque d’infection urinaire après l’examen.
Ce bénéfice est à mettre en balance avec le coût et les risques d’une antibioprophylaxie en terme d’effets secondaires et d’induction de résistance bactérienne.
Conclusion :
Cette enquête montre qu’une majorité de praticiens ont recours à l’antiobioprophylaxie alors qu’à ce jour le rapport bénéfice-risque de cette attitude ne peut s’appuyer sur aucune étude de haut niveau de preuve.
35
ABSTRACT N°51
FAISABILITE D’UN RECUEIL INFORMATISE DE DONNEES CONCERNANT L’EVALUATION DE LA QUALITE DE VIE DES
PATIENTES PRISES EN CHARGE CHIRURGICALEMENT POUR PROLAPSUS GENITAL : ESSAI PROPECTIF ET RANDOMISEE.
STEPHANIE HUBERLANT1, VINCENT LETOUZEY1, ARNAUD CORNILLE1, BRIGITTE FATTON1, PIERRE MARES1, RENAUD
DE TAYRAC1
1Service de Gynécologie Obstétrique, Centre Hopsitalo Universitaire Caremeau, Nimes.
Place du Professeur René Debré 30029 Nimes Cedex 09 [email protected]
INTRODUCTION : La borne tactile, alternative informatique du questionnaire papier est un système de capture informatique
adaptée aux questionnaires utilisés pour l’évaluation des symptômes du prolapsus génital et leur impact sur la qualité de vie
des patientes.
OBJECTIFS: L’objectif principal était de comparer les performances, en terme d’exhaustivité de remplissage, d’un mode de passation informatisé accessible sur borne tactile à celles d’un mode de passation papier, d’auto questionnaires validés d’évaluation des symptômes (PISQ-12, PFDI-20) et de la qualité de vie (PFIQ-7, SF-36) de patientes atteintes de troubles de la statique
pelvienne relevant d’une indication chirurgicale. Les objectifs secondaires étaient de comparer le temps de remplissage entre les
2 modes de passation et d’estimer la préférence des patientes en terme de choix du mode de passation des questionnaires, globalement et selon des caractéristiques sociodémographiques.
MATERIEL ET METHODES: Il s’agit d’une étude prospective mono centrique à type d’essai comparatif en cross-over avec randomisation de l’ordre des séquences (« Informatique-Papier » ou « Papier -Informatique »). Les patientes remplissaient les 4
questionnaires (à quatre reprises) : lors la visite préparatoire validant l’indication opératoire, la veille de l’intervention, et lors des
visites à 6 semaines et 6 mois post opératoire. Pour les patientes inclues dans la séquence « Informatique-Papier » un remplissage supplémentaire était réalisé lors de la consultation anesthésique, afin de valider la reproductibilité du remplissage informatique en préopératoire. Les résultats s’appuient sur les médianes du taux de remplissage (objectif principal) et le délai moyen nécessaire au remplissage (objectif secondaire). Une différence était considérée comme statistiquement significative si p < 0.05.
RESULTATS: De mai 2010 à janvier 2013, 126 patientes, présentant un prolapsus d’indication chirurgicale, ont été randomisées
en pré opératoire et on été suivies jusqu’à 6 mois post opératoire. 6 patientes ont arrêté l’essai prématurément. 89 patientes ont
réalisé la séquence complète de remplissage, permettant l’analyse du critère de jugement principal. Parmi les 2 groupes de randomisation, 47 patientes ont intégrées le groupe « Informatique-Papier » et 42 le groupe « Papier-Informatique ». Les caractéristiques démographiques des 2 groupes n’étaient pas statistiquement significatives : la moyenne d’âge était de 64 ans [39-79],
63% d’entre elles utilisaient régulièrement un outil informatique et 50% avait un niveau d’étude supérieur ou égal au diplôme du
baccalauréat. 20% des patientes n’avaient pas de rapports sexuels. La passation des 4 auto-questionnaires par voie électronique via une borne tactile donnait un taux de remplissage significativement supérieur (48%) que la passation classique sous
forme papier (33%), (p=0,0209). Le taux de questionnaires PFDI-20 complètement rempli était statistiquement plus élevé avec le
remplissage informatique (93,2%) qu’avec le remplissage papier (74,1%) (p=0,0021).
Il n’existait pas de différence significative en préopératoire sur le taux d’exhaustivité de remplissage du PISQ-12 (66% pour la
voie informatique vs 50% pour la voie papier, p=0,12), du PFIQ-7 (77% vs 72%, p=0,47), ni du SF-36 (85% vs 76%, p=0,11).
Le remplissage des 4 questionnaires était significativement plus rapide avec la borne (16,85 minutes) qu’avec le papier (24,69
minutes) (p <0,001)..
Seulement 38% ont choisi le remplissage par voie informatisée lors de la visite post opératoire à 6 semaines et parmi elles 50%
ont maintenu leur choix lors de la visite post opératoire à 6 mois. Le choix de la modalité de remplissage n’était pas corrélée aux
habitudes d’usage d’outil informatique (p =0,10) ni à l’âge des patientes (p=0,75).
CONCLUSION: Le recueil informatisé de données pourrait permettre d’optimiser la prise en charge des patientes, grâce à une
amélioration de l’exhaustivité de remplissage et à une réduction du temps de remplissage. Il pourrait dans un deuxième temps
permettre un calcul automatique des scores et un suivi facile des données au long cours.
36
ABSTRACT N°62
ETUDE DES SPERMATOZOIDES DANS UNE SERIE DE 90 BLESSES MEDULLAIRES FLASQUES
Nader HADIJI 1, Roger MIEUSSET 2, Jean Gabriel PREVINAIRE 3, Evelyne CASTEL-LACANAL 2, Jean Marc SOLER 1
1Centre Bouffard-vercelli-Cap Peyrefite-66290-Cerbère-France ; 2 Département médullaire, centre Calvé, Fondation Hopale,
62600 Berck-Sur- Mer-France ; 3 Médecine de reproduction- Hôpital Paule de Viguier-Toulouse
Correspondant HADIJI Nader Centre bouffard-vercelli-66290-Cerbère [email protected]
Objectif : montrer chez les blessés médullaires flasques/cône médullaire (BCM), la fréquence de l’oligoasthénozoospermie, positionnant l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) au début de leur prise en charge en médecine de reproduction humaine.
Matériel et méthodes : Ont été inclus les BM adultes avec périnée flasque, ayant déjà un équilibre vésico-sphinctérien avec
hypo et/ou aréactivité détrusorienne au bilan urodynamique. Ont été exclus les patients aux ATCDS d’infections génito-urinaires
bilatérales et présentant une atrophie ou d’hypotrophie testiculaire. Nous avons essayé d’obtenir l’éjaculation (E) par vibromassage (VM). L’analyse du sperme a été faite selon l’OMS (2010) au laboratoire de spermiologie au CHU de Toulouse.
Résultats : 84/90 (93,33%) ont eu une anéjaculation à la masturbation et aux rapports. 74/90 (82,22%) ont eu 1 à 3 essai de
VM/Midodrine. 32/74 (43,24%) ont eu une émission de sperme non clonique et sans orgasme. 19/32 (59,37%) éjaculations rétrogrades (ER). Nous avons pu étudier les éjaculations assistées de 26 patients/90 (28,88%) soit 50 éjaculations.47éjaculations/50
ont eu une oligospermie (94%). La vitalité spermatique a été étudiée sur 23 éjaculations.. 15/23 (65,21%) ont une nécrospermie
totale. Quand à la mobilité spermatique, elle a été étudiée sur 38 éjaculations. 36/38 sont asthénospermiques. 18/38 (47,36%)
ont eu une mobilité égale à 0. Les 7 éjaculations susceptibles d’être proposées en AMP ont intéressé 5 patients de notre cohorte de 26 BCM éjaculateurs assistés.
Commentaires : La lésion des centres sacrés par traumatisme vertébro-médullaire provoque une altération sévères des réactions sexuelles. Chez les BCM, le taux d’E par VM a varié entre 11,5% et 35% [1] alors qu’il est de 50% à 90% chez les BM supra sacrés [2,3]. La fertilité chez les BM est d’autant compromise que le pouvoir fécondant du sperme est altéré [3]. Nous
n’avons pas trouvés d’études dans la littérature concernant la vitalité, la mobilité ou le nombre des SPZ ou le volume éjaculatoire des BM avec lésion sacrée. Notre étude a montré que l’émission de sperme chez les BCM par VM/Midodrine est plus difficile à obtenir que chez les BM supra sacrés (43,4%). Elle est majoritairement rétrograde (59,37%). L’oligo-asthéno-nécrospermie est quasi-constante. Dans cette population particulière, le recueil de sperme, la congélation sont à envisager systématiquement. L’AMP parait inévitable.
Conclusion
Au terme de notre étude, nous pouvons se poser la question d’une meilleure qualité des SPZ prélevés par ponction épididymaire chez les BCM..
Références
[1] N.Hadiji, R.Benbouzid, J.G. Previnaire. Evaluation du traitement des dysfonctions érectiles et éjaculatoires dans une série de
90 blessés médullaires. Prog Urol 2013; Vol 23/17 :1489-1493.
[2] Brackett N.L, Ibrahim E, Iremashvili V. Treatment for Ejaculatory Dysfunction in Men with Spinal Cord Injury: An 18-Year Single
Center Experience. J Urol.2010 ;183 :2304-2308.
[3] Jens Sonksen. Assisted Ejaculation and Semen Characteristics in Spinal Cord Injured Males. Scand J Urol Nephrol
Suppl.2003;213:1-31. 213.
37
ABSTRACT N°30
Évaluation d’un protocole de rééducation posturale vidéo active non invasive par la Wii® chez la femme IUE
Benoit STEENSTRUP, Lucie BEHAGUE
B. STEENSTRUP. Kinésithérapeute. CHU ROUEN Service urologie. L. BEHAGUE. Médecin IRMSHN
Correspondant STEENSTRUP Benoit.CHU charles Nicole. 1 rue de Germont 76000 ROUEN [email protected]
Introduction
Plusieurs études se sont attachées à prouver l’efficacité de protocoles qui utilisaient les contractions involontaires automatiques
des muscles profonds (1). Un travail de l’équilibre par le jeu virtuel Wii Fit Plus, basé sur des postures de yoga et une activité
gymnique ludique, semble favoriser une récupération de l’ajustement postural anticipé en parallèle à la récupération d’une
meilleure fonction des MPP sur la continence.
Objectif
Nous avons réalisé une analyse prospective d’une technique de rééducation supervisée des MPP, assistée par la Wii, sur une
population de 18 femmes présentant une IU. Notre protocole comprenait 9 séances de 45 mn d’exercice supervisés avec le programme Wii Fit Plus®. L’évaluation s’est faite par les questionnaires USP, Contilife et score PGI. Réévaluation téléphonique faite
entre 6 à 24 mois.
Résultats
1-Evolution du score USP
a/ Incontinence urinaire à l’effort : Fin du protocole, IUE 1.0 (+/-1.81) soit amélioration de 64% par rapport au début du protocole
(p=0.0005). A moyen terme, IUE était de 2.2 (+/-2.83) soit amélioration de 21% vs début protocole. (p=0.24).
b/ Hyperactivité vésicale : Fin du protocole, HAV 3.8 (+/-3.70) soit amélioration de 42% vs début protocole. (p<0.0001). A
moyen terme, HAV était de 4.1 (+/- 4.27) soit amélioration de 42% par rapport à avant le protocole (p=0.001).
c/ Score global : Fin du protocole score USP 5.8 (+/- 5.6) soit amélioration de 46% vs début protocole. La majorité des patientes
se trouvait améliorée : 83% des patientes avaient une amélioration supérieure à 30% de leur score USP.
2-Evolution du score Contilife
a/ Activités quotidiennes : Fin du protocole 8.9 (+/- 2.47), soit une amélioration de 35 % (p<0.001) vs début protocole.
b/ Situations d’effort : Fin du protocole 5.6 (+/- 2.19), soit une amélioration de 30% vs début protocole.
c/ Image de soi : Fin du protocole 12.6 (+/- 4.40), soit une amélioration de 27.6% vs début protocole. (p=0.0001).
3-Réévaluation téléphonique : Concernant la satisfaction, 3 patientes (20%) étaient très satisfaites. 10 patientes (66.6%) étaient
satisfaites. Une (6.7%) était déçue, une autre (6.7%) très déçue.
Analyse des résultats
« Il a été montré dans de nombreux essais randomisés et méta-analyses que les différentes composantes de la rééducation, guidées par un thérapeute, sont efficaces pour diminuer l’importance des fuites urinaires et améliorer la qualité de vie des femmes»
38
A l’issue du protocole, il y a amélioration de la qualité de vie des patientes. Elles reprennent confiance en elles, sont moins gênées par le port de protections, quand elles en portent (p=0.0001). Le retentissement émotionnel de l’incontinence est amélioré
(p=0.0003). Il y a moins de gêne aux AVQ (p<0.0001). IUE et HAV sont significativement diminuées entre début et fin du protocole (p=0.0005 et p<0.0001). En comparaison avec les données de la littérature, les taux de guérison ou d’amélioration subjectifs rapportés dans la littérature pour la rééducation périnéale atteignent les 80% (8). 100% des patientes ont une sensation
d’amélioration à la fin du protocole Wii, 86% lors de la réévaluation à moyen terme. Dans la revue Cochrane de 2011, les taux
d’amélioration par BFB + RMPP sont relativement comparables à celui de notre étude (73%). Les bénéfices de l’électrostimulation restent nettement inférieurs à l’amélioration apportée par notre protocole.
Biais et limites de notre étude : Faible nombre de patientes, pas de groupe contrôle. Pas de pad test, ni test à la toux standardisé, ni calendrier mictionnel.
Points forts de notre étude: Des questionnaires validés, non invasifs et peu coûteux, recommandés par l’HAS.
Tous les exercices sont corrigés par le kinésithérapeute mais il s’agit d’une technique moins contraignante que la rééducation
manuelle pour le praticien. La rééducation est plus conviviale et les malades peuvent être intégrées avec les autres patients.
Discussion
L’intérêt de la console de jeu Wii a déjà été démontré dans diverses rééducations (2). Clark et al. ont montré la validité et l’utilité
clinique de la WBB en comparaison avec une plateforme de force, gold standard dans l’évaluation de l’équilibre. Quant au biofeedback visuel associé à une plateforme d’équilibre, il permet de réguler les troubles de l’équilibre régulé par les muscles profonds stabilisateurs (SM, TA, MPP) (3). Les inconvénients du biofeedback classique ne sont pas retrouvés : Pas de sonde, position fonctionnelle et visualisation du centre des pressions permet de limiter les compensations posturales. C’est une méthode
stimulante, avec recherche de l’amélioration des scores, ce qui constitue un facteur favorisant l’efficience gestuelle. M. Nicolelis
a bien montré que les jeux vidéo contribuent à une gymnastique cérébrale associée à la gymnastique corporelle favorisant une
réorganisation fonctionnelle du cerveau et de l’activité neuro musculaire. On peut donc s’attendre à ce que la pratique régulière
d’un entraînement sur la Wii® permette une ré- automatisation de circuits neuronaux qui tendrait à l’amélioration de la symptomatologie.
Conclusion
Un protocole de rééducation de l’IUE avec l’activité posturale proprioceptive proposé par le logiciel Wii Fit Plus est efficace sur
l’IUE et l’HAV. Les scores de qualité de vie sont aussi améliorés. Une étude de plus grande envergure pourrait confirmer l’intérêt
de cette prise en charge comme voie complémentaire de la rééducation de l’IUE et de l’HAV chez la femme.
References:
1. VALANCOGNE G. Évolution des indications et des protocoles de rééducation des rééducations urinaire et fécale: une question d'intégration. Acta endoscopica 2004 ; 34(4) : 561-573.
2. WILLIAMS B, DOHERTY NL, BENDER A, MATTOX H, TIBBS JR. The effect of nintendo Wii on balance: a pilot study supporting the use of the Wii in occupational therapy for the well elderly. Occup. Ther. Health Care 2011; 25: 131-139.
3. KERDONCUFF V, DURUFLE A, PETRILLI S, NICOLAS B, ROBINEAU S, LASSALLE A, LE TALLEC H, RAMANANTSITONTA J,
GALLIEN P. Intérêt de la rééducation par biofeedback visuel sur plateforme de stabilométrie dans la prise en charge des troubles
posturaux des hémiplégiques vasculaires. Annales de réadaptation et de médecine physique 2004 ; 47 : 169-176.
39
3
Jeunes Médecins
“Les communications des
jeunes médecins”
– Le Comité Scientifique
ABSTRACT N° 28
EFFET DU FINGOLIMOD, PREMIER TRAITEMENT ORAL DE LA SCLEROSE EN PLAQUES, SUR LES TROUBLES VESICOSPHINCTERIENS DE L’ENCEPHALOMYELITE AUTOIMMUNE EXPERIMENTALE, MODELE MURIN DE LA SCLEROSE EN
PLAQUES
Lucie Even 1,2, Ourdia Bouali 3, Mathieu Roumiguié 1, Guillaume Andrieu 2, Leyre Brizuela-Madrid 2, Isabelle Ader 2, Olivier
Cuvillier 2, Bernard Malavaud 1, 2, Xavier Gamé 1,4
1 : Département d’Urologie, CHU Rangueil, Toulouse, France ; 2 : CNRS/IPBS 5089, Toulouse, France ; 3 : Département de chirurgie pédiatrique, CHU Rangueil, Toulouse, France ; 4 : INSERM U1048, I2MC, CHU Rangueil, Toulouse, France
Correspondant : Lucie Even [email protected] Département d’Urologie, Transplantation Rénale et Andrologie CHU Rangueil
1 Avenue J Poulhes TSA 50032 31059 Toulouse Cedex 9
Introduction
Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) de la SEP sont fréquents et responsables de complications et d’une altération de la qualité de vie.. Le fingolimod (modulateur du récepteur de la S1P) est la première thérapeutique orale commercialisée pour le traitement de la SEP.
Objectifs de l’étude
Evaluer l’efficacité du fingolimod sur les TVS d’un modèle murin de la SEP : l’Encéphalomyélite Autoimmune Expérimentale
(EAE).
Matériel et Méthodes
L’EAE était induite chez des souris C57/BL6 femelles âgées de 12 semaines par injection d’un peptide de myéline associé à de
l’adjuvant complet de Freud et de la toxine pertussique (kits Hookelabs, Hooke kitTM MOG35-55/CFA Emulsion PTX). A l’âge de
14 semaines, les souris ont été séparées en deux groupes : un groupe de souris traitées par fingolimod (FTY 720, 3mg/kg/j) et
un groupe traité par le solvant (DMSO). A l’initiation et à 14 jours de traitement, elles avaient une évaluation clinique (surveillance
de la motricité évaluée sur une échelle de 0 (souris saine) à 6 (souris moribonde), du poids et réalisation d’un calendrier mictionnel sur 8 heures) et une évaluation urodynamique.
Résultats
Alors que le solvant n’avait aucun effet sur les troubles moteurs ni sur les données du calendrier mictionnel et urodynamiques,
les souris traitées par FTY720 avaient une amélioration des troubles moteurs (3,5±0,8 avant vs 1,9±1,1 après traitement,
p=0,0081), une amélioration des données du catalogue mictionnel: augmentation du nombre de mictions par 8h (2,1±0,3 avant
traitement vs 5,0±1,22 après, p=0,0022), augmentation de la diurèse par 8h (623,9±90µl avant traitement vs 1483±330µl après
(p=0,0010)) et augmentation du volume moyen uriné par miction (138,8±20µl avant traitement vs 231,8±36µl après (p=0,046))..
Pour les souris ayant initialement un résidu post mictionnel, ce dernier était diminué après traitement par FTY720 (230±17µl vs
41
121±48µl (p=0,0128)). Sur le plan urodynamique, alors que 56 % des souris avaient une hyperactivité détrusorienne initialement,
aucune n’en avait après traitement (p=0,005).
Commentaires
Il s’agit à notre connaissance de la première étude testant l’efficacité du FTY 720 sur les TVS de la SEP et nous montrons que le
traitement des souris EAE par FTY 720 entrainait une amélioration des fonctions motrices ainsi qu’une amélioration des fonctions vésico-sphinctériennes. La modulation de la voie de la S1P serait donc efficace dans la prise en charge des TVS. Cette dernière pourrait être liée soit à la régression des lésions de démyélinisation du système nerveux central lors de la prise de FTY 720
(1) entrainant une amélioration des fonctions motrices et du contrôle neurologique vésical, soit à une action périphérique sous
trois formes : action sur les propriétés contractiles des cellules musculaires détrusoriennes (2), sur l’inflammation de la paroi vésicale (3) ou sur les récepteurs urothéliaux de la S1P (4).
Conclusion
Le traitement par fingolimod améliore les TVS de l’EAE, modèle murin de la SEP. Cela incite à évaluer l’impact de ce traitement
sur les TVS des patients traités. De plus, la voie de la S1P s’avère une voie prometteuse dans la prise en charge des TVS neurogènes.
Références
1.
Brinkmann V. FTY720 (fingolimod) in Multiple Sclerosis: therapeutic effects in the immune and the central nervous system.
British journal of pharmacology. 2009;158(5):1173-82. Epub 2009/10/10.
2.
Sandhu KS, Chua RG, Zhang X, Kanika ND, Collins SA, Mikhail M, et al. Regional heterogeneity in expression of the sphin-
gosine-1-phosphate pathway in the female rat lower urinary tract. American journal of obstetrics and gynecology.
2009;200(5):576 e1-7. Epub 2009/03/04.
3.
Schwalm, S., J. Pfeilschifter, A. Huwiler. Sphingosine-1-phosphate: A Janus-faced mediator of fibrotic diseases. Biochim
Biophys Acta, 2012
4.
Ballouhey Q., Mazerolles C., Roumiguié M., Zaïdi F., Rischmann P., Malavaud B., Xavier X. Potential role of the sphingosine
kinase 1 in the pathophysiologie of the neuropathic bladder. Neurourol Urodyn 2013 Abstract#770
Remerciements
Les auteurs remercient l’Association Francaise d’Urologie pour son aide financière.
42
ABSTRACT N°80
RELATION ENTRE LES SYMPTOMES ANORECTAUX ET LES SYMPTOMES URINAIRES DANS LA SCLEROSE EN
PLAQUES
GUINET-LACOSTE AMANDINE, MANCEAU PHILIPPE, BLUM CHLOE, WEGLINSKI LAURA, SALGA MARJORIE, AMARENCO
GERARD
Service de Neuro-Urologie et Explorations Périnéales du Pr Amarenco, GREEN, UPMC, Hôpital Tenon
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :Dr Guinet-Lacoste Amandine Service de Neuro-Urologie
et Explorations Périnéales du Pr Amarenco Hôpital Tenon 4 rue de la Chine 75020 Paris [email protected]
Introduction : Dans la sclérose en plaques (SEP), les troubles urinaires et anorectaux ont été largement rapportés en raison de
leur impact uro néphrologique et en termes de retentissement sur la qualité de vie.
Objectifs de l’étude :
1) Etudier l’inter-relation entre troubles urinaires et anorectaux dans une population de patients SEP
2) Discuter l’impact du traitement anticholinergique dans cette inter-relation
Matériels et méthodes : Analyse rétrospective sur 124 patients SEP. Tous les patients ont eu un score EDSS (Expanded Disability Status Scale [1]), un questionnaire de symptômes urinaires (score USP Urinary Symptom Profile, avec comme domaines respectifs l’incontinence urinaire à l’effort (IUE), l’hyperactivité vésicale (HAV) et la dysurie [2]) et une évaluation des troubles anorectaux par le score NBD (Neurogenic Bowel Dysfunction Score [3]).
Deux groupes de patients ont été étudiés : groupe ATCH + (patients sous traitement anticholinergique dans le cadre du traitement d’une vessie hyperactive avec hyperactivité détrusorienne sous jacente), groupe ATCH - (patients exempts de traitement
anticholinergique). Les 2 groupes ont été comparés en termes d’âge, d’EDSS (test de Student) et de sexe (test de Chi2). Le test
de corrélation de Pearson a été utilisé pour l’analyse comparative des données quantitatives.
Résultats : 124 patients (80 femmes, 44 hommes) ont été inclus, dont 49/124 (39,5%) (31 femmes, 18 hommes) dans le groupe
ATCH + et 75/124 (60,5%) (49 femmes, 26 hommes) dans le groupe ATCH -.
Concernant les 124 patients, l’âge moyen était de 49,4 ans (DS ± 10 ans), l’EDSS moyen était de 5,29 (DS ± 1,78), le score NBD
moyen était de 5,54 (DS ± 4,75), le score USP total moyen était de 12,67 (DS ± 7,13).
Une corrélation faiblement positive (p=0,05 ; r=0,27) entre le score NBD et le sous-score USP dysurie ainsi qu’entre le score
NBD et le sous-score USP IUE (p=0,007 ; r=0,37) pour le groupe ATCH + étaient retrouvées, sans incidence du sexe féminin.
Aucune autre corrélation statistiquement significative n’était retrouvée entre le score NBD, les autres sous- score USP, ni le
score USP total, l’âge et le sexe dans le groupe ATCH -, ATCH + ou tous confondus.
43
Il n’y avait pas de différence statistiquement significative pour l’âge entre les 2 groupes pré définis (p=0,68).
Aucune différence statistiquement significative n’était retrouvée entre les 2 groupes pour le score NBD (p=0,26).
Aucune différence statistiquement significative n’était retrouvée entre les scores USP HAV des 2 groupes (p=0,42). A noter que
l’EDSS groupe ATCH + était plus élevé que dans le groupe ATHC - (p=0,02).
Le score USP dysurie groupe ACTH + était significativement plus élevé que dans le groupe ATCH - (p=0.0009).
Le score USP IUE groupe ATCH + était significativement plus élevé que dans le groupe ATCH - (p=0,02), sans influence du sexe
féminin.
Commentaires : Les troubles anorectaux étant rapportés dans près de deux tiers des cas dans la SEP, la faiblesse du score
NDB moyen (NBD score maximal /47) dans notre population de SEP « standard » (majorité de femmes, âge, EDSS moyen) pose
la question de l’utilisation de ce score, non linéaire, validé initialement chez les patients blessés médullaires, dans l’évaluation
des troubles anorectaux de la SEP. Cela pourrait expliquer, en partie, l’absence de corrélation entre le NBD et l’USP total et l’absence de différence significative du NBD entre les 2 groupes ATCH + et ATCH -.
Sans grand étonnement, nous retrouvons un score dysurie plus élevé chez les patients SEP sous traitement anticholinergique,
pouvant favoriser la mise en évidence d’une corrélation entre NBD et USP dysurie chez ces patients, alors qu’aucune différence
de score NBD n’était retrouvée entre les 2 groupes ATCH + et ATCH -. Les efforts de poussées chroniques chez des patients
dysuriques sous anticholinergiques et constipés pourraient expliquer, en partie, un score IUE plus élevé dans le groupe ATCH+,
sans incidence du sexe féminin retrouvée. Bien entendu, la différence d’EDSS est à prendre en compte dans l’interprétation des
résultats, score USP HAV notamment.
Conclusion : La comparaison du score NBD au score USP ne permet pas la mise en évidence de corrélations « intéressantes »
entre troubles anorectaux et urinaires dans la SEP.
Un score d’évaluation des troubles anorectaux, spécifiquement conçu et validé dans la SEP pourrait être intéressant, le NBD
ayant des limites certaines dans cette population.
Références
[1] Kurtzke JF. Rating neurological impairment in multiple sclerosis: an Expanded Disability Status Scale (EDSS). Neurology.
1983. 33(11):1444–1452
[2] Haab F, Richard F, Amarenco G et al. Comprehensive evaluation of bladder and urethral dysfunction symptoms: development
and psychometric validation of the Urinary Symptom Profile (USP) questionnaire. Urology. 2008 Apr;71(4):646-56
[3] Krogh K, Christensen P, Sabroe S et al. Neurogenic Bowel Dysfunction Score. Spinal Cord. 2006; 44: 625-31
44
ABSTRACT N°64
BANDELETTE URINAIRE ET EFFICACITE DES TRAITEMENTS ANTIBIOTIQUES DANS LES INFECTIONS URINAIRES
SYMPTOMATIQUES CHEZ LES BLESSES MEDULLAIRES
Nader HADIJI 1, Jean Gabriel PREVINAIRE2, Jean Marc SOLER1
1Centre Bouffard-vercelli-Cap Peyrefite-66290-Cerbère-France ; 2 Département médullaire, centre Calvé, Fondation Hopale,
62600 Berck-Sur- Mer-France
Correspondant HADIJI Nader Centre bouffard-vercelli-66290-Cerbère [email protected]
Introduction/Objectifs de l’étude
Le but de notre étude est de déterminer l’efficacité à J3, des traitements antibiotiques (ATB) dans les infections urinaires (IU) des
blessés médullaires (BM).
Matériel et Méthodes
Nous avons réalisé une étude prospective mono-centrique sur 28 BM hospitalisés durant l’année 2013. Tous nos BM ont eu une
IU. Ce diagnostique a été posé en présence d’au moins 3 signes cliniques (Fièvre, frissons, fuites, pollakiurie, aspect et odeur
des urines, douleurs, hyperréflexie autonome, spasticité) associés à des critères bactériologiques (>105/ml) à l’examen cytobactériologique des urines (ECBU). Nous avons exclu les BM porteurs de sonde à demeure.
A J0 et J3: nous avons réalisé pour chaque BM avant et après l’installation du traitement ATB, une évaluation des signes cliniques d’IU, une BU et un ECBU. Nos données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel EXCEL. Nous Avons calculé des
moyennes, des médianes pour les variables quantitatives et des fréquences simples et des fréquences relatives (pourcentage)
pour les variables qualitatives. Le test de Chi-deux a été utilisé pour la comparaison des moyennes.
Résultats
Notre population a été à prédominance masculine (87,5%) et d’âge moyen de 65 ans [21-78]. La durée moyenne d’évolution
post traumatique a été de 148 mois [13-576].
A J0 : tous nos BM ont eu une IU symptomatique avec au moins 3 signes cliniques et un ECBU+. 30/32 (93,75%) ont eu une
BU+.
A J3 : nous avons réalisé 42 contrôles (clinique, BU et ECBU). La corrélation entre la disparition des signes cliniques d’IU, la BUet l’ECBU- a été notée dans 32/42 contrôles (76,19 %). 6/42 (14,28%) ont eu un contrôle positif (BU+ et ECBU+) sans signes
d’IU. 4/42 (9,5%) ont eu un contrôle positif (BU+ et ECBU+) avec des signes cliniques d’IU.
La différence de pourcentage de BU +, associées à la disparition des signes clinique, entre J0 et J3, est significative (p<0,05).
45
Commentaires
La définition de l’IU chez les patients avec vessies neurologiques reste à nos jours un sujet de débats. La revue de la littérature a
souligné l’intérêt des signes cliniques associés aux données de l’ECBU pour poser ce diagnostic et instaurer un traitement ATB
adapté. La durée de ce traitement est restée non précise par manque de critères objectifs d’évaluation de son efficacité. Or les
recommandations de bonne pratique professionnelles (RBPP), nous obligent à évaluer un l’efficacité des ATB entre J2 et J3
après leur instauration.
Notre étude a montré que la BU associée à l’évaluation des signes cliniques d’IU dans les vessies neurologiques des BM, pourrait constituer un moyen simple, rapide et objectif dans la surveillance de l’efficacité des ATB à J3. La corrélation de ce test à
81,25% avec la clinique et l’ECBU, nous amènerait à discuter la durée totale des ATB dans cette indication.
Conclusion
Notre étude a objectivé l’intérêt des BU dans le suivi des IU symptomatiques des vessies neurologiques des BM. Ce test nous
permettrait de répondre aux RBPP et de limiter la durée des ATB dans cette population.
Références
[1] J Salomon, A Gory, L Bernard. Infections urinaire et vessie neurologique. Prog en urol (2007) ;17: 448-453
[2] J-D Cavallo, E Garrabé. Outils du diagnostic biologique des infections urinaires nosocomiales (IUN) : analyse critique. Médecine et maladies infectieuses ;33:447-456.
[3] P Rivierre, L Dauphin, JY Lemonnier. Infection urinaire en court séjour gériatrique :intérêt de la bandelette urinaire. Rev Med
Interne;18 : 765-768.
46
ABSTRACT N°109
LES TROUBLES URINAIRES NOCTURNES DANS LA SCLEROSE EN PLAQUE : ETUDE CLINIQUE ET URODYNAMIQUE
SUR 309 PATIENTS.
Mauruc Elsa1, Falcou Laëtitia1, Manceau Phillipe1, Guinet-Lacoste Amandine1, Sheikh Ismael Samer1, Amarenco Gérard1,
1Service de Neuro-Urologie et d’Explorations Périnéales, Hôpital TENON, APHP, 4 Rue de la Chine, 75020 Paris, France,
GREEN UPMC, GRC 01 UPMC
Introduction :
Si les troubles urinaires diurnes sont bien décrits dans la Sclérose En Plaque (SEP), il n’existe que peu de données dans la littérature, concernant l’incontinence urinaire nocturne et la nycturie.
Objectifs :
Cette étude avait pour objectif de préciser la prévalence, les facteurs cliniques et urodynamiques des Troubles Urinaires Nocturnes (TUN), puis spécifiquement de la nycturie et des incontinences urinaires nocturnes, dans la SEP.
Matériel et Méthode :
Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique menée sur 309 patients atteints de SEP. Les différentes variables cliniques
étudiées étaient : le sexe, l’âge, le score EDSS et les symptômes urinaires (c’est-à-dire l’existence ou non d’un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale et/ou d’une rétention urinaire). Les différents paramètres urodynamiques étudiés étaient : la capacité cystomanométrique maximale, la présence d’une hyperactivité détrusorienne, le volume de survenue de la première contraction non inhibée du détrusor. Cette analyse fut menée dans les trois groupes suivants : les patients sans TUN constituant notre
groupe contrôle, les patients avec une nycturie isolée (sans incontinence) (NI) et les patients avec des incontinences urinaires
nocturnes (IUN). L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du test t de Student et du test exact de Fisher. Afin de démontrer
une relation entre les TUN / NI / IUN et les paramètres cliniques et urodynamiques, des odds ratios ont été calculés avec leurs
intervalles de confiance.
Résultats :
53,3% des patients avaient des TUN et 35,7% des IUN. Le nombre moyen de patients avec une hyperactivité vésicale était statistiquement supérieure dans le groupe TUN que dans le groupe témoin (p <0,001). Le même résultat s'observait pour les IUN et
la NI (p <0,001). La capacité maximale cystomanométrique est statistiquement plus faible dans le groupe NUD que dans le
groupe contrôle (313 ml vs 380,17 ml, p <0,001).
De même, le volume de la première contraction du détrusor était significativement plus faible dans le groupe TUN en comparaison avec le groupe témoin (p = 0,041). Il n'y avait pas de différence significative concernant les facteurs urodynamiques entre le
groupe NI et le groupe IUN.
Il n'y avait pas de différence statistique concernant le score EDSS entre les groupes TUN et le groupe contrôle (p = 0,228). Lorsque le score EDSS était supérieur ou égale à 6 ou 7, le risque de développer TUN n'était pas statistiquement augmenté.
47
Par ailleurs nos résultats ont révélé que les patients avaient 2,08 fois ou 3,54 fois plus de risques d’avoir des IUN lorsque le
score EDSS était supérieur ou égal à 6.0 ou 7.0 (p = 0,033 et p = 0,0038). En revanche, le sexe n'était pas un facteur de risque
(p = 1).
Commentaires :
Les principaux résultats de notre étude révèlent que plus de la moitié des patients atteints de SEP avait des TUN et plus d'un
tiers de ces patients présentait une IUN. Ces résultats doivent être pris en compte dans l'évaluation et le traitement des troubles
urinaires de patients atteints de SEP, mais également dans l'analyse des facteurs de risque de chute nocturne. En effet, il est généralement bien accepté que la SEP augmente le risque de chute1 .
Ce risque est d’autant plus élevé qu’il existe de nombreux symptômes pouvant conduire à la chute dans cette population spécifique de patients, tels que des troubles de l’équilibre, des faiblesses musculaires, de la spasticité, des troubles visuels et des
étourdissements2.
Conclusion :
Les TUN sont un problème fréquemment observés dans la SEP et peuvent augmenter le risque de chutes nocturnes. Nos résultats suggèrent que l’hypercactivité détrusorienne est le principal mécanisme des TUN. L’analyse de ces troubles urinaires nocturnes devrait faire partie de la stratégie thérapeutique dans la prise en charge des patients atteints de SEP.
Référence:
1. Nilsagard Y , Lundholm C, Denison E , Gunnarsson LG. Predicting accidental falls in people with multiple sclerosis: longitudinal study. Clin Rehabil. 2009 Mar;23(3):259-69.
2. Finlayson ML, Peterson EW, Cho CC. Risk factors for falling among people aged 45 to 90 years with multiple sclerosis. Arch
Phy Med Rehabil 2008;89:1031-103
48
ABSTRACT N°107
Profil sensitif urétral chez le sujet neurologique et neurologiquement sain : mise au point et analyse prospective chez
183 patients.
Auteurs : L. Weglinski*, M. Thomas-Pohl*, M. Salga*, C. Demans-Blum*, P. Manceau*, G. Amarenco*
*Service de neuro-urologie, hôpital Tenon, APHP, Paris
Introduction : Contrairement à la sensibilité vésicale, la sensibilité de l’urètre est peu étudiée. Les techniques d’analyse objective de cette sensibilité sont rares et peu répandues (seuil de perception électrique intra-urétrale, potentiels cutanés sympathiques, imagerie fonctionnelle…).
Objectif de l’étude : Mettre au point une analyse qualitative et quantitative de la sensibilité urétrale lors d’un cathétérisme vésical.
Matériel et méthodes : Dans cette étude monocentrique prospective, tous les patients consécutifs consultant dans le service
de neuro-urologie pour un bilan urodynamique ont été inclus. Sont exclus les patients avec syndrome douloureux pelvi-périnéal.
Lors de l’introduction de la sonde vésicale de cystomanométrie charrière 8 par voie trans-urétrale, il était demandé au patient de
scorer sur une échelle visuelle analogique (EVA) graduée de 0 à 10 la douleur ressentie, ainsi que le déclenchement d’une sensation de besoin d’uriner. Cette évaluation était réalisée à chaque centimètre, après une courte pause, depuis le méat urétral jusqu’à la vessie. L’arrêt de la progression de la sonde s’effectue à l’apparition de gouttes d’urines dans la tubulure ou devant l’impossibilité de progression. Les données ont été modélisées sous forme de représentation graphique sur les plans spatial et temporel, définissant ainsi le Profil Sensitif Urétral (PFU). Les données quantitatives ont été analysées en termes de moyenne, écarttype, médiane. Une étude différenciée a été réalisée selon le sexe et dans les sous-populations de sujets neurologiquement
sains, avec pathologie neurologique centrale ou périphérique.
Résultats : 183 patients ont été inclus, 128 femmes et 55 hommes, d’âge moyen 50.8 ans chez les femmes, 52 ans chez les
hommes. La douleur maximale moyenne chez la femme est au neuvième centimètre, sa valeur est 1.2 +/- 1.9 [0 ;9], la médiane à
0, et chez l’homme la douleur maximale moyenne est au vingt-quatrième centimètre, sa valeur est 2.95 +/- 3.2 [0 ;10 ], la médiane est à 2. Le recueil de l’EVA douleur a pu être réalisé chez tous les patients, alors que la sensation de besoin a été déclarée chez 73 patients, soit 32%. Chez la femme, le profil sensitif urétral décrit une courbe avec une élévation initiale rapidement
progressive de l’EVA jusqu’au troisième centimètre, puis plus lente jusqu’au neuvième centimètre avec une douleur moyenne
maximale, puis une diminution entre 6 et 12 cm. Chez l’homme le profil sensitif augmente de façon rapidement progressive jusqu’à 9 cm puis augmente plus lentement jusqu’à la douleur maximale au centimètre 24 pour une distance maximale au méat entre 19 et 30cm. Le profil des patients avec pathologie neurologique centrale et le profil des sujets non neurologiques ont le
même aspect que le profil global. Chez les sujets neurologiques centraux (n=78 chez la femme, n=55 chez l’homme), l’EVA
moyenne maximale est à 0.9 +/- 1.5 [0 ; 6] chez la femme, médiane à 0, et chez l’homme la moyenne est à 2.47 +/- 3.4 [0 ; 10],
la médiane à 1.3. Chez le sujet non neurologique la moyenne est à 2.1 +/- 2.5 [0 ; 9] chez la femme (n=42), médiane à 1, et chez
l’homme (n=11), la moyenne est à 5.66 +/- 2.83 [0 ; 10], médiane à 6. Chez les patients avec pathologie neurologique périphérique, l’EVA maximale moyenne est de 0.375 chez la femme (n=8), et 1 chez l’homme (n=2)
Commentaires : La douleur lors du sondage est en moyenne peu élevée, plus élevée chez l’homme que chez la femme.
Comme attendu, la sensibilité urétrale est diminuée chez les patients avec pathologie neurologique périphérique. La sensation
de besoin d’uriner est plus difficile à caractériser, tout comme en pratique clinique, la sensation de besoin urgent n’est pas facile
à distinguer de la sensation de douleur. La morphologie générale de la courbe du PSU pourrait refléter l’anatomie, mais on cons-
49
tate l’absence de corrélation nette entre la longueur fonctionnelle anatomique de l’urètre (4-5cm chez la femme, 15-20cm chez
l’homme) et la longueur du profil sensitif de l’urètre (6-12cm chez la femme, 19-30cm chez l’homme). Ceci peut être expliqué
par la sensibilité extéroceptive de l’urètre, par la sensibilité proprioceptive des structures avoisinantes, et/ou la persistance de la
sensation douloureuse après passage de la sonde. On observe une grande disparité des résultats, pouvant refléter une population inhomogène, avec des prises médicamenteuses pouvant influer sur la perception de la douleur (anticholinergiques, antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, antalgiques neurotropes,…). Aussi, aucune normalisation sur
la réplétion rectale n’a été réalisée.
Conclusion : Le PSU réalisé lors de la pose de la sonde intra-vésicale de cystomanométrie est une technique originale d’évaluation de la sensibilité de l’urètre. Il définit un véritable profil, avec une évolution de la sensibilité tout au long de l’urètre. Les résultats obtenus sont ceux attendus en fonction de la typologie des patients : pas de sensibilité chez les patients avec pathologie
neurologique périphérique, sensibilité persistante chez les patients avec pathologie neurologique centrale. Il n’est pas retrouvé
de corrélation stricte entre le PSU et l’anatomie structurelle de l’urètre. Cette méthode, si elle est reproductible, permettrait
d’évaluer certaines thérapeutiques médicamenteusess ou non médicamenteuse pouvant modifier la sensibilité de l’urètre, en
particulier chez les patients souffrant d’un syndrome de douleur pelvi-périnéale.
50
ABSTRACT N°1
Mégavessie Congénitale : analyse clinique et urodynamique de 126 cas
Auteurs (NOM et PRENOM en toutes lettres) : Laetitia Falcou, Elsa Mauruc, Amandine Guinet-Lacoste, Marylène Jousse, Frédérique Le Breton, Delphine Vérollet, Gérard Amarenco
Service de Neuro-Urologie and Explorations Périnéales, Hôpital Tenon, APHP, 4 rue de la Chine 75020 Paris, France, GRC 01,
UPMC, GREEN Group of clinical REsEarch in Neurourology, University of Pierre and Marie Curie
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) : Laetitia FALCOU 19 rue Auguste Lançon 75013 Paris
Mail : laetitia.falcoumail.com
Introduction : La mégavessie congénitale est caractérisée par l’association d’un syndrome des mictions rares, et d’une capacité vésicale fonctionnelle augmentée en l’absence de toute pathologie neurologique ou urologique. Fréquente, elle est peu rapportée dans la littérature. Cette étude permet l’analyse comparée des caractéristiques cliniques et urodynamiques des mégavessies congénitales asymptomatiques et symptomatiques.
Matériel et Méthodes : Analyse rétrospective de 126 patients adultes ayant une mégavessie. Les caractéristiques cliniques,
urodynamiques, radiologiques et thérapeutiques ont été étudié. A partir de ces données, les patients ont été réparti en 2 groupes : patients asymptomatiques et symptomatiques (dysurie, rétention urinaire complète ou incomplète); et les données ont été
comparées.
Résultats : Quatre-vingt un pourcent des patients ayant une mégavessie étaient des femmes. Vingt et un patients étaient
asymptomatiques (17%), 105 patients étaient symptomatiques (83%). Les patients du groupe symptomatique étaient significativement plus âgés (54.3 ans +/-14.7). La dysurie (53%) et la rétention d’urine (27%) étaient les symptômes les plus fréquents
dans le groupe symptomatique. Le débit maximal et moyen à la débitmétrie étaient significativement plus élevé dans le groupe
asymptomatique (p=0.0074). L’hypoesthésie vésicale était retrouvée dans les 2 groupes sans différence significative. Par contre
les mégavessies symptomatiques étaient significativement plus hypocontractiles (p=0.0001). Dix neuf patients (18%) avaient
une complication uro-néphrologique grave.
Conclusion : La mégavessie congénitale est certainement sous-estimée. Elle est à rechercher devant un tableau de dysurie/rétention chez un patient ayant un syndrome des mictions rares ou devant des complications uro-néphrologique (infections urinaires fébriles, reflux vésico-urétéral, dilatation des cavités pyélocalicielles). L’hypothèse d’une défaillance structurelle de la vessie
ou d’une dysautonomie à expression vésicale peut être avancée.
51
ABSTRACT N°86
« Méat urétral enfoui » : problématiques, définitions et prévalence.Etude descriptive sur 61133 patientes.
Auteurs : M. Salga, A. Guinet-Lacoste, F. Le Breton, D. Vérollet, P. Manceau, G. Amarenco
Introduction : Le « méat urétral enfoui » (« MUE ») est une réalité rencontrée en pratique courante. L’étiopathogénie n’est pas
univoque (urètre hypospade, hypertrophie ou fusion des lèvres, clitoridomégalie, prolapsus pelvien, atrophie vulvo-vaginale, obésité …) avec absence de définition claire et d’études spécifiques.
Objectifs de l’étude :
1. Vérifier l’existence de troubles fonctionnels spécifiques (infections, incontinence urinaire particulières, difficulté de cathétérisme urétral).
2. Apprécier la prévalence du « méat urétral enfoui ».
3. Préciser les caractéristiques anatomiques du concept « MUE ».
Matériel et Méthodes : Nous avons recherché les termes « MUE » et « urètre hypospade » dans une base de données informatisées répertoriant les patients consultant dans le service entre 2000 et 2014 pour une pathologie pelvi-périnéale. Chaque dossier
a été analysé textuellement à la recherche d’atteintes spécifiques : fuites urinaires insensibles, infections urinaires et difficultés
de cathétérisme rencontrés lors de bilans urodynamiques, cystoscopies et apprentissage du geste de l’autosondage.
Résultats : Parmi les 61133, nous avons retrouvé 131 patientes (0,18%) répondant aux critères d’inclusions dont 91 consultaient pour des troubles urinaires d’origine neurologique (sclérose en plaque, lésion médullaire traumatique, accident vasculaire
cérébral, paralysie cérébrale, neuropathie périphérique). Les autres ne présentaient pas de pathologie neurologique sous jacente.
Les circonstances de découverte du « MUE » ont été :
- l’examen périnéal systématique dans 63 cas (48 %),
- des difficultés de cathétérisme urétral dans 65 cas (49 %).
- des signes cliniques particuliers (incontinence urinaire insensible) pour 3 patientes.
Les infections urinaires à répétition n’ont pas conduit à la découverte de « MUE ».
L’autosondage était préconisé chez 81 patientes. La présence d’un « MUE » n’a pas permis l’apprentissage du geste pour 70
d’entre elles, a entrainé des difficultés de réalisation dans 8 cas et ne posait pas problème pour 3 patientes.
52
Dans les causes de « MUE », on retrouve 19 « UH », 16 patientes en surpoids, 18 patientes avec une spasticité gênante des
muscles adducteurs, 5 atrophies vulvovaginales et un prolapsus pelvien. Dans les autres cas, aucune précision n’était donnée
quand aux particularités du « MUE ».
Discussion : Le « MUE » ne fait pas l’objet d’une définition consensuelle et précise qui reste à déterminer. Il correspond néanmoins à une entité anatomoclinique qui n’est pas si rare (0,18%). Si dans 97 % des cas, la découverte est fortuite, dans 59 %, il
pose problème lors du cathétérisme urétral que ce soit à visé diagnostique (bilan urodynamique, cystoscopie) ou thérapeutique
(auto et hétérosondages). Un autre mode de drainage urinaire doit alors être envisagé. Le caractère symptomatique (incontinence urinaire, mictions vaginales, infections urinaires) reste exceptionnel (3%).
Conclusion : Le « MUE » n’est pas rare mais les caractéristiques anatomiques de ce concept reste à définir. De découverte essentiellement fortuite, le retentissement fonctionnel peut être majeur, notamment chez les patients nécessitant une vidange vésicale par sondage vésical.
Références :
1. Chemaou A. Female hypospadias diagnosed in an adolescent. Archive Pédiatrie 2013
2. Ghaffary C. A practical approach to difficult urinary catheterizations Current Urology Reports 2013
53
ABSTRACT N°98
IMPACT DES TRAITEMENTS ANTICHOLINERGIQUES, A VISEE VESICALE, SUR LES FONCTIONS COGNITIVES.
Auteurs (NOM et PRENOM en toutes lettres) : MANCEAU Philippe, SALGA Marjorie, THOMAS Marie, BLUM Chloé, WEGLINSKI
Laura, AMARENCO Gérard.
Service de Neuro-Urologie et d’Explorations Périnéales, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hôpital TENON.
Correspondant (Nom, Prénom, adresse postale, adresse électronique) : MANCEAU Philippe ; Service de Neuro-Urologie et d’Explorations Périnéales ; Hôpital TENON, 4 rue de la Chine, 75020 PARIS ; [email protected]
Introduction : Les anticholinergiques (Ach) sont un des traitements de première ligne des syndromes cliniques d’hyperactivité
vésicale. Ils sont très habituellement prescrits sans évaluation préalable de leur potentiel effet indésirable sur les fonctions cognitives.
Objectifs de l’étude : Evaluer l’apparition ou l’aggravation d’un déficit cognitif dans une population mixte de patients neurologiques et non neurologiques lors de l’introduction d’un traitement par Ach pour syndrome clinique d’hyperactivité vésicale.
Matériels et Méthodes : Chez les patients naïfs d’Ach (J0), une évaluation prospective systématique des fonctions cognitives a
été réalisée par Mini-Mental Score (MMS), test de l’horloge, épreuve des cinq mots et Batterie Rapide d’Efficience Frontale
(BREF). En fonction du score MMS à J0, les sujets ont été classés comme sain (MMS > 27), avec déficit cognitif léger (20 <
MMS = 27), modéré (10 < MMS = 20) et sévère (MMS = 10). Pour la sous-population de patients atteints de sclérose en plaques
(SEP) ont été ajoutés le Symbol Digit Modalities Test (SDMT) et le Multiple Sclerosis Neuropsychological screening Questionnaire (MSNQ). La charge anticholinergique pour chaque patient a été évaluée grâce à l’Anticholinergique Drug Scale (ADS)1.
Après 30 jours d’Ach (J30), les mêmes tests ont été de nouveau réalisés. Les résultats sont donnés en valeurs moyennes +/- déviation standard. Les variables quantitatives des différents tests ont été comparées entre J0 et J30 par t-test de Student. La corrélation entre troubles cognitifs et charge anticholinergique a été déterminée par calcul du coefficient de Spearman.
Résultats : 21 patients ont été inclus (12 femmes et 9 hommes), dont 13 sujets (61.9%) atteints de SEP. L’âge moyen à l’inclusion était de 51 +/- 14 ans. Les valeurs moyennes des différents tests cognitifs à l’inclusion sont de 26.86 +/- 3.42 pour le MMS,
5.90 +/- 1.70 pour le test de l’horloge, 9.52 +/- 1.17 pour l’épreuve des cinq mots, 14.95 +/- 2.77 pour la BREF. Pour les 13 patients atteints de SEP, le SDMT moyen est de 30.31 +/- 8.97 et le MSNQ moyen de 22.31 +/- 12.44. 10 patients (47.6%) présentent un déficit cognitif avant introduction des Ach : 9 patients (42.9%) un déficit cognitif léger, 1 patient (4.8%) un déficit modéré,
aucun patient un déficit sévère. La charge anticholinergique moyenne avant traitement est de 0.50 +/- 0.96. L’étude sera présentée avec l’ensemble des résultats définitifs, notamment issus de l’évaluation à J30.
Commentaires : Près de la moitié des patients, chez lesquels un traitement Ach est proposé, présente un déficit cognitif avant
traitement. Il est nécessaire de poursuivre ce travail pour déterminer l’impact proprement dit des Ach sur le plan cognitif. Avant
prescription d’un Ach, le clinicien considère habituellement le risque de majorer la dysurie mais rarement le risque d’aggraver le
déficit cognitif des patients. Cela constitue pourtant un effet indésirable potentiel connu des Ach2,3. Il sera également intéressant de vérifier si l’importance du déclin cognitif est corrélée à la charge anticholinergique.
54
Conclusion : Les Ach sont fréquemment prescrits à une population de sujets avec des fonctions cognitives altérées avant traitement. Cette prescription nécessite donc une évaluation cognitive avant traitement mais également une réévaluation rapide pour
pallier l’apparition d’un déclin cognitif induit ou majoré par les Ach.
Références :
1.
Carnahan RM, Lund BC, Perry PJ, et al. The anticholinergic drug scale as a measure of drug-related anticholinergic bur-
den: association with serum anticholinergic activity. J Clin Pharmacol 2006;46:1481-6.
2.
Madhuvrata P, Cody JD, Ellis G, et al. Anticholinergic drugs for adult neurogenic detrusor overactivity : a systematic review
and meta-analysis. Eur Urol 2012;62:816-30.
3.
Kay G, Crook T, Rekeda L, et al. Differential effects of the antimuscarinic agents darifenacin and oxybutinin ER on memory
in older subjects. Eur Urol 2006;50:317-26.
55
ABSTRACT N°108
RÉPONSES CUTANÉES SYMPATHIQUES ET SCLÉROSE EN PLAQUES : ÉTUDE DESCRIPTIVE, PROSPECTIVE ET CORRÉLATION AUX TROUBLES NEUROPÉRINÉAUX
THOMAS-POHL Marie, WEGLINSKI Laura, SALGA Marjorie, DEMANS-BLUM Chloé, MANCEAU Philippe, AMARENCO Gérard
Service de neuro-urologie – hôpital TENON
Correspondant : THOMAS-POHL Marie, service de neuro-urologie, Hôpital Tenon, 4 rue de la Chine, 75020 PARIS
[email protected]
Introduction : L’atteinte du système nerveux végétatif au cours de la sclérose en plaques (SEP) a déjà été signalée, et pourrait
aussi intervenir dans la genèse des troubles vésico-sphinctériens, anorectaux et génitosexuels.
Objectifs de l’étude : 1) Décrire les réponses cutanées sympathiques (RCS) dans une population de SEP ; 2) corréler les RCS
aux troubles neuropérinéaux.
Matériels et méthodes : C’est une étude monocentrique prospective portant sur 20 patients SEP, sans médicament interférant
avec le système nerveux autonome. Tous les patients ont bénéficié d’un examen clinique, de scores de symptômes (Expanded
Disability Status Scale (EDSS), Urinary Symptoms Profile (USP), Neurogenic Bowel Dysfunction (NBD), Female Sexual Function
Index (FSFI) ou International Index of Erectile Function (IIEF15)), et d’un bilan urodynamique. Chez tous les patients, nous avons
recueillis les RCS à la paume, à la plante et au périnée, déterminés par stimulation mécanique sus-orbitaire à l’aide d’un marteau électronique (Keypoint-Alpine). Nous avons retenu comme critère d’altération des RCS l’abolition de la réponse dans un ou
plusieurs sites, sans prendre en compte la latence ni l’amplitude. Une étude de corrélation a été réalisée entre la présence ou
non des RCS et l’âge, le sexe, et les scores de symptômes, par un test non paramétrique de Wilcoxon (logiciel stata).
Résultats : 20 patients (10 hommes et 10 femmes) ont été inclus, d’âge moyen 48 ans [extrêmes 32 - 67 ans], avec une sclérose en plaques évoluant depuis 12 ans en moyenne (± 8), avec un EDSS moyen de 5,2 (± 1.3). 55% (11/20) des patients
avaient une abolition des RCS. Dans cette population, 63% (7/11), 100% (11/11) et 90% (10/11) avaient, respectivement, une
abolition des RCS au niveau des mains, des pieds et du périnée. Tous avaient une vessie neurologique hyperactive. Cette absence de RCS n’était pas corrélée de façon statistiquement significative avec l’âge, le sexe, le score EDSS, la durée de la maladie, le score USP total, les sous-scores USP hyperactivité et USP dysurie, le score NBD ou encore le score sexuel FSFI ou
IIEF15. L’abolition des RCS au niveau du périnée était corrélée à l’abolition des RCS à la plante (p=0.0001).
Commentaires : Une perturbation des RCS signe soit une atteinte de l’efférent sympathique (fibres non myélinisées de type C
innervant les glandes sudoripares) mais tout autant une atteinte de l’afférent. C’est pour s’affranchir d’un éventuel trouble de la
sensibilité que nous avons privilégié la stimulation mécanique céphalique dans cette population où l’on sait qu’il existe très souvent une lésion des voies lemniscales. Une altération des RCS a déjà été décrite dans la SEP, chez 43 à 94% des patients [1-3],
inconstamment corrélée à l’EDSS [1-3] mais plus souvent à la durée de la maladie [2]. De manière plus spécifique, deux seules
études démontrent le peu de corrélation entre les troubles neuropérinéaux et l’altération élective de la réponse périnéale. Dans
notre étude, une abolition des RCS est retrouvée chez 55% des patients.
56
A l’instar de la littérature, il n’y avait aucune association entre une abolition des RCS quelle que soit leur localisation et les variables étudiées. L’altération des RCS au niveau du périnée est corrélée à l’altération des RCS à la plante (p=0.0001). Le recueil
des RCS sur deux sites uniquement, au niveau de la paume et de la plante pourrait donc être suffisant pour l’appréciation des
anomalies des RCS dans cette population de SEP.
L’altération des RCS semble témoigner d’une participation autonomique aux dysfonctionnements urinaires de la SEP, trop souvent considérés comme uniquement somatiques.
Conclusion : Dans cette série de patients SEP consultant pour troubles neuropérinéaux, la moitié a des anomalies des RCS.
Ces altérations traduisent une dysautonomie et ne semblent pas être corrélées aux troubles vésico-sphinctériens, ano-rectaux
ou génito-sexuels. Le recueil des RCS sur deux sites uniquement, à la paume et à la plante semble suffisant dans cette population de SEP.
Références :
1. Amarenco G, Raibaut P, Hubeaux K et al. Dysautonomie et troubles urinaires au cours de la sclerose en plaques. Etude clinique, urodynamique et cardiovasculaire. Progrès en urologie 2013;23:1505-1510.
2. Aghamollaii V, Harirchian MH, Modabbernia A et al. Sympathetic skin response in multiple sclerosis and clinicallyisolated syndrome : a case-control study. Clinicalneurophysiology 2011;41:161-171
3. Seçil Y, Yetimalar Y, Gedizlioglu M et al. Sexualdysfunction and sympathetic skin responserecordedfrom the genitalregion in
womenwith multiple sclerosis. Multiple sclerosis 2007;13(6):742-8
57
ABSTRACT N°53
RESULTATS DE LA STIMULATION DU NERF TIBIAL DE TYPE TENS DANS LE TRAITEMENT DES TROUBLES VESICOSPHINCTERIENS D’ORIGINE NEUROLOGIQUE.
Auteurs: Pauline Roulette1, Evelyne Castel-Lacanal2, Philippe Marque2, Pascal Rischmann1, Xavier Gamé1
1 : Département d’Urologie, Transplantation Rénale et Andrologie, CHU Rangueil, Toulouse, France ; 2 : Service de Médecine
Physique et Réadaptation, CHU Rangueil, Toulouse, France ; Correspondant : Xavier GAMÉ Département d’Urologie, Hôpital de
Rangueil, 1, avenue du Professeur Jean Poulhès TSA 50032 - 31059 Toulouse cedex 9 Adresse électronique :
[email protected]
Introduction : La stimulation du nerf tibial de type TENS est une alternative peu invasive aux anti-cholinergiques. Son efficacité
a été démontrée dans l’hyperactivité détrusorienne idiopathique1,2, mais elle a été peu étudiée dans le traitement des troubles
vésico-sphinctériens d’origine neurologique.
Objectif : Évaluer les résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans les troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique réfractaires.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur tous les patients ayant des troubles vésico-sphinctériens
d’origine neurologique, réfractaires aux traitements médicamenteux, traités par stimulation transcutanée du nerf tibial de type
TENS entre janvier 2009 et décembre 2013. A l’initiation du traitement, l’appareil était loué pour 8 semaines et une éducation par
une infirmière spécialisée était réalisée. Les patients étaient revus en consultation de neuro-urologie à 2 mois afin d’évaluer les
résultats. Ils avaient un bilan urodynamique et remplissaient un catalogue mictionnel de niveau 2 sur 3 jours, avant l’initiation et
dans la semaine précédant la consultation d’évaluation. Le critère de jugement principal était l’achat de l’appareil à 2 mois.
Résultats : Quatre-vingt-treize patients, 64 femmes et 29 hommes, d’âge moyen 56,71 ± 16 ans, ont été traités. Les principales
pathologies neurologiques étaient une sclérose en plaques dans 30,11% des cas, une atrophie multisystématisée dans 12,90%
des cas, une maladie de Parkinson dans 10,75 % des cas et une lésion médullaire dans 10,75 % des cas.. Les symptômes urinaires étaient des symptômes de la phase de remplissage dans 67,73% des cas, de la phase mictionnelle dans 3,25 % des cas
et des deux dans 29,02% des cas. Le suivi médian était de 8 mois (0-88 mois).
A 2 mois, l’appareil a été acheté par 62 patients (68,89 %). Il s’agissait de 68,25 % de ceux ayant des symptômes de la phase
de remplissage, de 33,33 % de la phase mictionnelle et de 66,67 % des deux. Concernant les pathologies neurologiques, 67,86
% des patients avec sclérose en plaques ont acheté l’appareil, 83,33 % des atrophies multisystématisées, 70 % des maladies
de Parkinson et 70 % des lésions médullaires.
Sur le plan urodynamique, 67,69% des patients avaient une hyperactivité détrusorienne avant traitement contre 33,33% des patients après l’initiation du traitement. De même, le nombre de patients ayant des urgenturies et/ou des fuites a également diminué avec la stimulation tibiale (respectivement : de 93,44% à 63,33% et de 80,95% à 57,69%). Le traitement a également apporté un bénéfice sur la pollakiurie et la nycturie puisque le nombre médian de mictions le jour est passé de 10 à 7, et le nombre
médian d’épisodes de nycturie est passé de 3 à 1.
58
Commentaires : Nos résultats confirment donc l’intérêt du TENS dans la prise en charge des troubles vésico-sphinctériens
d’origine neurologique. A. Ohannessian et al. avaient montré en 2013 une tendance à l’amélioration des symptômes cliniques et
des paramètres urodynamiques chez les patients atteints d’un syndrome parkinsonien3 sur une petite cohorte (6 patients) et
sans distinguer maladie de Parkinson et atrophie multisystématisée. Nos résultats vont dans le même sens, avec une bonne efficacité en particuliers pour les patients atteints d’une AMS, chez qui l’arsenal thérapeutique restait pour l’instant limité. Nous
avons également pu mettre en évidence un effet urodynamique du TENS, cependant, le nombre de patients ayant eu un BUD
avant (69,89% ) et après (35,48%), ainsi que le nombre de patients ayant rempli un calendrier mictionnel avant (52,68%) et
après (32,26%) doit nous faire pondérer ces résultats.
Conclusion : Après la phase de location, 68,89 % des patients ayant des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique
ont acheté l’appareil afin de poursuivre ce traitement. Il s’agissait principalement de ceux ayant des symptômes de la phase de
remplissage.
Références :
1 : Clinical Efficacy in the Treatment of Overactive Bladder Refractory to Anticholinergics by Posterior Tibial Nerve Stimulation.
M.A. Arrabal-Polo, F. Palao-Yago, I. Campon-Pacheco et al. KJU 2012
2 : Urodynamic effect of acute transcutaneous posterior tibial nerve stimulation in overactive bladder. G. Amarenco, S. Sheikh
Ismael, A. Even-Schneider, et al. J Urol 2003
3 : Stimulation transcutanée chronique du nerf tibial dans l’hyperactivité vésicale des syndromes parkinsoniens. A. Ohannessianb, F.A. Kaboréa, A. Agostinib et al. Prog Urol 2013
59
ABSTRACT N°50
EVALUATION DU LEVORAG-EMULGEL* DANS LE TRAITEMENT DES FISSURES ANALES CHRONIQUES
Marie Dabadie, Emilie Duchalais, Juliette Podevin, Paul-Antoine Lehur, Guillaume Meurette
Clinique de chirurgie digestive et endocrinienne. Institut des maladies de l’appareil digestif CHU Nantes
Correspondant : Marie Dabadie. Clinique de chirurgie digestive et endocrinienne. RDC Haut aile est CHU Hôtel-Dieu, 1 pl A Ricordeau 44093 Nantes [email protected]
Introduction : La fissure anale chronique (FA) est une pathologie fréquente et invalidante en pathologie fonctionnelle proctologique. Leur traitement repose en première intention sur des traitements locaux. L’objectif de cette prise en charge est de limiter le
recours aux techniques chirurgicales pourvoyeuses d’incontinence anale. Néanmoins, les topiques actuellement disponibles
pour le traitement des FA n’ont démontré qu’une faible supériorité par rapport au placebo.
Objectif : Evaluer l’efficacité d’un nouveau topique dans le traitement des fissures anales symptomatiques : le Levorag-EmuLGel®.
Matériel et Méthode : Entre août 2012 et décembre 2013, 21 patients atteints de fissure anale ont été traités par Levorag-EmuLGel®. Il s’agit d’un lubrifiant à base de produits naturels se présentant sous forme de gel avec applicateur par embout conique
dédié pour application anale. Le traitement consistait en une application locale quotidienne du gel-crème Levorag-EmuLGel®
pendant 21 jours. Les données suivantes ont été rétrospectivement collectées et analysées : douleurs pendant et à distance de
la défécation (évaluée par l’EVA), nombre d’épisodes de rectorragies et de démangeaisons anales par jour, avant traitement et à
1 mois. La satisfaction globale du patient a également été évaluée.
Résultats : L’étiologie de la fissure anale a été retrouvée chez 13 (62%) patients incluant une constipation (n=5), une rectocolite
hémorragique (n=4), une maladie de Crohn (n=1), des condylomes (n=2) et une radiothérapie pelvienne (n=1). L’observance du
traitement était bonne chez 19 (90%) patients. Un mois après le début du traitement, l’EVA médiane des douleurs pendant et à
distance de la défécation avait significativement diminué de 6(0-9) et 7(0-8) à 3(0-7) et 2(0-7) avec p<0.05 respectivement. Les
épisodes de rectorragies et de démangeaisons étaient également significativement moins fréquents (1(0-5)/jour et 2(0-20)/jour à
0(0-5)/jour et 0(0-20)/jour avec p<0.05 respectivement. La cure de Levorag-EmuLGel® a été suffisante chez 18 (86%) patients. Il
n’y a pas eu d’effets secondaires ni locaux ni généraux rapportés. Deux (9%) patients ont reçu un autre traitement conservateur
et 1(5%) patient une prise en charge chirurgicale. A l’issue du traitement 13 (62%) patients étaient asymptomatiques et durablement soulagés.
Conclusion : Levorag-EmuLGel® semble améliorer durablement les symptômes de fissure anale, sans provoquer d’effets secondaires. Ces résultats encourageants devront être confirmés par une étude prospective randomisée comparant Levorag-EmuLGel® à un placebo.
60
ABSTRACT N° 76
PLACE DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS L’INFECTION URINAIRE A REPETITION CHEZ L’ ENFANT
Auteurs : NAIT KHACHAT AZIZA, , DIAGNE NGOR SIDE, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI
ABDLATIF
SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
Correspondant : Nait Khachat Aziza,Quartier des hôpitaux 20 100 CHU Ibn Rochd Casablanca Maroc, [email protected]
Introduction :
En présence d’une infection urinaire fébrile ou non, il est essentiel de rechercher un trouble fonctionnel mictionnel. De réalisation
difficile chez l’enfant l’urodynamique doit être indiqué dans un but précis.
Objectifs de l’étude :
Décrire le profil urodynamique des enfants présentant une infection urinaire à répétition.
Matériel et Méthodes :
Etude descriptive rétrospective menée sur 3 ans au sein du service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle CHU
IbnRochd de Casablanca. Nous avons précisé l’âge, nature du trouble urinaire, antécédents, résultats du bilan morphologique et
l’examen cytobactériologique des urines. Les résultats de l’exploration urodynamique ont été également exploités notamment la
débitmétrie, réalisée avec ou sans enregistrement électromyographie à la recherche d’une dyssynergie vésico-sphinctérienne, et
la cystomanométrie.
Résultats :
Parmi 134 enfants, 38 cas avaient une infection urinaire à répétition (28,35 %).l’âge moyen était de 9 ans (3-15 ans), avec une
prédominance féminine (60,52%). 13 enfants avaient un reflux vésico-urétral (34,211%) objectivé par l’urétérocystographie rétrograde ,5 avaient un antécédent de valve de l’urètre postérieure (13,15%).L’échographie de l’appareil urinaire avait objectivé une
urétérohydronéphrose chez 15 cas (39,47%).La débitmétrie réalisée chez tous les enfants avaient objectivé une dysurie chez
14 cas (36,84%) avec une dyssynergie vésico-sphinctérienne chez 10 cas (26,31%).27 enfants avaient un résidu post mictionnel
significatif (71,05%).une vessie hyperactive dans 22 cas (57,89%) et hypocompliante chez 16 cas (42,10%) a été mise en évidence par la cystomanométrie.
Commentaires :
On connaît le rôle du trouble fonctionnel dans la genèse et l’entretien d’une infection urinaire, d’un reflux vésico-urétéral, par l’hyperpression et le résidu postmictionnel qu’il induit. Sa prise en charge est essentielle : la correction anatomique d’un reflux est
inefficace si la cause n’est pas corrigée. Parfois, c’est l’aspect des clichés de cystographie qui doit nous faire suspecter un trouble mictionnel. L’urodynamique peut trouver sa place si l’interrogatoire ne les dépiste pas alors que la cystographie les sus-
61
pecte, ou en cas d’infection à répétition sans reflux vésico-urétéral. On met en évidence une instabilité vésicale, une dyssynergie, une vessie peu compliante de faible capacité, une pression mictionnelle anormalement élevée, un résidu important. En cas
de reflux de haut grade, la compliance mesurée correspond à la compliance de la vessie, de l’uretère et du bassinet, et peut être
faussement rassurante.
Conclusion :
La place du bilan urodynamique dans l’arsenal des examens complémentaires est essentielle, mais il doit être demandé dans un
but précis, dans les infections urinaires notamment à répétition l’urodynamique est utile pour adapter la prise en charge.
Références :
1.
P. Buisson , M.-D. Leclair , L. Lenormand , Place des investigations urodynamiques chez l’enfant Annales d’urologie 39
(2005) 61–70
2.
E. Bérard, J. Bréaud, I. Oborocianu, Troubles mictionnels de l’enfant Journal de pédiatrie et de puériculture (2013) 26,
210—221
62
ABSTRACT N°97
PLACE ACTUELLE DES ANTICHOLINERGIQUES DANS LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES MICTIONNELS DE L'HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE.
El-Bakri Adnan.
Service d'Urologie - CHU Robert Debré - 51100 Reims. Correspondant : Nom : El-Bakri. Prénom : Adnan. Adresse postale : 4
Allée Pierre Hans 51500 Villers-Allerand. Adresse électronique : [email protected]
Introduction : La corrélation reste controversée entre hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), symptômes obstructifs et troubles urinaires du bas appareil (TUBA) irritatifs ayant l’impact le plus sévère sur la qualité de vie. Les anti-cholinergiques n'ont
pas l'AMM en France dans cette indication.
L’objectif : était d’examiner les éléments de preuve disponibles concernant la place des anti-cholinergiques ainsi que leur intérêt uro-dynamique dans la prise en charge des TUBA liés à l’HBP sachant que ces médicaments sont largement utilisés dans
l’hyperactivité vésicale chez la femme ou chez le patient neurologique.
Méthodes : Une revue de la littérature a été conduite dans Pubmed en utilisant les mots clés : HBP et anti-cholinergiques, HBP
et anti-muscariniques, tolterodine, propivérine. Les annales de l’ICS, de l'AUA et de l'EAU ont été consultées. 14 articles ont été
sélectionnés entre 1999 et 2011.
Résultats : Les patients traités par une thérapie combinée doxazosine et propivérine avaient une amélioration de la pollakiurie
(23,5% vs 14,3%, p = 0,004), du volume moyen de miction (32,3% vs 19,2%, p = 0,004), et des scores sur les points 2, 4 et 7
de l'IPSS (41,3% vs 32,6%, p = 0,029). Le taux d'événements indésirables était plus élevé dans le bras bithérapie (42,7% vs
18,9%, p < 0,05). La sécheresse buccale en était la principale raison. La monothérapie par toltérodine augmente le volume de la
première contraction du détrusor (+ 59 ml, p = 0,0026), la capacité vésicale maximale (+67 ml, p = 0,0001), le résidu post-mictionnel (RPM) (+ 27 ml, p = 0,0038) et diminue l'indice de contractilité de la vessie (- 10, p = 0,0045).
Les données disponibles peuvent être considérées comme prometteuses pour la prise en charge des troubles mictionnels chez
les hommes ayant une HBP et l'utilisation de ces médicaments anti-muscariniques a été démontrée efficace chez les patients
présentant des symptômes d’obstruction sous-vésicale (BOO ou Bladder Outlet Obstruction) liés à une HBP et associés à des
TUBA de type irritatif liés à une hyperactivité du détrusor urodynamiquement prouvée, sans accroître le risque de rétention d'urines.
Commentaires : Dans l’HBP avec TUBA irritatifs modérés à sévères prédominants, un anti-cholinergique peut être proposé
avec un risque faible de rétention. Le traitement combiné alpha-bloquant et anti-muscarinique est efficace si la monothérapie
par alpha-bloquant est insuffisante. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué et le RPM doit être surveillé notamment chez les
patients présentant une obstruction importante (BOO) avec une mauvaise vidange vésicale.
Conclusion : Les anti-cholinergiques font partie des nouvelles voies thérapeutiques qui pourraient apporter au clinicien des possibilités thérapeutiques supplémentaires utilisant d'autres mécanismes d'action que les traitements médicaux classiques de
l'HBP.
Références : Lee et al., Abrams et al., Athanasopoulos et al.
63
4
Médecins Seniors
“Les communications des
médecins seniors”
– Le Comité Scientifique
ABSTRACT N°22
FOXP3 EST UN MARQUEUR TISSULAIRE TUMORAL CHEZ LES PATIENTS NEUROLOGIQUES AYANT UNE TUMEUR DE
VESSIE
PHE VERONIQUE1,2 ROUPRET MORGAN1,2 CUSSENOT OLIVIER1,2 CHARTIER-KASTLER EMMANUEL1 GAME XAVIER3
COMPERAT EVA2,4
1 CHU Pitié-Salpêtrière, Service d’urologie, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie,
Université Paris 6
2 Groupe de recherche GRC 5 oncotype, Institut Universitaire de Cancérologie de l'UPMC, Faculté de médecine Pierre et Marie
Curie, Université Paris 6
3 CHU Rangueil, Service d’urologie, Toulouse
4 CHU Pitié-Salpêtrière, Service d’anatomopathologie, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Faculté de médecine Pierre et
Marie Curie, Université Paris 6
Correspondant PHE Véronique Hôpital Pitié-Salpêtrière- Service d’urologie 47-83 boulevard de l’hôpital 75651 Paris Cedex
[email protected]
Introduction : La prévalence des carcinomes urothéliaux de la vessie chez les patients ayant une vessie neurologique est identique à celle de la population générale. Cependant, chez les patients neurologiques, ces tumeurs infiltrent souvent la musculeuse
vésicale et se présentent avec une différenciation épidermoïde ou sarcomatoïde. Foxp3 (forkhead box) est un facteur de transcription qui joue un rôle dans le développement des lymphocytes T régulateurs (Tregs). Ces lymphocytes sont impliqués dans
les mécanismes d’immunoévasion, inhibant la réponse immunitaire anti tumorale dirigée contre les cellules cancéreuses. La présence de Tregs est corrélée à la progression tumorale dans différents types de tumeurs malignes à différenciation épidermoïde
et sarcomatoïde.
Objectif : Notre objectif était d’évaluer le rôle des Tregs dans les tumeurs de vessie chez les patients ayant une vessie neurologique afin d’ établir le rôle de l’inflammation dans la carcinogénèse urothéliale.
Matériels et méthodes : Des tumeurs de vessie infiltrant et non infiltrant la musculeuse issues de patients ayant une vessie neurologique ont été analysées. Les tumeurs étaient classées selon l’ OMS 2004. L’expression de Foxp3 et de CD8 a été quantifiée
dans le tissu tumoral et non tumoral par immunohistochimie. Une corrélation entre l’expression de Foxp3 et de CD8 d’une part,
et le stade tumoral et la différenciation histologique d’autre part a été recherchée.
Résultats : Au total, 22 tumeurs de vessie issues de patients neurologiques ont été incluses. Les analyses histologiques ont
montré que 63,6% des tumeurs infiltraient la musculeuse. CD8 était exprimé dans toutes les tumeurs pTa sauf une, dans 66%
des tumeurs pT1, dans 1 tumeur pT2, 6 tumeurs pT3 et 6 tumeurs pT4. Parmi ces tumeurs, toutes à l’exception de deux présentaient une différenciation épidermoide ou étaient des carcinomes micropapillaires. CD8 n’étaient pas exprimé dans les lymphocytes à distance du tissu non tumoral. L’expression de Foxp3 était observée dans 2 tumeurs pTa, 1 tumeur pT1, 4 tumeurs pT3 et
5 tumeurs pT4. L’expression de foxp3 était augmentée dans le tissu tumoral en comparaison avec le tissu non tumoral du même
65
patient. Une augmentation de l’expression de foxp3 était associée à un grade tumoral plus agressif et une différenciation tumorale atypique.
Commentaires : Au cours de la carcinogénèse vésicale chez les patients ayant une vessie neurologique, l’expression immunohistochimique des Tregs était augmentée dans le tissu tumoral par rapport au tissu sain. Elle était corrélée à celle des CD8.
L’augmentation du nombre de Tregs semblait être associée au stade et une différentiation atypique classiquement plus agressive. Dans les tumeurs de vessie chez les patients non neurologiques, Foxp3 était associé à une diminution de la survie à long
terme [1]. Foxp3 semblait être ainsi un facteur de mauvais pronostic des tumeurs de vessie. Il a été suggéré que les Tregs pourraient expliquer l’inefficacité clinique de l’immunothérapie dans les cancers [2]. La déplétion de ces cellules pourrait améliorer
l’immunité antitumorale [3].
Conclusion : un profil immunosuppresseur, médié par les Tregs dans le tissu tumoral semble exister chez les patients neurologiques ayant une tumeur de vessie agressive. Ces Tregs pourraient représenter de nouvelles cibles pour l’immunothérapie.
References :
1. Winerdal ME, Marits P, Winerdal M, et al. FOXP3 and survival in urinary bladder cancer. BJU International 2011;108:1672–8.
2. Antony PA, Restifo NP. Do CD4+ CD25+ immunoregulatory T cells hinder tumor immunotherapy? J Immunother 2002;25:202–
6.
3. Dannull J, Su Z, Rizzieri D, Yang BK, et al. Enhancement of vaccine-mediated antitumor immunity in cancer patients after depletion of regulatory T cells. J Clin Invest 2005;115:3623–33.
66
ABSTRACT N°40
ADAPTATION CULTURELLE DU QUESTIONNAIRE DES SYMPTÔMES PÉRINÉAUX DE LA FEMME EN LANGUE FRANÇAISE
DEPARIS JULIA, BONNIAUD VERONIQUE, MASANOVIC MARGOT, FRITEL PASCALE, DESSEAUVE DAVID, FRITEL XAVIER
CHU de Poitiers ; CHU de Dijon ; CHU de la Réunion ; Protection Maternelle et Infantile de Poitiers ; CHU de Poitiers ; CHU de
Poitiers
Correspondant: FRITEL XAVIER, Service de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la Reproduction, CHU de Poitiers, 2 rue
de la Milétrie, 86000 Poitiers, France, [email protected]
Introduction : Le Questionnaire des Symptômes Périnéaux de la Femme (QSPF), initialement élaboré en anglais par Kaven
Baessler, est un outil auto-administré, adapté à la population générale, qui permet d’explorer la symptomatologie périnéale de
façon exhaustive. Après traduction et adaptation en français conserve-t-il des propriétés psychométriques satisfaisantes ?
Objectifs de l’étude : Réaliser l’adaptation culturelle du questionnaire des symptômes périnéaux de la femme en langue française et l’évaluation de ses propriétés psychométriques afin de s’assurer de la pertinence interculturelle et de l’équivalence conceptuelle avec le questionnaire original.
Matériel et Méthodes : Après traduction, l’acceptabilité et la fiabilité du questionnaire ont été vérifiées auprès d’un échantillon
de 56 femmes issues de la population générale lors d’un test-retest. La concordance des réponses a été mesurée par l’intermédiaire du coefficient de corrélation intra-classe, le coefficient Kappa de Cohen pondéré et la méthode de Bland-Altman. Pour
l’analyse de la validité de construction discrimininative, les résultats obtenus au QSPF ont été confrontés à ceux d’autres questionnaires déjà validés tels que l’ICIQ-SF, l’IPSS, le Contilife, le PFDI-20 et le PFIQ-7. La force des associations a été mesurée
par le coefficient de corrélation de Spearman. La cohérence interne a également été explorée par la statistique du coefficient
Alpha de Cronbach. Le suivi longitudinal des 272 patientes incluses dans l’essai 3PN, Prévention Périnéale Prénatale, permettra
d’analyser la validité de construit évaluative et la sensibilité aux changements par la taille de l’effet et la réponse moyenne normalisée. Des hypothèses concernant les corrélations attendues entre le QSPF et les autres mesures utilisées ont été établies au
préalable. L’ampleur de l’agrément entre les corrélations prédites et les corrélations observées après analyse sera mesurée par
le coefficient Kappa de Cohen.
Résultats : Acceptabilité - Chez les femmes de la population générale, la proportion de données manquantes ne dépassait pas
4% pour les questions concernant les symptômes urinaires, ano-rectaux et ceux spécifiques du prolapsus. Ce taux de données
manquantes variait entre 0 et 10% pour les questions en rapport avec la sexualité. Chez les femmes recrutées dans l’essai clinique 3PN, le taux de données manquantes n’excédait pas 4% quelque soit le type de question. Celles concernant la sexualité
étaient significativement moins bien renseignées que les autres pour les deux populations (<0,0001). La question 9 «Votre jet urinaire est-il faible ou prolongé ?» a été jugée difficilement compréhensible par 14% des femmes de la population générale. Après
reformulation de la façon suivante « Votre jet urinaire est-il faible ou ralenti ? », cette question a été retestée auprès d’un nouvel
échantillon de 51 femmes issues de la population générale et n’a pas posé de problème de compréhension.
Fiabilité - Le test-retest a montré une concordance des réponses entre 58% et 94% selon les questions, avec une moyenne de
77% et une médiane de 80%. La valeur moyenne du coefficient Kappa pondéré pour l’ensemble des questions était égale à 0,6.
67
Le coefficient de corrélation intra-classe était supérieur ou égal à 0,7 pour tous les domaines ainsi que pour le score global
(symptômes urinaires: 0,73 ; ano-rectaux: 0,78 ; spécifiques du prolapsus: 0,70 ; sexualité: 0,73 et score global: 0,74). Entre les
deux temps d’évaluation, la variation moyenne des différences des scores ne dépassait pas 10 % (7,6 % pour les symptômes
urinaires ; 5,2% pour les symptômes ano-rectaux ; 7,4% pour les symptômes spécifiques du prolapsus ; 10% pour la symptomatologie sexuelle et 6,3% pour le score global).
Validité de construit discrimininative - Le QSPF était fortement et significativement corrélé (Spearman r > 0,5) avec l’ICIQ-SF (r =
0,7), l’IPSS (r = 0,7), le Contilife (r = -0,7) dans l’échantillon de population générale. Des corrélations fortes et significatives ont
également été retrouvées dans la population de l’essai de 3PN entre le QSPF et l’ICIQ-SF (r = 0,6), le Contilife (r = -0,5), le PFDI20 (r = 0,8), le PFIQ-7 (r = 0,6). Cohérence interne - L’ensemble des composantes présentait une bonne cohérence interne avec
un coefficient Alpha Cronbach supérieur à 0,7 dans les deux populations à l’étude. Les analyses concernant la validité de construction évaluative et la sensibilité aux changements sont actuellement en cours comme l’étude de l’agrément entre les corrélations attendues et observées.
Commentaires : Les proportions de données manquantes n’excédaient jamais 10%, quelque-soit la population, ce qui témoigne d’une bonne acceptabilité de l’outil. De plus, la compréhension de chaque question de la version définitive a été vérifiée garantissant la pertinence des résultats obtenus. Les proportions de données manquantes retrouvées dans la population de l’essai
3PN étaient similaires à celles mesurées lors de la validation psychométrique de la version originale auprès de consultantes
dans les services d’uro-gynécologie. Les résultats obtenus par les femmes de la population générale étaient stables dans le
temps et la variation des scores à un mois d’intervalle ne paraissait pas cliniquement significative (= 10%). La plus petite variation dans le score associée à un changement cliniquement significatif de la qualité de vie a été estimée à 15% pour le PFDI-20
et 12% pour le PFIQ-7. Néanmoins, cet indicateur reste à être déterminé pour le QSPF.
D’après les corrélations fortes entre le QSPF et les autres outils de mesures déjà validés, le QSPF mesure bien ce qu’il est censé
mesurer pour les composantes concernant les symptômes urinaires, ano-rectaux et spécifique du prolapsus. La validité de construit discriminative du domaine de la sexualité n’a pas été explorée dans le cadre de cette étude et fera l’objet de travaux complémentaires.
Sa capacité à détecter tout changement important dans la symptomatologie d’une femme, même si ce changement est petit,
reste à vérifier par les analyses en cours.
Conclusion : Le QSPF est auto-administrable, adapté à toutes les femmes, fiable et discrimine correctement les sujets d’une
étude ainsi il constitue un outil de choix pour la recherche en population générale. Si ce dernier permet de détecter une modification de la symptomatologie dans le temps, il pourra également servir à l’évaluation d’une prise en charge ou la mesure des variations physiologiques au cours de la vie d’une femme.
Références :
1.
Baessler K, O’Neill SM, Maher CF, Battistutta D. A validated self-administered female pelvic floor questionnaire. Internatio-
nal Urogynecology Journal. 2009 Sep 12;21(2):163–72.
2.
Barber MD, Walters MD, Bump RC. Short forms of two condition-specific quality-of-life questionnaires for women with pel-
vic floor disorders (PFDI-20 and PFIQ-7). Am J Obstet Gynecol. juill 2005;193(1):103-113.
3.
Bonniaud V, Raibaut P, Guyatt G, Amarenco G, Parratte B. Symptom and quality of life assessment in urinary disorders.
Ann Réadapt Médecine Phys Rev Sci Société Fr Rééduc Fonct Réadapt Médecine Phys. juill 2005;48(6):392-403.
68
ABSTRACT N°42
L’INJECTION INTRADETRUSORIENNE D’ONABOTULINUMTOXINA (BOTOX®) MONTRE UNE EFFICACITE ET UNE TOLERANCE A LONG-TERME STABLES CHEZ DES PATIENTS AVEC INCONTINENCE URINAIRE DUE A UNE HYPERACTIVITE
DETRUSORIENNE NEUROGENE: RESULTATS D’UNE ETUDE DE SUIVI JUSQU’A 4 ANS
Gilles Karsenty1, Heinrich Schulte-Baukloh2, Roger Dmochowski3, Karen Ethans4, Brenda Jenkins5, Steven Guard6, Ho-Jin
Lee7, Michael Kennelly8
1Aix-Marseille Université, Marseille, France; 2St. Hedwig-Krankenhaus, Berlin, Germany; 3Vanderbilt University, Nashville, TN,
USA; 4University of Manitoba, Winnipeg, Manitoba, Canada; 5Allergan, Inc, Irvine, CA, USA; 6Allergan, Ltd, Marlow, United
Kingdom; 7Allergan, Inc, Bridgewater, NJ, USA; 8Carolinas Rehabilitation, Charlotte, NC, USA
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :Gilles Karsenty, Urologie et Transplantation Rénale, Hôpital de La Conception, 147 Bd Baille 13005 Marseille [email protected]
Introduction : Les patients atteints d’affections neurologiques, Sclérose en Plaques (SEP), lésion médullaire (BM) développent
souvent une hyperactivité détrusorienne neurogène (HDN), qui conduit à une incontinence urinaire (IU) et un régime de hautes
pressions induisant un risque potentiel pour le haut appareil urinaire. OnabotulinumtoxinA (BOTOX®; Allergan, Inc) a démontré
une bonne tolérance et une efficacité soutenue pour le traitement de l’IU due à une HDN chez des patients en échec d’un traitement avec au moins 1 anticholinergique. Cependant, la plupart des données disponibles de la littérature rapportant le profil efficacité/tolérance à long-terme de onabotulinumtoxinA sur l’IU due à une HDN proviennent d’études monocentriques évaluant un
nombre de patients restreints1,2.
Objectifs de l’Etude : Nous présentons ici les résultats complets d’une large étude internationale multicentrique de suivi à longterme évaluant le traitement par OnabotulinumtoxinA de l’IU due à une HDN chez des patients recevant des traitements répétés
sur une durée de 4 ans.
Matériels & Méthodes : Patients ayant complété une des deux études multicentriques de phase 3 internationales de 52 semaines, randomisées et contrôlées vs placebo évaluant le traitement par onabotulinumtoxinA d’une population de patients SEP et
BM ayant une HDN (dans laquelle ils recevaient jusque 2 traitements par onabotulinumtoxinA). Ces patients pouvaient entrer
dans une étude de suivi à long-terme dans laquelle ils recevaient des injections intradétrusoriennes répétées de onabotulinumtoxinA. Initialement, les patients recevaient la même dose de onabotulinumtoxinA que celle reçue dans l’étude de phase 3 (200U
ou 300U). Suite à l’approbation réglementaire de la dose de 200U BOTOX pour le traitement de l’IU due à une HDN, le protocole
de cette étude de suivi à long terme a été amendé afin que tous les patients reçoivent une dose de 200U. Le cycle de traitement
a été individualisé selon la demande du patient d’être retraité et selon un seuil d’éligibilité prédéfini d’IU. Un intervalle minimum
de 12 semaines entre les traitements par onabotulinumtoxinA était respecté. Les données sont présentées par cycle de traitement par onabotulinumtoxinA reçu (ie, le 1er, 2ème, 3ème). L’évaluation de l’étude inclut le changement par rapport à l’inclusion
du nombre d’épisodes d’IU quotidiens (critère principal), le volume uriné, le score total I-QOL (Incontinence-Quality of Life), le
taux de répondeur pour l’IU (proportions de patients avec une réduction =50% de l’IU), les effets indésirables (EIs), le recours de
novo à l’autosondage intermittent propre (ASIP)
Résultats : Un total de 388 patients ont été inclus dans l’étude de suivi à long-terme et ont reçu au moins 1 traitement par onabotulinumtoxinA sur la période de 4 ans ; 60% des patients ont complété l’étude. Le taux global de sortie de l’étude était de
40% sur la période de 4 ans, avec seulement 12 patients sortant suite à des EIs et 8 patients par manque d’efficacité (les autres sorties d’étude étant reliées à des causes variables, comme la fermeture du site investigateur ou des raisons personnelles).
69
Les patients étaient retraités selon une approche “à la demande”, ainsi le nombre de traitements reçus par chaque patient variaient sur la période de suivi de 4 ans. La plupart des patients (77.8%) ont reçu 5 traitements au maximum. Parmi les 662 patients complétant les cycles de traitement dans le groupe 200U, le temps de qualification pour un retraitement était <24 semaines pour 25% des cycles et =24 semaines dans 75% des cycles; 30% des cycles de traitement étaient =48 semaines. Quelques patients ont reçu 9 traitements ou plus durant l’étude (écart: 1-22 patients), ainsi les résultats sont présentés uniquement
pour les traitements 1-8 de onabotulinumtoxinA. A l’inclusion dans l’étude, les patients rapportaient une moyenne de 4,5 épisodes quotidiens d’IU et un volume moyen uriné de 150,9 mL. Les traitements répétés par onabotulinumtoxinA ont réduit de manière identique le nombre d’épisodes quotidiens d’IU; les changements moyens à la semaine 6 par rapport à l’inclusion suite au
traitement par 200U onabotulinumtoxinA étaient de -3.2, -3.3, -3.5, -3.5, -3.6, -4.1, -3.8, et -3.8 épisodes quotidiens d’IU (cycles
1-8, respectivement). Les proportions de patients avec une réduction =50% des épisodes quotidiens d’IU à la semaine 6 après
le traitement par 200U onabotulinumtoxinA étaient de 67.5, 75.9, 79.4, 78.4, 81.8, 90.0, 87.5 et 80.6% (cycles 1-8, respectivement). Le volume uriné doublait quasiment après chaque traitement par 200U onabotulinumtoxinA avec des augmentations par
rapport à l’inclusion comprises entre 133.2 et 166.1mL à la semaine 6 suite au traitement par onabotulinumtoxinA. Les augmentations du score total I-QOL comparées à l’inclusion étaient stables et >2 fois l’amplitude de différence minimale cliniquement
significative décrite pour ce score (+11 points), comprises entre +24.5 et +33.5 au cours des cycles de traitement 1-8 (200U onabotulinumtoxinA). Les résultats d’efficacité pour le groupe 300U onabotulinumtoxinA (dose reçue par certains patients avant
l’amendement au protocole) étaient similaires. Les EIs les plus fréquents étaient les infections urinaires et la rétention d’urine.
Les recours à l’ASIP de novo pour le groupe 200U onabotulinumtoxinA étaient de 29.5%, 3.4%, et 6.0% pour les cycles de traitement 1-3, et 0% pour les cycles 4-8. Les taux de recours à l’ASIP de novo étaient supérieurs dans le groupe 300U onabotulinumtoxinA (43.0%, 15.0%, 4.8% pour les cycles 1-3, et 0% pour les cycles 4-8).
Commentaires
La plupart des données existantes concernant l’efficacité et la tolérance à long-terme du traitement par onabotulinumtoxinA de
l’IU due à une HDN proviennent d’études monocentriques sur de petites cohortes1,2. Les résultats présentés ici, d’une large
étude multicentrique sur 4 ans, démontrent que l’amélioration des symptômes suite au traitement par onabotulinumtoxinA est
stable sur la période de 4 ans et cliniquement significative pour les patients. Environ un tiers des cycles de traitement complétés
avec 200U onabotulinumtoxinA duraient =48 semaines. Ces résultats soutiennent l’utilisation de la dose de 200U onabotulinumtoxinA chez les patients avec une HDN et IU qui sont en échec d’un traitement par au moins un anticholinergique
Conclusions
Les traitements répétés par onabotulinumtoxinA conduisent à une amélioration stable de l’IU, du volume uriné et la QdV des patients avec une IU due à une HDN. Le taux de sortie de l’étude était faible (40% sur 4 ans avec onabotulinumtoxinA) comparé
aux essais de suivi à long-terme des anticholinergiques (51% sur 2 ans sous anticholinergiques).3 OnabotulinumtoxinA était
bien toléré et aucun nouveau signal n’a été identifié en terme de sécurité sur 4 ans de suivi.
Références
1. Giannantoni A, et al. Eur Urol. 2009;55:705-711.
2. 2. Gross J, et al. Eur Urol. 2005;47:653-659.
3. Sand P et al. Drugs Aging. 2012;29:119-131.
ABSTRACT N°5
70
EXERCICES DU PLANCHER PELVIEN vs STIMUATION TRANSCUTANEE DU NEF TIBIAL POSTERIEUR POUR LA PRISE
EN CHARGE DES TROUBLES DU BAS APPAREIL URINAIRE DE PATIENTS ATTEINTS DE LA SCLEROSE EN PLAQUES :
ETUDE RANDOMISEE, CONTROLEE.
Laurent Gaspard1,2, Bertrand Tombal, MD, PhD3, Yves Castille, PhD2, Reinier-Jacques Opsomer, MD3, Vincent Van Pesch, MD,
PhD4, Christine Detrembleur, PhD1
1 Institute of Neuroscience, Université catholique de Louvain, 2 Service de Médecine Physique et Réadaptation, Institut de Recherche clinique, Université catholique de Louvain, Bruxelles, 3 Service d’Urologie, Institut de Recherche clinique, Université Catholique de Louvain, Bruxelles, 4 Service de neurologie, Institut de Recherche clinique, Université catholique de Louvain, Bruxelles.
Introduction : Les troubles du bas appareil urinaire altèrent considérablement la qualité de vie des patients atteints de la sclérose en plaques. En kinésithérapie pelvi-périnéale, différentes techniques de rééducation peuvent être utilisées. Peu de preuves scientifiques démontrent l’efficacité de ces traitements.
Objectifs de l’étude : Cette étude contrôlée randomisée compare l’efficacité des exercices du plancher pelvien à celle de la stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur pour la prise en charge des troubles du bas appareil urinaire des patients atteints
de sclérose en plaques. Chaque technique était combinée à la modification des habitudes de vie et l’entrainement vésical.
Matériel et méthodes : Tous les traitements ont été effectués par un seul kinésithérapeute spécialisé en pelvi-périnéologie. Les
résultats principaux concernaient la qualité de vie. Les résultats secondaires comprenaient un score d’hyperactivité vésicale
ainsi que la fréquence des urgences mictionnelles. Après le calcul de la taille d’échantillon, 31 patients ont été inclus. Les analyses finales ont été menées « avec intention de traiter ». Pour analyser l’effet du traitement, les groupes étaient comparés à chaque temps d’évaluation via le « Mann-Whitney rank sum test ». Le « Repeated measures ANOVA on ranks’ test » a été utilisé
pour comparer l’effet temps au sein de chaque groupe. Le « Tukey‘s post-hoc tests » a permis des analyses complémentaires.
Résultats : 97% des patients présentaient des troubles irritatifs ou mixtes. Le score EDSS médian des patients était de 3. Aucune différence significative n’apparaissait entre les groupes. Dans le groupe des exercices du plancher pelvien, la qualité de
vie, le score d’hyperactivité vésicale et la fréquence des urgences mictionnelles étaient significativement améliorés (respectivement p = 0.004, p = 0.002 and p = 0.006). Dans le groupe stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur, la qualité de vie
était significativement améliorée (p = 0.001) de même que le score d’hyperactivité vésicale (‹ 0.001) et la fréquence des urgences mictionnelles (p = 0.031). 82.8% de l’ensemble des patients se disent satisfait, très satisfaits ou extrêmement satisfaits du
traitement.
Commentaires : Les exercices du plancher pelviens améliorent la symptomatologie et la qualité de vie des patients en post-traitement immédiat et au follow-up. Ceci corrobore les résultats de la littérature (1). Si certains essais rapportent une efficacité de
la stimulation du nerf tibial postérieure, d’autres, menés sur une population de patients non neurologiques, montrent la nécessité
d’une stimulation répétée afin de maintenir les résultats acquis (2). Dans notre étude, il n’y a pas de différence entre les 2 groupes lors de l’évaluation au follow-up. Par conséquent, soit ces 2 techniques possèdent une efficacité similaire, soit la modification des habitudes de vie et l’entrainement vésical, insuffisamment étudiés dans une population neurologique (grade de recommandation C (3)), expliquent ces données. Il serait utile de préciser la contribution de chaque technique à nos résultats.
Comme l’association de différentes techniques semble plus efficace que chaque technique utilisée isolément (1), d’autres étu-
71
des randomisées et contrôlées sont nécessaires pour analyser l’efficacité de la combinaison de ces techniques. Une limite de
l’étude est que le thérapeute évaluait les muscles du plancher pelviens.
Conclusion : Les exercices du plancher pelvien ou la stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur associé aux modifications des habitudes de vie et à l’entrainement vésical améliorent les troubles du bas appareil urinaire chez des patients atteints
modérément de la sclérose en plaques. Aucune de ces deux techniques ne s’avère plus efficace que l’autre.
Références
1. Gaspard L., Tombal B., Opsomer R.J., et al. Troubles du bas appareil urinaire chez des patients atteints de la sclérose en plaques et kinésithérapie pelvi-périnéale: revue systématique. Prog Urol (2013), http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.11.004.
2. Al-Shaiji TF, Banakhar M, Hassouna MM. Pelvic electrical neuromodulation for the treatment of overactive bladder symptoms.
Advances in urology. 2011;2011:757454. PubMed PMID: 21687571. Pubmed Central PMCID: 3113365.
3. Wyndaele J, Kovindha, A., Madersbacher H, Ruffion A, Schurch B. Committee 10: Neurologic Urinary and faecal Incontinence. In: Abrams P, Cardozo L, Khoury S, Wein A, editors. Incontinence 4th International Consultation on Incontinence 4th Edition ed. Paris2009.
72
ABSTRACT N°119
Flores vaginales anormales et lésions à l’accouchement : existe-t-il une relation ?
Vincent Letouzey1, Laurie Becerra1, Sophie Bastide2, hélène Bouchot3, Renaud de Tayrac1, Jean Philippe Lavigne4.
1Service de Gynécologie Obstétrique; 2 Département d’Informatique médicale ; 3 Ecole de Maïetique ; 4 Service de Bactériologie. CHU Caremeau, Nîmes.
Correspondant Vincent letouzey CHU caremeau Service de gynécologie Obstétrique, 30000 Nimes.
[email protected]
Introduction : Les déchirures vaginales sont une morbidité maternelle de l’accouchement voie basse fréquentes. Leur prise en
charge en salle de naissance se veut optimale. La connaissance de leur facteur de risque est un paramètre important de cette
prise en charge. La vaginose bactérienne comme facteur de risque de pathologie maternofoetale est décrite mais jamais évalué
sur ce thème de la lésion périnéale.
Objectifs de l’étude : Il s’agissait d’évaluer si la présence d’une vaginose est un facteur de risque d’apparition de lésions périnéales au moment de l’accouchement (critère de jugement principal, CJP).
Matériel et Méthodes : Etude observationnelle prospective descriptive unicentrique. L’ensemble des patientes accouchant au
CHU seront étudiés pendant une période de 6 mois. Le calcul du nombre de sujet nécessaire est basé sur une prévalence de la
vaginose bactérienne de 11% (1/9) pour mettre en évidence un OR de 1.5 avec une puissance de 80%. Evaluation en univarié
de l'ampleur de l’association a l’aide d’un modèle logistique. L’ensemble des prélèvements vaginaux (à partir de 34 SA, recherche de Streptocoque B) sont retenus pour ceux traité au CHU avec un score de Nuget et al. calculé. La stadification des lésions
périnéales est faite systématiquement en salle de naissance.
Résultats : 1101 patientes ont été incluses. 373 patientes n’ont pas accouchés par voie basse d’un enfant vivant à terme. Sur
728 patientes, 66 n’avait pas un PV informatif sur la vaginose. Sur 662 patientes 48 présentait une vaginose et 315 une déchirure vaginale (hors épisiotomie). Il n’est pas retrouvé de différence significative entre les groupes avec et sans vaginose 46.74 %
vs 58.33% respectivement (p=0.1215), OR = 1.595 avec IC95% = [0.880 ; 2.893]
Commentaires : Très peu évaluer dans la littérature de façon prospective, cette cohorte ne présente qu’un taux de vaginose de
7%. Cependant, l’ajout de vaginose faible ou intermédiaire (score de Nuget <7) ou l’association des épisiotomies au CJP reste
non significatif pour la rechereche d’une corrélation.
Conclusion : Avec le biais d’une étude observationnelle monocentrique, l’hypothèse d’un lien entre une vaginose détectée en
fin de grossesse ne peut être retenu comme un facteur de risque de déchirure vaginale lors d’un accouchement voie basse.
73
ABSTRACT N°7
ANALYSE RETROSPECTIVE DE LA PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DES VESSIES NEUROLOGIQUES DE PATIENTS ATTEINTS DE SCLEROSE EN PLAQUES PAR RAPPORT AU CONSENSUS DU ROYAUME UNI.
Auteurs (NOM et PRENOM en toutes lettres) :
LOISEAU Karine 1, VALENTINI Françoise 1.2, ROBAIN Gilberte 1.2
1. Hôpital Rothschild, APHP, service de MPR, 5 rue Santerre, 75012 Paris, France 2. Université Pierre et Marie Curie (Paris 06),
Paris, France
Correspondant :Dr LOISEAU Karine, 5 rue Santerre, service de MPR du Pr Gilberte ROBAIN, 75012 Paris.
[email protected]
Introduction :
S’il existe des recommandations francophones pour le suivi de neurovessies (1,2) de patients ayant une Sclérose en Plaques
(SEP), il n’en existe pas pour leur prise en charge (PEC). Un consensus de PEC a été proposé au Royaume Uni en fonction de
l’autonomie (consensus UK) (3).
Objectif :
Comparer la PEC des troubles urinaires de patients SEP dans notre service et le consensus UK.
Matériel et Méthodes :
Analyse rétrospective de 69 dossiers de patients SEP ayant eu un bilan urodynamique (2012-2013), des EDSS et de la PEC proposée et comparaison avec le consensus UK.
Consensus UK, PEC selon l’EDSS :
< 6 : Anticholinergique (AC) +/- Desmopressine ;
= 6 et <7 : AC + Autosondage (AS) ou Percussions +/- Desmopressine ou Toxine botulique detrusorienne (BoNT/A) ;
= 7 et < 8 : AC + AS ou sonde à demeure (SAD) ou BoNT/A ;
=8 : SAD.
Résultats :
74
La population comprenait 40 femmes (âge moyen 53,5 ans [34-83]) et 29 hommes (âge moyen 49,6 ans [21-75]. L’EDSS moyen
était égal à 4,9 [1-9]. La répartition EDSS des patients était :
<6 : 39 ; =6 et <7 : 14 ; =7 et <8 : 8 ; = 8 : 8.
La prise en charge proposée était :
< 6 : 9 AC+/- TENS ou BoNT/A ; 17 AS+/- AC, alpha-bloquant ou BoNT/A, 7 alpha-bloquant seul, 3 rééducation périnéale, 2
TENS, 1 canneberge.
= 6 et < 7 : 4 AS+/- AC ou BoNT/A, 3 TENS, 3 hétérosondages, 2 AC+ alpha-bloquant, 2 absence ou maintien du traitement initial.
= 7 et < 8 : 4 AS +/- AC, BoNT/A ou alpha-bloquant, 2 AC seul, 1 alpha-bloquant seul, 1 BoNT/A dans le sphincter strié.
=8 : 4 cystotomies de Bricker, 2 AS, 2 cas ont nécessité une réunion multidisciplinaire.
Commentaires :
Nous avons introduit un parallélisme entre EDSS et consensus UK. Notre PEC est assez différente du consensus du RoyaumeUni. Dans les EDSS < 6, la majorité des patients sont éduqués aux AS (17/39, 43,6%). Pour les EDSS = 8, aucun n’était en
sonde à demeure. Pour les EDSS de 6 à 8, notre PEC est comparable.
Conclusion :
Le parallélisme entre EDSS et consensus du Royaume Uni peut permettre de simplifier la PEC des patients ayant une neurovessie secondaire à une SEP.
Références :
1.
M de Seze, A Ruffion, P Denys et al. Mult Scler 2007; 13: 915-928.
2.
G Amarenco, E Chartier-Kastler, P Denys et al. Mult Scler 2013; 19: 1931-1937.
3.
C J Fowler, J N Panicker, M Drake et al. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2009; 80: 470-477.
75
ABSTRACT N°16
LES TROUBLES URINAIRES DE LA SPORTIVE : DEPISTAGE ET PRISE EN CHARGE EN CENTRE SPECIALISE.
PUIG Pierre, TROUVE Patrice, PADRONES Philippe.
Centre Européen de Rééducation du Sportif (CERS), 83 Avenue de Lattre de Tassigny, 40130 CAPBRETON
Correspondant: PUIG Pierre, Centre Européen de Rééducation du Sportif (CERS), 83 Avenue de Lattre de Tassigny, 40130
CAPBRETON ; [email protected]
Introduction : Le Centre Européen de Rééducation du Sportif (CERS) de Capbreton accueille chaque année plus de 2000 sportifs compétiteurs de niveau minimum régional, dont environ 20% de sportives d’un âge moyen de 26 ans. L’objectif de notre
étude est de réaliser un interrogatoire systématique à la recherche d’une incontinence urinaire d’effort, puis d’orienter toute nos
sportives vers des séances d’information..
Matériel et méthode : Notre série comprend 347 sportives d’un âge moyen de 26 ans, elles ont toutes remplies un questionnaire le K BO Test qui explore 13 circonstances générant une incontinence avec une échelle de réponses allant de 0 à 4. Puis
ces sportives sont prises en charge par le service d’ergothérapie pour des cours d’anatomie simplifiés du périnée et des sessions d’apprentissage de tonification de la sangle abdominale avec verrouillage du périnée.
Résultats : Toutes les sportives ont été admises au CERS dans les suites d’une pathologie de l’appareil locomoteur et principalement après une chirurgie du genou (80%). Les principaux sports pratiqués par nos patientes sont handball (17%), rugby
(11%), basket (10,6%), football (5,5%), ski (4%). Lors du questionnaire 27% des sportives signalent une incontinence urinaire
d’effort. Les sportives qui présentent le plus de fuites urinaires pratiquent le handball, le ski, le judo, l’athlétisme. Pour les activités de la vie quotidienne, les sportives présentent des fuites urinaires lors des efforts à l’occasion d’épisodes de rire 15%,
d’éternuements 12% et de toux 10%. Lors de l’activité sportive les fuites surviennent lors des sauts en bipodal (11%) en unipodal (6%) , lors de la course (9,5%), lors des efforts de soulèvement (9,5%) et lors des mouvements rapides (5%). Toutes nos
patientes ont bénéficié d’une prise en charge spécifique avec séance de rééducation psychomotrice du schéma corporel.
Commentaires: L’incontinence urinaire est un symptôme qui affecte les femmes de tout âge. La prévalence médiane est estimée à 27,6 %. Chez la sportive, l’étude Nygaard réalisée en 1994 intéressant 156 sportives, il existait un taux de 28 % de fuites
urinaires durant l’exercice physique, ce qui est comparable à nos résultats (27%). Dans l’étude de Thyssen sur 291 athlètes féminines de haut niveau issues de huit sports différents : 51,9 % ont déjà présenté des fuites urinaires, 43 % durant la pratique
du sport et 42 % durant leurs activités quotidiennes. Goldstick a réalisé une revue de la littérature, la prévalence de l’incontinence varie entre 28% et 80%, avec une prévalence élevée pour les sports à impact élevé comme le trampoline, la gymnastique, le hockey. Pour Nygaard les sports les plus concernés étant la gymnastique 67 %, le basket-ball 66 %, le tennis 50 %, le
hockey 42 %. L’activité qui provoque le plus de fuites urinaires est le saut (11% dans notre étude) ce qui est corrélé aux constatations de Goldstick. Une association spécifique trouble du comportement alimentaire–incontinence urinaire est fréquente.
Conclusion: l’incontinence urinaire chez la sportive est fréquente en particulier dans les sports avec sauts et réception de saut.
Le travail spécifique des muscles du périnée est primordial tant dans le cadre de la prévention que du traitement et il doit faire
partie intégrante des programmes de préparation physique des athlètes.
Référence :
76
- Goldstick ; Br J Sports Med 2014;48:296–298
- Nygaard I olympians. Obstet Gynecol 1997;90:718-722.
- Thyssen H.H. Int Urogynecol J Pelvic Floor Dysfunct 2002;13:15-17.
77
ABSTRACT N°81
Comparaison in-vivo de la vitesse de vidange vésicale avec différents cathéters d’autosondage urinaires
Sauvagnac Rebecca, Bayle Nicolas, Loche Catherine-Marie, Gracies Jean-Michel, Coulomb Yves
Fédération de Rééducation Neurolocomotrice - Hôpital Albert Chenevier – CRETEIL
Correspondant Dr Coulomb Yves Fédération de Rééducation Neurolocomotrice Service du Pr Graciès Pavillon Wurtz
Hôpital Albert Chenevier 40, rue de Mesly 94000 CRETEIL [email protected]
Objectif : Evaluer et comparer le débit de drainage de plusieurs modèles et calibres de cathéters d'autosondage chez la femme
Matériels et méthodes : Etude prospective en ouvert, comparant chez 52 patientes lors d’un bilan urodynamique les débits
maximaux et moyens obtenus par des cathéters d'autosondage fréquemment utilisés en France, de différents calibres. Les mesures de débits provenant de sondes de trois calibres (Ch10 - Ch12 - Ch14) de trois modèles (Lofric Sense™ ; Actreen Lite™ ;
SpeediCath Compact+™), ont été effectuées six fois pour chaque calibre et type de sonde, soit 54 mesures recueillies (1 débit
par patiente sauf 2 patientes testées deux fois). Données recueillies : débit maximal ; débit moyen 0-100 ml ; débit moyen 100200 ml ; débit moyen sur volume total ; volume total ; pression vésicale de base.
Résultats : Effet sonde : A été observée une tendance au débit maximal plus faible pour les sondes Sense (p=0.072, KruskalWallis) mais sans différence significative entre les 3 types de sonde, pour les autres mesures. Il existe par ailleurs une variabilité
importante des mesures de débit pour un même modèle de sonde (ex : débit moyen à 100 ml des sondes Lite 10 Ch = 4,10 ml ;
écart-type = 0,83). Effet charrière : Il y a une différence significative entre les différentes tailles de charrière pour toutes les variables Q.
Qmax, Taille 10 < Taille 12 (p=0.0016) ; Taille 12 < Taille 14 (p=0.035).
Q100, Taille 10 < Taille 12 (p=0.00057) ; Taille 12 < Taille 14 (p=0.039).
Q200, Taille 10 < Taille 12 (p=0.0021) ; Taille 12 < Taille 14 (p=0.067).
Qmoyen, Taille 10 < Taille 12 (p=0.00053) ; Taille 12 < Taille 14 (p=0.030).
Effets volume et pression : pas de différence significative mise en évidence.
Discussion-Conclusion : Ces résultats in vivo sont comparables à ceux d’une étude expérimentale récente in vitro [1]. Outre
les autres paramètres habituels de choix de sonde (facilité d'ouverture, maniabilité, rigidité, confort de sondage, longueur, discrétion, …), au vu des débits retrouvés avec les sondes de charrière supérieure, il est conseillé d'orienter les patientes vers un
choix de sonde de charrière 14 ou 16, pour réduire le temps de vidange vésicale (entre deux sondes 10 Ch et 14 Ch, pour une
diurèse des 24 h à 2l 4, l’économie de temps passé sur les WC est de près de six minutes 30 secondes par jour).
Références
78
[1] Borrini L. *, BrondelM. , Guinet-Lacoste A., Jousse M., Tan E., Amarenco G. Autosondages urinaires et temps de vidange :
étude expérimentale de la vitesse de drainage des différentes sondes d’autocathétérisme.Progrès en urologie (2012) 22, 482486
[2] Lapides J, Diokno AC, Silber SJ, Lowe BS. Clean, intermittent self-catheterization in the treatment of urinary tract disease. J
Urol 1972;107(3):458-61.
[3] Mauroy B, Soret R, Bonnal JL, Fantoni JC. Comparaison de trois sondes urétrales droites autolubrifiées : étude prospective
chez 27 patients. Ann Urol 2001;35(4):223-8.
79
ABSTRACT N°2
Complications uronéphrologiques des vessies neurologiques chez l’enfant : expérience de service de médecine physique et de réadaptation de Casablanca
LAHRABLI SAMIRA, BELHAJ KARIMA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELLATIF
Service de médecine physique et de readaptation CHU ibn rochd casablanca
Correspondant : [email protected]
Introduction :
La prise en charge d’un enfant porteur d’un dysfonctionnement vésicosphinctérien d’origine neurologique ne doit pas être ponctuelle mais prospective, s’attachant à définir des facteurs pronostiques, afin d’anticiper l’évolution naturelle toujours péjorative
et proposer des thérapeutiques adaptées. Les facteurs de pronostic urinaires sont essentiellement paracliniques. L’incontinence
urinaire en elle-même n’est que le témoin indirect d’un déséquilibre entre les différentes fonctions vésicales, et son apparition
n’est pas un réel facteur pronostique
Patients et méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective ayant concerné 46 observations d’enfants (28 filles, 18 garcons) traités pour vessie neurologique , adressés dans l’unité d’urodynamique au service de médecine physique et rééducation fonctionnelle au CHU de casablanca. Chaque enfant a bénéficié d’un recueil de données cliniques, d’un bilan uroradiologique (un bilan rénal, échographie vésicorénale et uréthrocystographie rétrograde) et d’une exploration urodynamique
Résultats :
L’âge moyen de nos patients était de 7,5 ans (3ans-15ans) .Les infections urinaires ont présenté le symptôme clinique le plus
fréquent 45% , Un reflux vésicourétéral a été trouvé chez 34% des cas avec urétérohydronéphrose bilatérale dans 25% et une
insuffisance rénale débutante a été détectée dans 8% , une IR terminale dans deux cas. Au bilan urodynamique, une dyssynergie vésicosphinctérienne a été noté dans 34% des cas, une hyperactivité detrusorienne44% dans et une hypotonie dans 14%
des cas
Discussion :
La protection du haut appareil est le premier objectif du traitement des vessies neurologiques.Le facteur pronostique essentiel
chez l’enfant reste l’obtention d’un régime à basse pression au moment du remplissage vésical et de la miction.L’incontinence
urinaire n’est qu’un symptôme et son traitement n’est jamais univoque.
80
ABSTRACT N°94
THERMORECEPTEURS, SENSIBILITE VESICALE ET CYSTOMANOMETRIE CHEZ LA FEMME
Philippe Dompeyre1, 2, Pierre Denys3, Anne Cécile Pizzoferrato1, Arnaud Fauconnier1, Gilberte Robain4
1Service de Gynécologie-Obstétrique, CHI Poissy-St Germain en Laye, Poissy 2Laboratoire privé d’Explorations Périnéales,
Poissy 3Service de Rééducation Neurologique, CHU Raymond Poincaré, Garches 4Service de Médecine Physique et de Réadaptation, Hopital Rothschild, Paris
Correspondant Philippe Dompeyre 35 rue du bœuf 78300 Poissy [email protected]
Introduction
La cystomanométrie permet l’étude de la sensibilité vésicale. Cette sensibilité est liée à la mise en jeu des mécanorécepteurs
stimulés par le remplissage vésical.
Objectif
L’objectif de l’étude était de préciser la participation des thermorécepteurs urétro-vésicaux, lié à la température du liquide de
perfusion, dans la progression du besoin, lors de la cystomanométrie chez la femme
Matériel et méthodes
Etude prospective, monocentrique, réalisée entre décembre 2013 et février 2014. Critères d’inclusion : les femmes âgées de
plus de 18 ans, adressées pour trouble du bas appareil urinaire. Critères d’exclusion : infection urinaire aigue ou récidivante, pathologies neurologiques, rétention d’urine, les prolapsus génitaux extériorisés. Les antécédents de chirurgie pelvienne, la parité
et l’IMC ont été renseignés pour chaque patiente. Les cystomanométries ont été réalisées par le même examinateur, en position
demi assise, avec des cathéters 4 trous 8 Ch perfusés au débit moyen de 50 ml/mn avec du sérum physiologique à température
ambiante (20-26°C). La température du liquide de perfusion et du liquide vésical à la fin du remplissage a été mesurée à l’aide
d’un thermomètre digital à sonde. La sensibilité vésicale a été étudiée par la méthode standard basée sur la perception des trois
besoins (B1 = première sensation de remplissage, B2 = premier besoin d’uriner et B3 = besoin intense d’uriner) et la capacité
cystomanométrique maximale (CCM). Lors de la cystomanométrie, il a été demandé aux patientes de préciser si elles percevaient ou non une sensation de froid aux niveaux urétral et vésical lors des différents besoins (B1, B2 et B3) et à la CCM.. La sensation de froid a été évaluée comme suit : « absente », « présente ».
Résultats
111 femmes âgées de 58 ± 14 ans. Toutes les patientes sauf 7 percevaient la sensation de froid au niveau urétral au début du
remplissage et cette perception diminuait au cours du remplissage puisqu’à la CCM, 25 femmes ne percevaient plus le froid.
Au niveau vésical 48 patientes ressentaient le froid au début du remplissage et seulement 15 à la CCM. Cette décroissance était
inversement corrélée à la progression du besoin.
Commentaires
81
Ces résultats évoquent la mise en jeu de plusieurs voies sensitives lors de cystomanométrie qui véhiculent la perception du besoin d’uriner, alors que les récepteurs stimulés sont différents au début du remplissage et à la CCM
Conclusion
Le remplissage vésical rétrograde par du sérum physiologique à température ambiante lors de la cystomanométrie met en jeu
des afférences sensitives proprioceptives et extéroceptives (1, 2). La stimulation de ces dernières expliquerait la « sensation de
froid » ressentie lors de la phase de remplissage. Cette sensation décroit avec le remplissage vésical. Cela suggère une compétition entre ces voies sensitives lors de la cystomanométrie.
Références
1-Wyndaele JJ, De Wachter S. Cystometrical sensory data from a normal population: comparison of two groups of young healthy volunteers examined with 5 years interval.
Eur Urol. 2002 Jul;42(1):34-8.
2-Wyndaele JJ. The normal pattern of perception of bladder filling during cystometry studied in 38 young healthy volunteers.
J Urol. 1998 Aug;160(2):479-81.
82
ABSTRACT N°114
PERSONNEL SOIGNANT, INTIMITE ET SEXUALITE DES PATIENTS AU SEIN D'UNE UNITE MPR DE BLESSES MEDULLAIRES :
RESULTATS D'UNE ENQUETE
LE FORT Marc (a), AYGALENQ Florence (b), LABAT Jean-Jacques (c), PERROUIN-VERBE Brigitte (a)
a Service de MPR neurologique - Fédération de pelvi-périnéologie - CHU Nantes, b Centre paramédical - 17 137 Nieul-sur-Mer,
c Service d'urologie - Fédération de pelvi-périnéologie - CHU Nantes Correspondant : Le Fort Marc ; [email protected]
Objectif
La sexualité constitue la première fonction que les paraplégiques souhaiteraient récupérer. Notre objectif était de décrire la perception des problématiques concernant la sexualité des blessés médullaires par des professionnels au sein d’une unité spinale
de Médecine Physique et de Réadaptation.
Matériel
Construction d’un questionnaire à partir d’entretiens auprès d’échantillons des différents professionnels intervenant dans l’unité.
Analyse descriptive des données.
Résultats
47 questionnaires analysés. Les professionnels considéraient avoir une assez bonne connaissance de la paraplégie mais les
questions de sexualité et de procréation étaient perçues comme très mal connues. C’est préférentiellement le patient qui aborde
le sujet, par l’humour (75%) ou par une question directe (près de 50%). Pour la très grande majorité, «ça fait partie du métier» et
2/3 des répondants se déclaraient à l’aise pour parler de sexualité en général mais manquer de connaissance pour en parler
dans le contexte du handicap.
Discussion
La sexualité est décrite comme un « concept » difficile pour les soignants dans une prise en charge holistique. Il existe peu de
littérature sur la sexualité du blessé médullaire en lien direct avec l’encadrement soignant mais il existe des recommandations
pour discuter de la sexualité et la description de programmes d’intervention sur ce thème.
83
ABSTRACT N°65
COMPARAISON DE L’EFFICACITE CLINIQUE DES INJECTIONS DE BOTOX? 200U/100U DANS LE SPHINCTER STRIE
URETRAL CHEZ LES BLESSES MEDULLAIRES
Nader HADIJI 1, Jean Gabriel PREVINAIRE2, Jean Marc SOLER1
1Centre Bouffard-vercelli-Cap Peyrefite-66290-Cerbère-France 2 Département médullaire, centre Calvé, Fondation Hopale,
62600 Berck-Sur- Mer-France
Correspondant: HADIJI Nader Centre bouffard-vercelli-66290-Cerbère [email protected]
Introduction/Objectifs de l’étude
Le but de notre étude est de comparer l’efficacité clinique des injections de Botox? du sphincter strié urétral (SSU) à 200U par
rapport à 100U dans l’indication de dysurie neurologique chez les blessés médullaires (BM).
Matériel et Méthodes
Nous étude est prospective, comparative et monocentrique. Nous avons inclus 113 BM hommes ayant une dysurie/rétention.
Tous les patients ont eu un bilan initial comportant :
- Un examen clinique neurologique et neuro-périnéal; Une évaluation de la dysurie appréciée par un score de 0 à 5 (5=rétention
complète), du résidu post mictionnel (RPM) calculé en fonction de la capacité vésicale fonctionnelle (CVF) et des phénomènes
de HRA gênants; - Une échographie urinaire, un BUD et une urétrocystographie rétrograde per-mictionnelle (UCRM).
100 patients ont bénéficié d’une injection trans-périnéale de Botox? à 100U sous contrôle EMG. 32 patients ont bénéficié d’injections de 200 U Botox?. 19 parmi ces 32 BM, ont eu à la fois 100U et 200U. A J30, nous avons réalisé un contrôle clinique
comportant une évaluation du score de la dysurie, du RPM et des phénomènes d’HRA.
Les critères d’efficacité étaient :
-Bons résultats : RPM<20%0, dysurie <2/5 et disparition de l’HRA.
- Mauvais résultats : pas de modifications de la dysurie, du RPM et de l’HRA.
Nos données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel EXCEL. Nous Avons calculé des moyennes, des médianes pour
les variables quantitatives et des fréquences simples et des fréquences relatives (pourcentage) pour les variables qualitatives.
Nous avons utilisé le test de chi deux pour la comparaison des moyennes.
Résultats
Selon nos critères cliniques d’efficacité, les injections de Botox? ont été efficaces à 71,87% pour 100U et à 74% pour 200U. La
différence entre 100 U et 200U a été non significative.
84
Le fonctionnement du col vésical au moment de la miction (bonne ou mauvaise ouverture du col) conditionne l’efficacité du Botox?. Les résultats ont été comparables pour 100U et 200U.
-
A 200U : 86,6 % si Bonne ouverture du col et 40% si mauvaise ouverture du col (différence significative selon l’état du col).
-
A 100U : 91% si bonne ouverture du col et 51% si mauvaise ouverture du col (différence significative selon l’état du col).
Pour les 19 BM qui ont été injectés par 100U et 200U. Les résultats ont été comparables dans La différence entre 100 U et
200U a été non significative.
Commentaires
Les injections intra-sphinctériennes de Botox? ont été utilisées, depuis plusieurs années, pour le traitement de la DVS. La dose
communément utilisée a été de 100 U. Plusieurs techniques d’injections ont été comparées avec des doses variables. Nous
n’avons pas trouvé d’études comparant, pour les injections transpérinéales, l’efficacité clinique de doses supérieures.
Notre étude a montré l’efficacité clinique de ces injections (en moyenne 70%), quelque soit la dose, sans différence significative
entre 100U et 200U. Cette efficacité a été optimisée si l’ouverture du col vésical a été bonne autant à 100U qu’à 200U.
Conclusion
Notre étude a confirmé l’efficacité clinique des injections de Botox? dans le SSU dans la dysurie neurologique des BM. Elle ne
montre aucune différence clinique entre les deux dosages 100U et 200U. Son efficacité semble surtout conditionnée par l’absence d’obstruction sous vésicale.
Références
[1] de Sèze M, Petit H, Gallien P. Botulinum a toxin and detrusor sphincter dyssynergia: a double-blind lidocaine-controlled study
in 13 patients with spinal cord disease. Eur Urol. 2002 Jul;42(1):56-62.
[2] Schurch B, Hauri D, Rodic B. Botulinum-A toxin as a treatment of detrusor-sphincter dyssynergia: a prospective study in 24
spinal cord injury patients. J Urol. 1996 Mar;155(3):1023-9.
[3] Gallien P, Robineau S, Verin M. Treatment of detrusor sphincter dyssynergia by transperineal injection of botulinum toxin.
Arch Phys Med Rehabil. 1998 Jun;79(6):715-7.
85
ABSTRACT N°79
Bristol Stool Chart : étude prospective monocentrique sur les déterminants de « l’étronspection » chez des sujets témoins.
Gerard Amarenco, Jean Pierre Lagoidet, Amandine Guinet-Lacoste
Service de Neuro-Urologie, Hôpital Tenon APHP, GRC01 UPMC, GREEN
Pr. Gérard AMARENCO Service de Neuro-Urologie Hôpital Tenon, APHP4, Rue de la Chine, 75020 PARIS, France /
[email protected]
Introduction: Le Bristol Stool Chart (BSC) est un auto-questionnaire employé dans l’analyse visuelle des selles permettant d’approcher les modalités de transit et l’existence d’une éventuelle constipation. Ce score est conditionné par la reconnaissance visuelle, sur une planche graphique, de la forme des selles émises lors des défécations antérieures du patient. Dans notre pratique quotidienne nous avons été surpris de la précision des réponses des patients jamais interpelés par une telle interrogation.
Objectifs : Nous nous sommes donc interrogé sur les motifs qui conduisaient l’individu normal à se livrer à une telle inspection
quasi systématique de ces fèces.
Matériel et Méthodes: Deux questionnaires ont été élaborés. Le premier était censé valider la pertinence du BSC. Ces sujets
témoins étaient recrutés parmi le personnel (externes, internes, seniors, paramédicaux, personnel administratif sans connaissance médicale, ainsi que les membres de leur famille). Le consentement du sujet pour participer à l’étude était recueilli. La
charte visuelle du BSC était d’abord rappelée. Il était ensuite demandé aux sujets de scorer leurs selles sur le BSC. Puis 10
questions étaient posées dans le but exprimé de vérifier la pertinence d’un tel score. Les questions interrogeaient sur la facilité
de compréhension des images, sur la difficulté ou non de se positionner facilement sur tout ou partie du BSC, sur le caractère
exhaustif ou non du questionnaire. Etait exclu tout sujet aux antécédents de pathologie digestive ou prenant un traitement pour
une pathologie de ce type. Une fois ce premier questionnaire rempli (Q1), quelques jours plus tard un deuxième questionnaire
(Q2) était alors distribué permettant à l’aide de 3 questions, de démembrer les raisons explicites ou implicites qui conduisaient
les participants à « auto-évaluer » de manière systématique leurs selles. Ces questions portaient sur la fréquence de cette « auto-examen », sur les raisons d’une telle conduite (dépistage d’anomalies, vérification globale du transit, reflet général sur la santé globale,...) et enfin sur l’avis du sujet sur ce comportement en terme de rationnel, de vécu ou d’interrogation métaphysique.
Résultats : 85 questionnaires ont été renseignés : 85 Q1, 35 Q2. La répartition des sujets est de 42 femmes (50%) et de 43 hommes ( 50%), d’age moyen 37,2 ans (sd=15,7). Le score moyen du BSC est de 2 (sd = 1), soit 2,07 (sd=1,05) chez les femmes et
1,81 (sd 0,88) chez les hommes (p = 0.22 NS au T.Test). Le nombre de type de selles retenues est : globalement 1 seul type =
40%, 2 types = 31%, 3 types = 19%, 4 types = 10 % (chez les femmes respectivement 36%, 36%, 14%, 14%; chez les hommes 44%, 27%, 23%, 6%). Le type de selles est de 1 à 2 (constipation) chez 17% des sujets (23% chez les femmes, 12% chez
les hommes) (p= 0.075 au chi2)..
86
La précision du BSC était jugé excellente et bonne dans 68% des cas, moyenne dans 18% et mauvaise dans 14%. Sa facilité
d'utilisation était jugée excellente et bonne dans 75% des cas, moyenne dans 15 % et mauvaise dans 10%. Les quelques remarques libres faisaient état de la variabilité des examens, mais jamais n’était explicitement exprimé le caractère gênant d’une
telle interrogation, ou de l’impossibilité d’y répondre de manière précise.
La fréquence de vérification des selles était systématique pour 37% des sujets, 1 fois sur 2 pour 20%, 1 fois sur 3 pour 13% et
1 à 4 /mois pour 30%.
Concernant Q2, les raisons d’auto-inspection des selles étaient dans 54% des cas une simple habitude et dans 46% une procédure d'auto-surveillance à visée de dépistage.
Concernant les réponses à la question critique du pourquoi éventuellement métaphysique de cet auto-examen, 80% des sujets
déclaraient n’avoir ni pudeur ni honte à un tel exercice, seul 17% se questionnainet sur la rationalité d'une telle conduite.
Commentaires : Le BSC est un outil d’évaluation quantitative de l’aspect des selles par rapport à un référentiel visuel. Il permet
l’analyse de la qualité du transit et aide au diagnostic de constipation, les scores de I à II étant plutôt symptomatiques d’une
telle pathologie, les scores de III à IV reflétant un transit normal et un score de V à VII un transit accéléré. Notre étude démontre
la pertinence du BSC en terme de reflet exact de la réalité des produits de l’exonération ainsi que sa facilité de scoring. On peut
aussi souligner le caractère aisé et facilement compréhensible du support visuel par comparaison à des phrases qui pourraient
rester ésotériques, difficilement compréhensibles pour le patient, ou la simple restitution verbale de la part du patient qui resterait pour beaucoup limitée par un stock lexical insuffisant ou des erreurs sémantiques. Nous n'avons cependant pas retrouvé
dans la littérature de validation psychométrique spécifique ainsi que les validations linguistiques nécessaires puisque toutes les
images des différents types de selles sont assorties de précisions textuelles.. De plus nous retrouvons une grande variabilité du
type de selles pouvant géner l'utilisation et l'interpretation du BSC.
Le deuxième questionnement sur le BSC concerne les raisons pour lesquelles les sujets se livrent à un tel exercice quasi systématique d’inspection de leurs selles. Le rationnel « médical » est mis en avant par 46 % des sujets. Si cette raison est compréhensible, la fréquence de cet auto-examen est plus étonnante (quotidienne dans 37 % ...) bien que la facilité d’une telle inspection, le caractère éventuellement aléatoire d’un saignement digestif, la variabilité habituelle de la consistance des selles en fonction de l’alimentation, des contraintes sociales et de ... l’humeur, peuvent aussi expliquer cette fréquence.
L’autosurveillance des selles ne soulève en définitive aucune question métaphysique pour la majorité des sujets. Si la sensation
de honte est logiquement absente pour somme toute un examen de fonctions naturelles, il n’y a pas non plus de réflexion ou
d’explications avancées sur l’éventuelle symbolique de ce geste. Il serait pourtant facile d’y voir quelques manifestations du subconscient, depuis des conduites obsessionnelles et compulsives de vérification systématique de ses étrons, jusqu’à la nécessaire négation du caractère parfait du genre humain, renvoyant par la constatation quotidienne de ses « matières » l’individu à ce
qu’il est , c’est à dire un vulgaire mortel ne pouvant en définitive s’affranchir de ses émonctoires et de ses basses préoccupations de libération intestinale...
Si la pudeur ou du moins la restriction d’informations n’est pas de mise lors d’un interrogatoire médical, on peut néanmoins être
interpelé par la facilité avec laquelle certains se complaisent voire se délectent dans la contemplation du BSC et de son analyse.
Les modifications bien classiques des selles en fonction des fluctuations de l’état thymique, des contraintes vécues ou imaginées, des stress internes ou externes, peuvent aussi suggérer que l’autoexamen des féces n’est qu’une manière de se connaître, de se reconnaître, et en définitive d’évaluer de manière quelque peu indirecte mais objective son humeur, son soi, son être.
Peut être dans le but salutaire d’auto-correction, d’adaptation de la pensée et du comportement, l’auto-examen des selles
n'étant donc alors qu’une des boucles afférentes d’un bio-feed back comportemental et/ou psychique.
87
Conclusion : Le BSC est un test simple facilement accepté et pertinent pour les patients. Sa validation psychométrique et linguistique reste à faire. Il pose aussi le questionnement de l'auto-examen des selles source d'interrogations voire d'interprétations pouvant complexifier la consultation médicale.
References
1) Lewis SJ, Heaton KW. Stool form scale as a useful guide to intestinal transit time. Scand J Gastroenterol 1997;32:920-4.
2) 2) Russo M1, Martinelli M, Sciorio E, Botta C, Miele E, Vallone G, Staiano A. Stool consistency, but not frequency, correlates
with total gastrointestinal transit time in children. J Pediatr. 2013 Jun;162(6):1188-92.
3) 3) Heaton KW, O’Donnell LJ. An office guide to whole-gut transit time. Patients’ recollection of their stool form. J Clin Gastroenterol 1994;19: 28-30.
88
5
Jeunes Chirurgiens
“Les communications des
jeunes chirurgiens”
– Le Comité Scientifique
ABSTRACT N°37
TRAITEMENT DE L'INCONTINENCE URINAIRE MASCULINE PAR SPHINCTER ARTIFICEL URINAIRE AVEC MANCHETTE
EN POSITION INTRACAVERNEUSE : A PROPOS DE 37 CAS.
LE LONG Erwann, CAREMEL Romain, REBIBO John-David, GRISE Philippe .
Service d'urologie, CHU Charles Nicolle, Rouen.
Correspondant LE LONG Erwann 4, rue des fossés Louis VIII 76000 Rouen [email protected]
Introduction:
Le sphincter artificiel urinaire (SAU) est le traitement de référence de l’incontinence urinaire (IU) modérée à sévère par insuffisance sphinctérienne (IS). L’implantation de la manchette en position péribulbaire chez les patients aux antécédents de radiothérapie ou d’échec de traitement antérieur de l’IU représente une difficulté technique supplémentaire et est associée à des taux
d’échec et de complications plus élevés. Dans ces conditions, la pose de la manchette en position intracaverneuse peut présenter plusieurs avantages.
Objectifs :
Evaluer les résultats en termes de continence, de morbidité, de satisfaction et d’impact sur la qualité de vie du SUA avec une
manchette intracaverneuse dans le traitement de l’IU par IS.
Matériels et méthodes:
Entre mars 2006 et août 2012, 37 patients ont été implantés d’un SAU avec manchette en position intracaverneuse. L'indication
de la manchette en position intracaverneuse était indiquée pour la majorité des patients (22/37) après un échec d'une chirurgie
antérieure pour IU; pour 12 patients en raison d'antécédent de radiothérapie et pour un patient en raison d'un uréthrotomie interne pour sténose de l'urètre. La continence était évaluée par le nombre de garnitures portées par jour, le pad test des 24 heures et le questionnaire ICIQ-SF. La continence totale était définie par l’absence de fuites urinaires associées à l’absence de protection et la continence sociale par le port de 0 à 1 protection par jour. La satisfaction était évaluée par le questionnaire PGI-I et
la qualité de vie par le questionnaire I-QoL.
Résultats:
L’âge moyen au moment de l’implantation du SAU était de 70, 1 ans (±7,1) .Le suivi médian était de 32 mois (24-51). Le taux de
continence totale était de 12,1% et le taux de continence sociale de 69,7 %. Le score de qualité de vie I-QoL moyen était de
93,9/110. Le taux de satisfaction était de 88%. Trois SAU ont été explantés définitivement. Dix sept patients (45.9%) ont eu une
ou plusieurs révisions avec un délai médian de survenue de 8 mois. Le taux actuariel de survie de la manchette à 5 ans était de
73,8 %. L’absence de radiothérapie antérieure et un antécédent de chirurgie antérieure pour traitement de l’ IU exposaient au
risque de révisions du SAU mais pas de la manchette.
Conclusion: La pose d’un SAU avec manchette intracaverneuse semble être une alternative intéressante dans le traitement de
l'IU masculine chez les patients aux antécédents de radiothérapie ou d'échec de traitement chirurgicaux antérieur malgré un
taux de révision élevé.
90
ABSTRACT N°38
Evaluation fonctionnelle des ballonnets périuréthraux proACT dans l’incontinence post-prostatectomie radicale.
LEON GREGOIRE LE NORMAND LOIC KARAM GEORGES LUYCKX FRANCOIS
CHU de Nantes
correspondants : ( Le Normand Loïc ; Léon Grégoire,1 Place Alexis RICORDEAU 44093 Nantes, [email protected] ;
[email protected] )
Introduction :
Le taux d’incontinence urinaire après prostatectomie atteint près de 3000 patients chaque année. Le sphincter artificiel urinaire
est la technique de référence car il présente un taux de succès à long terme estimé entre 75 et 80 %. Cependant son caractère
invasif et onéreux en font une technique réservée aux patients ayant une incontinence modérée à sévère. La pose de ballonnets
péri-urétraux proACT® est une technique récente dont les indications et contre-indications ne sont pas formellement établies.
Objectif :
Rapporter notre expérience des ballonnets proACT® chez les patients présentant une incontinence urinaire d’effort après prostatectomie. Evaluer les facteurs prédictifs d’échec et de succès de cette méthode ainsi que les complications. Déterminer la population cible pour cette technique.
Matériel et méthodes :
Les prothèses sphinctériennes proACT® sont composées de deux ballons en silicone implantés par voie périnéale sous le col
vésical et sont ajustables en volume grâce à deux ports d’injection placés dans l’espace sous cutané scrotal. Il s’agit d’une évaluation rétrospective monocentrique, consécutive d’hommes traités pour une incontinence urinaire d’effort après prostatectomie
par pose de ballonnets périuréthraux proACT® depuis aôut 2006 jusqu’à décembre 2013. Le questionnaire USP était utilisé
pour l’évaluation initiale et le suivi. La sévérité était classée selon le nombre de protections quotidiennes et le score d’incontinence urinaire à l’effort du questionnaire USP (X/9) : Léger : 0,1 ou 2 protections par jour et score: inférieur ou égal à 3 ; Modéré
: 3-4-5 protections par jour ou score entre 4 et 6 inclus ; Sévère : 6 ou plus protections par jour ou score supérieur à 6 ou porteurs d’étui pénien.
Le succès était défini comme un pourcentage d’amélioration estimée par le patient supérieur à 80 % et le port d’une protection
de sécurité au maximum. L’amélioration était définie par un pourcentage d’amélioration estimée par le patient supérieur à 50%
et une diminution du nombre de protections quotidiennes supérieur à 50%.
Nous avons comparé trois populations : Prostatectomie seule, Prostatectomie avec radiothérapie complémentaire ; et chirurgie
de rattrapage. La méthode statistique utilisée est le Chi2 grâce au logiciel SPSS.
91
Résultats :
163 patients ont reçu cette technique. 6 patients n’avaient pas de résultat interprétable. L’âge moyen était de 68.62 ans. La durée moyenne de suivi était de 34 mois. Les patients ayant eu de la radiothérapie représentaient 16.56% et le nombre de patients
ayant un antécédent de chirurgie d’incontinence 14.1%. Avant traitement, Le nombre de protections quotidiennes était de 2.86
[2.51,2.81 ; IC95]. Le score d’incontinence urinaire d’effort était de 8..1/9. Le score de gêne était de 7.7/10. Le remplissage initial des ballons était de 0.91 ml (0.4-2). 83.4% ont bénéficié de la technique de rétrovision. Le taux de complications post opératoire était de 8%. Le nombre d’ajustements moyen était de 5.47 [3.55-7.4 ; IC95]. Le volume moyen d’ajustement était de
0.67ml. Le volume final moyen était de 4.62ml [2.7-6.52 ; IC95]. Le taux de succès est de 38.85%, le taux d’échec de
41.40%.Le pourcentage d’amélioration estimée moyen était de 60.9% [55.1-66.8 ; IC95].. Le nombre de protections quotidiennes final était de1.7[0-3.7 ; IC95]. soit une diminution de 31.5%. Il y a eu 30 révisions chez 26 patients 36 patients ont eu recours à un sphincter avec un taux de succès de 91%. Le taux cumulé de succès et d’amélioration dans la population prostatectomie seule est de 58.8%. Le taux d’échec chez les patients ayant eu soit de la radiothérapie soit un antécédent chirurgical soit
les deux est de 62.2 %.La radiothérapie semble est un facteur prédictif d’échec (p=0.007). Le groupe succès avait un score de
gêne moins élevé que les autre groupes (7.03 vs 8.12 p=0.028) et un nombre de protections quotidiennes moins élevé( 2.06 vs
3.36 p inf à 0.001). Il n’existe pas de différence significative de la PCU maximale entre les différents groupes de résultats (p=
0.46)
Commentaires :
Le taux de succès de cette technique varie entre 48 et 67% selon la littérature. Ce succès semble être prévisible chez les patients ayant une incontinence légère sans antécédent de chirurgie ou de radiothérapie et une incontinence légère non sévère à
partir de 2 ml. Elle ne semble pas indiquée en cas d’antécédent d’irradiation pelvienne du fait du taux d’amélioration diminué et
du taux de complication augmenté. Ses complications sont fréquentes mais sont généralement mineures et « réversibles ». Elles
entrainent cependant un taux de révision proche de 30%, principalement suite à des migrations ou des déflations des ballons.
Elle ne gêne pas l’implantation d’un sphincter artificiel en cas d’échec.
Conclusion
Nous pensons que les ballonnets proACT® peuvent être considérés comme un traitement de première ligne pour les patients
présentant une incontinence urinaire d’effort après prostatectomie légère à modérée,. Cependant il ne semble pas indiqués chez
les patients ayant reçu une radiothérapie complémentaire. Ils sont bien tolérés et leurs complications sont minimes.
Références :
-Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) recommandations HAS
10 janvier 2012
-Hübner WA, Schlarp OM, Adjustable Continence Therapy (ProACTTM): Evolution of the Surgical Technique and Comparison of
the Original 50 Patients with the most recent 50 patients at a single centre, Eur Urol (2006), doi:10.1016/j.eururo.2006.10.054
- Rouprêt M, Misraï V, Gosseine PN, Bart S, Cour F, Chartier-Kastler E. Management of stress urinary incontinence following
prostate surgery with minimally invasive adjustable continence balloon implants: functional resultsfrom a single center prospective study. J Urol. 2011 Jul;186(1):198-203. doi: 10.1016/j.juro.2011.03.016. Epub 2011 May 14. PubMed PMID: 21575974.
92
ABSTRACT N°47
CYSTECTOMIE ET URETEROSTOMIE TRANSILEALE POUR TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS D’ORIGINE NEUROLOGIQUE :COMPARAISON DE LA MORBI-MORTALITE DE LA LAPAROTOMIE VS LAPAROSCOPIE VS CHIRURGIE ROBOTIQUE
Constance Deboudt (1), Loïc Le Normand(2), Brigitte Perrouin-Verbe (23), François Buge (2), Jérôme Rigaud (2).
1) CHD La Roche sur Yon – service de chirurgie urologique, 2) CHU de Nantes, service de chirurgie urologique 3) CHU de Nantes, service de Médecine Physique et Réadaptation
Correspondant Constance DEBOUDT-MACE 44 rue Chanzy 85000 La Roche sur yon [email protected]
Objectifs :
Evaluer et comparer la morbidité précoce de la cystectomie – urétérostomie transiléale pour troubles vésicosphinctériens d’origine neurologique en fonction de la voie d’abord. Les objectifs secondaires ont été de comparer les morbidités chez les patients hospitalisés en péri-opératoire en MPR par rapport aux patients non hospitalisés en péri-opératoire en MPR et d’évaluer
les facteurs prédictifs de morbidité.
Matériel et Méthode :
65 dossiers de patients opérés à Nantes d’une cystectomie-urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique ont été revus de manière rétrospective entre mai 2005 et décembre 2011. 11 patients ont été opérés par laparotomie, 14 par laparoscopie et 40 par chirurgie robotique.. 53,8% des patients ont été hospitalisés en péri-opératoire dans le
service de MPR de Nantes. L’évaluation de la morbi-mortalité a été effectuée selon la classification de Clavien-Dindo. Les complications précoces ont été définies comme toute complication survenant dans les 30 jours post-opératoires. Les tests statistiques employés pour l’évaluation de la morbi-mortalité ont été un test exact de Fisher pour les variables qualitatives et un test
non paramétrique de Kruskal-Wallis pour les variables quantitatives. L’analyse des facteurs prédictifs de complications précoces
et tardives a été réalisée au moyen d’une régression logistique dans un modèle univarié puis multivarié.
Résultats :
Les 3 populations étaient comparables. Le suivi moyen a été de 29,4 mois. Un décès post-opératoire précoce est survenu dans
le groupe robotique et aucun décès post opératoire tardif n’a été constaté. La durée de l’intervention a été plus longue dans le
groupe robotique (300 min) que dans les groupes laparoscopie (225 min) et laparotomie (210 min) (p= 0,007). Le délai moyen de
reprise de transit a été de 4 jours pour le groupe robotique versus 4,5 jours en laparoscopie et 5,9 jours en laparotomie
(p=0,012). Il n’y a pas eu de différence significative de durée d’hospitalisation ni de prise de morphiniques.
Vingt-huit complications post-opératoires précoces (43,1%) ont été notées: celles-ci étaient mineures (grade I et II) dans 32,3%
et majeures (Grade III à V) dans 9,2% (p=0,17). Le taux d’hématomes post-opératoires a été plus important en laparoscopie
(28,6%) qu’en laparotomie (9,1%) ou qu’en robotique (5%) (p= 0,03).
93
Les complications post-opératoires tardives ont été de 43,1% : celles-ci étaient mineures dans 20% et majeures dans 23,1%
(p=0,26). Davantage de complications tardives de stade IIIB ont été observées en laparoscopie (28,6%) qu’en laparotomie
(9,1%) ou robotique (5%) (p = 0,035).
Les patients hospitalisés en péri-opératoire en MPR ont présenté significativement moins de complications tardives et notamment moins de complications à type de sténoses urétéro-iléales, respectivement 29,4% et 0% vs 58,1% et 12,9%.
Aucun facteur prédictif de complications n’a été mis en évidence.
Conclusion : La cystectomie-urétérostomie transiléale par chirurgie robotique permet une reprise de transit plus rapide que la
laparotomie ou la laparoscopie. La durée opératoire est cependant plus longue en robotique qu’en laparotomie ou laparoscopie
mais elle comprend dans cette série la learning curve. Le taux d’hématome et de saignement post-opératoire est plus élevé en
laparoscopie. La laparoscopie présente également davantage de complications tardives de stade IIIB que la laparotomie ou la
robotique. Les patients hospitalisés en péri-opératoire en MPR ont moins de sténoses urétéro-iléales. Aucun facteur prédictif de
morbidité n’a été mis en évidence.
94
ABSTRACT N°105
SUSPENSION UTERO-VAGINALE PAR SACROSPINOFIXATION ANTERIEURE BILATERALE PROTHETIQUE AVEC LE SYSTEME UPHOLD®. RESULTATS D’UNE ETUDE DE COHORTE A MOYEN TERME.
Eva Balenbois, Brigitte Fatton, Arnaud Cornille, Géraldine Rivaux, Vincent Letouzey, Renaud de Tayrac
Service de gynécologie-obstétrique, CHU Carémeau, place du Professeur-Robert-Debré ,30029 Nîmes cedex 9, France
Correspondant R. de Tayrac, Service de gynécologie-obstétrique, CHU Carémeau, place du Professeur-Robert-Debré ,30029
Nîmes cedex 9, France [email protected]
Introduction :
La sacrospinofixation par voie antérieure, initialement décrite par Winkler en 2000 [1], offre une alternative à la technique traditionnellement postérieure. Les études initiales semblaient montrer que l’approche antérieure permettait une restitution plus anatomique de l’axe vaginal et pouvait réduire le risque de récidive de cystocèle [2]. Dans le même temps, une étude anatomique
suggérait une étroite relation entre étage antérieur et moyen dans le prolapsus génital [3]. Parce que le traitement de la cystocèle par voie vaginale est encore un challenge, de nombreux implants prothétiques ont été développés afin d’effectuer une réparation à la fois antérieure et apicale du prolapsus génito-urinaire.
Objectif :
Evaluer les résultats anatomiques et fonctionnels, ainsi que la morbidité d’une stratégie chirurgicale de traitement combiné des
étages antérieur et moyen par la mise en place d’une prothèse sous vésicale fixée au ligament sacro-épineux par voie antérieure
de type UpHold® (Boston Scientific) à l’aide du Capio® (Boston Scientific).
Matériel et Méthodes :
Il s’agit d’une série continue, rétrospective mono-centrique, ayant inclus 114 patientes opérées d’un prolapsus génital entre octobre 2009 et avril 2013 par 5 opérateurs seniors. L’évaluation pré-opératoire et post opératoire à 6 semaines, 6 mois, 1 an puis
1 fois par an comprenait un interrogatoire standardisé et une classification du prolapsus selon le système POP-Q. Le recueil des
symptômes liés au prolapsus et l’évaluation de la qualité de vie ont été étudiés par des questionnaires standardisés; la gêne liée
au prolapsus était mesurée par une échelle numérique (0 à 10). Toutes les patientes ont eu une pose de prothèse Uphold® (Boston Scientific) +/- associée à une plicature du fascia pré rectal (71/114, 62,3%), une pose de prothèse postérieure (4/114, 3,5%),
une hystérectomie (17/98, 17,3%) et une pose de bandelette sous urétrale (46/114, 40,4%) pour incontinence urinaire d’effort
symptomatique ou démasquée. Le succès de la technique était évalué par les résultats anatomiques (points Ba et C/D < -1) et
la satisfaction des patientes.
Résultats:
95
L’âge moyen était de 68,2 +/-8,3 ans (50 à 91). 109/114 (95,6%) patientes étaient ménopausées. 18/114 (18,2%) avaient un antécédent de chirurgie de prolapsus. Selon la classification POP-Q, 41 patientes avaient un prolapsus de stade 2 (36%), 53 un
stade 3 (46,5%) et 16 un stade 4 (14%). La gêne pré-opératoire moyenne était de 6,5/10 (2 à 10). La durée opératoire moyenne
était de 88,6 +/- 32 minutes. Il n’y a pas eu de complication per opératoire. Les complications post opératoires étaient : trois hémorragies sévères (2,6%) ; il s’agissait d’un cas d'hématome surinfecté ayant nécessité l'ablation du treillis prothétique à J6, un
cas d'hématome extensif ayant conduit à une reprise pour hémostase à J2 et à une explantation du treillis pour surinfection secondaire à J21 et un cas de saignement sur la cicatrice de coloporraphie résolutif par tamponnement hémostatique simple ; une
névralgie pudendale (0,9%) et 23 cas de difficultés de reprise mictionnelle (20,2%) dont huit patientes n’avaient pas eu de pose
de bandelette sous urétrale (7%). Parmi ces 23 patientes, 12 ont nécessité la réalisation d’auto ou hétérosondages pour une durée moyenne de 12jours (extrême 7 à 60). La difficulté de reprise mictionnelle était définie par la présence d’un résidu post mictionnel >150ml persistant plus de 24heures après retrait de la sonde vésicale à demeure. La durée moyenne de séjour était de
4,5 jours (2 à 15). Le suivi moyen était de 17 +/- 10 mois (6 à 45). 108/114 patientes on été suivis au moins 6mois (94,7%). 80
patientes (70%) avaient un recul d’au moins 12 mois. Le succès anatomique sur les étages antérieur et moyen, c'est-à-dire des
points Ba et C/D < -1, étaient de 84% (84/106), avec un taux de satisfaction de 97,2% (103/106). 80% des patientes avaient
un succès anatomique à 12mois avec une satisfaction de toutes les patientes. Concernant les échecs, il s’agissait dans 86%
des cas (13/15) de cystocèles asymptomatiques avec un point Ba moyen de -0,6 (+/-0,45). Deux patientes ont présenté un
point C à 0 (+/-1). Trois patientes ont été réopérées pour exposition prothétique (2,8%), trois pour complications (deux hématomes et une pudendalgie) mais aucune pour récidive de prolapsus. Les dyspareunies de novo superficielles et profondes étaient
présentes chez 13/108 patientes (12%).
Conclusion :
Malgré les limites de cette étude (série longitudinale rétrospective non comparative), la sacrospinofixation antérieure bilatérale
prothétique avec le système UpHold® semble prometteuse pour le traitement combiné des prolapsus génitaux des étages antérieur et moyen, tant sur le plan de l’efficacité que de la sécurité. Cette technique peut être proposée comme une alternative à la
promontofixation chez des patientes sélectionnées. Ces résultats doivent à présent être confirmés par des études prospectives,
comparatives et à long-terme.
Références :
1: Winkler HA, Tomeszko JE, Sand PK. Anterior sacrospinous vaginal vault suspension for prolapse. ObstetGynecol. 2000;
95(4):612-5.
2: Goldberg RP, Tomezsko JE, Winkler HA, Koduri S, Culligan PJ, Sand PK. Anterior or posterior sacrospinous vaginal vault suspension: long-term anatomic and functional evaluation. ObstetGynecol. 2001; 98(2):199-204.
3: Summers A, Winkel LA, Hussain HK, DeLancey JOL. The relationship between anterior and apical compartment support. Am
J Obstet Gynecol, 2006; 194: 1438-43
96
ABSTRACT N°6
EFFICACITE DU BULKAMID DANS L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR INSUFFISANCE SPHINCTERIENNE (IUEIS) DE LA FEMME
Alexandru Beraru, Stéphane Droupy, Laurent Wagner, Laurent Soustelle, Michel Boukaram, Pierre Costa
CHU Caremeau, Nimes
Correspondant Alexandru beraru Villa 4 lotissement precabrian, 30330 Gaujac [email protected]
Introduction :
L’injection péri-urétrale d’agents comblants peut représenter actuellement un choix possible et raisonné dans certains cas d’incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne
Objectif :
évaluer l’efficacité de l’injection péri-urétrale de polyacrylamid hydrogel (PAHG, Bulkamid®, Ethicon) pour le traitement de l’IUEIS de la femme.
Méthodes :
Etude prospective monocentrique chez 80 patientes soufrant d’une incontinence urinaire sévère en échec thérapeutique, traitées par injection péri-urétrale de Bulkamid®, entre juin 2010 et octobre 2011 pour une IUE-IS. L’évaluation du retentissement
sur la qualité de vie a été réalisée a l’aide du PGI-S (Patient Global Impression of Severity), de l’ICIQ-SF (International Consultation on Incontinence Questionnaire Short Form) et du PGI-I (Patient Global Impression of Improvement) avant et après le traitement.
Résultats :
Avec un suivi moyen de 18,6±5,3 mois, 60% des patientes étaient améliorées. Pour 30/74 (40%) il n’y a pas eu d’amélioration ;
aucune patiente n’a eu d’aggravation du PGI-I après l’injection.. Avant l’intervention 55,4% des patientes considérait leur état
comme sévère (PGI - S). Après l’injection 21/74 (28%) et 11/74 (15%) le considéraient comme sévère et normal (zéro fuite). Le
score ICIQ-SF a passé de 17+/-2,84 avant l’injection à 13+/-5,52 en post opératoire, avec une diminution significative de 30%
(p<0,00001). Le taux de réinjection a été de 29%. Le taux de complications a été de 16% (17/108) : 11 cas de rétention postopératoire transitoire, 2 cas de cystites, 4 épisodes de dysurie. Pas d’abcès ou d’infection du site d’injection ; pas de complication
spécifique au produit utilisé.
Conclusion :
Avec un taux d’amélioration (PGI-I) de 60% et 15% de patients sans fuites (PGI-S/ICIQ), l’injection péri-urétrale de Bulkamid représente une option thérapeutique efficace et sure chez la femme soufrant d’une incontinence urinaire sévère, en échec thérapeutique. Il existe un sous groupe particulier des patientes pour lesquelles ont peut prédire une amélioration de la qualité de vie
avec une injection de Bulkamid® : l’amélioration de la qualité de vie va être ressentie le plus chez les patientes ayant une
grande quantité de fuites.
97
ABSTRACT N°72
RESULTATS DE LA POSE D’UNE DEUXIEME BANDELETTE SOUS-URETRALE POUR INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT FEMININE RECIDIVEE
CAMPIN LAETITIA (a), MEYER FRANCOIS (a), BOYD ANDERS (b), RAVERY VINCENT (a), HAAB FRANCOIS (c), HERMIEU
JEAN-FRANCOIS (a)
a : Hôpital Bichat, service d’Urologie b : INSERM UMR-S1136, Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique c : Hôpital Tenon, Service d’urologie
Correspondant Laëtitia CAMPIN 98 rue du Docteur Bauer 93400 SAINT-OUEN Mail : [email protected]
Introduction :
Jusqu’à 20% des patientes ayant eu une bandelette sous-urétrale (BSU) pour incontinence urinaire d’effort sont en échec de
traitement ou présentent une récidive. Il existe peu de données concernant les résultats de la pose d’une deuxième BSU en cas
d’échec d’une première.
Objectifs de l’étude :
Notre étude s’intéresse aux résultats de la pose d’une deuxième BSU, et recherche s’il existe des facteurs prédictifs de succès
ou d’échec, notamment la voie d’abord, transobturatrice ou rétropubienne.
Matériels et méthodes :
161 patientes opérées entre 2000 et 2013 dans les services d’urologie des hôpitaux Bichat et Tenon à Paris d’une deuxième
BSU après échec d’une première, ont été incluses dans l’étude. Les données ont été recueillies rétrospectivement. Un examen
clinique et un bilan urodynamique a été effectué avant la pose de la deuxième bandelette. 87,6% des patientes avaient une incontinence d’effort corrigée par les manœuvres de soutènement urétral. L’évaluation post-opératoire était clinique. Les patientes
dont le suivi était inférieur à 6 mois ont été contactées par téléphone pour un interrogatoire reprenant les questions de l’USP (Urinary Symptom Profile) et la question 5 de l’ICIQ. Les patientes ont été classées en 3 catégories : guéries (absence totale de
fuite), améliorées (diminution des fuites) ou échec (toute autre situation). 24 patientes (18,3%) présentaient une insuffisance
sphinctérienne majeure (Pcmu inférieure ou égale à 20 cmH20) et 10 patientes (7,5%) une hyperactivité détrusorienne objectivée
sur le bilan urodynamique. Les analyses statistiques utilisées étaient les tests de Kruskal-Wallis pour les variables continues et le
test de Pearson ? ou test exact de Fisher pour les variables catégorielles ; une valeur de p <0,05 était considérée comme significative.
Résultats :
La première BSU était rétropubienne dans 41% des cas, transobturatrice dans 46% des cas ou une mini-bandelette dans 9,3%
des cas. La deuxième BSU était rétropubienne dans 55,3% des cas, transobturatrice dans 37,8% des cas et une mini-bandelette dans 6,8% des cas. Le délai moyen de suivi post-opératoire était de 19 mois. 54.7% des patientes ont été guéries et
23.6% améliorées, soit 78.3% de succès global. Trente-cinq patientes étaient en échec de traitement (21,7%). Le taux de suc-
98
cès global était significativement plus important lorsque la deuxième bandelette était rétropubienne (84,2% pour le TVT vs
70,4% pour le TOT, p=0,04). Des analyses uni et multi-variées ont montré que l’âge élevé (HR=0,83 (0,70-0,99), p=0,04), la
PCMU<20cmH2O (HR=0,43 (0,23-0,80), p=0,008) et la pose d’un TOT après un TVT (HR=0,46 (0,22-0,97), p=0,04) étaient des
facteurs de risque d’échec de la deuxième BSU. En revanche, la négativité des manœuvres de soutènement sous-urétrales
n’avait pas d’impact sur le résultat de la deuxième bandelette (HR=0.68 (0.36-1.28), p=0,2). Aucune des 161 patientes n’a présenté de complication peropératoire. Les complications à distance étaient : l’apparition d’une urgenturie de novo (24), une dysurie (16), des douleurs chroniques (5), des cystites à répétition (6), une érosion de la bandelette (3) et une phlébite surale (1). Il
n’existait pas de différence significative entre les groupes TOT et TVT pour ces complications. Sept patientes (4,3%) ont nécessité l’ablation ou la section de la seconde BSU (3 expositions prothétiques, 3 rétentions vésicales complètes ou dysurie et 1 du
fait de douleurs vaginales intenses).
Commentaires :
Avec 161 patientes, notre étude constitue la plus importante série à ce jour concernant le résultat de la pose d’une deuxième
BSU en cas d’incontinence urinaire d’effort féminine récidivée. Avec un taux de succès global de l’ordre de 78%, notre étude
trouve des résultats comparables à ceux déjà publiés, où la moyenne pondérée est de 76,6% (1). Comme la majorité des publications sur le sujet, notre série est rétrospective, ce qui représente une limite à notre étude. Seule la série de Liapis (2) portant
sur 31 patientes et rapportant un taux de guérison de 74% est prospective. Notre étude confirme des données connues, à savoir que l’âge et l’insuffisance sphinctérienne sont des facteurs de risque d’échec de la pose d’une deuxième BSU. Par ailleurs,
nous avons montré que la voie rétropubienne avait un taux de succès global significativement supérieur à la voie transobturatrice, comme l’avait montré Stav (3).
Conclusion :
La pose d’une 2ème BSU, notamment d’un TVT, est un traitement efficace en cas d’incontinence urinaire d’effort féminine récidivante. L’âge élevé, une PCMU<20cmH2O et la pose d’un TOT après un TVT sont des facteurs de risque d’échec de la 2ème
BSU.
Références :
1. Meyer F, Hermieu JF, Boyd A et al. Repeat mid-urethral sling for recurrent female stress urinary incontinence. Int Urogynecol
J. 24(5):817-22. 2013
2. Liapis A, Bakas P, Creatsas G. Tension-free vaginal tape in the management of recurrent urodynamic stress incontinence after previous failed midurethral tape. Eur Urol 55 (6) : 1450-1455. 2009
3. Stav K, Dwyer PL, Rosamilia A et al. Repeat synthetic mid urethral sling procedure for women with recurrent stress urinary incontinence. J Urol 183 (1) : 241-246. 2010
99
ABSTRACT N°32
SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL AMS800® CHEZ L’HOMME : PEUT-ON EXPLIQUER LES FUITES RESIDUELLES EN
POSITION ASSISE ?
1. BEAUGEIRE Aurélien 2. PHE Véronique 3. MUNBAUHAL Gavishsing 4. CHARTIER-KASTLER Emmanuel 5. MOZER Pierre
Département d’Urologie, Groupe hospitalier Pitié-Salpétrière, Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), Paris
Correspondant BEAUGERIE Aurélien 84 Cours de Vincennes 75012 PARIS [email protected]
Introduction : Certains patients équipés d’un sphincter urinaire artificiel AMS800® décrivent des fuites urinaires résiduelles lors
de la position assise. Notre hypothèse est qu’il existe une chute de pression au sein de la manchette péri-urétrale après compression de celle-ci.
Objectifs de l’étude : Cette étude expérimentale tente d’expliquer ces fuites résiduelles en caractérisant les transferts de fluide
et les variations de pression au sein du dispositif AMS800® pendant et après compression de la manchette.
Matériel et Méthode : 2 dispositifs AMS800® complets ont été testés. Premièrement, du bleu de méthylène a été injecté dans
la manchette afin d’observer les transferts de fluide au sein du dispositif pendant la compression manuelle de celle-ci. Dans un
second temps, et après avoir estimé les pressions exercées sur le plancher périnéal en position assise, les variations de pression au sein des différents composants du dispositif ont été mesurées en temps réel pendant et après compression de la manchette grâce à l’utilisation des capteurs de pression d’une station d’urodynamique.
Résultats : Quand la manchette d’un AMS800® est comprimée entre 2 doigts, on observe un reflux du bleu de méthylène vers
le ballon via le resistor de la pompe. Après une compression de la machette pendant 5, 10, 15 et 20 secondes à une pression de
150 cmH2O, la pression minimale mesurée dans celle-ci était de 37, 25, 14 et 12 cmH2O respectivement. Le temps nécessaire
à sa re-pressurisation (retour à la pression de base) était de 68, 87, 101 et 117 secondes.
Commentaires : Dans notre expérience clinique, les fuites résiduelles en position assise chez les patients porteurs d’un
AMS800® ne sont pas rares. On ne peut pas les expliquer par une simple augmentation de la pression intra-abdominale car elles sont inconstantes, dépendent du type de siège (chaise dure, accoudoir), peuvent survenir lors d’un simple repositionnement
sur le siège, et ne sont pas observées lorsque la manchette est implantée en position péri-cervicale (chez les femmes par exemple). Le message principal de cette étude est que le fluide contenu dans la manchette peut refluer librement vers le ballon car le
circuit passant par le resistor de la pompe ne possède pas de système anti-reflux. Ainsi, une compression de la manchette,
même brève, suffit à faire chuter la pression d’occlusion après son relâchement.
Conclusion : Les fuites urinaires résiduelles en position assise rapportées par les patients porteurs d’un AMS800® peuvent être
expliquées par la compression de la manchette péri-urétrale sous le plancher périnéal, ce qui provoque une chute de pression
lors de son relâchement.
100
ABSTRACT N°34
INFLUENCE DES POSITIONS D'ACCOUCHEMENT SUR LES TROUBLES SPHINCTERIENS DU POST-PARTUM : RESULTATS PRELIMINAIRES DE L'ETUDE P5
QUIBOEUF EMELINEa CLAUDE HOCKEa PHILIPPE BALLANGERb XAVIER FRITELc
a Service de chirurgie gynécologique et médecine de la reproduction, Centre Aliénor d’Aquitaine, CHU de Bordeaux, Université
de Bordeaux 2, Bordeaux. bService d'urologie, CHU de Bordeaux, Université de Bordeaux 2, Bordeaux. c Service de gynécologie obstétrique et reproduction, CHU de Poitiers, Université de Poitiers, Poitiers.
Correspondant : Quiboeuf Emeline, Service de chirurgie gynécologique et médecine de la reproduction, Centre Aliénor d’Aquitaine, CHU de Bordeaux, Place Amélie Raba-Léon, 33 076 Bordeaux CEDEX. E-mail : [email protected]
Introduction :
Les antécédents obstétricaux sont connus pour favoriser les troubles pelvipérinéaux. L'accouchement en décubitus latéral ou
en position verticale diminue la fréquence des déchirures périnéales. L'impact sur les incontinences en post-partum n'a pas été
étudié.
Objectif :
Aucune étude n'a identifié l'influence de ces positions d'accouchement sur des lésions non objectivées et qui s'expriment en
post partum par des fuites urinaires ou anales. L'objectif principal était d'évaluer l'impact du positionnement lors de l'accouchement sur les troubles sphinctériens du post-partum.
Méthodes :
L'étude P5 est une étude de cohorte prospective multicentrique (4 maternités d'Aquitaine). Six cent trente huit femmes recrutées en fin de grossesse ont rempli un questionnaire sur leurs troubles sphinctériens avant et pendant la grossesse (ICIQ-SF,
score de Pescatori). Elles ont été recontactées 4 mois après leur accouchement pour répondre à nouveau à ce questionnaire. La
population a été classée en 2 bras d'étude en fonction de la position dans laquelle la parturiente a accouché (décubitus dorsal
DD versus positions alternatives (décubitus latéral, accroupie, 4 pattes, accouchement aquatique)). Deux modèles de régression
logistique ont été construits l'un étudiant l'incontinence urinaire post-natale, l'autre l'incontinence anale post-natale.
Résultats :
Les prévalences de l'incontinence urinaire avant, pendant la grossesse et en postnatal (délai moyen de réponse 4,5 mois postpartum) dans notre population sont respectivement de 8,2% IC95% [6,1 ; 10,3] de 57,4% IC95% [53,6 ; 61,2] et de 31,4 IC95%
[27,8 ; 35,0]. Les prévalences de l'incontinence anale avant, pendant la grossesse et en postnatal (4,5 mois post-partum) dans
notre population sont respectivement de 3,6% IC95% [2,1 ; 5,1] , de 22,5% IC95% [19,3 ; 25,7] et de 29,5% IC95% [26,0 ;
33,0]. L'accouchement en positions alternatives au décubitus dorsal n'est pas associé à l'incontinence urinaire postnatale
(OR=0,933 ; IC95% [0,528; 1,649] ; p=0,811). L'accouchement en positions alternatives au décubitus dorsal semble associer à
l'incontinence anale post-natale, sans que cela soit tout de même significatif (OR=0,601 ; IC95% [0,350 ; 1,032], p=0,065).
101
Commentaires :
L’incontinence urinaire (IU) post-natale n’est pas associée aux positions alternatives au décubitus dorsal. La revue de la littérature récente de Wesnes et Lose ne retrouve pas de mesure applicable sur la deuxième partie du travail pour prévenir d’une IU
post-natale. La prévalence de l’IU augmente pendant la grossesse et diminue en post-partum. L’IU post-natale apparait plus liée
à la grossesse qu’à l’accouchement. La prévalence de l’incontinence anale (IA) ne diminue pas en post-partum. La durée de la
seconde partie du travail apparait associée à l’IA post-natale. Les positions alternatives pour l’accouchement diminuent la durée
de la seconde partie du travail. L'accouchement en positions alternatives au décubitus dorsal semble protéger de l'incontinence
anale, sans que cela soit tout de même significatif. La poursuite de notre travail permettra de préciser cette association.
Conclusion :
L'incontinence urinaire postnatale ne semble pas liée à la seconde partie du travail. La grossesse a plus d'impact en post-partum que l'accouchement. Les positions d'accouchement autres que le DD semble diminuer l'incontinence anale postnatale.
Références :
Wesnes SL, Lose G. Preventing urinary incontinence during pregnancy and postpartum: a review. Int Urogynecol J. 2013
Jun;24(6):889-99
Fritel X, Ringa V, Quiboeuf E, Fauconnier A. Female urinary incontinence, from pregnancy to menopause: a review of epidemiological and pathophysiological findings. Acta Obstet Gynecol Scand. août 2012;91(8):901 910.
Wang A, Guess M, Connell K, Powers K, Lazarou G, Mikhail M. Fecal incontinence: a review of prevalence and obstetric risk factors. Int Urogynecol J Pelvic Floor Dysfunct. mai 2006;17(3):253 260.
102
ABSTRACT N°92
IMPACT DE LA PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE, AVEC OU SANS BANDELETTE SOUS-URETRALE, SUR LES
SYMPTOMES DU BAS APPAREIL URINIARE : RESULTATS A TROIS ANS D’UNE COHORTE PROSPECTIVE
Salerno Jennifer (1), Llinares Elisabeth (2), Thibault Frédéric (3), Chevrot Armand (2), de Tayrac Renaud (1) , Wagner Laurent (2)
(1) Service de Gynéco-Obstétrique - CHU de NIMES (2) Service d'Urologie - CHU de NIMES (3) Service d'Urologie - CHU de
NANCY
Correspondant : Salerno Jennifer 132 avenue de la corniche fleurie. Parc de la corniche. Bâtiment A1. 06200 nice
[email protected]
Introduction :
Le prolapsus génito-urinaire (PGU) est fréquemment associé à une incontinence urinaire d’effort (IUE) (49%)[1]. Celle-ci peut être
patente (30,5%), mais parfois masquée (18,5%). Et dans ce cas, il se pose alors la question de traiter par une bandelette sous-urétrale (BSU) dans le même temps opératoire que la cure du PGU.
Objectifs de l’étude :
Le but de notre étude a été d’évaluer, à l’aide d’auto-questionnaires validés, les résultats des différentes stratégies thérapeutiques associant ou non une BSU à la promontofixation coelioscopique (PF) sur les symptômes du bas appareil urinaire et la qualité de vie des patientes.
Matériels et Méthodes :
Il s’agit de l’étude prospective monocentrique d’une cohorte de 83 patientes, opérées de manière consécutive d’un PGU par la
technique de PF entre septembre 2009 et mars 2011. Une BSU a été associée en cas d’IUE patente ou masquée (révélée par la
réduction du PGU à l’examen clinique préopératoire ou au bilan urodynamique). Les patientes ont été réparties en 3 groupes :
patientes traitées par PF et BSU pour IUE patente (groupe A) ou masquée (groupe B) ; et patientes, ne présentant pas de fuite
urinaire à la toux lors de l’examen clinique (même après réduction du prolapsus), traitées par PF seule (groupe C). A chaque visite (préopératoire, 1 an et 3 an postopératoire), le grade du PGU à l’examen clinique a été coté selon la classification POP-Q ;
la sévérité des symptômes urinaires (UDI 6) et leur retentissement sur la qualité de vie (UIQ 7) ont été évalués à l’aide des autoquestionnaires validés PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory) et PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire).
Résultats :
45 patientes (54,2%) âgées de 57,2 ans en moyenne, ont bénéficié d’une PF avec BSU (27 TVT et 18 TOT); dont 30 patientes
pour IUE patente et 15 pour IUE masquée. Le taux d’incontinence urinaire par urgenturie (IUU) était respectivement dans les
groupes A et B de 63,3% et 13,3% en préopératoire (T0); et de 24,1% et 13,3% à trois ans (T3). Le taux d’IUU de novo à T3
était de 3,4% et 13,3%. Le taux de dysurie était respectivement dans les groupes A et B de 40% et 46,7% à T0 ; et de 17,2% et
13,3% à T3 avec des taux de dysurie de novo à 3 ans de 6,9% et 0%. Le taux d’IUE dans les groupes A et B était respective-
103
ment de 24,1% et 6,7% à T3. L’UDI-6 était respectivement, dans les groupes A et B, de 48,1 et 18,3/100 à T0 ; et de 18,7 et
12,2/100 à T3. L’UIQ-7 était respectivement de 38,2 et 16,8/100 à T0 et de 8,7 et 5,7/100 à T3. 38 patientes (45,8%) âgées de
59,4 ans en moyenne ont eu une PF seule. Le taux d’IUU était de 16,2% à T0, et 21,1% à T3. Le taux de dysurie était de 50% à
T0, et 7,9% à T3. L’IUU de novo concernait 15,8% des patientes à T3 et aucune patiente ne rapportait de dysurie de novo. Le
taux de patientes se plaignant d’IUE était de 15,8% à T0 ; et de 21,1% à T3 avec 15,8% d’IUE de novo. L’UDI-6 était de 28,2/
100 à T0 et 12,7/100 à T3. L’UIQ-7 était de 26,2/100 à T0 et 4,1/100 à T3.
Commentaires :
La PF, associée ou non à une BSU, améliore de manière significative l’UDI 6 et l’UIQ 7. Dans le groupe A, 24,1% des patientes
conservent des symptômes d’IUE mais une seule patiente a été traitée par une deuxième BSU. Dans ce même groupe, l’IUU et
la dysurie sont significativement améliorés (p=0,003 et p=0,05). Dans le groupe C, 6 patientes signalaient une IUE à l’interrogatoire, non retrouvée à l’examen clinique, et n'ont donc pas été traité par BSU synchrone à la PF..Parmi elles, 2 patientes ont bénéficié d’une pose de TVT dans un second temps, alors que les 4 autres ont été améliorés, et ce, avec un recul de 3 ans. Dans
le groupe C, la dysurie a été améliorée de manière significative (p<0,001), mais pas l’IUU et 6 patientes (15,8%) ont développé
une IUE de novo.
Conclusion :
La PF associée à une BSU améliore IUE et IUU mais aussi la dysurie. Lorsque la PF n’est pas associée à une BSU, on note une
légère aggravation de l’IUE et de l’IUU et une nette amélioration de la dysurie.. Les scores de symptômes urinaires (UDI 6) et
leur retentissement sur la qualité de vie (UQI 7) sont améliorés quel que soit le groupe.
Références :
[1] L. Schierlitz, P. L. Dwyer, A. Rosamilia. Pelvic organ prolapse surgery with and without tension-free vaginal tape in women
with occult or asymptomatic urodynamic stress incontinence : a randomised controlled trial. Int Urogynecol J (2014) 25:33-40
[2] F.Thibault, P. Costa, R. Thanigasalam. Impact of laparoscopic sacrocolpopexy on symptoms, health-related quality of life and
sexuality : a medium term analysis. BJU International 2013 Dec;112(8):1143-9.
[3] S.A. Adjoussou, E. Bohoussou, S. Bastide. Prévalence des troubles fonctionnels et associations anatomo-fonctionnelles
chez les femmes présentant un prolapsus génital. Prog Urol (2013), article in press
104
ABSTRACT N°49
RESULTATS FONCTIONNELS DES BALLONS AJUSTABLES PERI-URETRAUX ACT® CHEZ LES FEMMES AGEES DE
PLUS DE 80 ANS ET AYANT UNE INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR INSUFFISANCE SPHINCTERIENNE
Claire Billault1, Emmanuel Chartier-Kastler1, Morgan Rouprêt1, Gilberte Robain2, Véronique Phé1
1 Hôpital Pitié-Salpêtrière, Service d’urologie, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Université Paris 6; 2 Hôpital Rothschild, Service de médecine physique et réadaptation, Assistance Publique-Hôpitaux de
Paris
Correspondant : Phe Véronique, Service d’urologie, Hôpital de la Pitié Salpêtrière, 83 bd de l’hôpital 75013 Paris,
[email protected]
Introduction :
Peu d’études portant sur les résultats des ballons ajustables péri-urétraux ACT® dans le traitement de l’incontinence urinaire
d’effort (IUE) féminine existent dans la littérature. Leur place dans l’algorithme de prise en charge des patientes ayant une IUE
reste à définir. Alors que les bandelettes sous urétrales sont largement utilisées en première intention et que le sphincter urinaire
artificiel (SUA) reste le traitement de référence chez les patientes ayant une IUE avec une insuffisance sphinctérienne sévère, les
ballons ajustables péri-urétraux ACT® pourraient être proposés aux patientes âgées non éligibles au SUA.
Objectif :
Notre objectif était de rapporter les résultats fonctionnels des ballons ajustables péri-urétraux ACT® implantés chez des patientes de plus de 80 ans.
Matériel et méthodes :
Les femmes âgées de plus de 80 ans, chez lesquelles a été diagnostiquée une IUE et pour lesquelles des ballons ajustables péri-urétraux ACT® ont été implantés de 2000 et 2013, ont été incluses. Les patientes étaient revues 4 semaines après l’intervention pour effectuer le premier gonflage puis toutes les 4 semaines jusqu’à obtention d’une continence satisfaisante selon les patientes. Les complications chirurgicales per opératoires et post opératoires précoces ont été évaluées selon la classification de
Clavien-Dindo. La satisfaction des patientes vis-à-vis de la technique, et les complications post opératoires tardives ont été rapportées.
Résultats :
Au total, cinquante-deux patientes ont été incluses. L’âge médian des patientes était de 83 ans (IQ : 81-85 ans). Sept patientes
présentaient une IUE par hypermobilité uréthrale (13,5%) et 29 une insuffisance sphinctérienne (55,8%). La pression de clôture
médiane pré-opératoire était de 20 cm H20 (IQ : 15-25,5). 65,7% (n=23) avaient déjà eu un traitement chirurgical de leur IUE. L’intervention était réalisée sous anesthésie locale chez 59,7% des patientes. Quarante-trois patientes (82,7%) ont bénéficié d’une
seule pose de ballons ACT®. Seules 5 patientes ont présenté des complications per opératoires : 2 perforations vésicales et 3
perforations uréthrales. Dans les cas de perforations vésicales, le trajet de l’ancillaire a été modifié afin de permettre la pose correcte du ballon dans le même temps. Dans les trois cas de perforation uréthrale, la pose du ballon du côté de la perforation a
été différée de quelques semaines ; celle-ci a toujours été possible secondairement. Aucune complication nécessitant la dépose
105
des ballons n’est survenue au cours du premier mois post-opératoire. Neuf patientes ont présenté des épisodes de rétention
après regonflage (dont 2 épisodes en post-opératoire, correspondant à des complications de grade II de la classification de Clavien-Dindo) après une première pose de ballon, dont une en post-opératoire immédiat dans le cadre d’un hématome post-opératoire, 1 après une deuxième pose et 1 après une troisième pose.
Le recul médian était de 10,5 mois (IQ : 3-24,25). Onze patientes ont été perdues de vue. Vingt patientes (38,4%) étaient très satisfaites du résultats sur la continence (amélioration estimée à plus de 80%). Dix patientes (19,2%) ont présenté un échec complet de la technique, laquelle n’a pas permis d’obtenir une amélioration de la continence selon les patientes. Le nombre de regonflages nécessaire pour obtenir une continence satisfaisante était en moyenne de 2, avec un volume de gonflage moyen de 3
mL de chaque côté. Les complications amenant à l’explantation des ballons étaient l’érosion cutanée des ballons infectés et la
migration des ballons avec perte secondaire d’efficacité. Le délai médian de survenue était de 13 mois (IQ : 6-34 mois) pour la
première pose et de 8 mois (IQ : 5-11 mois) pour la deuxième pose.
Au total, 6 patientes ont été explantées de façon définitive. Une patiente a bénéficié de quatre poses itératives de ballons.
Discussion :
A notre connaissance, seulement huit études dans la littérature ont rapporté les résultats fonctionnels de la pose des ballons
ajustables périuréthraux ACT® dans le traitement de l’IUE féminine. Ce traitement présente l’avantage d’un abord mini-invasif,
de l’absence de manipulation par le patient, et de l’adaptabilité de la correction au handicap de chaque patient, et aux variations
de celui-ci dans le temps. L’ablation du matériel, si nécessaire, est facilement réalisable en consultation ce qui évite d’imposer à
des patientes fragiles une procédure chirurgicale lourde. Les résultats de notre étude sur une population fragile du fait de son
âge et de ses antécédents sont satisfaisants, puisque 38,4% des patientes avaient un très bon résultat et 21,2% un résultat partiel. Ces chiffres peuvent paraître faibles au regard des études précédemment publiées, mais celles-ci portaient sur des populations plus jeunes. Les patientes de notre population ne sont pas accessibles à un autre traitement chirurgical, et les ballons ajustables constituaient souvent la seule possibilité thérapeutique pour leur incontinence. Les causes d’explantation étaient similaires à celles retrouvées dans d’autres études.
Conclusion :
De part le vieillissement de la population, le nombre de patientes de plus de 80 ans consultant pour incontinence urinaire va croitre. Chez ces patientes, l’utilisation d’une technique mini-invasive, réalisable sous anesthésie locale, ajustable et facilement réversible telle que les ballons ajustables permet d’envisager de prendre en charge avec un pourcentage satisfaisant de réussite
l’incontinence urinaire.
Références :
Chartier-Kastler E, Costa P, Ben Naoum K, Cour F, Le Normand L, Haab F. Etude Française Prospective Multicentrique de l’utilisation des ballons ACT® pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme. Prog Urol 2007 Nov ;17(7) :1372-7.
Phe V, Nguyen K, Roupret M, Cardot V, Parra J, Chartier-Kastler E. A systematic review of the treatment for female stress urinary
incontinence by ACT® balloon placement (Uromedica, Irvine, CA, USA). World J Urol. 2013 Jun 20
Kocjancic E, Crivellaro S, Ranzoni S, Bonvin D, Grosseti B, Frea B. Adjustable continence therapy for severe intrinsic sphincter
deficiency and recurrent female urinary incontinence : long-term xperience. J Urol 2010 Sep ;184(3) :1017-21
106
ABSTRACT N°66
EVALUATION DE L’EFFICACITE CLINIQUE DES INJECTIONS DE TOXINE BOTULINIQUE TYPE A DANS LE SPHINCTER
STRIE URETRAL
Nader HADIJI 1, Jean Gabriel PREVINAIRE2, Jean Marc SOLER1
1Centre Bouffard-vercelli-Cap Peyrefite-66290-Cerbère-France; 2 Département médullaire, centre Calvé, Fondation Hopale,
62600 Berck-Sur- Mer-France
Correspondant: HADIJI Nader Centre bouffard-vercelli-66290-Cerbère [email protected]
Introduction/Objectifs de l’étude
Le but de notre étude est d’évaluer l’efficacité clinique des injections de Botox? du sphincter strié urétral (SSU) dans l’indication
de dysurie neurologique.
Matériel et Méthodes
Nous étude est comparative, rétrospective et monocentrique. Nous avons inclus 100 BM hommes ayant une dysurie/rétention.
Tous nos patients ont eu au préalable: un bilan clinique neurologique et neuro-périnéal, une évaluation de la dysurie par un
score de 0 à 5et par le résidu post mictionnel (RPM), une urétrocystographie rétrograde per-mictionnelle (UCRM) et un bilan urodynamique (BUD). Chaque patient a bénéficié d’une injection trans-périnéale, dans le sphincter strié urétral (SSU), de 100 U Botox sous contrôle EMG : 50 U dans chaque hémi-sphincter (droit et gauche). Nous avons réalisé un bilan de contrôle à 1 mois
reprenant les critères cliniques et UCRM. L’injection du SSU a été jugée efficace si diminution du RPM >50% avec un score de
dysurie ne dépassant pas 2 /5. Nos données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel EXCEL. Nous Avons calculé des
moyennes, des médianes pour les variables quantitatives et des fréquences simples et des fréquences relatives (pourcentage)
pour les variables qualitatives. Nous avons utilisé le test de chi deux pour la comparaison des moyennes.
Résultats
Notre population a comporté 100 BM (70 tétraplégiques, 30 paraplégiques). L’âge moyen a été de 38 ans et 4 mois [18-62]
avec une durée moyenne d’évolution post traumatique de 5 ans et 8 mois [2-32]. Au total, 74 injections/100 (74%) ont été efficaces. L’UCRM nous a permis de déterminer lors des essais mictionnels deux groupes de patients: Groupe 1 : 57 BM qui ont eu
une bonne ouverture du col. Nous avons eu 91% (52BM/57) d’amélioration significative du score moyen de dysurie (de 4,16/5 à
1,53/5) et du RPM (< 25%) avec une durée d’efficacité moyenne de 5,75 mois [2-9]; Groupe 2 : 43 BM qui ont eu une mauvaise
ouverture du col ou un col dysectasique. Nous avons eu 51% (22BM/43) d’amélioration significative du score la dysurie (de
4,34/5 à 1,96/5) et du RPM (< 25%) avec une durée moyenne d’efficacité à 4,9 mois [4-8]. La différence d’efficacité entre les
deux groupes est significative (p<0,01).
Commentaires
Chez les patients neurologiques, la toxine botulinique type A (Botox?), a été introduite depuis trente ans pour diminuer l’hypertonie du SSU et limiter la dyssynergie vésico-sphinctérienne (DVS). Son efficacité clinique et urodynamique est controversée dans
107
la littérature en raison de différents critères d’évaluation, de méthodologie et de populations hétérogènes. Nous nous sommes
intéressés dans notre étude à une population homogène de BM ayant conservé une miction réflexe avec une DVS et manifestations d’hyper-réflexie autonome (HRA). Nos résultats ont montré que les injections de Botox? dans le SSU sont efficaces à 74%
avec diminution voir disparition de la dysurie et du RPM et diminution de l’HRA. Cette efficacité dépend du fonctionnement du
col vésical objectivée en UCRM en pré-injection. En cas de bonne ouverture du col lors du cliché permictionnel, la dyssynergie
est majoritairement striée, l’injection de Botox? trouve sa meilleure indication et serait plus efficace (91%). En cas de col fermé,
la dyssynergie lisse participe à la dysurie/rétention, l’injection de Botox? dans le SSU serait moins efficace (51%).
Conclusion
Notre étude a confirmé l’efficacité des injections de Botox? dans le SSU dans la dysurie neurologique. Elle dévoile l’intérêt de
faire une UCRM évaluant la dynamique du col vésical qui conditionne l’efficacité de ces injections et pourrait nous amener de
changer précocement notre attitude thérapeutique.
Références
[1] de Sèze M, Petit H, Gallien P. Botulinum a toxin and detrusor sphincter dyssynergia: a double-blind lidocaine-controlled study
in 13 patients with spinal cord disease. Eur Urol. 2002 Jul;42(1):56-62.
[2] Schurch B, Hauri D, Rodic B. Botulinum-A toxin as a treatment of detrusor-sphincter dyssynergia: a prospective study in 24
spinal cord injury patients. J Urol. 1996 Mar;155(3):1023-9.
[3] Gallien P, Robineau S, Verin M. Treatment of detrusor sphincter dyssynergia by transperineal injection of botulinum toxin.
Arch Phys Med Rehabil. 1998 Jun;79(6):715-7.
108
ABSTRACT N°85
PRISE EN CHARGE DES DIVERTICULES DE L’URÈTRE CHEZ LA FEMME : EXPERIENCE MONOCENTRIQUE
Philippe Neveu, Idir Ouzaid, Arnaud Daché, Vincent Delmas, Vincent Ravery, Jean-François Hermieu
Service d’Urologie, Hôpital Bichat Claude Bernard, Université Paris-Diderot 46, rue Henri Huchard 75018 Paris
Correspondant : Jean-François Hermieu Service d’Urologie, Hôpital Bichat Claude Bernard, Université Paris-Diderot 46, rue Henri Huchard 75018 Paris e-mail : [email protected]
Introduction et objectif:
Les diverticules de l’urètre chez la femme peuvent être à l’origine d’infections urinaires à répétition, de dyspareunies et de douleurs pouvant altérer la qualité de vie. Même si le diagnostic est souvent aisé, la prise en charge chirurgicale reste délicate notamment au vue du risque de récidive et de complications loco-régionales ou fonctionnelles post-opératoires.
L’objectif de cette étude était de rapporter notre expérience de leur prise en charge chirurgicale des diverticules de l’urètre chez
la femme et de confronter nos résultats aux données de la littérature.
Patientes et méthodes :
Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers de 32 patientes prises en charge pour un diverticule de l’urètre entre février
2005 et février 2014 dans notre institution. 25 patientes (78%) ont été opérées en position genu-pectorale selon une technique
standardisée fondée sur l’abord direct du diverticule, gonflé en peropératoire par l’artifice de la « tétine », et associé à un drainage urinaire strict pendant 2 semaines. Les 7 autres patientes ont été opérées en position gynécologique. Dans tous les cas
une exérèse complète du diverticule avec suture sans tension de l’urètre a été effectuée. Les circonstances de découverte, les
explorations complémentaires pour le diagnostic, les complications péri et post-opératoires, le taux de récidive ont été collectés.
Résultats:
L’âge moyen de la cohorte était de 40 ans et 10mois (21-67) ce qui est comparable aux fourchettes d’âges retrouvées dans les
différentes études (30-60 ans)1. Les circonstances de découvertes les plus fréquemment retrouvées étaient les infections urinaires à répétition (50%), les douleurs (12,5%), la dyspareunie (15,6%), une tuméfaction ou pesanteur vaginale (18,75%), une incontinence urinaire (25%), les patientes présentant souvent plusieurs symptômes. L’urétrographie (84%) et l’IRM pelvienne
(40%) étaient les examens de choix pour établir le diagnostic. L’échographie urétrale par voie endo-vaginale avait été réalisée
dans 43% des cas. La durée opératoire moyenne était de 83min (30-150), incluant le temps de mise en place de la cystostomie.
Aucune complication per-opératoire n’a été rapportée. Aucune patiente n’a nécessité de transfusion.
Après un suivi moyen de 11,7 mois (médiane à 4,5 mois, (0 - 80 mois)), 3 patientes ont récidivé (9%). L’une d’elle avait été opérée en position genu-pectorale, les 2 autres en position gynécologique. Une patiente a récidivé 2 fois. Ces taux correspondent à
ceux retrouvés dans la littérature. Par ailleurs, le taux d’incontinence urinaire d’effort de novo était de 15.6% (22% dans une autre étude)3 .
109
Conclusions :
Les diverticules de l’urètre chez la femme représentent une pathologie rare. Grâce à une technique chirurgicale bien standardisée, il est possible d’obtenir des résultats anatomiques et fonctionnels satisfaisants.
Références :
1. Foley CL, Greenwell TJ, Gardiner RA. Urethral diverticula in females. BJU Int. 2011 Nov; 108 Suppl 2:20-3
2. Singla P, Long SS, Long CM, Genadry RR, Macura KJ. Imaging of the female urethral diverticulum. Clin Radiol. 2013
Jul;68(7):e418-25.
3. Scarpero HM, Dmochowski RR, Leu PB. Female urethral diverticula. Urol Clin North Am. 2011 Feb;38(1):65-71.
110
ABSTRACT N°88
Mode d'accouchement et conséquences fonctionnelles périnéales d'un nouvel accouchement après une déchirure périnéale sévère. Etude observationelle rétrospective. A propos de 60 cas.
Carine FRADET, David DESSEAUVE, Fabrice PIERRE, Xavier FRITEL,
Service de gynécologie obstétrique CHU de POITIERS
Introduction
Les déchirures périnéales sévères (DPS) sont définies par une rupture partielle ou complète du sphincter anal (déchirure du 3
ème ou 4 ème degré selon le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists) lors de l'accouchement. Cette complication
maternelle de l’accouchement vaginal est peu fréquente (entre 0.6 et 6% chez la primipare) mais elle est rapportée de plus en
plus souvent. Les DPS exposent à un risque d'incontinence anale, de dyspareunie ou de douleur périnéale postnatale. Cependant il existe encore peu de données sur les symptômes à moyen et long terme des femmes ayant un antécédent de DPS et sur
les conséquences périnéales d'un accouchement ultérieur. Il nous semble indispensable de disposer de ces données afin d'informer et de conseiller les femmes lors d'une grossesse future.
Objectif principal
L'objectif principal de notre étude est d'évaluer les modalités d’accouchement après un antécédent de DPS et de comparer la
symptomatologie fonctionnelle périnéale des femmes ayant accouché de nouveau après une DPS et celles n’ayant pas accouché depuis l'évènement DPS.
Matériel et Méthode
Il s'agit d'une étude rétrospective observationnelle. Nous avons identifié à l'aide du registre des naissances de la maternité du
CHU de Poitiers deux cent trente sept femmes ayant présenté une DPS au moment de leur accouchement entre janvier 2000 et
décembre 2011. Nous avons envoyé à l'ensemble de ces femmes un questionnaire par voie postale. L'évaluation des symptômes périnéaux et de la qualité de vie repose sur les auto-questionnaires validés : le questionnaire sur la symptomatologie périnéale de la femme (QSPF) de Kaven Bassler incluant des questions portant sur la continence urinaire, la continence anale et la
sexualité. Celui ci était complété par le score euroQol-5D sur la qualité de vie, le score de Pescatori pour l'incontinence anale et
une échelle visuelle analogique pour évaluer la douleur périnéale chronique. Les données concernant les modalités d'accouchement ont été relevé à partir des dossiers médicaux. Nous avons comparé chez les répondeuses les symptômes périnéaux en
fonction d’un éventuel accouchement ultérieur.
Résultats
111
Cent cinquante neuf femmes sur 237 (67%) ont répondu au questionnaire environ 46 mois en moyenne après l’accouchement
index compliqué d’une DPS. Cent vingt sept femmes étaient primipares (80%). Chez 135 femmes (85%) la DPS était du 3ème
degré et chez 24 femmes (15%) la DPS était du 4ème degré . Il y avait 99 femmes (63%) qui n'ont pas accouché après l'évènement DPS correspondant au groupe 1 et 60 femmes (37%) qui ont accouché de nouveau depuis l'évènement DPS correspondant au groupe 2. Concernant les caractéristiques dans les deux groupes, il n'y avait pas de différence pour l'âge des patientes
(âge moyen 29,5 ans pour le groupe 1 et 30,8 ans pour le groupe 2), le BMI (BMI moyen 23,54 pour le groupe 1 et 23,64 pour le
groupe 2), le terme (40,1 semaines d'aménorrhée pour le groupe 1et 39,4 SA pour le groupe 2) ainsi que pour le poids de naissance moyen des nouveaux nés ( 3415g pour le groupe 1 et 3358g pour le groupe 2). Dans le groupe 1, 85 femmes ( 86%)
étaient primipares et dans le groupe 2, 52 femmes (87%) étaient deuxième pare.
Modalités d'accouchement. Pour les 60 patientes ayant accouché de nouveau après l'évènement DPS, 53 femmes (88%) ont
accouché par voie vaginale dont 2 extractions par forceps, 5 (9%) épisiotomies, 14 (26%) déchirures superficielles , 9 ( 17%) périnées intacts, 22 (42%) déchirures simples. Il y a eu 3 (5,7%) récidives de DPS, toutes du 3ème degré. Sept (12%) césariennes
ont été réalisé dont 4 programmées pour antécédent de DPS du 4ème degré et 3 pendant le travail.
Evaluation de la symptomatologie fonctionnelle périnéale. Le score moyen des symptômes périnéaux (QSPF) était de 6.95
(0.9-21,8) pour le groupe 1 et de 7.19 (0.95-31.9) pour le groupe 2 (différence non significative, p = 0.51).
Quarante femmes (39%) dans le groupe 1 et 25 (42%) dans le groupe 2 ont rapporté une incontinence urinaire d’effort. L'incontinence aux gaz est rapporté par 34 femmes (33%) dans le groupe 1 et 21 femmes (35%) dans le groupe 2 .Il n’y avait pas de différence significative pour le score de Pescatori 0.30 (0-4) dans le groupe 1versus 1.18 (0-4) dans le groupe 2 (p = 0.797).
Pour les autres symptômes, 45 femmes (45%) dans le groupe 1 et 24 femmes (40%) dans le groupe 2 décrivent une dyspareunie. La douleur périnéale chronique évaluée par l'EVA était à 1.07 (0-7.7) pour le groupe 1 et 0.67 (0-6.1) pour le groupe 2 (p
=0.37).
Le score de qualité de vie (EuroQol 5D) ne retrouvait aucune différence significative entre les deux groupes 0,71 (0-3) versus
0,76 ( 0-5) (p=0..12). Les femmes ne décrivent pas de perte d'autonomie ou de mobilité dans les deux groupes. Quatre femmes
(5%) pour le groupe 1 et une femme (2%) dans le groupe 2 éprouvent parfois des difficultés dans la réalisation de leurs activités
courantes. Cependant 24 femmes (25%) dans le groupe 1 et 13 femmes ( 22%) dans le groupe 2 ont déclaré être modérément
anxieuse ou déprimée.
Conclusion
Nous observons dans notre population trois récidives de DPS du 3ème degré. L'évaluation de la symptomatologie fonctionnelle
périnéale montre qu'il n'y a pas d'aggravation des symptômes après un nouvel accouchement. Les femmes décrivent des troubles de la continence mais sans impact sur leur qualité de vie.
Il n'existe pas de recommandation pour le mode d'accouchement après un antécédent de DPS, certains proposent une césarienne systématique, d'autres autorisent le voie vaginale. Notre étude permet d'informer les femmes sur le risque de récidive de
DPS ainsi que sur les symptômes attendus.
112
6
Chirurgiens Seniors
“Les communications des
chirurgiens seniors”
– Le Comité Scientifique
ABSTRACT N°10
IMPACT DE L’IMC DES PATIENTES SUR LA PROMONTOFIXATION ROBOT-ASSISTEE : ETUDE COMPARATIVE RETROSPECTIVE.
THUBERT Thibault1,2, MENZELLA Delphine2, LAURATET Betty2, LEFRANC Jean-Pierre2, CHARTIER-KASTLER Emmanuel3,
ROUPRET Morgan3
1Service de Gynécologie Obstétrique et médecine de la reproduction, Hopital Antoine Béclère, Clamart; 2Service de Chirurgie
Gynécologique, Hôpital La Pitié Salpétrière, Paris; 3Service d’urologie, hopital la Pitié salpétrière, Paris;
Correspondant Thibault THUBERT 157 rue de la porte de Trivaux 92140 Clamart [email protected]
Introduction :
La prévalence de l'obésité ne cesse d’augmenter passant de 8,5% à 14,5% en 12 ans [1]. La promontofixation robot-assistée
(PMFR) montre de bons résultats, sans qu’aucune étude ne se soit intéressée à l’impact de l’indice de masse corporel (IMC) sur
sa réalisation.
Objectif de l’étude :
Evaluer l’impact de l’IMC sur la PMFR en terme de paramètres opératoires, complications et résultats anatomiques et fonctionnels à court terme (6 mois et plus).
Matériels et méthodes :
Etude rétrospective monocentrique incluant 95 femmes opérées d’une PMFR entre 2009 et 2013 et réparties en 2 groupes selon
leur IMC (kg/m²) : groupe 1 : IMC<30 (n= 78); groupe 2 : IMC=30 (n=17). Les paramètres opératoires, résultats et complications
post opératoires à court terme (6 mois et plus) ont été évalués selon l’IMC. Les résultats sont exprimés en médiane et interquartiles. Nous avons réalisé une analyse univariée des données en ayant recours au test de chi 2 pour les données qualitatives et
au test de Student pour les variables quantitatives. Les statistiques ont été réalisées par le logiciel R.
Résultats :
L’IMC était de 23,6 kg/m² dans le groupe 1 et de 32 dans le groupe 2 (p<0.001). Le reste des caractéristiques préopératoires
des patientes étaient similaires dans les 2 groupes. Le stade du prolapsus selon la classification de l’ICS (POP-Q) était similaire
dans les 2 groupes avec respectivement: stade 0-1 : 0/78 (0%), 0/17 (0%), stade 2 : 5/78 (6,4%), 2/17 (11,8%), stade 3-4 : 73/78
(93.6%), 15/17 (88,2%), (p=0.95). Toutes les patientes étaient traitées par la pose d’une bandelette antérieure et postérieure. Les
procédures associées (TVTO et hystérectomie) étaient en nombre identique dans les 2 groupes. La durée opératoire médiane
était respectivement dans le groupe 1 et 2 de 220(170-320) et 200 minutes (150-247,5) (p=0,232). Une seule laparoconversion a
été rapportée dans le groupe non obèse (p=0.39). Le taux de complications postopératoires précoces, était respectivement
dans les groupes 1 et 2 : 3/78 (3.8%), et 1/17 (5.9%) (p=0.77). Les résultats anatomiques à court terme étaient identiques dans
les 2 groupes avec une correction anatomique satisfaisante dans 100% des cas (ICS POP-Q< 2).
114
Commentaires :
A notre connaissance, il s’agit de la première étude s’intéressant à l’impact de l’IMC sur la technique de promontofixation par
robot. Aucune différence significative n’est retrouvée concernant les paramètres peropératoires, les complications et les résultats anatomiques postopératoires selon l’IMC des patientes. Il nous a semblé important de réalisercette étude compte tenu de
l’augmentation constante de l’incidence de l’obésité en France et des difficultés techniques chirurgicales pouvant être rencontrées dans ce type de population. Dans la littérature, une seule étude a analysé l’impact de l’IMC sur la chirurgie robot-assistée.
Il s’agissait d’hystérectomie pour des pathologies bénignes [2]. Il ne retrouvait pas de retentissement de l’IMC en termes de complication et caractéristiques péri-opératoires.
Conclusion :
Les résultats anatomiques et le taux de complication de la promontofixation robot-assistée sont identiques quelque soit l’IMC
des patientes.
Références
[1] “ObEpi-Roche, enquête épidémiologique de référence sur l’évolution de l’obésité et du surpoids en France.”
[2] T. Gallo, S. Kashani, D. A. Patel, K. Elsahwi, D.-A. Silasi, and M. Azodi, “Robotic-assisted laparoscopic hysterectomy: outcomes in obese and morbidly obese patients,” JSLS J. Soc. Laparoendosc. Surg. Soc. Laparoendosc. Surg., vol. 16, no. 3, pp.
421–427, Sep. 2012.
115
ABSTRACT N°25
EVALUATION CLINIQUE DE LA MOBILITE URETRALE CHEZ LA FEMME ENQUETES DES PRATIQUES AU SEIN DE LA
SIFUD-PP
HERMIEU Jean-François, DENYS Pierre, FRITEL Xavier, FATTON Brigitte
Service d’Urologie, CHU Bichat, Paris; Service de Médecine Physique et Rééducation Fonctionnelle, Hopital Raymond Poincaré,
Garches ; Service de Gynécologie-Obstétrique, CHU Poitiers ; Service de Gynécologie-Obstétrique, CHU Nimes
Correspondant HERMIEU JEAN-FRANCOIS, service d’Urologie, CHU Bichat, 46 rue Henri Huchard, 75018 PARIS
[email protected]
Objectifs : Plus que l’insuffisance sphinctérienne, l’évaluation de la mobilité de l’urètre paraît déterminante comme élément pronostique des bandelettes sous urétrales dans le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire féminine d’effort. Il n’existe cependant à ce jour, aucune recommandation de bonne pratique de cette évaluation. Nous avons évalué les pratiques au sein
d’une communauté de praticiens spécialisés en pelvi-périnéologie.
Matériels et méthodes : Un questionnaire sur l’évaluation de la mobilité clinique de l’urètre a été adressé aux 359 membres de
la SIFUD entre avril et mai 2013. Les réponses ont été analysées après avoir identifié la spécialité du praticien, son âge et son
nombre d’années d’exercice.
Résultats : 43 réponses (12%) ont été obtenues (urologues 40%, MPR 26%, gynécologues 19%). L’âge moyen du praticien
était de 51 ans et le nombre d’années d’exercice en moyenne de 20 années. La mobilité de l’urètre est évaluée parfois lors de la
première consultation pour incontinence urinaire (49 %), le plus souvent lors de l’examen urodynamique (70%). Celle-ci est analysée majoritairement par la manœuvre de soutènement de l’urètre (63%) et/ou une impression clinique qualitative. Le Qtip test
est peu utilisé (19%). La manœuvre de soutènement de l’urètre est effectuée majoritairement en position couchée (88%), une
fois sur deux prolapsus réduit, une fois sur trois prolapsus réduit et extériorisé. Le soutien est effectué 8 fois sur 10 au niveau de
l’urètre moyen, soit avec les doigts (40%), soit avec une pince longuette (42%). La vérification de la réplétion vésicale est effectuée au mieux lors du bilan urodynamique (70%) parfois par échographie, sondage ou cystoscopie. Plus que la valeur de la pression de clôture maximum de l’urètre, l’absence de mobilité urétrale est considérée comme facteur déterminant de l’échec d’une
bandelette sous urétrale par trois praticiens sur quatre.
Commentaires : Les pratiques évaluées dans cette enquête sont conformes à l’évolution de la littérature. La mobilité urétérale
est un argument plus pertinent que l’évaluation sphinctérienne dans le choix du traitement chirurgical proposé. La manœuvre de
soutènement de l’urètre détrône l’ancienne manœuvre de Bonney. Elle est recherchée au niveau de l’urètre moyen, le soutien
étant effectué par les doigts ou une pince longuette après s’être assuré de la réplétion vésicale. Sa réalisation en cas de prolapsus génital associé mérite par contre d’être mieux standardisée, certains praticiens ne prenant pas en compte l’effet potentiel du
prolapsus sur la continence urinaire.
Conclusion : Cette enquête montre la place essentielle de l’examen clinique dans le bilan d’une incontinence urinaire féminine
avec au premier plan l’évaluation de la mobilité urétrale qui est globalement assez standardisée sauf en cas de prolapsus associé.
116
ABSTRACT N°35
EXPOSITIONS VAGINALES APRES CHIRURGIE DU PROLAPSUS. ETUDE DESCRIPTIVE SUR 43 CAS : EPIDEMIOLOGIE
ET PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE.
QUIBOEUF EMELINEa, NIDECKER SANDRAa, PHILIPPE BALLANGERb, CLAUDE HOCKEa
a Service de chirurgie gynécologique et médecine de la reproduction, Centre Aliénor d’Aquitaine, CHU de Bordeaux, Université
de Bordeaux 2, Bordeaux.; bService d'urologie, CHU de Bordeaux, Université de Bordeaux 2, Bordeaux.
Correspondant Quiboeuf Emeline, Service de chirurgie gynécologique et médecine de la reproduction, Centre Aliénor d’Aquitaine, CHU de Bordeaux, Place Amélie Raba-Léon, 33 076 Bordeaux CEDEX.
E-mail : [email protected]
INTRODUCTION:
L'exposition vaginale est au premier rang des complications des cures de prolapsus avec utilisation de matériel prothétique. Sa
prévalence est estimée entre 2 et 12% selon la voie d'abord. La prise en charge thérapeutique n'est pas standardisée.
OBJECTIF :
Décrire la prévalence et les délais d'apparition des érosions vaginales après cure de prolapsus en fonction de la voie d'abord
chirurgicale initiale (voie vaginale ou promontofixation abdominale). Décrire leur prise en charge thérapeutique.
MATERIEL ET METHODES :
Étude rétrospective descriptive sur 43 patientes prises en charge pour exposition vaginale après cure de prolapsus diagnostiquée à l'occasion d'une consultation de suivi ou motivée par une symptomatologie. La chirurgie initiale était réalisée par voie
abdominale ou vaginale. La prise en charge thérapeutique s'est effectuée par traitement médical et/ou chirurgical (résection prothétique partielle ou complète).
RESULTATS :
La prévalence des expositions vaginales est de 7,3% par voie basse et de 2,8% par voie haute (p=0,02). Les expositions sont
apparues plus précocement en cas de chirurgie initiale par voie basse par rapport à la voie haute (14,9 mois vs 45,2 mois).
Après chirurgie initiale par voie basse, les expositions vaginales sont apparues pour un tiers dans les 6 mois post-opératoires (9/
29). Le taux de succès du traitement médical est de 21,4%. Au total, 31% des femmes opérées initialement par voie basse et
64,9% des femmes opérées initialement par voie abdominale ont nécessité au moins 2 interventions chirurgicales pour obtenir
une guérison.
COMMENTAIRES :
La prévalence d’expositions vaginales est plus élevée en cas de chirurgie initiale par voie basse par rapport à la voie haute.. Il
existe un biais de sélection qui rend critiquable ce résultat. Nous observons plus fréquemment en cas de chirurgie voie basse
des complications de type I selon Debodinance (exposition vaginale de prothèse), précoce, correspondant à des défauts de cica-
117
trisation d’origine vasculaire. La plupart des érosions observées en cas de chirurgie initiale par voie abdominale correspondent
plus volontiers à des complications de type IV (érosions par l’implant) qui peuvent se révéler à distance de la chirurgie initiale et
dont la prise en charge thérapeutique s’avère plus difficile. Le traitement médical a des résultats médiocres. Le taux de guérison
globale dans notre expérience est bon mais au prix d'une morbidité considérable puisqu'une proportion importante des patientes nécessitent 2 interventions chirurgicales ou plus.
CONCLUSION :
Les expositions vaginales peuvent se révéler à distance de la chirurgie initiale, en particulier quand l'abord chirurgical initiale
était abdominal. Le taux de guérison global dans notre expérience est bon mais au prix d'une morbidité considérable.
RÉFÉRENCES
1.
Debodinance P, Cosson M, Collinet P, Boukerrou M, Lucot J-P, Madi N.. Les prothèses synthétiques dans la cure de prolap-
sus génitaux par la voie vaginale : bilan en 2005. J Gynécologie Obstétrique Biol Reprod. sept 2006;35(5 Pt 1):429 454.
2.
Abbott S, Unger CA, Evans JM, Jallad K, Mishra K, Karram MM, Iglesia CB, Rardin CR, Barber MD. Evaluation and mana-
gement of complications from synthetic mesh after pelvic
reconstructive surgery: a multicenter study. Am J Obstet Gynecol.
2013 oct 11. pii: S0002-9378(13)01065-X. doi: 10.1016/j.ajog.2013.10.012
3.
Deffieux X, Huel C, de Tayrac R, Bottero J, Porcher R, Gervaise A, Bonnet K, Frydman R,
Fernandez H. Exposition pro-
thétique après mise en place d'une prothèse par voie vaginale pour cure de cystocèle : traitement et conséquences fonctionnelles. J Gynécologie
Obstétrique Biol Reprod. Nov 2006;35(7):678 684.
118
ABSTRACT N°101
RECTOPEXIE POUR TROUBLE DE LA STATIQUE PELVIENNE POSTERIEURE EN FRANCE , FACTEURS PREDICTIFS DE
MORBIDITE ET MORTALITE
Guillaume Meurette1, Romain guilé2, Jean-Benoit Hardouin3, Juliette Podevin1, Ayca gultekin1, Paul-antoine Lehur1,
1Clinique de chirurgie digestive et endocrinienne. Institut des maladies de l’appareil digestif CHU Nantes; 2 Département d’information médicale. CHU Nantes ; 3 Département de statistiques. Faculté de médecine de Nantes
Correspondant Guillaume Meurette. Clinique de chirurgie digestive et endocrinienne. RDC Haut aile est CHU Hôtel-Dieu, 1 pl A
Ricordeau 44093 Nantes [email protected]
Introduction : La rectopexie est devenue l’intervention de référence pour les troubles de la statique pelvienne postérieure (prolapsus du rectum et recto-élytrocèle symptomatique). L’objectif de notre étude était d’évaluer la morbidité, la mortalité ainsi que
les facteurs de risques de complications de cette intervention à partir des données nationales du PMSI (programme de médicalisation des systèmes d’information).
Méthode : A partir d’une requête PMSI, nous avons inclus tous les patients opérés en 2010 pour rectopexie par laparotomie
(HJDA001) ou laparoscopie (HJDC001). Ont été colligés l’ensemble des paramètres concernant l’indication opératoire, la co-morbidité des patients, les complications intra-hospitalières (morbidité définie selon la classification de Dindo-Clavien : mineure
(stade I,II) et majeure (III,IV,V)) la mortalité à 30 jours et à la date de suivi (24 mois). Les facteurs de risques ont été définis après
analyse multivariée des différents paramètres par régression logistique. La significativité était retenue pour un p<0.05.
Résultats : Parmi 4908 patients opérés en 2010 [femmes, 97.6% ; âge moyen 62.9(+/-3)] une intervention par laparoscopie
était la plus fréquente (88.3%). Les indications étaient une recto-élytrocèle et prolapsus du dôme vaginal (76%) ; prolapsus du
rectum et procidence interne (24%). Le durée d’hospitalisation était de 5.38 (+/-3) jours. Le taux de morbidité était 7.7% (n=375
patients), séparé en morbidité mineure 6.9% (infection urinaire (3.4%) ; rétention urinaire (1%), hématome (0.8%) ) et majeure
1% (plaie viscérale (0.6%), abcès profond (0.2%), Embolie pulmonaire (0.04%)). La mortalité à 30 jours était de 0.2% (n=10). Les
facteurs prédictifs de morbidité mineure étaient: L’âge>80 (OR=1.027, p<0.001); Chirurgie ouverte (OR=2.16, p<0.001); présence
d’adhérences (OR=2.31, p=0.031). Concernant la morbidité majeurs, étaient significatifs : obésité (OR=3.49, p=0.004), chirurgie
ouverte (OR=3.21, p<0.001) and adhérences (OR=6.56, p=0.001). La mortalité était influencée par : l’âge = 80 (OR=11.53,
p<0.001), une cardiopathie sous-jacente (OR=4.25, p=0.007) une neuropathie chronique (OR=8.34, p<0.001), une chirurgie ouverte (OR=5.34, p<0.001), la survenue d’une complication (OR=14.64, p<0.001).
Conclusion : La rectopexie est une intervention pratiquée fréquemment pour les troubles de la statique pelvienne postérieure.
Sa morbidité et mortalité sont faibles et confortent la validité de cette approche pour une pathologie fonctionnelle. Néanmoins,
plusieurs facteurs de risques de complications ont été individualisés et peuvent inciter à pondérer l’indication opératoire.
119
ABSTRACT N°45
INTERET DE LA RECHERCHE D’UNE FATIGUABILITE URETRALE AU BILAN URODYNAMIQUE AVANT MISE EN PLACE
D’UNE BANDELETTE SOUS URETRALE
THUBERT Thibault, WIGNIOLLE Ingrid, TRICHOT Caroline, DEMOULIN Géraldine, RIVAIN Anne-Laure, FAIVRE Erika, DEFFIEUX Xavier.
Service de Gynécologie Obstétrique et médecine de la reproduction, Hopital Antoine Béclère, Clamart
Correspondant Thibault THUBERT 157 rue de la porte de Trivaux 92140 Clamart [email protected]
Introduction :
Certains facteurs de risque d’échec des bandelettes sous urétrales ont été mis en évidence comme une obésité morbide, l’absence d’hypermobilité urétrale et l’insuffisance sphinctérienne. L’impact de la fatigabilité urétrale, définie par une diminution de
la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) de plus de 20% après 7 efforts de toux, n’a pas été étudié comme potentiel
facteur d’échec sur les résultats de cette chirurgie.
Objectifs de l’étude :
Déterminer si l’existence d’une fatigue urétrale est un facteur de risque d’échec des BSU.
Matériels et méthodes :
Etude comparative ayant évalué les résultats de la chirurgie de l’IUE dans un groupe de 16 femmes ayant une fatigabilité urétrale et un autre groupe de 16 femmes n’en ayant pas et appariées sur l’âge et la PCUM. Les femmes ayant une obésité morbide, une immobilité urétrale (Q Tip test=0°) ou une insuffisance sphinctérienne (PCUM = 30cmH20) ont été exclues. La fatigabilité urétrale était évaluée sur la profilométrie urétrale qui, dans notre équipe, est réalisée en routine avant toute chirurgie d’incontinence. L’échec était défini par la persistance de fuites urinaires à l’effort deux mois après l’intervention. Les résultats étaient exprimés en médiane et déviation standard. Nous avons réalisé une analyse univariée des données en ayant recours au test de chi
2 pour les données qualitatives et au test de Student pour les variables quantitatives. Les statistiques ont été réalisées par le
logiciel R. L’étude a recu un avis favorable d’un comité de protection des personnes (CPP IDF3 20-05-552)
Résultats :
Les deux groupes (respectivement « Pas de fatigabilité » et « Fatigabilité ») étaient comparables en termes d’âge (50.9(±9.0) vs
53.0(±10.0) ans, p=0.54) , de PCUM (56.7(±22.5) vs 54.0(±16.9) cmH2O, p=0.70), de parité (2.5(±1.3) vs 1.8(±0.8), p=0.08) et
d’indice de masse corporelle (24.9(±3.9) vs 25.8(±6.1) kg/m2, p=0.56). La PCUM après 7 efforts de toux était en moyenne de
52.4(±21.7) vs 38.9(±14.9) cmH2O (p=0.05) dans les groupes « Pas de fatigabilité » et « Fatigabilité », respectivement. Le type de
bandelette sous urétrale posée et le type d’anesthésie n’étaient pas différents entre les deux groupes. Le taux d’échec n’était
pas différent dans les 2 groupes (6% vs 6%).
120
Commentaires :
La physiopathologie de l’incontinence urinaire à l’effort serait probablement multifactorielle comportant à la fois des phénomènes passifs comme l’hypermobilité cervico-uréthrale, un défaut de compliance urétrale et une insuffisance sphinctérienne mais
également des phénomènes actifs impliquant la contraction pelvipérinéale volontaire et involontaire. Les traitements de références de l’incontinence urinaire à l’effort sont la rééducation pelvipérinéale et la mise en place de bandelettes sous uretrales
(BSU). Actuellement seul l’impact des mécanismes passifs ont été étudié sur le taux de réussite de ces traitements. Il s’agit de
la première étude s’intéressant à l’impact de la composante musculaire active sur la réussite du traitement par BSU. Notre étude
montre que la fatigabilité urétrale ne semble pas être un facteur prédictif d’échec des BSU.
Conclusion :
Dans cette étude, l’existence d’une fatigabilité urétrale n’était pas associée à un risque d’échec plus élevé lors de la mise en
place d’une bandelette sous-urétrale.
121
ABSTRACT N°111
CURE DE CYSTOCELE PAR PROTHESE DE NOVASILK° LIBRE : SUIVI A PLUS DE 6 ANS D’UNE COHORTE
DE 90 PATIENTES
ZANGARELLI Aude°, CURINIER Sandra*, CAMPAGNE-LOISEAU Sandrine*, RABISCHONG Benoit*, MANSOOR Aslam**
°CH d’issoire et Service d’Urologie. CHU Clermont Ferrand; *Unité d’Urogynécologie. CHU Estaing. Clermont Ferrand; ** Unité
d’Urogynécologie. CHU Estaing. Clermont Ferrand et CH d’Issoire
Correspondant MANSOOR Aslam . Service de Gynécologie Obstétrique. Centre Hospitalier Paul Ardier. 13 rue du Dr Sauvat.
63500 ISSOIRE. [email protected]
Introduction : Le renforcement prothétique antérieur pour la cure des cystocèles améliore les résultats anatomiques à long
terme mais il est à l’origine des complications spécifiques liées au matériel synthétique : exposition prothétique, érosion vésicale, infection. La rétraction reste un problème majeur à l’origine des douleurs, des dyspareunies et peut favoriser les expositions. L’utilisation de matériel de faible grammage ou des enduits de collagène n’a pas donné les résultats escomptés dans les
techniques avec bras trans-obturateurs fixés. La mise en place des prothèses non fixées, prothèses libres, permet une rétraction sans contrainte du matériel prothétique qui reste souple et n’entraîne ni douleurs ni dyspareunies. Dans la technique de prothèse libre, la prothèse joue seulement le rôle de renforcement du fascia, elle n’est pas utilisée pour corriger le prolapsus, la correction du prolapsus se fait selon les techniques classiques : colpectomie-colporraphie antérieure, fixation du fond vaginal aux
utéro-sacrés (Mac Call) ou au ligament sacro-épineux (Richter) et réparation autologue postérieure.
Objectifs de l’étude : Evaluer les résultats d’une technique de prothèse libre à très long terme afin de déterminer si les résultats se maintiennent dans le temps et s’il n’apparait pas des complications prothétiques à plus de 5 ans.
Matériel et Méthodes : Quatre-vingt-dix patientes consécutives opérées entre 1/06/2006 et 31/11/2008 ont été incluses dans
une cohorte. Les patientes sont revues à 1 mois, 6 mois, 1an, 3ans et à plus de 6 ans post-opératoire pour cette étude. Les données pré et post opératoires sont colligées sur une base de données (4°D). Des questionnaires de symptômes et qualité de vie,
P-QOL du Kings college, et le PISQ-12 pour la sexualité ont été utilisées avant et après l’intervention pour évaluer les résultats
fonctionnels. La classification POP-Q a été utilisée pour l’évaluation du prolapsus. Une attention particulière a été donnée à la
tolérance de la prothèse : exposition, souplesse et douleurs à l’examen. L’évaluation post-opératoire a été effectuée par le premier auteur, non opérateur, interne formée pendant deux mois, par compagnonnage à l’uro-gynécologie avant d’effectuer les
contrôles. Une prothèse de polypropylène de faible grammage, 22g/m2, Novasilk (Coloplast) de 15 cm de large, 13 cm antéropostérieur est confectionnée avec deux petites ailettes antérieures, deux grandes ailes de 5 cm de large et une longue queue de
7 cm. L’extrémité antérieure est attachée aux pubo-coccygiens par un point de Prolène 2/0 de chaque côté, latéralement les
grandes ailes sont laissés libres dans les fosses para-vésicales au contact des arcs tendineux de élévateurs ani, la longue
queue dans un espace créé entre la vessie et son péritoine, la queue étant soutenue par l’adossement des utéro-sacrés réalisé
par le Mac Call.
Résultats : Soixante des 90 patientes ont eu un suivi pour cette étude, 45 patientes ont été revues pour un examen clinique, 15
n’ont répondu qu’au questionnaire P-QOL et de satisfaction sans contrôle clinique, 4 patientes sont décédées. Le recul moyen
est de 78 mois (62;88). L’âge moyen au moment de l’intervention était de 64,5 ans (38;92). Une hystérectomie était associée
dans la quasi totalité des patientes 52/60 (86,7%), 2 conservations utérines et 6 patientes avaient un antécédent d’hystérectomie. Elles ont toutes eu un Mac call et 16 ont eu un Richter. Aucune plaie digestive ou vésicale n’est survenue pendant l’interven-
122
tion, 2 patientes ont eu une hémorragie de plus de 500 ml. Quatre patientes (6,7%) ont été réopérées dont 2 (3,3%) sont liées à
la chirurgie du prolapsus. La première pour bride du fond vaginal, au niveau du Mac Call, sans lien avec la prothèse. Chez la
même patiente une TVT a été mise en place pour récidive d’incontinence urinaire, l’autre a été ré-opérée pour exposition (taux
d’exposition prothétique 1/60(1,7%). 2 patientes ont eu une section de bandelette pour rétention chronique. Aucune patiente n’a
été réopérée pour récidive de prolapsus, rétraction prothétique ou douleur. La quasi totalité des prothèses à l ‘examen étaient
retrouvées souples, bien étalées et non douloureuses. La patiente avec exposition avait une rétraction douloureuse localisée au
niveau de l’exposition. Le point Ba en pré opératoire était à 3,5 cm. Au suivi de plus de 6 ans, il est à -1,7 (-3; 0). Les évaluations
réalisées à 6 mois, 15 mois, 48 mois et 78 mois montrent une stabilité de ce point Ba avec le temps. Considérant un échec anatomique pour un Ba >= -1, on retrouve 17 patientes (28%) avec un stade 2 ICS, dont 7 patients avec un Ba-1, 2 à -0,5, 8 à 0 cm
du reliquat hyménéal. Les échecs anatomiques sont survenus surtout chez des patientes ayant des cystocèles stade 4 avec désinsertions complète du para-vagin. Par contre, la satisfaction des patientes reste élevée : 55 patientes (91,7%) sont très satisfaites ou satisfaites et conseilleraient l’intervention à leurs meilleures amies, 3 sont indifférentes et 2 sont mécontentes. On a constaté une amélioration statistiquement significative des scores dans les questionnaires de symptômes et qualité de vie.
Commentaires : Cette technique de Prothèse Inter-Vésico-Vaginale (PIVV) libre dans la cure des cystocèles, donne des résultats anatomiques et fonctionnels satisfaisants avec un taux de complications et ré-interventions très faible, rendant cette technique acceptable pour une chirurgie fonctionnelle. Notre taux d’exposition très faible et l’absence de rétraction ou l’absence de
conséquence clinique de la rétraction prothétique pourrait trouver une explication dans les différents comportements du matériel prothétique en fonction des contraintes mécaniques exercées sur les prothèses. Des études animales ont montré que les
prothèses ne se comportent pas de la même façon si elles sont posées sur l’aponévrose librement ou si elles subissent des contraintes, pour réparer un défect aponévrotique. Boukerrou (1) et Zobi (2) retrouvent sur des prothèses de Prolène et Marlex, posées sur l’aponévrose sans tension, un taux de rétraction de 1,7 et 2,7% alors que F. Sergent (3) et E. Nohuz(4) retrouvent un
taux de rétraction de 15% et 29% du Polypropylène fixé pour réparer un défect aponévrotique. Ce comportement différent des
prothèses conforte notre expérience clinique sur la faible rétraction ou l‘absence de conséquence clinique de la rétraction des
prothèses libres sur lesquelles il n’est exercé aucune contrainte mécanique.
Conclusion : Les résultats anatomiques de la cure de cystocèle par prothèse libre restent stables à très long terme avec une
très bonne tolérance du matériel prothétique. La sous-correction anatomique, avec cette technique, des volumineuses cystocèles avec défects importants du para-vagin, nous a fait évoluer vers une technique avec deux bras trans-obturateurs détachables
qui permet de corriger le ‘para-vaginal défect’ tout en gardant les avantages de la prothèse libre.
Références
1)
Boukerrou M et al : Study of the biomechanical properties of synthetic mesh in vivo . European Journal of Obstetrics and
Gynecol 134 (2007)
2)
Zogbi L et al : Comparative study of shrinkage, inflammatory response and fibroplasia in heavy weight and light weight
meshes. Hernia (2013) 17
3)
Sergent F et al : Experimental biomechanical évaluation of polypropylène prosthèses used in pelvic organ prolapse surge-
ry. Int Urogynecol J (2009) 20
4)
Nohuz E et al : Effectiveness of Hyalobarrier and Seprafilm to prevent polypropylène mesh shrinkage : A macroscopic and
histological expérimental study. On line ; Int Urogyncol J (2014)
123
ABSTRACT N°48
IMPACT DES CURES DE PROLAPSUS PELVIENS PAR PROMONTOFIXATION LAPAROSCOPIQUE SUR LA SEXUALITE
DU COUPLE
Ornella Lam Van Ba (a), Laurent Wagner (a), Flavie Letois (b), Nicolas Siegler (a), Laurent Soustelle (a),Michel Boukaram (a), Ka
a : Service d’Urologie et Andrologie, Place du Professeur Debré, CHU de Nîmes, 30029 Cedex 09, Nîmes, France ; Tél : 04 66
68 33 51 Fax : 04 66 68 37 20 ; b : Département de l’Information Médicale et Biostatistiques, Avenue Augustin Fliche, CHU de
Montpellier, 34295 Montpellier cedex 5, Montpellier, France ; Tel : 04 67 33 67 33
Correspondant: Ornella Lam Van Ba Service d’Urologie et Andrologie, CHU de Nîmes Place du Professeur Debré 30 029 Nîmes
Cedex 09 Tél : 04 66 68 33 51 Fax : 04 66 68 37 20 Courriel : [email protected]
But:
Evaluer l'impact du traitement chirurgical des prolapsus pelviens par promontofixation sur la sexualité du couple mesurée par
des auto-questionnaires.
Matériels:
Etude prospective, monocentrique de patientes consécutives traitées par promontofixation. Les patientes, dont le prolapsus
était évalué à chaque visite avec la classification POPQ, et leurs conjoints étaient invités à remplir des questionnaires de qualité
de vie et de qualité de vie sexuelle en pré et post (6 mois)-chirurgie (auto-questionnaires PISQ12, PFDI-20 chez les patientes,
antécédents médicaux, IIEF, PISQ12 modifié chez les conjoints).
Résultats:
De mai à décembre 2010, 25 couples ont été évalués. Les taux de correction anatomique (POP-Q<2) aux étages moyen, antérieur et postérieur étaient respectivement de 100.0%, 95.4% et 66.7%. Six mois après la chirurgie, 65.2%(n=15) des couples
avaient une activité sexuelle au moins hebdomadaire contre 54.2%(n=13) en pré-opératoire (p<0.001). Deux cas de diminution
de l'activité sexuelle en post-opératoire ont été rapportés mais semblaient indépendants de la chirurgie (absence de partenaire
et dysfonction érectile). Chez la femme, il existait une diminution significative de la gêne en rapport avec le prolapsus (pesanteur
pelvienne et symptomatologie urinaire) et de la dyspareunie; une amélioration de la qualité de vie sexuelle (p=0.08). Chez
l'homme, on notait une amélioration non significative de la sexualité (auto-questionnaire IIEF) portant sur la fonction érectile et la
satisfaction liée aux rapports sexuels.
Conclusions:
Les cures de prolapsus pelvien par promontofixation n'ont pas d'impact négatif sur la sexualité du couple et pourraient même
l'améliorer. L'évaluation du conjoint apporte des informations importantes pour l'interprétation des résultats.
124
ABSTRACT N°27
RESULTATS FONCTIONNELS A TRES LONG TERME DU SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL AMS 800 CHEZ LES PATIENTS
NEUROLOGIQUES
PHE VERONIQUE1, LEON PRISCILLA1, AMBROGI VANINA2, ROUPRET MORGAN1, DENYS PIERRE3, CHARTIER-KASTLER
EMMANUEL1
1 CHU Pitié-Salpêtrière, Service d’urologie, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie,
Université Paris 6; 2 CHU Pitié-Salpêtrière, Service de Statistiques, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Université Paris 6; 3 Hôpital Raymond Poincaré, Service de neuro-urologie, Département de médecine physique et réadaptation, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Garches
Correspondant PHE Véronique Hôpital Pitié-Salpêtrière- Service d’urologie 47-83 boulevard de l’hôpital 75651 Paris Cedex
[email protected]
Introduction :
Le sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS 800 est le traitement de référence de l’incontinence urinaire (IU) par insuffisance sphinctérienne chez l’homme [1]. Peu de données concernant les résultats fonctionnels à très long terme du SUA chez les patients neurologiques existent dans la littérature.
Objectif:
Notre objectif était d’évaluer les résultats fonctionnels à très long terme du SUA implanté chez les patients neurologiques.
Matériels/Méthodes:
Les patients neurologiques ayant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne pour lesquels un SUA(AMS 800®) a
été implanté entre 1985 et 1992, ont été inclus. La continence, définie par l’absence de port de protections, les taux d’explantation et de révision ont été évalués.
Résultats:
Dix patients ont été inclus: 4 blessés médullaires, 2 spina bifida, 3 malformations complexes, 1 traumatisme périnéal. L'âge médian était de 40 ans(29,5-42,5). Un antécédent de chirurgie de la continence était noté chez 7 patients. Le SUA a été implanté
en position périprostatique(n=5) ou péribulbaire(n=5).La durée médiane de suivi était de 15,5ans(IQR 9,2-20,7). Une explantation
du SUA secondaire à une érosion a été réalisée chez 3 patients. Le taux de survie sans explantation des SUA était de 87,5% à
10, 15 et 20 ans. Le taux de survie sans révision à 10 et 15 ans était respectivement de 28% et 0%. Au terme du suivi, 70% des
patients étaient continents.
Commentaires :
125
Le traitement de l’IU par insuffisance sphinctérienne chez les patients neurologiques est exclusivement chirurgical. A notre connaissance, notre série de patients neurologiques chez lesquels a été implanté un SUA est celle ayant le recul le plus important.
Le taux de continence de 70% au terme du suivi est en accord avec les données de la littérature [2,3]. Le taux de survie précédemment rapporté dans la littérature est de 70 à 80 % à 10 ans [2,3]. Nous rapportons un taux similaire de survie sans explantation à 10, 15 et 20 ans. Cependant le taux de survie sans révision à 10 et 15 ans sont faibles.
Conclusion:
Le SUA a permis d’obtenir de bons résultats fonctionnels chez les patients neurologiques au prix d’un taux de révision important au long cours.
References :
1. Lucas MG, Bosch RJ, Burkhard FC, et al. . EAU guidelines on surgical treatment of urinary incontinence. Actas Urol Esp. 2013
Sep;37(8):459-72. doi: 10.1016/j.acuro.2013.02.002.
2. Levesque PE, Bauer SB, Atala A et al. Ten-year experience with the artificial urinary sphincter in children. J Urol 1996; 156:
625–8.
3. Hafez AT, McLorie G, Bägli D, Khoury A. A single-centre long-term outcome analysis of artificial urinary sphincter placement
in children. BJU Int 2002; 89: 82–5.
126
ABSTRACT N°63
EXPERIENCE INITIALE DE L’ASSISTANCE ROBOTIQUE POUR IMPLANTATION OU REVISION DU SPHINCTER AMS 800
CHEZ LA FEMME.
Marie-Aimée Perrouin-Verbe, Pierre Callerot, Maxime Thoulouzan, Antoine Valéri, Georges Fournier.
Service d’Urologie CHU de Brest, France
Correspondant Marie-Aimée Perrouin-Verbe, Chef de Clinique, Service Urologie-CHU Cavale Blanche, Boulevard Tanguy Prigent
29609 Brest. [email protected]
Introduction :
La chirurgie d’implantation ou de révision du sphincter artificiel chez la femme incontinente est techniquement difficile du fait
des antécédents chirurgicaux chez ces patientes car cela constitue une solution de dernier recours après échec des autres techniques.
Objectif :
Evaluer la faisabilité, les complications et les résultats de la chirurgie laparoscopique avec assistance robotique (robot DaVinci
HD Si, Intuitive Surgical*) pour mise en place ou révision de sphincter artificiel AMS 800 chez la femme.
Matériel et méthodes:
De mars 2012 à septembre 2013, 9 patientes d’âge moyen 67,5 ans ont eu une primo-implantation (PI) (6 cas) ou une révision
de sphincter artificiel pour dysfonctionnement mécanique (3 cas). Concernant les PI, les critères d’inclusion étaient l’existence
d’une incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne (IS) (pression de clôture<30 cm H2O) et l’absence d’hypermobilité cervico-urétrale. Des interventions préalables pour incontinence urinaire existaient chez 5 patientes avec 2,3 interventions en moyenne. 3 patientes ont eu une révision de sphincter pour panne mécanique par fuite de liquide de remplissage.
Le sphincter avait été implanté en moyenne 15,3 ans avant le diagnostic.
L’intervention était réalisée par laparoscopie transpéritonéale avec le robot installé en position latérale. 5 ou 6 trocars étaient utilisés. Les différents temps opératoires étaient similaires à la technique déjà rapportée par voie laparoscopique transpéritonéale
(Mandron et al). Une cystotomie a été réalisée chez 4 patientes pour PI, afin de contrôler la dissection du col vésical. La durée
opératoire, les complications per et post opératoires, les durées de sondage et d’hospitalisation ainsi que les résultats sur la continence ont été évalués prospectivement. Le suivi moyen était de 14,3 mois pour les primo-implantations et de 7,3 mois pour les
révisions.
Résultats :
Aucune conversion, ou plaie vaginale n’a été observée.. Les durées opératoires, de sondage et d’hospitalisation étaient respectivement de 210 minutes, 7 jours et 6 jours pour les primo-implantations et 112 minutes, 1,6 jours et 7 jours pour les révisions. La
taille médiane des manchettes pour PI était 7,5 [7-9]. Deux complications post-opératoires ont été observées comprenant un
127
hématome de la grande lèvre et un syndrome sub-occlusif spontanément résolutifs. 5 patientes sur 6 étaient continentes en cas
de PI et dans les 3 cas de révisions.
Commentaires :
L’approche robotique est faisable et sans complications peropératoires dans cette série initiale, avec des résultats à court terme
sur la continence comparables à la chirurgie ouverte ou laparoscopique. La vision en 3 dimensions, l’utilisation de 3 bras opérateurs et l’ergonomie des instruments articulés à leur extrémité facilitent les conditions de réalisation de la dissection, notamment
du col vésical, surtout en cas de primo-implantation ou le site opératoire est le siège d’adhérences fréquentes du fait des antécédents chirurgicaux.
Conclusion :
L’assistance robotique pour la mise en place ou la révision d’un sphincter artificiel chez la femme est réalisable. Le bénéfice en
matière de sécurité de dissection et la reproductibilité doivent être confirmés sur un plus grand nombre de patientes. Le coût
induit par l’utilisation du robot doit également être pris en compte par une étude médico-économique.
References
Mandron E, Bryckaert PE, Papatsoris AG. Laparoscopic artificial urinary sphincter implantation for female genuine stress urinary
incontinence: technique and 4-year experience in 25 patients. BJU international. 2010 Oct;106(8):1194-8.
128
ABSTRACT N°41
ONABOTULINUMTOXINA SIGNIFICANTLY REDUCES URINARY INCONTINENCE AND IMPROVES QUALITY OF LIFE IN
PATIENTS WITH IDIOPATHIC OVERACTIVE BLADDER: A POOLED ANALYSIS OF TWO PHASE III, PLACEBO-CONTROLLED PIVOTAL TRIALS
Chartier-Kastler Emmanuel 1,Sievert Karl-Dietrich 2,Nitti Victor 3,Guard Steven 4,Zhou Jihao ,Chapple Christopher 6
1Université Paris 6, Department of Urology GH Pitié Salpétrière AP-HP, Paris, France; 2University of Tuebingen, Department of
Urology, Tuebingen, Germany; 3New York University Langone Medical Center, Department of Urology and Obstetrics and Gynecology, New York, NY, USA; 4Allergan, Ltd, Marlow, UK; 5Allergan, Inc, Bridgewater, NJ, USA; 6Royal Hallamshire Hospital, Department of Urology, Sheffield, UK.
Correspondant Chartier-Kastler Emmanuel urologie, GH Pitié Salpétrière 83 bd de l’hopital 75013 Paris France courriel
:[email protected]
Introduction
Two phase 3, randomized, double-blind, placebo-controlled studies have demonstrated that onabotulinumtoxinA (BOTOX®, Allergan, Inc.) 100U significantly reduces all symptoms of idiopathic overactive bladder (iOAB), including episodes of urinary incontinence (UI), urgency, micturition and nocturia, and is well tolerated in patients with OAB and UI who were inadequately managed by =1 anticholinergic.1,2
Objectives of Study
To evaluate the efficacy, safety, and health-related quality of life (HRQOL) outcomes of onabotulinumtoxinA in a pre-planned analysis of the pooled data from the two phase 3 trials, which were identical in design.
Materials & Methods
OAB patients with =3 urgency UI episodes over 3 days and =8 micturitions/day who had insufficient efficacy or intolerable sideeffects with prior anticholinergics were randomized 1:1 to receive 20 cystoscopic intradetrusor injections (0.5 mL/injection) of
onabotulinumtoxinA 100U (n=557) or placebo (n=548), sparing the trigone. Patients with a predominance of stress UI were excluded. Co-primary endpoints of change from baseline at week 12 in UI episodes/day and proportion of patients reporting a positive response (condition ‘greatly improved’ or ‘improved’) on the treatment benefit scale (TBS) were evaluated. Other OAB symptoms (urgency, micturition frequency, and nocturia) and volume voided/micturition were also assessed. HRQOL outcomes were
evaluated using the Incontinence-Quality of Life instrument (I-QOL) and King’s Health Questionnaire (KHQ). Increases from baseline indicate improvement on the I-QOL, while decreases indicated improvement on the KHQ. The minimal important differences
(MID) were defined as +10 points for the total I-QOL score and +5 points for KHQ domain scores. Adverse events (AEs) were also assessed. Efficacy analyses were conducted using the intent-to-treat population (all randomised patients). Daily UI episodes
were analysed using an analysis of covariance model with baseline number of UI episodes as covariates and study site and treatment group as factors. TBS was analysed using the Cochran-Mantel-Haenszel chi-squared method with the number of baseline
urgency UI episodes (=9 or >9) as a stratification factor.
Results
129
Mean UI episodes/day at baseline in onabotulinumtoxinA and placebo groups were 5.5 and 5.4, respectively. At week 12, significant reductions from baseline in UI episodes/day were observed with onabotulinumtoxinA 100U versus placebo (–2.80 vs –0.95
episodes/day; p<0.001). A corresponding significant increase in positive TBS responders was noted with onabotulinumtoxinA
versus placebo (61.8% vs 28.0%; p<0.001). Significant reductions from baseline were observed with onabotulinumtoxinA versus
placebo in daily episodes of urgency (–3.30 vs –1.23), micturition (–2.35 vs –0.87), and nocturia (–0.49 vs –0.24) (p<0.001 vs placebo for all). Volume voided/micturition was significantly increased with onabotulinumtoxinA versus placebo (42.1 ml vs 11.2 ml;
p<0.001). Significant and clinically meaningful improvements in patients’ HRQOL were noted with onabotulinumtoxinA in I-QOL
total score, compared with placebo (increases from baseline were 22.5 vs 6.6, respectively; p<0.001), with improvements in the
onabotultinumtoxinA group exceeding the MID by more than 2-fold.
OnabotulinumtoxinA treatment also resulted in significant improvements in KHQ role limitation and social limitation domain scores versus placebo. Improvements in KHQ role limitation domain scores with onabotulinumtoxinA exceeded MID by >5-fold (–
25.4 vs –3.7 for placebo; p<0.001), while improvements in KHQ social limitation domain scores exceeded MID by >3-fold (–16.8
vs –2.5 for placebo; p<0.001). Significant and clinically relevant improvements were observed in all other KHQ multi-item domains, apart from General Health, following treatment with onabotulinumtoxinA. AEs were primarily localised to the bladder. The
most common AE was urinary tract infection (25.5% with onabotulinumtoxinA vs 9.6% with placebo). A low rate of urinary retention was observed (5.8% with onabotulinumtoxinA vs 0.4% with placebo).
Comments
OAB with UI can be debilitating for the affected patients and may have a profound negative effect on patients’ HRQOL.3 Anticholinergic agents are considered the mainstay of pharmacologic treatment for OAB; however, they are not always sufficiently effective and have systemic side effects, leading to poor patient compliance and high discontinuation rates.
This pre-planned pooled analysis demonstrates that onabotulinumtoxinA 100U significantly reduces all symptoms of OAB, including episodes of urgency, micturition, and nocturia, and increases the volume per void, compared with placebo.
Notably, 61.8% of onabotulinumtoxinA-treated patients perceived a treatment benefit by reporting their condition as either
‘greatly improved’ or ‘improved’. These results translated into a positive impact on patients’ quality of life, with all HRQOL measures, apart from the KHQ domain of General Health, showing significant and clinically relevant improvements.
OnabotulinumtoxinA was well tolerated, with AEs mainly localised to the bladder. These results suggest that onabotulinumtoxinA
is an effective treatment option for OAB patients with UI who have had an inadequate response to =1 anticholinergic.
Conclusions
In OAB patients who were inadequately managed by =1 anticholinergic, onabotulinumtoxinA 100U was well tolerated and demonstrated significant and clinically relevant improvements in all evaluated symptoms of OAB, which were reflected in patients’
perception of treatment benefit, including a significant positive impact on their HRQOL.
References
1. Nitti VW, et al. J Urol. 2013;189:2186-2193.2. Chapple C, et al. Eur Urol. 2013;64:249-256.3. Coyne KS, et al. JU Int.
2008;101:1388-1395.
130
ABSTRACT N°87
Traitement du prolapsus génital par sacrocolpopexie : le robot fait-il mieux que la coelioscopie conventionnelle ?
Frédéric THIBAULT (1) Hugo MONVILLE (2) Jacques HUBERT (1) Laurent WAGNER (2)
(1) Service d’urologie, Centre Hospitalier Universitaire Brabois, Nancy (2) Service d’urologie-andrologie, Centre Hospitalier Universitaire Carémeau, Nîmes
Correspondant Docteur THIBAULT Frédéric Service d’urologie Centre Hospitalier Universitaire Brabois Allée du Morvan, 54511
Vandoeuvre-Lès-Nancy [email protected]
Introduction
La chirurgie avec assistance robotique semble pouvoir répondre aux problèmes d’ergonomie et d’apprentissage rencontrés
avec la voie coelioscopique classique. Le traitement des prolapsus uro-génitaux par sacrocolpopexie semble être une indication
idéale à l’utilisation du robot Da Vinci.
Objectifs
Le but de ce travail était de comparer la technique coelioscopique robot-assistée à la chirurgie coelioscopique traditionnelle
dans la prise en charge chirurgicale des prolapsus uro-génitaux (PUG).
Matériels et Méthodes
Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique concernant 152 patientes souffrant d’un prolapsus uro-génital de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification POP-Q (Pelvic Organ Prolapse - Quantification). La prise en charge chirurgicale consistait
en une promontofixation laparoscopique (groupe coelio) ou robot-assistée (Système Da Vinci Si) (groupe robot). La sévérité des
symptômes pelviens, la qualité de vie globale et la sexualité étaient évaluées à l’aide d’auto-questionnaires validés, respectivement : le PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory), le PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire) et le PISQ-12 (Pelvic organ prolapse urinary Incontinence Sexual Questionnaire). Les données per-opératoires telles que la durée opératoire, le temps d’occupation de salle et les complications ont été recueillis. Les patientes ont été revues en consultations ou recontactées par téléphone
1 an après la chirurgie.
Résultats
La durée opératoire était en moyenne significativement plus courte dans le groupe A par rapport au groupe robot (202,5 min vs
254 min, p<0,05). Le temps d’occupation de salle était également plus court dans le groupe coelio (254,26 min vs. 323,30 min,
p<0,05). Il n’y avait pas de différence concernant la durée d’hospitalisation (5,01 vs 5,27, p = ns)..
Le nombre de plaies vésicales et/ou rectales était similaire dans les 2 groupes.Les taux de récidive anatomique sur les différents
étages pelviens étaient comparables dans les 2 groupes (p=ns). Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes
concernant les améliorations des scores de qualité de vie (PFDI-20, PFIQ-7 et PISQ-12) 12 mois après la chirurgie.
131
Commentaires
L’intérêt de ce travail a été de comparer les résultats per et post-opératoire de la chirurgie robot-assistée par rapport à la coelioscopie conventionnelle. L’intérêt de la chirurgie robotique a déjà été démontré dans de nombreux domaines chirurgicaux (urologie, gynécologie, ORL) et notamment en cancérologie. Peu de travaux ont comparé les 2 techniques opératoires. Nous montrons que les résultats de la chirurgie avec assistance robotique sont comparables à ceux obtenus en coelioscopique conventionnelle (1,2,3)
Conclusion
La promontofixation coelioscopique robot assistée permet d’obtenir des résultats anatomique, fonctionnel et de qualité de vie
comparable à la technique coelioscopique traditionnelle. Il n’a pas été mis en évidence de différence en terme de morbidité entre les deux techniques.
132
ABSTRACT N°43
TOLERANCE ET RESULTATS A 36 MOIS D’UNE PROTHESE LEGERE POUR LA CURE DE CYSTOCELE DE STADE 3-4
PAR VOIE VAGINALE.
DE TAYRAC RENAUD1, BROUZIYNE MAJID2, PRIOU GERARD3, DEVOLDERE GUY4, MARIE GILLES5, RENAUDIE JOEL6
1CHU Carémeau, Nîmes, 2Attaché de Recherche Clinique indépendant, Rabat, Maroc, 3CH Privé Saint-Grégoire, Saint Grégoire, 4Clinique Sainte Isabelle, Abbeville, 5Polyclinique du Cotentin, Equeurdreville-Hainneville, 6Clinique du Colombier, Limoges
Correspondant : de TAYRAC Renaud, Service de Gynécologie-Obstétrique, CHU Carémeau, Place du Pr Debré, 30900 Nîmes,
[email protected]
Introduction :
Une classification des prothèses en fonction de leur grammage a été proposée par en 2008 : prothèses lourdes (>80 g/m2), de
poids moyen (50-80 g/m2) ou légères (<35 g/m2). Un essai clinique randomisé récent en chirurgie herniaire (1), ayant comparé
une prothèse légère (35 g/m², Timesh®) à une prothèse de poids moyen (75 g/m², Parietex®), a retrouvé une réduction des douleurs post-opératoires et un retour plus rapide aux activités dans le premier cas, sans augmentation du risque de récidive herniaire à deux ans. Très peu d’étude clinique utilisant des prothèses légères par voie vaginale n’ont encore été publiée.
Objectifs :
Evaluer la tolérance et les résultats anatomiques et fonctionnels à moyen terme d’une prothèse de polypropylène légère (28 g/
m²) pour la cure de cystocèle de stade 3-4 par voie vaginale.
Matériel et méthodes :
Etude de cohorte prospective multicentrique, réalisée entre 2010 et 2011 dans 7 centres. L’évaluation pré-opératoire comprenait
une stadification du prolapsus selon la classification de POP-Q. Des questionnaires de symptômes et de qualité de vie validées
ont été utilisé en pré et post-opératoire. L’objectif principal était l’évaluation de la tolérance de la prothèse. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les résultats anatomiques et fonctionnels.
Résultats :
Cent onze patientes, âgées en moyenne de 67 ans +/-9 (47 à 89 ans), ont été incluses dans l’étude, et 94 analysables (84,7%)
en raison de la fermeture d’un centre (décès de l’investigateur).. Dans 14 cas (12,8%), il s’agissait d’un prolapsus récidivé. Deux
complications per opératoires sont survenues (2,2%), une plaie vésicale et une plaie rectale. L’étude de la tolérance chez les 79
patientes revues à 36 mois (84%) a montré un taux de satisfaction de 98,7% (78/79), un taux de rétraction clinique de la prothèse de 5,1% (4/78), un seul cas d’exposition prothétique (1,3%), aucun cas de douleur résiduelle et un taux de dyspareunie
post-opératoire de 2,8% (1/36). Le taux de succès anatomique sur la cystocèle (points Ba < -1) était de 75/79 (94,9%) et l’amélioration des questionnaires était très significative. Sur l’ensemble de la cohorte, 8/94 patientes (8,5%) ont eu une reprise chirurgicale, comprenant une hémorragie post-opératoire précoce, une exposition de prothèse, deux cures d’incontinence urinaire
d’effort post-opératoire et quatre récidives de prolapsus (4.3%).
133
Commentaires :
La dernière revue de la Cochrane Database, ayant incluse 40 essais, a confirmé l’augmentation du risque de récidive de cystocèle des réparations non prothétiques par rapport aux prothèses trans-obturatrices (RR 3,55, IC95% 2,29-5,51). Ces essais
n’ont néanmoins pas réussi à démontrer de différence significative sur le plan fonctionnel, notamment parce que les prothèses
exposent à des complications spécifiques (rétraction, exposition, douleurs, dyspareunies) et à un risque accru de réintervention
pour complications. Une autre étude de cohorte prospective, réalisée chez 71 patientes avec un suivi médian de 9 mois, évaluant la tolérance et l’efficacité d’une prothèse ultra-légère, enduite de titane (Ti-Mesh®, 16 g/m²) pour la cure de cystocèle
(n=41) et/ou de rectocèle (n=36), a retrouvé une très bonne tolérance (aucune exposition sur l’étage antérieur), mais de mauvais
résultats anatomiques à court terme (36% de récidives antérieures) (2). Les auteurs concluent à l’absence de bénéfice de cette
prothèse par rapport à la chirurgie avec tissus autologues. Cette étude illustre peut-être le seuil en dessous duquel il ne faut pas
descendre en termes de grammage. D’un autre côté, les techniques chirurgicales de réparation de l’étage antérieur utilisées
pour une prothèse ultra-légère n’étaient peut-être pas optimales dans cette étude : les 20 premières prothèses étaient laissées
libres avec un bras de chaque côté dans l’espace de Retzius et les 21 suivantes n’étaient fixées que par un bras dans le trou
obturateur.
Conclusion :
Dans cette série, la cure de cystocèle sévère par voie vaginale à l’aide d’une prothèse transobturatrice légère était associée à de
bons résultats anatomiques à moyen terme et à une bonne tolérance clinique.
Références :
1. Moreno-Egea A et al. Randomized clinical trial of laparoscopic hernia repair comparing titanium-coated lightweight mesh and
medium-weight composite mesh. Surg Endosc 2013;27:231–239.
2. Milani AL et al. Vaginal prolapse repair surgery augmented by ultra lightweight titanium coated polypropylene mesh. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2008;138:232-8.
134
ABSTRACT N°39
Etude de l’incidence des lésions sphinctériennes occultes par échographie transpérinéale après accouchement voie
basse chez la patiente primipare.
Aymeline Lacorre(1), Hugues Caly(1), Yves Aubard(1), Muriel Mathonnet(2), Jean-Yves Salle(3).
1-Service de Gynécologie-Obstétrique, CHU Limoges. 2-Service de Chirurgie Digestive, CHU Limoges. 3-Service de Médecine
Physique et Réadaptation, CHU Limoges.
Correspondant Aymeline Lacorre, 73 avenue de la madrague de montredon, appt 12, 13008 Marseille [email protected]
Introduction :
L'incontinence anale est une complication de l'accouchement voie basse. Les lésions sphinctériennes sont responsables de
30% des incontinences du post-partum avec effet cumulatif des grossesses et des accouchements en cas de méconnaissance
des lésions qui sont non diagnostiquées dans 10 à 35% des cas, surtout en cas d'accouchement à périnée intact.
Objectifs de l’étude :
Déterminer l’incidence des lésions sphinctériennes occultes après accouchement voie basse chez la primipare, par échographie transpérinéale, et étude à long terme des patientes présentant des lésions sphinctériennes anales.
Matériels et Méthodes :
Etude prospective unicentrique à l’Hôpital Mère-Enfant du CHU de Limoges, de Juin 2012 à Janvier 2014. Les critères d’inclusion étaient l'absence d'accouchement par voie basse, l'absence de césarienne programmée ou d'extraction instrumentale nécessaire et l'obtention d’un consentement écrit. Les critères d'exclusion étaient l'accouchement par césarienne ou voie basse
avec lésions périnéales des troisième ou quatrième degrés. Une échographie transpérinéale était réalisée pendant la grossesse
à l'aide d'une sonde endovaginale convexe de fréquence variable, en position gynécologique avec application de la sonde au
niveau du périnée. 6 à 8 semaines après l’accouchement, une nouvelle échographie transpérinéale était réalisée dans les mêmes conditions, à la recherche des lésions des sphincters interne et externe anaux. Le protocole de cette étude a fait l'objet
d'une soumission au comité d'éthique du CHU de Limoges, qui l'a accepté. Une analyse descriptive a été réalisée puis des
tests statistiques employant un modèle de régression statistique avec rapport de vraisemblance et les tests du Khi deux et de
Pearson ont été utilisés.
Résultats :
42 patientes ont été étudiées, avec un âge moyen de 28.54 ans. Le terme moyen à l’accouchement était de 40.23 SA. 64.3%
des patientes ont accouché voie basse, 35.7% par extraction instrumentale (33.33% de forceps, 2.38% de ventouse), dans
73.81% des cas en présentation en Occipito-pubien. Le taux de lésions sphinctériennes occultes, définit par des ruptures partielles ou totales des sphincters anaux externe ou interne, était de 28.56% et elles prédominaient sur le sphincter anal externe
(91.7%). 7.14% des patientes présentaient lors de la consultation une incontinence urinaire ou anale. Les analyses statistiques
n’ont pas pu mettre en évidence de facteur de risque évident ni de facteur protecteur.
135
Commentaires :
Maslovitz et al. (1) ont montré l'aptitude de l'échographie transpérinéale à détecter les lésions anales à court et à moyen terme,
avec l'absence d'inconfort pour les patientes. L'échographie transpérinéale est aussi pertinente que l'échographie endoanale
pour l'étude des sphincters dans le post-partum, très sensible, meilleure que l'examen clinique seul ou que l'électromyogramme, et plus simple d'accès que l'IRM. De plus, il s'agit d'un examen non invasif, avec absence d'inconfort pour la patiente.
Les échographies sphinctériennes par voie transpérinéale ont été validées dans l'évaluation des sphincters anaux après accouchement voie basse. Roos(2) a notamment montré une valeur prédictive positive de 54% pour l'échographie transpérinéale mais
surtout une valeur prédictive négative de 90%. Selon les études, l'incidence des lésions sphinctériennes occultes oscille entre 9
et 36%, pouvant être symptomatiques avec incontinence anale ou asymptomatiques et inaperçues, avec risque accru d'incontinence anale, augmentant avec l'âge et les grossesses ultérieures. Cependant, il s’agit d’une étude sur une petite série, manquant de puissance statistique.
Conclusion :
Il s’agit d’une étude unique, innovante, portant uniquement sur des patientes primipares, comportant une échographie transpérinéale de référence, à comparer à l’échographie du post-partum. Notre taux de lésions sphinctériennes occulte était de 28.56%,
concordant aux taux retrouvés dans la littérature (entre 11 et 35%), notamment dans l’étude de référence de Sultan(3).
Références:
(1) Maslovitz S. et al., The clinical significance of post-partum transperineal ultrasound of the anal sphincter. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2007;134:115,
(2) Roos A-M, Abdool Z., Sultan A.H., Thakar R., The diagnostic accurency of endovaginal and transperineal ultrasound for detecting anal sphincter defects: The PREDICT Study. Clinical Radiology 66(2011) 597-604,
(3) Sultan A.H, Kamm MA., Hudson CN., Thomas JM., Bartram CI., Anal sphincter disruption during vaginal delivery. N.England
J Med, 1993; 329:1905-1911
136
7
Les posters
“Les posters affichés et non
communiqués”
– Le Comité Scientifique
ABSTRACT N°3
cle périnéal n’est pas le plus souvent directement corrélé à ce sphincter.
Chez l’enfant cependant cette analyse spécifique n’a que peu d’intérêt.
INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE
DES VESSIES NEUROLOGIQUES DE L’ENFANT
LAHRABLI SAMIRA , NAIT KHCHAT AZIZA , MEFTAH SOUMIA , LMID-
ABSTRACT N°4
MANI FATIMA , EL FATIMI ABDELLATIF
LE GROUPE ASSEC, 25 ANS DEJA !
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et de réadaptation
Auteurs (NOM et PRENOM en toutes lettres) :
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
LAHRABLI SAMIRA
Groupe ASSEC (association d’étude de la continence),sous l’égide de la
Société de Gérontologie de l’ESt
ADRESSE : CHU IBN ROCHD
Affiliation des auteurs : Société de Gérontologie de l’Est
MAIL : [email protected]
Correspondant : Grosshans claire
Abstract :
Service de Gérontologie, CH Mulhouse BP1370 Cedex 68070
Introduction :Le diagnostic de vessie neurologique peut être évident en
cas de pathologie congénitale, mais beaucoup plus difficile en cas de
[email protected]
dysraphisme occulte ou d’étiologie médicale. Un examen clinique minutieux et des explorations urodynamiques sont souvent obligatoires pour
le diagnostic et le traitement de ces patients, car les corrélations anatomocliniques sont pauvres.
Matériel et méthodes : Étude rétrospective ayant concerné 45 observations d’enfants (27 filles, 18 garcons) traités pour vessie neurologique ,
adressés dans l’unité d’urodynamique au service de médecine physique
et rééducation fonctionnelle au CHU de casablanca. Chaque enfant a
bénéficié d’un recueil de données cliniques, d’un bilan uroradiologique,
d’un bilan neuroradiologique et d’une exploration urodynamique
Résultats: L’âge moyen de nos patients était de 8 ans ( 3ans -15ans) ,le
diagnostic de vessie neurogene non neurogene dans 38cas , une spina
bifida sans 4cas , une myélite 2cas et une agénésie sacrée.Les infections
urinaires ont présenté le symptôme clinique le plus fréquent 45% , Un
reflux vésicourétéral a été trouvé chez 34% des cas ,Une insuffisance
Abstract :
Ce groupe rassemble depuis 25 ans des médecins, des IDE et des aides
soignantes qui s’interessent à l’incontinence urinaire des personnes
âgées. Depuis la création, ce sont entre 8 et 11 centres de gériatrie de
l’Est de la France qui sont impliqués, tous acteurs de la société de Gérontologie de l’Est qui supervise et subventionne ASSEC.
Les réunions ont lieu quatre fois par an, alternativement dans chaque
centre. Une bibliographie distribuée avant la réunion est lue et commentée à tour de rôle par les participants . Des études de cas sont faites.
ASSEC a également conduit et publié des études et travaux divers :
Documents
rénale débutante a été détectée dans 8% . Au bilan urodynamique, une
dyssynergie vésicosphinctérienne a été noté dans 34% des cas, une hy-
·
1991 : Diagnostic de l’incontinence urinaire
·
1992 : Poster de présentation ASSEC
·
1993 : Grille de miction ( présentation au congrès de Rouen )
·
2004 : Le point sur les troubles mictionnels en Gériatrie
·
2004 : Affiche « protocole mictionnel »
·
2005 : Charte du groupe expert de la SGE
peractivité detrusorienne44% dans et une hypotonie dans 14% des cas.
Discussion : Quelle que soit l’étiologie, le bilan radiologique et urodynamique doit apprécier d’une part l’état morphologique et fonctionnel du haut
appareil et d’autre part les caractéristiques du bas appareil dans ses
trois fonctions de stockage, de vidange et de synergie d’action avec les
résistances sphinctériennes.L’analyse séquentielle des troubles présentés permettra alors d’orienter la thérapeutique Les données manométriques avec les notions de tonus vésical, de compliance, d’activité vésicale, de sensation de besoin permettent de caractériser le type de vessie
neurologique. L’électromyographie dynamique du sphincter strié urétral
peut être la seule façon d’objectiver réellement la dyssynergie vésicosphinctérienne car l’enregistrement du sphincter anal ou d’un autre mus-
138
2009 : Bibliographie sur le thème de l’incontinence urinaire et fécale de la
Thibault THUBERT, 157 rue de la porte de Trivaux, 92140 Clamart,
PA, articles parus entre 2001 et 2008
[email protected]
Etudes
•
1992 : Etude de prévalence de l’incontinence dans 9 centres gériatri-
Abstract :
ques d’Alsace
Introduction : La chirurgie de l’incontinence urinaire à l’effort (IUE) par
•
1995 : Incontinence urinaire de la PA au domicile
•
1999 : Infection urinaire
pose de bandelette sous urétrale est une chirurgie réalisable en ambulatoire. Il existe toutefois très peu de données comparatives concernant le
taux de réussite, les résultats fonctionnels et les taux de complications
selon le type d’hospitalisation ambulatoire ou conventionnelle.
•
2004 : Qualité du sommeil et prise en charge de la continence noc-
turne chez la PA
Objectifs de l’étude : Evaluer la chirurgie de l’incontinence urinaire en
ambulatoire par pose de bandelette sous urétrale en terme de complica-
•
2006 : Continence et résidu post-mictionnel
tion et de résultats fonctionnels
•
2010 : Petites fuites, petites protections
Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une analyse secondaire d’un essai ran-
•
2013 : EPP sur la mise en place de la protection à l’admission
Formation :
domisé (CPP 2207/15-11-04). Au total 31 patientes avaient été prises en
charge en ambulatoire et 131 patientes avaient bénéficié d’une hospitalisation conventionnelle. Les caractéristiques des patientes, les données
per opératoire et de leur suivi ont été colligées prospectivement dans un
cahier de protocole. Le suivi des patientes a été réalisé sur 24 mois avec
des visites régulières à 1 semaine, 3 semaines, 12 et 24 mois. Nous
·
Avril 1999 : « Incontinence, 20 ans après »,Journée de la SGE
avons réalisé une analyse univariée des données en ayant recours au
test de chi 2 pour les données qualitatives et au test de Student pour les
Vidéos
variables quantitatives. Les statistiques ont été réalisées par le logiciel R.
·
Résultats : Les résultats sont exprimés en médiane et interquartile.. Les
1994 : « Prise en charge de l’incontinence urinaire de la personne
âgée» Prix festival FILMED (dr Thiebault)
caractéristiques des patientes des deux groupes (IMC, Age, PCUM, Dysurie et urgenturie pré opératoire, EVA gêne de l’IUE) étaient compara-
·
2011 : « Incontinence urinaire et Personnes âgées » DVD réalisé par
les membres du groupe ASSEC
bles. Le taux de complications péri opératoires était similaire dans les
deux groupes (3,2% vs. 10,2% ; p=0.36). Aucune patiente du groupe A
n’a été réhospitalisée. Les résidus post mictionnel post opératoires immédiats étaient similaires dans les deux groupes avec respectivement pour
le groupe A et HC, 30 (14-58) vs. 60 (20-125) ml (p=0.06). La satisfaction
ABSTRACT N°8
EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE EN AMBULATOIRE DE LA
CHIRURGIE DE L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT PAR BANDELETTE SOUS URETRALE
THUBERT Thibault , DAHER Najib, MANSOOR Aslam, DEBODINANCE
Philippe, MUHLSTEIN Joel, de TAYRAC Renaud, SALET-LIZEE Delphine,
DESCAMPS Philippe, DEVAL Bruno, HOCKE Claude, FATTON Brigitte,
LEVEQUE Jean, FERNANDEZ Hervé, DEFFIEUX Xavier.
globale des patientes à 12 mois et 24 mois semblait meilleure dans le
groupe A avec une EVA satisfaction à 12 mois de 100 (93-100) vs. 96
(80-100) sur 100 (p=0.003) et à 24 mois de 95 (90-100) vs. 95 (80-100)
sur 100 (p=0.003). Le taux d’exposition prothétique vaginale était similaire dans les deux groupes : 1/31 vs 5/131 (p= 0,796). Les taux de dysurie et d’urgenturie de novo était comparables à 24 mois dans les deux
groupes avec respectivement pour le groupe A et le groupe HC, 7/25
(22,5%) vs. 33/107 (30,84%) (p=0,971) et 3/25 (12%) vs. 13/107 (12,1%)
(p=0,811). A 24 mois, respectivement dans le groupe A et HC, on retrouvait 22/25 (88%) vs 89/107 (83,1%) de patientes ne présentant plus de
fuite, 3/25 (12%) vs. 15/107(14%) présentant une diminution des fuites et
0/25 (0%) vs. 3/107 (2,8%) avec une persistance de l’IUE (p=0,953).
Affiliation des auteurs : Service de chirurgie gynécologique, Hôpital Antoine Béclère, APHP, 157 rue de la porte de Trivaux, Clamart
Commentaires : L’avènement des bandelettes sous-urétrales, considérées comme une chirurgie mini invasive a amené de plus en plus de chi-
Correspondant (Nom, Prénom, adresse postale, adresse électronique) :
rurgiens à réaliser cette procédure en ambulatoire. Aux Etats Unis le nombre de procédures réalisées en ambulatoire entre 1996 et 2006 est pas-
139
sée de 34968 (25583-44353, IC95%) à 105656 (79033-132279,IC95%) ;
Abstract :
p=0.009 [1]. Aucune étude jusqu’à ce jour n’avait comparé le taux de
succès, les résultats fonctionnels et les taux de complications selon le
Introduction : La promontofixation (par cœlioscopie ou par chirurgie ro-
type d’hospitalisation ambulatoire ou conventionnelle. Notre étude per-
bot-assistée) est une des techniques de référence pour traiter les prolap-
met de confirmer que la prise en charge en ambulatoire des patientes n’a
sus génitaux. L’incidence de l’obésité étant croissante, les praticiens au-
pas de retentissement sur le taux de complication de cette intervention.
ront de plus en plus a faire face à une population [1].
Le taux de satisfaction des patientes à long terme semble même être
meilleur chez les patientes traitées en ambulatoire.
Objectifs de l’étude : Le but de notre étude était de comparer la voie coelioscopique et la chirurgie robot-assistée dans une population obèse.
Conclusion :
Matériels et méthodes : Etude rétrospective comparative multicentrique
La chirurgie de l’incontinence urinaire en ambulatoire par pose de bande-
comparant deux techniques de promontofixation : cœlioscopie (groupe
lette sous urétrale ne semble pas être associée à un taux de complica-
1, n=39) vs. chirurgie robot-assistée (groupe 2, n=17). Les caractéristi-
tion supérieure à leur prise en charge en hospitalisation conventionnelle.
ques des patientes, les paramètres opératoires, complications et les ré-
Les résultats à long termes sont indépendant du type de prise en charge
sultats anatomiques à court terme (6 mois et plus) ont été évalués. Les
(ambulatoire ou hospitalisation conventionnelle).
résultats sont exprimés en médiane et interquartiles. Nous avons réalisé
une analyse univariée des données en ayant recours au test de chi 2
Références :
pour les données qualitatives et au test de Student pour les variables
quantitatives. Les statistiques ont été réalisées par le logiciel R.
[1] Erekson EA, Lopes VV, Raker CA, Sung VW. Ambulatory procedures
for female pelvic floor disorders in the United States. Am J Obstet Gyne-
Résultats : L’IMC était de 30.5 kg/m2 (30-32) dans le groupe 1 vs 31.6
col. 2010. Nov;203(5):497.e1-5.
kg/m2 (30- 34) dans le groupe 2 (p=0,402). Les caractéristiques pré-opératoires des deux groupes étaient similaires excepté pour l’âge et le statut ménopausique avec respectivement pour le groupe 1 et 2 : 54 ans
(48-58) vs. 63 ans (56- 69); p= 0,002 et 54% vs. 83% de patientes ménopausées, (p=0.03) La sévérité du stade de prolapsus (POPQ-ICS) était
similaire avec respectivement pour le groupe 1 et 2 : stade 0-1 : 0/39
ABSTRACT N°9
PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE VS ROBOT ASSISTEE
CHEZ LA FEMME OBESE : ETUDE RETROSPECTIVE COMPARATIVE
MULTICENTRIQUE.
(0%) vs 0/17 ( 0%); stade 2 : 3/39 (8%) vs 2/ 17( 11.2%); stade 3-4 : 36/
39 (92%) vs 15/ 17 ( 88.8%); p= 0.985. La durée opératoire était similaire
dans le groupe 2 avec respectivement : 220 minutes (170-325) vs.
190(160-237) ; p=0.253. Les taux de complication per opératoire et post
opératoire immédiates ainsi que le taux de ré-intervention étaient similaires dans les 2 groupes. Les résultats anatomiques à court terme sont
identiques dans les deux groupes : stade 0-1 : 34/39 (88%) vs 16/ 17
THUBERT Thibault1 , JOUBERT Marion2, MENZELLA Delphine2, LE-
(94.1%); stade 2 : 4/39 (10%) vs 0/17 ( 0%); stade 3-4 : 1/39 (2%) vs 1/
FRANC Jean-Pierre2, CHARTIER-KASTLER Emmanuel3, ROUPRET Mor-
17 ( 0%), p= 0,762.
gan3 DEFFIEUX Xavier1
Commentaires : La chirurgie du prolapsus se doit d’être le moins invasive
Affiliation des auteurs :
possible avec de bon résultats. Depuis plus d’une dizaine d’année, la
chirurgie du prolapsus par cœlioscopie est apparue avec pour principa-
1Service de Gynécologie Obstétrique et médecine de la reproduction,
les limites la vision 2D, une longue courbe d’apprentissage et la difficulté
Hopital Antoine Béclère, Clamart
de la gestuelle lié à la diminution de la liberté de mouvement. C’est ainsi
que la chirurgie robot-assistée a vue le jour. L’incidence de l’obésité ne
2Service de Chirurgie Gynécologique, Hôpital La Pitié Salpétrière, Paris
cesse de croitre dans la population des pays industrialisés [1]. Une récente étude a permis de montrer la faisabilité de la promontofixation coe-
3Service d’urologie, hopital la Pitié salpétrière, Paris
lioscopique dans une population obèse avec des caractéristiques per
opératoire et des résultats fonctionnels et anatomiques identiques à
Correspondant (Nom, Prénom, adresse postale, adresse électronique) :
Thibault THUBERT, 157 rue de la porte de Trivaux, 92140 Clamart,
[email protected]
ceux de la population générale. De même une étude a montré qu’un IMC
élevé (=30 Kg/m2) n’était pas un frein à la réalisation d’une promontofixation robot assisté [3]. Il est important que les praticiens puissent choisir
la technique chirurgicale la plus adaptée pour traiter les patientes obèses
ayant un prolapsus symptomatique
140
Conclusion : Les résultats de la promontofixation cœlioscopique et robot
tion du CHU de Casablanca, on note une prédominance masculine
assisté semblent comparables chez les femmes obèses.
(83%), l’âge moyen est de 17 ans avec des limites d’âge allant de 4ans à
43ans, tous les patients étaient au stade d’IRC terminale avec 2 patients
ayant un antécédent de valves de l’urètre postérieur, 2 patients suivis
Références:
pour reflux vésico-urétéral. Le BUD avait objectivé une débimetrie normale chez 2 patients, la cystomanometrie était normale dans 22% des
[1] I. Diouf, M. A. Charles, P. Ducimetière, A. Basdevant, E. Eschwege,
cas, avait objectivé une hypotonie detrusorienne dans 23% des cas, une
and B. Heude, “Evolution of obesity prevalence in France: an age-period-
hypertonie dans 11% des cas, une mauvaise compliance vésicale dans
cohort analysis,” Epidemiol. Camb. Mass, vol. 21, no. 3, pp. 360–365,
11 % des cas, une hyperactivité vésicale dans 11% des cas, une petite
May 2010.
capacité vésicale dans 22 % des cas. La profilométrie a mis en évidence
une insuffisance sphinctérienne chez une patiente.
[2] T. Thubert, A. Naveau, A. Letohic, V. Villefranque, J. L. Benifla, and X.
Discussion/conclusion : Avant de décider de l’inscription d’un patient
Deffieux, “Outcomes and feasibility of laparoscopic sacrocolpopexy
insuffisant rénal sur la liste d’attente d’une transplantation rénale, il con-
among obese versus non-obese women,” Int. J. Gynaecol. Obstet. Off.
vient de rechercher les facteurs pouvant contre-indiquer la transplanta-
Organ Int. Fed. Gynaecol. Obstet., vol. 120, no. 1, pp. 49–52, Jan. 2013.
tion ou devant être corrigés au préalable. Le receveur doit bénéficier d’un
bilan morphologique et fonctionnel dont le bilan urodynamique pour pré-
[3] Menzella D, Thubert T, Joubert M, Lauratet B, Kouchner P, Lefranc JP.
ciser la faisabilité du geste chirurgical de la transplantation et détecter
Influence of body mass index on the outcomes of robotic-assisted laparo-
des pathologies associées qui pourraient affecter la survie du greffon ou
scopic: A comparative retrospective study. Prog Urol. 2013
contre-indiquer la greffe.
Dec;23(17):1482-8.
Bibliographie :
1. Bilan prétransplantation rénale du receveur et du donneur.R. Renard-Penna, A. Ayed, B. Barrou, P. Grenier.Journal de radiologie (2011)
92, 358-366.
ABSTRACT N°11
2. Exploration urodynamique du bas appareil urinaire.J-F
HERMIEU.EMC urologie 2009.18-202-A-10.
INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LE BILAN
3. Transplantation rénale. Progrès d’urologie,volume 19,issue 4 april
PRE TRANSPLANTATION RENALE : A PROPOS DE 6 CAS.
2009,254-259.
ZAHI SIHAM(1), BELHAJ KARIMA(1), ASAD KHADIJA(2 ), MAHIR LAI-
LA(1), LMIDMANI FATIMA(1), EL FATIMI ABDELLATIF(1),
Affiliation des auteurs :
(1) : Service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle-CHU
IBN ROCHD-CASABLANCA.
(2) : Service de néphrologie-CHU IBN ROCHD-CASABLANCA
ABSTRACT N°13
Correspondant: Zahi, Siham, N°56, rue laaroussiyenne, lotissement
Iqbal, Khouribga BP :25000, Maroc, [email protected]
Place de l’urodynamique dans la prise en charge des troubles vésicosphinctériennes et sclérose en plaques : expérience du service
de médecine physique et de réadaptation au Maroc
Abstract :
LAHRABLI SAMIRA , DIAGNE NGOR SIDE ,MEFTAH SOUMIA , LMID
MANI FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF
Introduction :La transplantation rénale est le traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale. Elle augmente la qualité et l’espérance de vie
comparativement aux autres techniques de suppléance. Dans tous les
cas, le receveur comme le donneur devront bénéficier d’un bilan prégreffe à la fois clinique, biologique, radiologique et fonctionnelle.
Objectif de l’étude : Déterminer la place du bilan urodynamique (BUD)
dans le bilan pré-transplantation rénale du receveur.
Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude retrospective sur 2 ans, por-
Affiliation des auteurs :SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
lahrabli samira. Adresse : chu ibn rochd casablanca maroc
Mail : [email protected]
tant sur les patients chez qui un BUD a été effectué dans le cadre d’un
bilan pré greffe rénale.
Résultats : il s’agit de 8 patients chez qui une exploration urodynamique
a été réalisée au sein du service de médecine physique et de réadapta-
141
Abstract : Les troubles sphinctériens sont très fréquents dans la sclérose
Abstract : La constatation d’un « syndrome d’élimination » chez l’enfant,
en plaques et peuvent survenir dès les premières années de la maladie.
associant des troubles mictionnels variés (fuites et infections urinaires) et
des signes digestifs bas (constipation et encoprésie),ne correspond pas
L’objectif de cette étude est de mettre le point sur les troubles pelvi-péri-
toujours à une banale dyssynergie vésicosphinctérienne fonctionnelle
néaux au cours de la sclérose en plaques, les signes cliniques et paracli-
transitoire , Mais certaines formes, beaucoup plus rares, peuvent évoluer
niques particuliérement le bilan urodynamique et éventuellement la prise
vers des situations plus sévères. L’absence de contexte neurologique
en charge thérapeutique,
clinique et paraclinique, est la donnée essentielle pour retenir le diagnostic de « vessie neurogène non neurogène » (syndrome de Hinman)
Patients et méthodes : Il s agit d une étude retrospective au sein du service de médecine physique et de réadaptation sur 10 patients présentant
Objectif : identifier les complications uronéphrologiques de cette dysfonc-
une sclérose en plaque et qui sont adressées chez nous pour réalisation
tion mictionnelle sévère de l’enfant.
d’un bilan urodynamique
Patients et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 35
Résultats :
patients adressés au service de médecine physique et de réadaptation et
suivis dans l’unité d’urodynamique, Chaque enfant a béné?cié d’un re-
12 patients , 8hommes et 4 femmes, présentent tous des TVS à type de
pollakiue, urgenturie et/ou dysurie , l’apparition des symptomes urinaires
est en général concomitante avec l’apparition de la maladie ,le bilan uro-
cueil de données cliniques, d’un bilan uroradiologique, d’un bilan neuroradiologique, d’une exploration urodynamique et d’un suivi semestriel en
consultation.
dynamique montrait soit une hyperactivité vésicale, une dyssynergie vésicosphinctérienne ou même une hypertonie sphinctérienne , deux pa-
Résultats : la majorité de patients étaient des filles, âge moyen au mo-
tients ont présenté des complications uronéphrologiques à type d’infec-
ment du diagnostic 7 ans (4ans-15ans) 30 % présentaient une inconti-
tions urinaires basses à répétition
nence urinaire 10 % de rétention; 30% dysurie. 10 % de troubles anorectaux; les complications uronéphrologique étaient présents dans la majori-
La prise en charge médicamenteuse (anticholinrgique , alphabloquant )
ou de l’hygiene de vie (calendrier mictionnel ) dépendait prinicipalement
des données du bilan urodynamique
Discussion et conclusion :
Les troubles urinaires sont présents dès le début de la maladie, nécessitant une prise en charge spécifique par différentes stratégies thérapeutiques. les explorations urodynamiques font partie du bilan initial de tout
patient atteint de SEP qui présente une plainte urinaire. L’évolution des
troubles vésico-sphinctériens est indépendante de l’évolution neurologique.
té des cas 6% présentaient une insuffisance rénale terminale et 30% une
infection urinaire à répétition ,57% d’urétérohydronéphrose à l’UIV et 50
% de RVU en cystographie le bilan urodynamique montraient à la cystomanométrie, 57 % d’hyperactivité augmenté, 26 % de DVS 10% hypertonie sphincterienne . La prise en charge thérapeutique comprenait les anticholinergique,alpha bloquant et rééducation mictionnelle
Discussion.– Les troubles fonctionnels de la miction sont fréquents chez
l’enfant.L’interrogatoire, l’examen clinique, le bilan radiologique, l’exploration urodynamique sont essentiels afin d’éliminer le diagnostic d’une neurovessie, d’orienter la conduite thérapeutique et de déterminer le pronostic de la dysfonction mictionnelle ;cette dernière pouvant entraîner de
graves conséquences sur le haut appareil. Afin d’éviter ces problèmes,
ces patients doivent être diagnostiqués rapidement et traités de façon
appropriée
ABSTRACT N° 15
LES COMPLICATIONS URONEPHROLOGIQUE DU VESSIE NEUROGENE NON NEUROGENE
LAHRABLI SAMIRA , BELHAJ KARIMA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI
FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF
Affiliation des auteurs :SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION DE CASABLANCA MAROC
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
LAHRABLI SAMIRA , Adresse : CHU IBN ROCHD , Mail :
[email protected]
ABSTRACT N°17
PETITES FUITES , UN REEL PROBLEME ?
GROUPE ASSEC , coordination Claire GROSSHANS
Affiliation des auteurs : Société de Gérontologie de L¹Est
Correspondant : Claire Grosshans service de Gérontologie rue du dr Mangeney, BP 1370, MULHOUSE 68070 cedex Mail :
[email protected]>
142
2011;59:1099-104
Abstract :
CudennecT En finir avec la couche d¹accueil ou la sonde urinaire
posée de façon trop systématique Soins Gériatriques 2008;70
Les petites fuites urinaires sont souvent vécues par les personnes âgées
comme « normales pour l¹âge ». D¹autre part, à l¹occasion d¹hospitalisation, la personne se voit souvent équipée de « grosses » protections
d¹emblée.
ABSTRACT N°20
Objectifs : Estimer la prévalence des petites fuites et questionner les pra-
PROFIL ETIOLOGIQUE ET PRISE EN CHARGE DE L’HYPERACTIITE
tiques soignantes en matière de choix des protections contre l¹inconti-
VESICALE DE L’ENFANT : EXPERIENCE DE SERVICE DE MEDE-
nence. Méthode : Etude transversale multicentrique (9 centres du groupe
CINE PHYSIQUE ET READAPTATION AU MAROC
ASSEC expert de la Société de Gérontologie de l¹Est), en SSR, Hop de
Jour, Hop de semaine et EHPAD
LAHRABLI SAMIRA, BELHAJ KARIMA , MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI
FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
1er temps : questions aux soignants sur les protections portées
par les femmes de 70 ans et plus, et sur leur status de continence
2eme temps :chez les 117 femmes repérées comme «incontinentes minimes », questionnaire plus précis, également échelle dequalité de
vie (Self Efficacy Index for U I) , et questions plus précises aux soignantes.
Résultats : Prévalence : sur 723 femmes de plus de 70 ans, 117présentaient une incontinence minime (16,18%), définie comme nécessitant
moins de 2 petites protections par 24H. 106 ont fait l¹objet du 2eme
temps d¹étude Moyenned¹âge : 82,5ans, MMS sup à 20 (critère d¹inclusion) .83% se disentcontinentes.
Une certaine confusion règne chez les soignants dont 40,6%
cochent simultanément les cases « continente » et « petites fuites» Par
ailleurs elles ignorent environ la moitié des petites fuitessignalées par
les femmes âgées. Le questionnaire de qualité de vie a étédifficile à renseigner par les personnes âgées Elles se situent enmoyenne à 7,5 sur 10
dans leur confiance à « se rendre aux toilettes à temps », à 6 sur 10 pour
« attendre 20mn avec envie d¹uriner », à 7,6 sur10 pour « sortir de chez
elles »
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et de readaptation
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
lahrabli samira Adresse : CHU ibn rochd casablanca Mail :
[email protected]
Abstract :
Introduction : L’hyperactivité vésicale est caractérisée par une urgenturie
avec ou sans incontinence urinaire associée à une pollakiurie diurne > 8
épisodes et une nycturie > 1 épisode. La physiopathologie n’est pas encore élucidée. Plusieurs traitements ont été proposés pour traiter l’HAV,
pouvant aller des anticholinergiques jusqu’à l’entérocystoplastie d’agrandissement
Matériel et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 4O
enfants présentant une hyperactivité vésicale adressés au service de
médecine physique au CHU de casablanca , unité de l’urodynamique ,
pour réalisation du bilan urodynamique
Résultats : 40 enfants (moyenne 7,8 ans) , ayant des troubles diurnes et/
Commentaires : la prévalence de 16,18% de petites fuites n¹est pasnégligeable. La question est l¹évolutivité de cette incontinence : peut elle se
majorer, en particulier si en cas d¹admission les soignantsmettent d¹emblée de grosses protections ? En ce qui concerne la qualité de vie, l¹évaluation est très difficile chez des pers âgées. CONCLUSION : Le véritable défi du soin d¹incontinence chez les personnes âgées est de poser la
question de l¹ancienneté des troubles, d¹adapterles protections aux volu-
ou nocturnes ayant une hyperactivité vésicale non neurogéne dans la
majorité des cas (60%), vessie neurologique ( spina bifida ,agenesie sacréé) dans 20% . l’hyperactivité est objectivée par un bilan uro-dynamique(BUD) et elle est dangereuse pour le haut appareil dans 25 % des
cas .la prise en charge thérapeutique se basait sur l’administration de
médicament pharmacologique , les anticholinergiques , associé à un calendrier mictionnel et hétérosondage en fonction des résultats du BUD
mes des fuites, donc de personnaliser la prise en charge, et bien sur, de
prévenir la dépendance.
Biblio : Tannenbaum C, Brouillette J et al Creation and testing of the Ge-
ABSTRACT N°23
riatric Self-efficacy Index for Urinary Incontinence JAGS 2008 ;56 :542-7
RESULTATS FONCTIONNELS A LONG TERME DE LA DERIVATION
Zisberg A, Gary S et al In-hospital use of continence aids and
URINAIRE NON CONTINENTE DE TYPE BRICKER CHEZ LES PA-
new onset urinary incontinence in adults aged 70 and older JAGS
143
TIENTS SPINA BIFIDA OPERES A L’AGE ADULTE : EXPERIENCE MO-
noses anastomotiques (n=3), éventration péristomiale (n=1), problème
NOCENTRIQUE AU SEIN D’UNE EQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE
d’appareillage de la stomie (n=1), pyélonéphrites obstructives secondaires à une mauvaise vidange de la stomie(n=1). Au terme du suivi, aucune
insuffisance rénale ni de problème d’appareillage n’a été constaté.
PHE VERONIQUE1, EVEN ALEXIA2, ROUPRET MORGAN1, ROBAIN
Commentaires: Le traitement des troubles vésico-sphinctériens des pa-
GILBERTE3, DENYS PIERRE2, CHARTIER-KASTLER EMMANUEL1
tients ayant un spina bifida doit répondre à deux objectifs : prévenir la
survenue de complications uro-néphrologiques et améliorer la qualité de
Affiliation des auteurs :
1 CHU Pitié-Salpêtrière, Service d’urologie, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Université Paris
6
2 Hôpital Raymond Poincaré, Service de neuro-urologie, Département de
médecine physique et réadaptation, Assistance Publique-Hôpitaux de
Paris, Garches
3 Hôpital Rothschild, Service de médecine physique et réadaptation,
Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Paris
Correspondant (Nom, Prénom, adresse postale, adresse électronique) :
PHE Véronique Hôpital Pitié-Salpêtrière- Service d’urologie 47-83 boulevard de l’hôpital 75651 Paris Cedex [email protected]
vie, c'est-à-dire améliorer la continence [1]. Peu de données existent sur
les résultats de la DUNCB chez les adultes [2]. En effet, la littérature
porte exclusivement sur la prise en charge pédiatrique. Une dérivation
urinaire continente n’est pas toujours envisageable chez les patients spina bifida en raison des problèmes de compliance [3] et de réalisation des
sondages intermittents. La DUNCB reste alors la solution de dernier recours et souvent irréversible. Cependant, elle permet de protéger le haut
appareil urinaire et permet un gain d’autonomie. Un suivi au long cours
est indispensable afin de détecter les complications liées au montage
chirurgical et à l’appareillage de la stomie.
Conclusion: La DUNCB permet la protection du haut appareil urinaire et
une autonomie chez les patients spina bifida adultes.
Références:
1.
Gamé X, Grima F, Chartier-kastler et al. Troubles vésico-sphincté-
riens et sexuels des patients spina bifida. Prog Urol. 2007
May;17(3):352-7.
Abstract :
2.
Introduction : La dérivation urinaire non continente de type Bricker
Ahmad I, Granitsiotis P. Urological follow-up of adult spina bifida
patients. Neurourol Urodyn. 2007;26(7):978-80.
(DUNCB) est le traitement de dernier recours des troubles vésicosphinctériens chez les patients spina bifida. Peu de données sur les patients
spina bifida opérés à l’âge adulte existent.
3.
Hunt GM. Open spina bifida: Outcome for a complete cohort trea-
ted unselectively and followed into adulthood. Dev Med Childhood Neurol 2000;32:108 – 18.
Objectif: L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats à long terme
de la dérivation urinaire non continente de type Bricker (DUNCB) chez les
patients spina bifida opérés à l’âge adulte.
Matériels et méthodes: Les patients spina bifida opérés à l’âge adulte
d’une DUNCB de 1990 à 2011 ont été évalués à 3 et 6 mois post-opératoires puis annuellement. Les données suivantes ont été recueillies: indication chirurgicale, complications post-opératoires précoces et tardives,
ABSTRACT N°24
fonction rénale et appareillage de la stomie.
Pratique du handisurf ; retour d’expérience.
Résultats: Au total, 13 patients (9 hommes, 4 femmes) ont été opérés.
Dr Ambry Sylvain, interne MPR Dr François Muller, médecin chef de ser-
L’âge médian était de 30,5 ans (IQR19-36,7). La durée médiane de suivi
était de 8,4 ans (IQR1,8-10,7). Le mode mictionnel préopératoire était les
voies naturelles (n=5), les auto/hétérosondages (n=5), la sonde à demeu-
vice, CRF Les Embruns – 64210 Bidart Dr Sandrine Pujol, médecin chef
d’établissement, CRF Les Embruns – 64210 Bidart Dr Wolff Nicolas, médecin chef de service, CRF Les Embruns – 64210 Bidart
re(n=3). Les indications chirurgicales étaient: incontinence urinaire avec
autosondages impossibles (n=8), insuffisance rénale (n=2), fistule vésico-
Affiliation des auteurs : Dr Ambry Sylvain, interne MPR – CHU Bordeaux,
cutanée (n=2), cancer (n=1). Huit complications post-opératoires modé-
Dr François Muller, médecin chef de service, CRF Les Embruns – 64210
rées (grade I-II de Clavien) et 2 complications sévères (III-IV) ont été rele-
Bidart
vées. Une reprise chirurgicale a été nécessaire chez 6 patients pour sté-
144
Dr Sandrine Pujol, médecin chef d’établissement, CRF Les Embruns –
Conclusions : l’accès aux sports et activités de loisir aux personnes han-
64210 Bidart, Dr Wolff Nicolas, médecin chef de service, CRF Les Em-
dicapées est une obligation légale et constitue une priorité pour les ac-
bruns – 64210 Bidart
teurs de terrain. La pratique de handisurf est une étape majeure dans le
projet de soins de nos patients, et nous nous efforçons d’ouvrir au maxi-
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
mum l’offre d’activité sportive fait aux personnes handicapées.
Dr N.Wolff, CRF Les Embruns, rue d’Uhabia 64210 Bidart
nicolaswolff@free.fr
ABSTRACT N° 33
Abstract :
EXPLORATION URODYNAMIQUE : DIFFICULTES DE LA REALISATION : EXPERIENCE DU SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE CHU
Introduction : le CRf Les Embruns est situé en bordure de l’océan atlanti-
IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
que. Le développement d’une activité handisurf s’est imposé naturellement compte tenu de notre situation géographique et de notre popula-
NAIT KHACHAT AZIZA , EL AMRANI NAIMA, DIAGNE NGOR SIDE,RIAH
tion de patients. Il existe par ailleurs très peu d’études sur l’apport du
LOUBNA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLATIF
surf dans le handicap secondaire aux pathologies de l’appareil locomoteur et neurologique.
Affiliation des auteurs : SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
A l’occasion du passage de la SIFUD – PP sur la côte atlantique nous
souhaitions soumettre les résultats d’une étude liant handicap et prati-
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
que du surf…
Nait Khachat Aziza,Quartier des hôpitaux 20 100 CHU Ibn Rochd Casablanca Maroc, [email protected])
Objectifs : évaluer la satisfaction, l’apport dans le programme de rééducation et le vécu du handicap avec la pratique de handisurf.
Abstract :
Matériel et méthodes : 16 patients ont été inclus pour la pratique de han-
Introduction :
disurf entre 2010 et 2013. Un questionnaire a été adressé par voie postale. Le questionnaire comprenait 9 questions fermées dont 8 avec des
réponses du type : très satisfait – satisfait – moyennement satisfait – peu
satisfait – très peu satisfait, et une réponse oui – non.
Le bilan urodynamique est demandé lorsque l’examen clinique et les examens d’imagerie n’ont pas permis de préciser la cause d’un trouble mictionnel. Néanmoins des difficultés lors de sa réalisation peuvent être rencontrées en particulier chez les enfants et les sujets âgés.
Résultats : sur les 16 patients, nous avons 10 hommes et 6 femmes,
l’âge moyen est de 48 ans (d 63 à 27 ans). Les pathologies recensées
sont : agénésie des 2 membres inférieurs : 1 patient, amputés tibiaux : 4
patients, amputé de cuisse : 1 patient, hémiplégies : 4 patients, paraplégiques : 4 patients dont 1 Strumpell-Lorrain, tétraplégies : 2 patients.
Les résultats montrent une grande satisfaction de l’activité handisurf
pour 70% des patients ; le bénéfice dans la rééducation : 40% trouvent
très bénéfique et 40% bénéfique ; la sensation de l’amélioration de la
perception de l’image du corps est équilibrée : 20% énormément, 20%
beaucoup, 20% moyennement, 30% pas beaucoup et 10% pas du tout ;
le dépassement de soi est très important pour 56% et important pour
33%.
Commentaires : la pratique de handisurf nous semble très importante
pour nos patients handicapés, tant pour leur reconstruction personnelle
que pour redonner l’accès à des activités élitistes à des personnes en
situation de handicap. Les données de la littérature sont très pauvres sur
ce sujet ; il existe quelques références sur la pratique du handisurf chez
les enfants autistes.
Objectifs de l’étude :
Recenser les difficultés rencontrées au cours de la réalisation de l’exploration urodynamique en fonction de l’âge du sexe du niveau socio-économique et culturel ainsi que l’indication du bilan.
Matériel et Méthodes :
Etude prospective sur 6 mois allant du Mai 2013 à Octobre 2013 sur 121
explorations urodynamiques réalisés par des médecins internes au service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle de CHU IBN
ROCHD de Casablanca Maroc. Nous avons précisé l’âge, le sexe, la profession, le niveau socio-économique et culturel et l’indication du bilan
urodynamique ainsi que les différentes difficultés lors de la débitmétrie,
la cystomanométrie et la profilométrie. Les données ont été analysées
par un logiciel statistique SPSS version 21.
Résultats :
145
Parmi 121 explorations, on a eu des difficultés dans 41 cas (33,8%).
ABSTRACT N°44
L’âge moyen et de 37 ans (4 ans-70ans) avec une prédominance masculine 51,2 %, les enfants représentent 38,9% des cas. Le niveau socio-
EFFET DU REFOULEMENT DE LA PAROI VAGINALE POSTERIEURE
économique et culturel était bas dans 70,7 %, les indications ont été do-
SUR LA MESURE DE LA PCUM ET LE TEST A LA TOUX
minées par la dysurie dans 31,7 % et l’urgenturie dans 17,1 %.
THUBERT Thibault, WIGNIOLLE Ingrid, TRICHOT Caroline, DEMOULIN
La débitmétrie a été réalisé avec des difficultés dans 61 % des cas pré-
Géraldine, RIVAIN Anne-Laure, DEFFIEUX Xavier.
dominées par un volume uriné non significatif (26,8%) malgré la présence initiale du besoin urinaire. Lors de la cystomanométrie on a rencontré des difficultés dans 75,6 % dominées par un sondage difficile 48,8%
surtout chez les enfants, suivi par des difficultés de la compréhension
des trois sensations de besoins.. La profilométrie a été réalisé dans 21
cas dont 9 étaient de réalisation difficile.
Commentaires :
Idéalement, l'examen urodynamique doit être réalisé par un médecin et
une infirmière. Afin d'interpréter au mieux les données de l'examen et de
détecter le cas échéant des artéfacts induits par les conditions de l'examen, il est recommandé d'assister à l'enregistrement des données et de
ne pas interpréter a posteriori des courbes enregistrées par un autre opérateur. De réalisation généralement facile, cependant des difficultés peuvent être confrontées notamment chez les enfants et les sujets âgés,
certaines liées au patient (blocage psychologique, difficultés de la compréhension des trois sensations au cours de la cystomanométrie, présence d’artéfacts en raison de non relâchement des patients en particulier les petits enfants…), d’autres liés à des problèmes techniques. Dans
notre étude on a affronté des difficultés dans un tiers de cas qui ont été
prises en compte au cours de l’interprétation des courbes, et nécessitant
parfois de refaire les mesures voir demander autre exploration.
Conclusion :
Obtenir des données chiffrées est toujours facile, mais il faut que ces
données soient exactes et correctement interprétées. Le respect de bonnes pratiques techniques, l’analyse des valeurs obtenues en tenant
compte des données cliniques, la connaissance de ses limites permettent une utilisation optimale de l’examen.
Références :
Affiliation des auteurs : Service de Gynécologie Obstétrique et médecine
de la reproduction, Hopital Antoine Béclère, Clamart
Correspondant : Thibault THUBERT 157 rue de la porte de Trivaux 92140
Clamart [email protected]
Introduction : Quand une exploration urodynamique est décidée avant
chirurgie du prolapsus, il est recommandée de réaliser des mesures sans
et avec réduction du prolapsus génital. Toutefois en plus de la réduction
(correction) du prolapsus en lui même, l’effet du refoulement de la paroi
vaginale postérieure est potentiellement également un facteur pouvant
modifier les mesures et épreuves fonctionnelles (test à la toux).
Objectifs de l’étude : Décrire les résultats de la mesure de la PCUM et du
test à la toux sans et après correction du prolapsus et sans et après réduction de la paroi vaginale postérieure chez des femmes ayant une exploration urodynamique avant chirurgie du prolapsus.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective sur 47 patientes ayant eu un
bilan urodynamique avant chirurgie pour prolapsus. Une profilométrie
urétrale était réalisée par la technique manométrique T-DOC (AIR-CHARGED). Des mesures de la pression de clôture urétrale maximum (PCUM)
et un test à la toux vessie pleine étaient réalisées (vessie pleine à 400ml)
prolapsus extériorisé, prolapsus réduit par une hémivalve de spéculum et
prolapsus réduit avec dépression du périnée postérieur par une hémivalve de spéculum (pression sur le périnée postérieur jusqu’à disparition
visuelle du contact entre la paroi vaginale antérieure et postérieure).
L’étude a recu un avis favorable d’un comité de protection des personnes (CPP IDF3 20-05-552)
Résultats : Pour l’ensemble de la population, la PCUM était de
78.7cmH2O (+/- 26) prolapsus non réintégré, 73.5 cmH2O (+/-23) lors de
la simple correction du prolapsus et de 69.0 cmH2O (+/-24) lors de
1-
J.-F. Hermieu Exploration urodynamique du bas appareil urinaire
EMC Urologie [18-202-A-10]
l’épreuve de dépression du périnée postérieur par une hémivalve de spéculum. La diminution moyenne de PCUM observée était de 5.4 cmH2O
(+/-5) entre la mesure prolapsus non réintégré et la mesure prolapsus
2-
Carine Jego,Florence Loisel,Dominique Woinet L’infirmière et le
corrigé et de 10.5 (+/- 11) entre la mesure prolapsus non réintégré et la
bilan urodynamique dans le cadre des coopérations La revue de l'infir-
mesure lors de l’épreuve de dépression du périnée postérieur par une
mière Vol 61 - N° 179 P. 42-44 - mars 2012
hémivalve de spéculum (p=0.006). Pour la sous population des femmes
n’ayant pas d’incontinence urinaire « patente » (39/47, 83%) , la préva-
3-
S. Gaillet, G. Karsenty Le bilan urodynamique : pour qui ? Pour
lence du diagnostic d’incontinence urinaire masquée était de 13/39
quoi ? Comment ? Progrès en Urologie, Volume 20, Issue 11, November
(33%) lors de l’épreuve de dépression du périnée postérieur par une
2010, Pages 827-831
hémivalve de spéculum associé à la correction du prolapsus et de 8/39
(20%) lors de la simple correction du prolapsus (p=0.3).
146
Commentaires : La recherche d’une incontinence urinaire masquée dans
Matériel et Méthodes :
le bilan d’une cure de prolapsus est un temps essentiel. Il permettra
d’orienter l’opérateur vers la pose concomitante ou non d’une bandelette
Étude rétrospective menée entre juin 2010 et juin 2013 au service de
sous urétrale. Du fait d’une meilleure sensibilité pour la recherche d’une
médecine physique et de réadaptation fonctionnelle CHU Ibn Rochd de
incontinence urinaire masquée, cette technique de refoulement du péri-
Casablanca concernant des enfants présentant des troubles urinaires
née postérieur devrait être à privilégier par rapport à celle du simple re-
suivis et bilantés en pédiatrie. Ont été précisé l’âge, nature du trouble
foulement du prolapsus. Il serait intéressant de pouvoir comparer les ré-
urinaire, antécédents, examen clinique, calendrier mictionnel, résultats
sultats post opératoire avec ou sans pose de bandelette sous urétrale
du bilan morphologique ainsi que les difficultés rencontrés lors de la réali-
concomitante des patientes ayant uniquement une IUE au refoulement
sation de l’exploration. Les données ont été analysées par un logiciel
du périnée postérieur associé à la correction du prolapsus et celles ayant
statistique SPSS version 21.
une IUE dès réduction de leur prolapsus.
Résultats :
Conclusion : Dans cette série, la dépression du périnée postérieur par
une hémivalve de spéculum s’accompagnait d’une diminution de la
PCUM. Par ailleurs, cette manœuvre sensibilisait l’épreuve du test à la
toux par rapport à la simple correction du prolapsus.
L’âge moyen de nos patientes était de 9 ans, avec prédominance masculine (62,7%) les indications du bilan urodynamique étaient multiples et
souvent intriquées, l’indication la plus fréquente était la dysurie (16,4%),
la débitmètre a objectivé une dysurie (40,3%) dans des cas, la cystomanométrie avait objectivé des anomalies dans 72% des cas dominées par
une vessie hyperactive dans 54 % des cas. 34 % des explorations
étaient de réalisation difficile. On a noté la fréquence des difficultés de
sondage urinaire et la présence des artéfacts lors de l’enregistrement
ABSTRACT N°46
des pressions vésicales en raison de l’agitation des enfants ainsi que
l’expression d’une douleur empêchant de continuer l’exploration dans 15
TROUBLES MICTIONNELS DE L’ENFANT : INTERET DE L’EXPLORA-
% des cas.
TION URODYNAMIQUE A PROPOS DE 134 CAS.
Commentaires :
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA, LMIDMANI
FATIMA, EL FATIMI ABDLLATIF
Le bilan urodynamique trouve ses meilleures indications à la phase diagnostique de certains troubles fonctionnels vésicosphinctériens (immaturi-
Affiliation des auteurs : SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
Nait Khachat Aziza,Quartier des hôpitaux 20 100 CHU Ibn Rochd Casablanca Maroc, [email protected])
Abstract :
té vésicale complexe ou réfractaire au traitement, dyssynergie vésicosphinctérienne, vessie neurologique non neurogène), surveillance de certaines pathologies où la dysfonction vésicale est connue ou anticipée
(valves de l’urètre, vessies neurologiques au sens large)Le bilan urodynamique chez l’enfant est un examen difficile à réaliser et à interpréter en
raison de l’évolution des valeurs normales en fonction de l’âge, l’absence
de référence et le manque de coopération des enfants.Il ne sera donc
demandé que lorsque l’examen clinique et la radiologie n’auront pas permis d’étiqueter un trouble mictionnel. Ses résultats sont d’un apport
considérable à la prise en charge thérapeutique qui devient plus adap-
Introduction :
tée et bien orientée.Le bilan urodynamique dans notre série nous a permis d’éclaircir et de comprendre le mécanisme de leur troubles miction-
Les troubles mictionnels de l’enfant sont une cause fréquente de consul-
nels dans 87% des cas.
tation chez le pédiatre ou le médecin de famille. Le bilan urodynamique
chez l’enfant est un examen difficile à réaliser et à interpréter. Il ne sera
Conclusion :
donc demandé que lorsque l’examen clinique et la radiologie n’auront
pas permis d’étiqueter un trouble mictionnel.
La place du bilan urodynamique dans l’arsenal des examens complémentaires est essentielle, mais il doit être demandé dans un but précis. Il est
Objectifs de l’étude :
difficile à réaliser chez l’enfant et nécessite une bonne coopération du
patient.
L’objectif de ce travail est de montrer l’apport du bilan urodynamique
dans l’exploration des troubles urinaires chez l’enfant ainsi que les diffi-
Références :
cultés rencontrées lors de sa réalisation en exposant les résultats de l’expérience du service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle.
147
1.
E. Bérard, J. Bréaud, Troubles mictionnels de l’enfant Journal de
par prothèse inter-vesico-vaginale avec bras trans-obturateurs détacha-
Pédiatrie et de Puériculture, Volume 26, Issue 4, September 2013, Pages
bles qui permet de corriger le défect du para-vagin est utilisée depuis
210-221
2007.
2.
Objectifs de l’étude :
J. Bréaud, I. Oborocianu Troubles mictionnels de l’enfant : de la
symptomatologie au diagnostic Archives de Pédiatrie, Volume 19, Issue
11, November 2012, Pages 1231-1238
Evaluer les premières patientes opérées selon cette technique en
s’intéressant principalement à la tolérance de la prothèse et secondaire-
3.
P. Buisson, M.-D. Leclair, Place des investigations urodynamiques
ment au résultats anatomiques et fonctionnels.
chez l’enfant Annales d’urologie 39 (2005) 61–70
Matériel et Méthodes
Quarante-sept patientes consécutives opérées entre 1/08/207 et 18/11/
ABSTRACT N°52
2010 ont été incluses pour cette étude. Un corps de prothèse de polypropylène de faible grammage, 22g/m2, Novasilk (Coloplast) de 10 cm de
LA FIXATION DES PROTHESES EST ELLE RESPONSABLE DE LA
large, 13 cm antéro-postérieur est confectionné avec une longue queue.
RETRACTION PROTHETIQUE ? A PROPOS D’UNE TECHNIQUE DE
Latéralement, elle est attachée à un bras de chaque côté par 3 points de
CURE DE CYSTOCELE PAR PROTHESE INTER-VESICO-VAGINALE
Caprosyn 0, laissant un pont de 2 cm résorbable. L’extrémité antérieure
AVEC DEUX BRAS TRANS-OBTURATEURS DETACHABLES : A PRO-
est attachée aux pubo-coccygiens par un point de Prolène 2/0 de cha-
POS DES 47 PREMIERES PATIENTES
que côté, latéralement les bras permettent un passage trans-obturateur
avec le corps arrivant au contact des arcs tendineux, le pont résorbable
CURINIER Sandra*, CAMPAGNE-LOISEAU Sandrine*, RABISCHONG
Benoit*, MANSOOR Aslam**
Affiliation des auteurs :
*Unité d’Urogynécologie. CHU Estaing. Clermont Ferrand
traversant la membrane obturatrice. Les bras maintiennent la prothèse
en place de la même manière que fait un TOT. La queue est laissée libre
en arrière entre la vessie et son péritoine, soutenue par un adossement
des utéro-sacrés, le Mac Call. Les données per-opératoires, post-opératoires immédiates et à distance ont été colligées dans les dossiers. Des
questionnaires de symptômes et qualité de vie validés, PFDI-20, PFIQ-7
et PISQ-12, ont été utilisées avant et après l’intervention pour évaluer les
résultats fonctionnels et la classification POP-Q pour l’évaluation du pro-
** Unité d’Urogynécologie. CHU Estaing. Clermont Ferrand et CH d’Is-
lapsus. Une attention particulière a été donnée sur la tolérance de la pro-
soire
thèse : exposition, souplesse et douleurs à l’examen, L’évaluation postopératoire a été effectuée par le premier auteur, non opérateur, interne
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
formée pendant deux mois, par compagnonnage à l’uro-gynécologie
avant d’effectuer les contrôles.
MANSOOR Aslam . Service de Gynécologie Obstétrique. Centre Hospitalier Paul Ardier. 13 rue du Dr Sauvat. 63500 ISSOIRE.
Résultats
[email protected]
Quarante-sept patientes ont été incluses, 15% avec une cystocèle de
Abstract :
stade 2, 64% avec une cystocèle de stade 3 et 21% avec une cystocèle
de stade 4. La moyenne du point Ba en pré-opératoire était de 4,3 cm
Introduction
(-1 à 16). La durée moyenne de l’intervention était de 149 minutes (60240). Le recul post-opératoire était de 17 mois (6-45). Une patiente a été
Le renforcement prothétique antérieur pour la cure des cystocèles
reprise chirurgicalement pour saignement en post-opératoire immédiat
améliore les résultats anatomiques à long terme mais il est à l’origine des
(2%) et une autre (2%) pour exposition prothétique. Aucune patiente n’a
complications spécifiques liées au matériel synthétique : exposition pro-
été ré-opérée pour rétraction ou douleur. Chez 46 patientes (98%), la
thétique, érosion vésicale, infection. La rétraction reste un problème ma-
prothèse était souple non perçue à l’examen, elle a été perçue tendue
jeur à l’origine des douleurs et de dyspareunies et peut favoriser les expo-
mais sans rétraction, ni douleurs chez une patiente. Chez une patiente,
sitions. L’utilisation de matériel de faible grammage ou des enduits de
une bride du fond vaginal, non liée à la prothèse, asymptomatique, était
collagène n’a pas donné des résultats escomptés. La mise en place des
retrouvée. Le point Ba à l’examen clinique post-opératoire était inférieur
prothèses non fixées, prothèses libres, permet la rétraction sans con-
ou égal à 0 dans 96% des cas. On a constaté une amélioration statisti-
trainte du matériel prothétique qui reste souple et n’entraîne pas de dou-
quement significative des scores dans les questionnaires de symptômes
leurs et de dyspareunies mais ne permet pas de corriger les désinser-
et qualité de vie. Les patientes sont « satisfaites » voire « très satisfaites »
tions latérales du vagin.. Une technique chirurgicale de cure de cystocèle
dans 93% des cas.
148
Commentaires
ABSTRACT N°55
VECU DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE AU SERVICE DE MEDE-
Cette technique, une évolution de la technique de Prothèse Inter-Vésico-Vaginale (PIVV) libre utilisée depuis 2001, est issue des réflexions
CINE PHYSIQUE ET READAPTATION DU CHU DE CASABLANCA
sur les résultats des contrôles cliniques post–opératoires, qui ont montré
des résultats anatomiques insuffisants des prothèses libres. Celles ci
corrigent bien les défects médians des cystocèles mais ne permettent
BELHAJ KARIMA, NAIT KHACHAT AZIZA, LAHRABLI SAMIRA,MEFTAH
pas de corriger les désinsertions latérales du vagin.. La PIVV bras TO
SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELLATIF.
détachable permet de corriger le défect du para-vagin par les deux bras
trans-obturateurs. Les ponts résorbables permettent aux bras de se déta-
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et réadaptation
cher du corps de la prothèse, une fois qu’ils ont accompli leurs tâches,
fonctionnelle-CHU IBN ROCHD de CASABLANCA.
laissant une prothèse libre qui pourra se rétracter librement sans con
trainte. Des études animales ont montré que les prothèses ne se compor-
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique)
tent pas de la même façon si elles sont posées sur l’aponévrose libre-
:BELHAJ KARIMA, quartier des hôpitaux, CHU ibn rochd, 20000, CASA-
ment ou si elles subissent des contraintes, pour réparer un défect aponé-
BLANCA-MAROC.
vrotique. Boukerrou (1) et Zobi (2) retrouvent sur des prothèses de Pro-
Adresse électronique :[email protected]
lène et Marlex, posés sur l’aponévrose sans tension, un taux de rétrac
tion de 1,7 et 2,7% alors que F. Sergent (3) et E. Nohuz(4) retrouvent un
taux de rétraction de 15% et 29% du Polypropylène fixé pour réparer un
Abstract :
défect aponévrotique. Ce comportement différent des prothèses conforte notre expérience clinique sur la faible rétraction ou l‘absence de
conséquence clinique de la rétraction des prothèses libres ou prothèses
Introduction :
fixées secondairement libérées.
Le bilan urodynamique est une exploration fonctionnelle qui étudie le
Conclusion
fonctionnement du bas appareil urinaire, sa réalisation passe par plusieurs étapes et nécessite la présence d’un personnel bien expérimenté.
Cette technique permet de corriger des cystocèles de haut grade
Objectif du travail : Préciser dans quelles conditions les patients arrivent
avec un renfort prothétique tout en gardant un taux de complications
à la consultation et quelle est leur tolérance et leur appréciation globale
faible et acceptable pour une chirurgie fonctionnelle. Les bras trans-obtu-
de l’examen.
rateurs détachables traitent le paravaginal defect sans augmenter le risque de rétraction douloureuse. Une étude randomisée la comparant avec
la promonto-fixation, la technique de référence actuelle est envisagée
Matériels et méthodes :
pour valider la technique.
Un questionnaire était remis aux patients convoqués pour bilan urodynamique dans le service de MPR du CHU de CASABLANCA, pour détermi-
Références
ner s’ils étaient informés du déroulement de l’exploration, par qui, leurs
craintes, et la gêne occasionnée par leurs troubles urinaires, ainsi que
1)
leur appréciation globale du bilan et de son déroulement.
Boukerrou M et al : Study of the biomechanical properties of syn-
thetic mesh in vivo . European Journal of Obstetrics and Gynecol 134
Résultats :
(2007)
56 patients ont répondu au questionnaire dont 30 femmes et 26 hommes, l’age moyen était de 31,16ans. Les patients souffrants de différen-
2)
tes pathologies étaient adressés par les différents services du CHU pour
Zogbi L et al : Comparative study of shrinkage, inflammatory res-
exploration urodynamique.
ponse and fibroplasia in heavy weight and light weight meshes. Hernia
89,28% ignoraient ce qu’était un bilan urodynamique et 71,43% étaient
(2013) 17
3)
inquiets.
La durée moyenne de l’exploration était de 50 min, l’examen était consi-
Sergent F et al : Experimental biomechanical évaluation of polypro-
déré moyennement douloureux avec un EVA douleur moyenne à 5.71.
pylène prosthèses used in pelvic organ prolapse surgery. Int Urogynecol
L’appréciation globale du BUD était de moyennement satisfaisante à sa-
J (2009) 20
4)
Nohuz E et al : Effectiveness of Hyalobarrier and Seprafilm to pre-
vent polypropylène mesh shrinkage : A macroscopic and histological
expérimental study. In press ; Int Urogyncol J (2014)
tisfaisante chez plus de la moitié des patients.
Discussion/conclusion :
Le vécu de l’exploration urodynamique est globalement satisfaisant. Le
manque d’information est l’élément le plus angoissant pour les patients.
L’information des patients avant la réalisation de l’exploration semble
149
être un élément primordial pour qu’ils soient dans de meilleures condi-
Résultats :
tions pour subir cet examen.
L’âge moyen est de 8,16 ans. Les troubles urinaires sont dominés par les
infections urinaires à répétition et les fuites urinaires, le bilan morphologiRéférences :
que est marqué par la dilatation constante des voies urinaires avec ves-
1. Le bilan urodynamique : pour qui ? Pour quoi ? Comment ?
sie de lutte, 5 enfants ont une insuffisance rénale terminale et sont candi-
Progrès en Urologie, Volume 20, Issue 11, November 2010, Pages 827-
dats à la greffe.
831
S. Gaillet, G. Karsenty
Pour ce qui est du BUD, à la débimetrie, nous avons objectivé une dy-
2. Irani et al. patient tolerance of transrectal ultrasound guided biopsy
surie avec un résidu post-mictionnel significatif chez 20% des cas.
of the prostate. J urologie.1997, 76: 608-610.
A la cystomanométrie, nous avons objectivé une hyperactivité vésicale
chez 43% des enfants dont 6 à vessie hypocompliante. En revanche, 5
vessies sont hypotoniques hypoactives de grande capacité. Enfin, 9 biABSTRACT N°56
lans sont normaux.
APPORT DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN
Discussion/conclusion :
CHARGE DES VALVES DE L’URETRE POSTERIEUR OPEREES : A
TRAVERS 27 CAS.
Les explorations urodynamiques sont inutiles lorsque le diagnostic de
valves de l’urètre postérieur a été porté par l’urètro-cystographie rétro-
BELHAJ KARIMA, RIAH LOUBNA, DIAGNE NGOR SIDE, NAIT KHACHAT
grade, par contre, elles trouvent tout leur intérêt lorsque les troubles mic-
AZIZA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDELLATIF.
tionnels persistent après section endoscopique des valves et malgré un
bon résultat radiologique.
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et réadaptation
fonctionnelle-CHU IBN ROCHD de CASABLANCA.
Références :
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
1.
BELHAJ KARIMA, quartier des hôpitaux, CHU ibn rochd, 20000, CASA-
tion in boys with posterior urethral valves based on urodynamic findings.
BLANCA-MAROC. Adresse électronique :[email protected]
J Urol 2004;171:2409–12.
2.
Ghanem MA et al. Long-term bladder dysfunction and renal func-
Lopez Pereira P et al. Bladder dysfunction as a prognostic factor in
patients with posterior urethral valves. BrJUrol 2002;90:308–11.
Abstract :
ABSTRACT N°58
Introduction :
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET URODYNAMIQUE CHEZ LA FEMME
Les valves de l’urètre postérieur (VUP) constituent l’uropathie obs-
JEUNE NON MENOPAUSEE , APROPOS DE 16 CAS.
tructive la plus fréquente du garçon. C’est une malformation grave
car pouvant conduire à l’insuffisance rénale terminale par destruc-
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI
tion du parenchyme rénal
FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
Objectif du travail : mettre le point sur l’intérêt du bilan urodynamique
Affiliation des auteurs :service de medecine physique et réadaptation
(BUD) dans le suivi des valves de l’urètre postérieur (VUP) opérées.
fonctionnnel CHU ibn rochd casablanca MAROC
Patients et méthodes :
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique)
:meftah soumia , [email protected]
C’est une étude rétrospective qui a porté sur 27 garçons présentant des
troubles urinaires sur VUP opérées, colligés à la consultation d’urodyna-
Abstract :
mique au sein du service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle du CHU IBN ROCHD.
Introduction :
150
Les explorations urodynamiques ont pris ces derniers années un essor
nés , il est d’une aide précieuse pour comprendre les mécanismes de
considérable, ces techniques permettent en effet une évaluation objec-
dysfonctionnement du bas appareil urinaire et pour choisir un traitement
tive du fonctionnement vésico sphinctérien et apportent une analyse phy-
.
siopathologique précise des symptômes urinaire tout particulièrement de
l’incontinence.
Objectifs de l’étude :
ABSTRACT N° 59
L’objectif de l’étude est d’apporter le profil épidémiologique et urodyna-
L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DE LA JEUNE FILLE : INDICA-
mique des 16 patientes : des femmes jeunes non menopausée, consul-
TIONS ET RESULTATS : APROPOS DE 26 CAS
tant au sein du service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle du CHU ibn rochd casablanca pour des troubles vésico sphinctériens. le logiciel utilisé est l’EXCEL.
Matériel et méthodes :
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI
FATIMA, EL FATIMI ABDELATIF.
Affiliation des auteurs :service de medecine physique et réadaptation
fonctionnnel CHU ibn rochd casablanca MAROC
Notre étude, est une étude rétrospective apropos de 16 patientes, au
sein du service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle du
CHU ibn rochd casablanca maroc, du février 2011 au janvier 2014.
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique)
:meftah soumia , [email protected]
Résultats :
Abstract :
Les résultats étaient les suivants : L’âge moyen des patientes était :
Introduction :le bilan urodynamique est une exploration fonctionnelle qui
39,37 ans. allant de 22 ans au 52 ans; la moitié avaient plus de 3 enfants
accouchés par voie basse. 70 % des patientes avaient un prolapsus : un
cystocèle grade 2. 10% étaient suivies pour une pathologies neurologique. Toutes les patientes présentaient un déficit musculaires des releveurs et des abdominaux. Toutes les patientes avaient consulté pour des
troubles vésico sphinctériens à type d’incontinence urinaire d’effort ou
mixte associé ou non à une urgenturie, et une seule patiente s’est présenté pour une rétention urinaire avec une sonde à demeure. Pour les résultats de l’exploration urodynamique : 20% avaient une dysurie à la débimétrie. A la cystomanométrie : 20 % avaient une hypoactivité détrusorienne; 30 % une hyperactivité vésicale avec une vessie de mauvaise
compliance; 20 % avaient une vessie sensible de petite capacité; 30 %
avaient une cystomanométrie normale
A la profilométrie, on avaient une discordance : 30 % avaient une insuffisance sphinctérienne; 50 % avaient une hypertonie urétrale; 20 %
avaient une profilométrie normale.
Commentaire :
Le bilan urodynamique est indispensable à but diagnostic, thérapeutique
et pronostique dans un contexte de maladie neurologique , et dans l’incontinence urinaire le BUD est indiqué en cas d’échec de traitement médical de 1 ère intention et lorsque des traitement plus invasifs sont préconisé (cure de prolapsus)
Conclusion :
L’examen urodynamique est un examen complémentaire qui ne remplace
en aucun cas l’examen clinique du patient dans des situations détermi-
étudie le fonctionnement du bas appareil urinaire, constitué de la vessie,
de l’urètre et de l’appareil sphinctérien ( sphincters lisse et strié) . les dysfonctions du cycle se manifestent par des symptomes qui conduisent les
patients à consulter. Il peut s’agir de fuite involontaire d’urine ( incontinence urinaire), de besoin très urgents et très fréquents (urgenturie) et/ou
de difficultés de vidange pouvant allez jusqu’à la rétention, dans certains
cas, des complications peuvent survenir : infections urinaires, détérioration de la fonction rénale.
Objectifs de l’étude : l’objectif de l’étude est de mettre en évidence les
indications et les résultats de l’exploration urodynamique de la jeune fille
marocaine, et les éventuels moyens thérapeutiques pour leurs troubles
vésico sphinctérien.
Matériel et méthodes : notre étude, est une étude rétrospective, apropos
de 26 jeunes filles, suivies pour des troubles vésicosphinctérien au sein
du service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle du CHU
ibn rochd casablanca ,sur une durée de 3 ans, du février 2011 au février
2014.
Résultats : nos résultats étaient les suivants :
L’âge moyen des jeunes filles était de 8,19 ans, avec des extrêmes de 5
ans et de 15 ans.
70% des jeunes filles étaient suivies pour une pathologie vésico sphinctérienne au service de chirurgie infantile.
20 % étaient suivies pour un problème infectieux
151
Et 10 % étaient suivies pour agénésie sacrée.
Introduction :
Les indications du BUD étaient varié : infection urinaire à répétition, in-
L’espérance de vie des patients blessés médullaire a augmenté de façon
continence urinaire, dysurie, vessie neurologique, énurésie.
considérable ces dernières années. Cette amélioration de la prise en
charge est liée à des progrès des connaissances physiopathologiques
Et les résultats étaient grossièrement soit une dyssynergie vésico sphinc-
des anomalies entrainées par la blessure médullaire. Lorsque la blessure
térienne, soit une hyperactivité vésicale.
médullaire est installée, le but du traitement est de prévenir les différentes complications qui peuvent survenir chez les patients, mais aussi de
Commentaire : l’exploration urodynamique de l’enfant, comme celle de
l’adulte, vise à étudier les phénomènes biomécaniques qui caractérisent
leur permettre de retrouver une autonomie maximale afin de faciliter leur
réintégration sociale.
le cycle continence miction, l’exploration urodynamique permet d’analyser la physiopathologie du bas appareil urinaire par rapport au fonction-
Objectifs de l’étude :
nement vésical normal et de proposer une conduite thérapeutique fondée sur l’étiologie précise des dysfonctionnement vésical et /ou sphincté-
L’objectif de l’étude est de relever l’importance de l’exploration urodyna-
rien, il est important de noter que l’urodynamique pédiatrique s’est déve-
mique dans la classification des troubles vésico sphinctérien chez le bles-
loppé à partir de techniques et souvent de concepts issus de la patholo-
sé médullaire, pour une meilleur prise en charge.
gie vésicosphinctérienne de l’adulte, or la vessie neurologique de l’enfant, habituellement congénitale, échappe volontiers aux notions physio-
Matériel et méthodes :
pathologiques élaborées à partir de la neurovéssie de l’adulte, le plus
souvent traumatique, en outre, l’incontinence urinaire d’effort, fréquente
chez la femme adulte n’existe pas chez la fillette même et à l’évidence,
l’obstruction cervico prostatique ne concerne pas l’enfant. Enfin la pathologie mictionnelle fonctionnelle de l’enfant est spécifique de l’âge pédiatrique et se rencontre rarement chez l’adulte. Il est donc clair que si les
techniques d’exploration urodynamique diffèrent peu de celle de l’adulte,
les concepts physiopathologiques élaborés à partir des dysfonctions
vésicosphinctériens sont inopérants chez l’enfant. Les troubles mictionnels fonctionnels de l’enfant constituent un monde apart qui doit être
envisagé entant que tel.
Conclusion : l’examen urodynamique est un examen complémentaire qui
ne remplace en aucun cas l’examen clinique du patient dans des situations déterminés, il est d’une aide précieuse pour comprendre les mécanismes de dysfonctionnement du bas appareil urinaire et pour choisir un
traitement.
Notre étude, est une étude rétrospective mené au sein du service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle du CHU ibn rochd casablanca, sur 14 patients du juillet 2012 au décembre 2013, chaque patient
à bénéficié d’une exploration urodynamique. Le logiciel utilisé est L’EXCEL .
Résultats :
Notre échantillon était formé de 60 % d’homme pour 40 % de femme,
l’âge moyen était de 28,71 ans avec des extrêmes variant entre 6 ans et
72 ans. Tous les patients étaient suivis pour une lésion médullaire à type
de méningomyélite, spina bifida, lésion post traumatique et autres ….
L’indication du BUD était dans 40 % une incontinence urinaire totale, et
dans 20 % une rétention urinaire avec sonde à demeure. Les 40 % restants étaient des indications variés (dysurie, urgenturie, fuites).
Le résultat du BUD étaient variés : on a trouvé dans 45 % des cas, des
ABSTRACT N°61
RESULTATS DU BILAN URODYNAMIQUE CHEZ LE BLESSE MEDULLAIRE : A PROPOS DE 14 CAS.
MEFTAH SOUMIA, BELHAJ KARIMA, LAHRABLI SAMIRA, LMIDMANI
FATIMA , EL FATIMI ABDELATIF.
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et réadaptation
fonctionnelle de CHU ibn rochd casablanca, MAROC
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
meftah soumia. email : [email protected]
hyper activités vésicale dangereuse pour le haut appareil à la cystomanométrie, dans 15 % des cas une dysynergie vésico sphinctérienne, et
dans 20 % des cas , une hypotonie détrusorienne.
Commentaires :
L’intérêt du bilan urodynamique est évident dans le cadre du bilan initial
d’une vessie neurologique, qu’elle soit chez le blessé médullaire ou chez
le patient avec myéloméningocèle, il a été en effet clairement démontré
qu’il n’y a pas de parallélisme strict entre les données de l’examen clinique et le comportement vésical.
L’existence d’une détérioration de la compliance vésicale, d’une dysynergie vésico sphinctérienne sont des facteurs contribuant à une dégradation du haut appareil urinaire.
Abstract :
152
ABSTRACT N°68
sions de l’urètre au cours d’un abaissement par voie trans- anale avec
un risque de sténose urétrale séquellaire est décrite dans la literrature
comme complication à court terme.
PROFIL URODYNAMIQUE DES ENFANTS OPERES POUR MALADIE
DE HIRSCHSPRUNG ET PRESENTANTS DES TROUBLES MICTIONNELS : A PROPOS DE 6 CAS.
Conclusion :
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA, EL AMRANI NAIMA, DIAGNE
Le traitement de la maladie de Hirschsprung est chirurgical.Plusieurs
NGOR SIDE, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLATIF
voies d’abord et techniques sont possibles qu’il faut ne pas méconnaître
Affiliation des auteurs : SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAP-
pour adapter la surveillance à court et moyen terme aussi bien digestif
TATION FONCTIONNELLE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
que urinaire.
Correspondant : Nait Khachat Aziza,Quartier des hôpitaux 20 100 CHU
Ibn Rochd Casablanca Maroc, [email protected])
Références :
1. A. Bonnard, E. Carricaburu, B. Boimond-Aulagne
Abstract :
Maladie de Hirschsprung : quel suivi pour quelles complications à court
et moyen terme ?
Archives de Pédiatrie, Volume 19, Issue 6, Supplement 1, June 2012,
Introduction :
Pages H20-H22
2. P. Philippe-Chomette, M. Peuchmaur, Y. Aigrain
Maladie de Hirschsprung chez l’enfant : diagnostic et prise en charge
La maladie de Hirschsprung est dilatation colique en amont d’une anoma-
Journal de Pédiatrie et de Puériculture, Volume 21, Issue 1, February
lie congénitale des plexus nerveux intra muraux de l’intestin terminal, le
2008, Pages 1-12
traitement est Chirurgical. Nous avons constaté des troubles mictionnels
chez des enfants adressés pour bilan urodynamique.
Objectifs de l’étude :
ABSTRACT N°70
Décrire le profil urodynamique des enfants opérés pour maladie de TROUBLES VESICO-SPHINCTERIENS DANS LE LUPUS : QUELLE
Hirschsprung et présentant des troubles mictionnels.
ORIGINE ?
Matériel et Méthodes : Étude rétrospective menée entre juin 2010 et dé-
cembre 2013 au service de médecine physique et de réadaptation fonc-
ARRAULT CAROLINE, DUBOIS-LARRAZET SOPHIE, SALLE JEAN-YVES
tionnelle CHU Ibn Rochd de Casablanca concernant des enfants opérés
pour maladie Hirschsprung et présentant des troubles urinaires adressés
Affiliation des auteurs :
à notre service pour bilan urodynamique.
Service de Médecine Physique et de Réadaptation. CHU de Poitiers
Service de Médecine Physique et de Réadaptation .CHU de Limoges
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
Résultats :
ARRAULT Caroline 24 Rue de Montijo 64000 PAU
[email protected]
Nous avons réalisé un bilan urodynamique chez 6 enfants opérés pour
maladie de Hirschsprung, l’âge moyen était de 7 ans lors de la réalisation
Abstract :
du bilan, tous de sexe masculin, quatre enfants ont été adressés pour
dysurie et deux pour miction par regorgement, la débitmétrie a été réalisé chez tous les enfants objectivant une dysurie avec une dyssynergie
vésico-sphinctérienne dans 4 cas.la cystomanométrie effectuée dans 2
cas a objectivé une vessie hyperactive, hypertonique et hypocompliante.
Introduction :
Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont rarement décrits dans le
lupus érythémateux disséminé (LED) et le plus souvent rattachés à une
étiologie neurologique centrale de type myélite transverse, conséquence
Commentaires :
Nous n’avons pas trouvé des études portant sur la relation entre les trou-
de l’atteinte multi-systémique lupique. Ceci pose la question de l’origine
physiopathologique du dysfonctionnement mictionnel dans cette pathologie, en l’absence d’atteinte neurologique.
bles urinaires et la maladie de Hirschsprung, ainsi que leur relation avec
le traitement chirurgical par abaissement transanal malgré que des lé-
153
Références :
Matériels et méthodes:
1. Yu HJ, Lee KL et al. Voiding dysfuntion in women with systemic lupus
Nous rapportons le cas d’une patiente porteuse d’un LED et d’un syn-
erythematosus. Arthritis Rheum. 2004;50:166-172
drome sec, ayant consulté pour des troubles urinaires sans atteinte neu-
2. Wada T, Yokoyama H, Yoshiyama M et al. Neurogenic bladder due to
rologique centrale ou périphérique objectivée.
peripheral neuropathy and a visual disturbance in an elderly man with
systemic lupus erythematosus. Ann Rheum Dis. 1992;51:547-549
Résultats :
3.Kim HA, Ye YM, Choi JB, Park HS, Suh CH. Neurogenic bladder in a
Il s’agit d’une jeune femme de 46 ans consultant pour des TVS apparus
patient with systemic lupus erythematosus and cerebral involvement. J
4 ans après le diagnostic clinique et biologique de LED. Sa symptomato-
Clin Rheum. 2009 Feb
logie est marquée par une pollakiurie, impériosités mictionnelles, dysurie,
absence d’infection urinaire. L’échographie réno-vésicale retrouve un
résidu post-mictionnel (RPM) significatif à 267cm3 confirmé lors de la
ABSTRACT N°73
débitmétrie d’aspect dysurique. La cystomanométrie objective une capacité vésicale fonctionnelle de 450mL, une hyperactivité détrusorienne et
INTERET DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE DANS LE BILAN
une hypocompliance à 28mL/cmH2O.
PRE TRANSPLANTATION RENALE : A PROPOS DE 6 CAS.
L’examen neurologique est normal hormis des troubles sensitifs mal systématisés. Les examens complémentaires réalisés avec potentiels évo
qués somesthésiques, électromyogramme des quatre membres, IRM
ZAHI SIHAM(1), BELHAJ KARIMA(1), ASAD KHADIJA(2 ), MAHIR LAI-
encéphalique et médullaire sont interprétés comme normaux. Seul le
LA(1), LMIDMANI FATIMA(1), EL FATIMI ABDELLATIF(1),
réflexe cutané sympathique aux membres inférieurs n’est pas retrouvé,
Affiliation des auteurs :
en faveur d’une possible atteinte neurologique végétative.
(1) : Service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle-CHU
IBN ROCHD-CASABLANCA.
Discussion :
(2) : Service de néphrologie-CHU IBN ROCHD-CASABLANCA
Les résultats d’un récent questionnaire de Haarala et al. concluent à un
Correspondant: Zahi, Siham, service de médecine physique et réadapta-
taux de symptômes urinaires significativement plus élevé chez les pa-
tion fonctionnelle, CHU Ibn rochd BP : 20000 , Casablanca, Maroc,
tients lupiques que chez les contrôles appariés sur l’âge et le sexe mais
[email protected]
ceux-ci restent peu décrits actuellement tout comme leur étiologie : cystite interstitielle par dépôt de complexe immuns, iatrogénie (corticothérapie, immunosuppresseurs, antimalarique…), cystite bactérienne ou implication du système nerveux autonome. Cette dernière pourrait être soit
due à une atteinte centrale de type myélite transverse soit due à une at-
teinte périphérique (rôle des auto-anticorps dirigés directement contre le
Abstract :
système nerveux autonome).
Les TVS habituellement décrits dans la littérature sont ceux d’une vessie
hypoactive avec résidu post mictionnel important (1). Les cas rapportés
Introduction :
sont peu nombreux, les caractéristiques urodynamiques des patients
mal définies. L’explication physiopathologique des troubles reste floue..
La transplantation rénale est le traitement de choix de l’insuffisance ré-
Les auteurs décrivent une amélioration de la symptomatologie après trai-
nale terminale. Elle augmente la qualité et l’espérance de vie comparati-
tement spécifique du LED (2,3), ce qui n’est pas le cas ici. Chez cette
vement aux autres techniques de suppléance.
patiente, l’hypothèse neurovégétative (absence de réflexe cutané sympathique aux membres inférieurs) liée à la connectivite ne permet pas d’ex-
Dans tous les cas, le receveur comme le donneur devront bénéficier d’un
pliquer les TVS plutôt hyperactifs. La précocité de réalisation du bilan
bilan pré-greffe à la fois clinique, biologique, radiologique et fonction-
uro-dynamique par rapport à l’évolutivité du LED pourrait peut-être expli-
nelle.
quer la discordance des résultats par rapport à ceux relatés dans la littérature (signes inauguraux ?)
Conclusion :
La physiopathologie des TVS dans le LED reste incertaine. Le suivi évolutif permettra possiblement d’apporter une réponse à notre observation et
de faire la part des choses entre une atteinte neurologique centrale aspécifique ou des anomalies spécifiques par dépôt de complexes immuns..
Objectif de l’étude :
Déterminer la place du bilan urodynamique (BUD) dans le bilan pré-transplantation rénale du receveur.
Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude retrospective sur 2 ans, portant sur les patients chez qui un BUD a été effectué dans le cadre d’un
bilan pré greffe rénale.
154
2
Résultats :
pulations, U1018, équipe 7 Genre, Santé sexuelle et reproductive, Ville-
INSERM, Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Po-
juif, France.
Il s’agit de 8 patients chez qui une exploration urodynamique a été réalisée au sein du service de médecine physique et de réadaptation du CHU
3
INED, Paris, France
moyen est de 17 ans avec des limites d’âge allant de 4ans à 43ans, tous
4
Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), Rennes,
les patients étaient au stade d’IRC terminale avec 2 patients ayant un
France
de Casablanca, on note une prédominance masculine (83%), l’âge
antécédent de valves de l’urètre postérieur, 2 patients suivis pour reflux
vésico-urétéral. Le BUD avait objectivé une débimetrie normale chez 2
patients, la cystomanometrie était normale dans 22% des cas, avait objectivé une hypotonie detrusorienne dans 23% des cas, une hypertonie
dans 11% des cas, une mauvaise compliance vésicale dans 11 % des
cas, une hyperactivité vésicale dans 11% des cas, une petite capacité
vésicale dans 22 % des cas. La profilométrie a mis en évidence une insuffisance sphinctérienne chez une patiente.
5
France.
6
Discussion/conclusion :
Avant de décider de l’inscription d’un patient insuffisant rénal sur la liste
d’attente d’une transplantation rénale, il convient de rechercher les facteurs pouvant contre-indiquer la transplantation ou devant être corrigés
au préalable. Le receveur doit bénéficier d’un bilan morphologique et
fonctionnel dont le bilan urodynamique pour préciser la faisabilité du
geste chirurgical de la transplantation et détecter des pathologies associées qui pourraient affecter la survie du greffon ou contre-indiquer la
greffe.
Bibliographie :
1. Bilan prétransplantation rénale du receveur et du donneur.R. Renard-Penna, A. Ayed, B. Barrou, P. Grenier.Journal de radiologie (2011)
92, 358-366.
CHU de Poitiers, Université de Poitiers, Service de Gynécologie-
Obstétrique et Médecine de la Reproduction, France.
7
INSERM, UMR S953, UPMC Université Paris 6, Unité de recherche
épidémiologique en santé périnatale et santé des femmes, Villejuif,
INSERM, CIC-P 802 Centre d’Investigation Clinique Plurithémati-
que du CHU de Poitiers, France.
Abstract :
Introduction: Il existe plusieurs types d’incontinence urinaire (IU) : IU d’effort (IUE), IU par urgenterie (IUU), IU mixte (IUM) et autres types. La détermination du type d’IU est un enjeu important dans les études épidémiologiques. L’ICIQ (International Consultation on Incontinence Questionnaire) est une questionnaire validé et standardisé, qui contient une question sur les circonstances de fuites d’urine et à partir de laquelle on peut
définir le type d’IU.
Objectif : Notre objectif est de comparer la prévalence des différents types d’IU dans 2 échantillons représentatifs de la population féminine française, en définissant le type d’IU à partir de la dernière question de
l’ICIQ.
2. Exploration urodynamique du bas appareil urinaire.J-F
HERMIEU.EMC urologie 2009.18-202-A-10.
Design : 2 études nationales représentatives, avec des interviews menés
3. Transplantation rénale. Progrès d’urologie,volume 19,issue 4 april
par téléphone.
2009,254-259.
Matériel et Méthodes : Les données sont issues de 2 études transversales menées en France en 2010, FECOND (Fécondité-Contraception) et
ABSTRACT N°74
BaroSanté (Baromètre-Santé).
Détermination du type d’incontinence urinaire féminine dans 2
L’objectif de FECOND était d’analyser les pratiques liées à la santé
échantillons nationaux représentatifs
sexuelle et reproductive d’un échantillon représentatif composé de 5000
femmes et 3000 hommes âgés de 18 à 49 ans. L’ICIQ a été posé à tous
Auteurs (NOM et PRENOM en toutes lettres) : BEDRETDINOVA DINA 1,
les participants.
2, 3, 4, VIRGINIE RINGA 1, 2, 3, MD, PhD, XAVIER FRITEL 5, 6, 7, MD,
Le Baromètre Santé est une enquête téléphonique de l’INPES (Institut
PhD
national de prévention et d’éducation pour la santé) qui est menée deAffiliation des auteurs :
1
Université Paris-Sud, UMRS 1018, Villejuif, France
puis le début des années 1990 tous les 5 ans, qui aborde les différents
comportements et attitudes de santé des Français. En 2010 l’ICIQ a été
proposé aux femmes de 40 ans et plus.
155
Ces enquêtes sont réalisées suivant un sondage aléatoire a` deux degrés
de recrutement et les questionnaires sont très proches. La limite majeure
(ménage puis individu) a` l’aide du système de Collecte Assistée par Télé-
est l’absence de données d’examen médical pour les comparer aux don-
phone et Informatique (CATI).
nées issues des questionnaires, mais des études précédentes ont montré que les questionnaires révèlent la présence de l’IU avec une bonne
Au total 5030 femmes dans FECOND (18-49 ans) et 3432 femmes dans
précision/fiabilité.
le BaroSanté (40-85 ans) ont répondu à la première question de l’ICIQ, et
celles qui ont déclaré avoir des fuites d’urine (668 dans FECOND et 794
Chaque définition du type d’IU a ses avantages et ses inconvénients, par
dans le BaroSanté) ont été invitées à répondre à la dernière question sur
exemple celle de Khullar est très détaillée, mais cela rajoute des fluctua-
les circonstances des fuites.
tions ; celles d’Espuna-Pons ou de Rotar sont plus stables mais générales, et cela peut entraîner une perte d’information.
La prévalence de l’IU dans la population féminine française est décrite
de 18 à 85 ans en utilisant les données des 2 études. La tranche d’âge
Nous avons observé une prévalence de l’IUU similaire dans les 2 échan-
commune aux 2 études est celle des 40-50 ans, et nous pouvons nous
tillons, alors que pour l’IUE et l’IUM nous avons observé des différences
attendre à ce que la prévalence de l’IU et des différents types d’IU soient
entre FECOND et BaroSanté, mais significatives uniquement pour l’IUE
comparables entre les 2 études pour cette décennie.. Nous avons défini
dans la tranche d’âge 40-44 ans en utilisant la définition de Khullar, et
les types d’IU à partir à partir de l’ICIQ en utilisant des définitions issues
proches de seuil de signification pour la même comparaison en utilisant
de 3 articles (1-3). Nous avons comparé les distributions des différents
la définition de Rotar ; et pour l’IUM nous avons observé des différences
types d’IU entre les 2 études dans la décennie commune 40-50 ans à
proches du seuil de signification entre les 2 études pour la tranche d’âge
l’aide du test exact de Fischer bilatéral. Le seuil de signification des tests
45-49 ans avec toutes les définitions.
a été fixé à 0,05.
Conclusion : Nos résultats suggèrent qu’il est possible de déterminer le
Résultats : La représentation graphique de la prévalence des différents
type d'IU à partir des questions sur les circonstances des fuites de
types d’IU montre une constante augmentation de la prévalence de l’IU
l’ICIQ.
avec l’âge avec des pics de fréquence : pour l’IUE vers 35, 50 et 65 ans,
pour l’IUU vers 55 ans et pour l’IUM vers 30 et 60 ans. Nous avons obser-
Il nous reste à choisir la définition la mieux adaptée à notre objectif, à
vé les distributions les plus proches entre les 2 études pour l’IUU, quelle
terme, de modéliser l’IU à partir des études épidémiologiques disponi-
que soit la définition utilisée. Pour l’IUE et l’IUM nous avons observé plus
bles. La congruence observée dans nos données montre la stabilité du
de fluctuations.
questionnaire utilisé.
En utilisant la définition du type d’IU proposée par Espuna-Pons, nous
Mot-clé : incontinence urinaire, IU d’effort, IU d’urgence, femme, type
avons trouvé entre 40 et 44 ans une prévalence de l’IUE de 6,7% dans
d’IU, France, FECOND, BaroSanté
FECOND et de 8,7% dans BaroSanté ; pour l’IUU 2,0% et 2,3% respectivement ; et pour l’IUM 5,7% et 7,3%. Chez les femmes entre 45 et 49
ans la prévalence de l’IUE dans FECOND était de 6,9%, et de 6,0% dans
BaroSanté ; pour l’IUU 1,5% et 1,8% respectivement ; et pour l’IUM
8,3% et 5,4%.
En utilisant la définition de Khullar nous avons trouvé les prévalences
suivantes entre 40 et 44 ans pour l’IUE : 4,7% dans FECOND et 7,5%
dans BaroSanté (p=0.040); pour l’IUU 0,6% et 1,3% ; et pour l’IUM 5,7%
et 7,3%. Entre 45 et 49 ans la prévalence de l’IUE était de 5,4% dans
FECOND et de 4,0% dans BaroSanté ; pour l’IUU 0,9% et 0,9% ; et pour
l’IUM 8,3% et 5,4%.
En utilisant la définition de Rotar nous avons trouvé les prévalences suivantes chez les femmes de 40-44 ans pour l’IUE 5,7% dans FECOND et
8,4% dans BaroSanté ; pour l’IUU 2,0% et 2,3% respectivement ; pour
l’IUM 6,6% et 7,6%. Chez les femmes entre 45 et 49 ans pour IUE 6,2%
dans FECOND et 5,2% dans BaroSanté ; pour l’IUU 1,5% et 1,8% respectivement ; pour l’IUM 9,0% et 6,2%.
References :
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Khullar V, Sexton CC, Thompson CL, et al. // The relationship
between BMI and urinary incontinence subgroups: Results from EpiLUTS. // Neurourol Urodyn. 2013 Jun 18. doi: 10.1002/nau.22428. [Epub
ahead of print] //PMID:2378090
2.
Espuña-Pons M, Dilla T, Castro D, et al.// Analysis of the value of
the ICIQ-UI SF questionnaire and stress test in the differential diagnosis
of the type of urinary incontinence. // Neurourol Urodyn.
2007;26(6):836-41
3.
Rotar M, Trsinar B, Kisner K, et al. // Correlations between the
ICIQ-UI short form and urodynamic diagnosis. // Neurourol Urodyn.
2009;28(6):501-5. doi: 10.1002/nau.20689
Commentaires : Les données viennent de deux études représentatives
menées la même année dans la population française, dont les méthodes
156
ABSTRACT N°75
Conclusion:
MISE AU POINT SUR LES TROUBLES URINAIRES DANS LA MALA-
Les troubles urinaires de la maladie de Parkinson sont fréquents est par-
DIE DE PARKINSON ET LEURS TRAITEMENTS.
fois invalidants pour les sujets dont la mobilité est diminuée. Il est important d'en faire un diagnostic précis pour orienter au mieux le traitement.
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, EL-
Ce dernier devra tenir compte de l'âge et des nombreuses thérapeuti-
FATIMI ABDELAATIF
ques déjà initiés afin de réduire les effets indésirables.
Affiliation des auteurs : Service de médecine physique et réadaptation
fonctionnelle, CHU Ibn rochd Casablanca
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
Zahi, Siham, service de médecine physique et réadaptation fonction-
ABSTRACT N°77
nelle, CHU Ibn rochd BP : 20000 , Casablanca, Maroc
DYSSYNERGIE VESICOSPHINCTERIENNE DE L’ENFANT : [email protected]
CHE CLINIQUE ET URODYNAMIQUE A PROPOS DE 64 CAS
NAIMA EL AMRANI ,LOUBNA RIAH,AZIZA NAIT KHACHAT,SIHAM ZAHI,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF ELFATIMI
Affiliation des auteurs : CHU IBN ROCHD CASABLANCA service de
Abstract :
medecine physique et réadaptation fonctionnelle
a- Introduction:
La maladie de Parkinson touche une population relativement âgée, présentant souvent des troubles vésico-sphinctériens d'étiologies multiples
(obstacle cervico-prostatique chez l'homme, incontinence urinaire et/ou
Correspondant :NAIMA EL AMRANI , [email protected] ,quartier
troubles de la statique pelvienne chez la femme).Il n'est donc pas aisé
des hopitaux CHU ibn rochd adresse postale :20000 casablanca maroc
d'authentifier l'origine des difficultés décrites par les sujets parkinsoniens,ce d'autant que leur fréquence et leur polymorphisme sont accrus
Abstract :
par l'effet des thérapeutiques.
Introduction :
Matériels et méthode:
La dyssynergie vésicosphinctérienne se définit comme la persistance ou
Il s'agit d'une revue de la littérature détaillant la physiopathologie, la clini-
l’accentuation de l'activité du sphincter strié pendant la miction.Cela si-
que, la paraclinique et les différents moyens thérapeutiques proposés
gne un dysfonctionnement neurologique et impose un bilan étiologique à
pour les troubles urinaires dans la maladie de Parkinson.
la recherche d'une cause.cette dyssynergie provoque un handicap majeur, avec un retentissement important sur la qualité de vie
Résultat:
Objectif :
Les troubles urinaires concernent environ un tiers des patients atteints
de maladie de Parkinson. Ils sont en rapport avec un défaut d'inhibition
Mettre le point sur l’intérêt du bilan urodynamique dans la dyssynergie
du centre mictionnel pontique du fait de la carence en dopamine.. Comp-
vésicosphinctérienne
te tenue de l'âge souvent avancé des patients concernés, il est impératif
de rechercher une étiologie autre que neurologique de prime d'abord.Les
symptômes irritatifs sont au premier plan.L'existence d'une rétention
urinaire,la précocité des signes urologiques par rapport à la survenue
des manifestations extrapyramidales et l'association d'autres symptômes dysautonomiques doivent faire évoquer une atrophie multisystématisée. La prise en charge est gênée par l'âge,la polymédication et l'iatrogénicité des traitements habituellement proposés.
Patients et méthodes :
étude rétrospective descriptive étalée sur 3 années portant sur 64 enfants présentant une dyssynergie vésicosphinctérienne. Suivis en pédiatrie et adressés au service de medecine physique et réadaptation fonctionnelle pour bilan urodynamique ;
157
tous les enfants avaient béneficié d’un recueil minutieux de données clini-
ABSTRACT N°78
ques, d’un bilan uroradiologique, d’une exploration urodynamique qui
consiste en une débimetrie avec patch de l’EMG,suivie d’une cystomano-
TRAITEMENTS PHARMACOLOGIQUES DE L’HYPERACTIVITE VESI-
métrie
CALE IDIOPATHIQUE: ETAT DES LIEUX.
Résultats :
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, AZANMASSO HERMAN,
LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELAATIF
l’âge moyen était de 9,5 ans, avec une prédominance masculine (
59,37%) la majorité des enfants ont consulté pour une dysurie (84,37%),
Affiliation des auteurs : Service de médecine physique et réadaptation
39 % des cas avaient des fuites urinaires, 22,4 % avaient présenté des
fonctionnelle, CHU Ibn rochd Casablanca
infections urinaires à répetition,
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
Pour ce qui est des résultats du BUD proprement dit, en gros nous
Zahi, Siham, service de médecine physique et réadaptation fonction-
avons objectivé une dysurie à la débimétrie chez tous les enfants, avec
nelle, CHU Ibn rochd BP : 20000 , Casablanca, Maroc
un défaut de relâchement sphinctériens lors de la miction,et un résidu
[email protected]
post mictionnel significatif chez 46,87%. A la cystomanométrie :
81,25% avaient une hyperactivité vésicale dont 19,23% dangereuse
pour le haut appareil.
Le traitement consiste à aider l'enfant à avoir des mictions normales,
généralement en soulageant la pression psychosociale qui peut être à
l'origine des troubles mictionnels, une rééducation vésicale et de mictions minutées. Un cathétérisme est envisageable si la vessie ne se vide
pas entièrement et si elle est sujette à des contractions incontrôlées. Et
des médicaments antispasmodiques.
Discussion :
Le fonctionnement de la vessie est dominé par une synergie entre la contraction détrusorienne et la relaxation sphinctérienne au moment de la
miction . l’absence de relaxation ou le renforcement sphinctérien strié
lors de la contraction détrusorienne définit la dyssynergie vésicosphinctérienne. La dysurie est le maître symptôme ,Le diagnostic de dyssenergie
vésicosphinctérienne est apporté grâce à l’urodynamique qui montre la
persistance ou l’accentuation d’une activité électrique permanente ou en
bouffées intermittentes du sphincter strié au moment de la contraction
Abstract :
Introduction :
L’hyperactivité vésicale idiopathique (HVI) est une entité clinique, syndromique, basée sur la présence d’urgenturie en l’absence de cause évidente (notamment neurologique) après un bilan diagnostique standard.
Le traitement pharmacologique de première intention repose sur la prescription d’anticholinergiques, après échec des mesures hygiénodiététiques. Cependant, des évolutions récentes sont amenées à modifier les
pratiques.
Matériels et méthode:
Une revue de la littérature dont le but est de faire le point sur le traitement pharmacodynamique de l’HVI, à la lumière des publications les
plus récentes.
détrusorienne, cette dyssynergie peut se compliquer rapidement d’une
détérioration du haut appareil urinaire par le biais des hautes pressions
Résultat:
,et des infections urinaires,d’où la nécessité d’une surveillance rigoureuse. Diverses solutions thérapeutiques ont été proposées,allant de trai-
Plusieurs méta-analyses ont été publiées entre 2008 et 2012 con-
tement médical à la solution chirurgicale. Le traitement de référence
cernant l’efficacité et les effets secondaires des traitements anticholi-
reste la pratique des sondages intermittents, associés ou non à un blo-
nergiques, regroupant 82 articles de niveau de preuve 1. Les anti-
cage pharmacologique de détrusor par des anticholinergiques
cholinergiques ont montré leur efficacité pour le traitement de l’HVI,
avec des réductions jusqu’à 1,59 pour le nombre de mictions par
Conclusion :
jour, 0,7 pour le nombre d’épisodes d’incontinence par jour, 1,7
pour la réduction du nombre d’urgenturies par jour, 2,25 pour la
La prise en charge de la DVS est délicate : affaiblir les résistances urétrales aggrave l’incontinence, et affaiblir le détrusor augmente la rétention.
Sa découverte doit conduire à prévoir un suivi régulier et à proposer. Le
traitement le mieux adapté au patient. L’objectif thérapeutique doit être
de retrouver une situation confortable pour l’individu et sans danger pour
le haut appareil urinaire
réduction du nombre d’épisodes d’incontinence urinaire sur urgenturie par jour, et 0,24 pour la réduction du nombre de mictions nocturnes dans les méta-analyses les plus récentes. Leur profil d’utilisation était favorable, d’après de nombreuses études cliniques concernant notamment la solifénacine et la fésotérodine. Cependant, les
données disponibles restaient limitées au court terme, sans preuve
tangible de la supériorité d’une molécule sur une autre. L’utilisation
des anticholinergiques dans le traitement des symptômes urinaires
158
du bas appareil urinaire de l’homme semblait sure, mais les indica-
postérieures chroniques, permanentes ou récurrentes, pour lesquelles
tions précises de ce traitement restaient à déterminer. Les données
les étiologies habituelles (fissure, pathologie hémorroïdaire…) ne sont
concernant les alternatives pharmacologiques aux anticholinergiques
pas cliniquement patentes.nécessitent une démarche diagnostique multi-
restaient préliminaires.
disciplinaire sûre afin d’éviter des thérapeutiques inadaptées, susceptibles de les aggraver. Le but de cette revue de la littérature est de rappe-
Conclusion :
ler l’intérêt du diagnostic clinique et étiologique des douleurs anopérinéales
Les anticholinergiques restent le traitement pharmacologique de première intention de l’HVI, en particulier chez la femme, mais avec
Discussion :
un rôle de plus en plus prépondérant chez l’homme en présence
de troubles de remplissage. De nouvelles molécules sont à l’aube
Le diagnostic repose sur l’ interrogatoire un examen clinique complet
de leur développement clinique , mais leur rôle reste à déterminer.
Des investigations complémentaires et des avis spécialisé , Le démembrement étiopathologique et sémantique des douleurs anopérinéales
Bibliographie :
chroniques cette dernière décennie a mieux déterminé les champs respectifs des coccygodynies, des névralgies pudendales par conflit neuro-
1.
Abrams P, Andersson KE, Birder L, Brubaker L, Cardozo L,
Chapple C, et al. Fourth International Consultation on Incontinence
Recommendations of the International Scientific Committee: evaluation and treatment of urinary incontinence, pelvic organ prolapse,
and fecal incontinence. Neurourol Urodyn 2010;29:213—40.
2.
Novara G, Galfano A, Secco S, D’Elia C, Cavalleri S, Ficarra
V, et al. A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials with antimuscarinic drugs for overactive bladder.. Eur
Urol 2008;54:740—63.
3.
ligamentaire et à un moindre degré du syndrome du muscle piriforme. En
revanche, la responsabilité de l’anisme, du syndrome du périnée descendant, du syndrome du muscle releveur de l’anus, d’une dimension psychique à ces algies reste controversée. Le diagnostic étiologique ou au
moins celui des mécanismes utilise, en imagerie pelvi-périnéale, l’échographie endo-anale et l’IRM, en neuroradiologie, l’IRM lombo-sacrée, et
de manière plus discriminante les explorations neurophysiologiques périnéales et lombo-sacrées, et surtout l’indispensable approche multidisciplinaire. Cette dernière permet au moins d’éviter des thérapeutiques inadaptées, donc agressives suceptibles de fixer, d’aggraver ces douleurs.
J.-N. Cornu, F. Haab, Traitements pharmacologiques de l’hyper-
activité vésicale idiopathique : revue de la littérature, Progrès en urologie 2013, 23, 227-236.
ABSTRACT N°89
RESULTATS DE L’EXPLORATION URODYNAMIQUE EN CAS DE SPINA BIFIDA A PROPOS DE 15 CAS.EXPERIENCE MAROCAINE DE
ABSTRACT N°82
QUELLE CONDUITE A TENIR DEVANT UNE DOULEUR ANOPERINEALE CHRONIQUE :
LAHRABLI SAMIRA, RIAH LOUBNA, MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI
FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et de readaptation
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
lahrabli samira Adresse : CHU ibn rochd casablanca Mail :
[email protected]
Abstract :
Les douleurs anopérinéales chroniques sont des douleurs anales et/ou
périnéales
SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE DE CASABLANCA
NAIMA EL AMRANI ,AZIZA NAIT KHACHAT ,FATIMA LMIDMANI,ABDELLATIF EL FATIMI
Affiliation des auteurs : SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
Correspondant : NAIMA EL AMRANI Adresse électronique
:[email protected] Adresse postale :QUARTIER DES HOPITAUX
CHU IBN ROCHD CASABLANCA 20000 MAROC
Abstract :
Introduction :
Les troubles vésico-sphinctériens du spina bifida sont polymorphes et
posent toujours un problème aussi bien sur le plan diagnostique que thé-
159
rapeutique. Le retentissement de ces troubles est double : il est social
ABSTRACT N°91
par ses conséquences sur la continence et vital par ses conséquences
sur le haut appareil.
INTERET DU BILAN URODYNAMIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE
DES TROUBLES VESICOSPHINCTIENS CHEZ LE DIABETIQUE
Objectif :
LAHRABLI SAMIRA, RIAH LOUBNA, MEFTAH SOUMIA , LMIDMANI
Nous rapportons notre expérience en mettant l’accent sur le profil clini-
FATIMA , ELFATIMI ABDELLATIF
que et urodynamique de spina bifida
Affiliation des auteurs : service de médecine physique et de readaptation
Matériels et méthodes :
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
C’est une étude rétrospective réalisée sur l’année 2013 dans l’unité d’uro-
lahrabli samira
dynamique du service medecine physique et réadaptation fonctionnelle
de casablanca sur des enfants qui consultent pour vessie neurologique
Adresse : CHU ibn rochd casablanca
sur spina bifida. Le diagnostic est basé sur l’examen neurologique, neuropérinéal et les explorations urodynamiques.
Mail : [email protected]
Résultats :
Abstract :
L’étude porte sur 15 enfants atteints de spina bifida opéré ,l’âge moyen
Introduction : Le diabète sucré est une affection fréquente dont la multi-
est de 8 ans avec des extrêmes allant de 18 mois à 14 ans. La symptomatologie clinique est dominée par l’incontinence urinaire. Le diagnostic
de neurovessie était précoce seulement dans 3 cas. Le retentissement
sur le haut appareil a été noté chez 6 enfants. Le bilan urodynamique
montre des profils variés dominés par les vessies hypertoniques avec
dyssynergie vésicosphinctérienne. Le mode mictionnel préférentiel était
le sondage intermittent.
plicité des sites lésionnels dans l'organisme et en particulier vers l'appareil urinaire peut imposer une étude ciblée du fonctionnement et de l'état
de celui-ci. La vessie neurogène diabétique n'apparaît qu'après 10 ans
au moins d'évolution du diabète et est d'abord le reflet de l'atteinte périphérique et autonome Les troubles urologiques du diabète ne sont par
ailleurs pas univoques en termes d'expression clinique et d'évolution
rendant les décisions thérapeutiques parfois difficiles. Le but de cette
revue de la littérature est de mettre le point sur les troubles vésiosphinté-
Discussion :
riens chez le diabétique et l’intérêt du bilan urodynamique dans la prise
en charge thérapeutique
Les vessies neurologiques de l’enfant restent souvent méconnues, en
particulier quand elles surviennent en dehors de déficiences locomotri-
Discussion La prévalence des troubles sphinctériens chez le diabétique
ces associées. Elles posent le problème de diagnostic en rapport avec
est peu connue et le sujet est peu référencé chez les diabétologues il est
l’étiologie neurologique, de suivi en rapport avec le risque de retentisse-
classique de considérer que l’atteinte fonctionnelle vésicale est d’autant
ment sur le haut appareil, de prise en charge avec souvent mauvaise ac-
plus importante que le diabète est évolué et que la neuropathie est fré-
ceptation des sondages intermittents, de retentissement psychologique
quente
et d’acceptation sociale. Ces différents éléments ont été retrouvés dans
notre étude, notamment le retard diagnostique avec toutes ses conséquences et les problèmes d’adhésion aux différentstraitements.
La majorité des patients diabétiques présenteront presque inévitablement au cours de l'évolution de leur maladie des troubles mictionnels en
rapport avec une cystopathie diabétique incomplète, de mictions par à-
Le protocole thérapeutique proposé est fonction du type de la vessie.
coups, d'impériosité mictionnelle. La recherche de ces signes fonction-
Ainsi, en fonction du tableau clinique et du profil urodynamique, Le traite-
nels doit être systématique Les anomalies les plus fréquemment obser-
ment le plus fréquemment envisagé est la réalisation de mictions par
vées au ours de la réalisation du bilan urodynamique sont un défaut de
cathétérisme intermittent propre en association à la prise d'un traitement
la sensibilité et de la contractilité vésicale.
anticholinergique
Le bilan urodynamique confirme la responsabilité de la cystopathie diabéConclusion :
tique en cas de pathologies associées (HBP) Il objective des complications potentielles,avant un traitement agissant sur la fonction vésico-uré-
Le bilan urodynamique semble pouvoir dépister les patients les plus à
thrale (RTUP – Chirurgie pelvienne). La prise en charge ne peut être, au
risque d’altération du haut appareil,un suivi régulier de ces patients est
moins pour son aspect éducatif et psychologique, que multidisciplinaire.
indispensable pour prévenir les complication urologique.
Les désordres urodynamiques ne sont sans doute pas stables dans le
temps
160
Discussion-Conclusion :
ABSTRACT N°93
La prévalence des TVS était assez importante dans le groupe des patients avec SM (85,3% vs 31,4% dans G2) et le score des symptômes
SYNDROME MÉTABOLIQUE ET TROUBLES VÉSICO-SPHINCTÉRIEN
urinaires était en lien avec les valeurs de la glycémie, de tour de taille et
: ÉTUDE COMPARATIVE
de l'IMC. Alors que dans le G2 cette corrélation n’a pas été trouvée.
L'hypothèse d'un lien entre une hypertonie sympathique centrale, le SM/
Boudokhane Soumaya, Migaou Houda, Salah Sana, Jellad Anis, Ben
Salah Frih Zohra.
Affiliation des auteurs : Service de Médecine Physique et de Réadapta-
l'obésité/l'hypertension et le SHV est donc plausible, mais il n'y a pas à
ce jour assez de données et d'études épidémiologiques pour la confirmer.
tion Fonctionnelle ; CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie
Référence :
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
1. Kupelian V, McVary KT, Kaplan SA, et al. Association of lower urinary
BOUDOKHANE Soumaya, CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Avenue du 1er Juin 5000 Monastir. Email :
tract symptoms and the metabolic syndrome: results from the Boston
Area Community Health Survey. J Urol. 2009;182:616-625.
[email protected]
2. Phelan S, Kanaya AM, Subak LL, et al. Prevalence and risk factors for
Abstract :
Introduction :
La fréquence des troubles vésico-sphinctériens (TVS) au cours du syndrome métabolique (SM) et le retentissement du SM sur le bas appareil
urinaire sont encore mal connus. Selon la littérature, au cours du SM, les
urinary incontinence in overweight and obese diabetic women: action for
health in diabetes (look ahead) study. Diabetes Care.
2009;32:1391-1397.
3. K. Hubeaux, M. Jousse, G. Amarenco. Hyperactivité vésicale idiopathique de la femme et système nerveux autonome. Progrès en urologie
(2012) 22, 199-206.
facteurs souvent associés aux TVS sont le diabète et l’obésité.
Objectif de l’étude :
Nous nous proposons, à travers une étude comparative, d’étudier le rôle
des composantes du SM dans la genèse des TVS.
Méthodologie :
Il s’agit d’une étude comparative portant sur 2 groupes de patient : G1 :
patient avec SM et G2 : patient sans SM et avec une obésité abdominale. Les TVS étaient évalués par le score USP (Urinary Symptom Profile). L’analyse comparative était réalisée par le test Chi2 et une analyse
ABSTRACT N°95
DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE DE L’ÉNURESIE NOCTURNE
PRIMAIRE ISOLEE.
ZAHI SIHAM, MAHIR LAILA, MEFTAH SOUMIA, LMIDMANI FATIMA, ELFATIMI ABDELAATIF
Affiliation des auteurs : Service de médecine physique et réadaptation
fonctionnelle, CHU Ibn rochd Casablanca
de corrélation a été également réalisée (SPSS 17.0).
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
Résultats :
Trente-quatre patients ont été inclus dans chaque groupe. Le score USP
total était de 8,3±6 dans le G1 et de 3,8±6 dans le G2. Les symptômes
urinaires notés étaient surtout à type de syndrome d’hyperactivité vési-
Zahi, Siham, service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle, CHU Ibn rochd BP : 20000 , Casablanca, Maroc,
[email protected]
Abstract :
cale (SHV) (85,3%) dans le groupe des patients avec SM alors que le
score SHV de l’UPS était de 2,6 dans le groupe des patients obèses
Introduction et but :
sans SM avec un p<0,01. Dans le G1, le score USP total et sous score
USP hyperactivité vésicale étaient positivement corrélés à l'âge, la valeur
L’énurésie nocturne primaire isolée (EnPI) est une entité pathologique
de tour de taille, à l'IMC, à la glycémie postprandiale et à l’hypertension
qui répond à une définition stricte. Son diagnostic est purement clinique.
artérielle. Dans le G2, le score USP total et hyperactivité vésicale
Les causes et le traitement de l’EnPI sont depuis longtemps controver-
n’étaient pas corrélés à l’obésité abdominale.
161
sés. Nous proposons un consensus de recommandations pratiques, ap-
3.
puyé sur une analyse de la littérature.
Énurésie nocturne primaire isolée : diagnostic et prise en charge.. Recom-
D. Aubert, É. Berard, J.-P. Blanc, G. Lenoir, F. Liard, H. Lottmann,
mandations par consensus formalisé d’experts, Progrès en urologie
Résultats :
2010, 20: 343-349
La définition de l’EnPI est très précise : incontinence intermittente, pendant le sommeil, après l’âge de cinq ans, sans période continue de continence supérieure à six mois, sans aucun autre symptôme associé, en
particulier diurne. Son diagnostic est clinique par exclusion de toutes les
autres pathologies urinaires. Deux facteurs doivent être identifiés à la
ABSTRACT N°96
consultation : la polyurie nocturne favorisée par les apports hydriques
excessifs, une secrétion inversée de la vasopressine, des ronflements et
apnées du sommeil. Elle est sensible à la desmopressine ; la petite capacité vésicale évaluée selon un calendrier mictionnel et la formule ICCS.
Elle peut s’associer à une hyperactivité diurne du détrusor (30 %). Elle
est résistante à la desmopressine. Les troubles associés à l’EnPI sont : le
seuil d’éveil anormal ; les troubles avec déficit d’attention et hyperactivité
(TDAH) (10 %) ; la baisse de l’estime de soi. La composante psychologique est peu significative. L’EnPI n’est pas d’origine psychologique. Sa
prise en charge comprend : l’évaluation de la tolérance intrafamiliale et
de la motivation de l’enfant, évaluation du rythme, du volume mictionnel
ÉPIDÉMIOLOGIE DES TROUBLES URINAIRES DANS UNE POPULATION DE FEMMES TUNISIENNES
MIGAOU HOUDA, BOUDOKHANE SOUMAYA, BELHAJ YOUSSEF IHEB,
SALAH SANA, TOULGUI EMNA, GUEDRIA KHAOULA, JELLAD ANIS,
BEN SALAH FRIH ZOHRA.
Affiliation des auteurs : Service de Médecine Physique et de Réadaptation Fonctionnelle ; CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie
et des nuits mouillées par calendrier diurne et nocturne ; l’éducation (apports liquidiens suffisants en début de journée, diminution des apports
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
hyperosmolaires le soir, mictions régulières et complètes) ; des traite-
MIGAOU Houda ; Service de Médecine Physique et de Réadaptation
ments spécifiques : desmopressine pour les formes polyuriques (succés
Fonctionnelle, CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Avenue du 1er
attendu 60 à 70 %), alarmes pour les formes à petite capacité vésicale
Juin 5000 Monastir. Email : [email protected]
(succés attendu 60 à 80 %) ; traitements de recours et/ou combiné, aux
précédents, pour les formes réfractaires : oxybutinine, antidépresseurs
Abstract :
tricycliques (danger). Les résultats obtenus par l’hypnose, la psychothérapie, l’acupuncture, l’homéopathie ou la chiropraxie ne sont actuellement
Objectif
pas validés (niveau de preuve trop faible).
Évaluer la prévalence des troubles vésico-sphinctériens (TVS) dans une
Conclusion :
population de femmes tunisiennes ainsi que leur retentissement sur la
qualité de vie.
L’EnPI est une entité pathologique. Son diagnostic est purement. Elle
n’est pas d’origine psychologique. Les troubles associés doivent être
Matériel et méthodes
recherchés. La prise en charge comporte une base commune, puis un
traitement spécifique de la cause dominante. Les formes réfractaires peu-
Il s’agit d’une étude transversale descriptive qui s’est déroulée sur une
vent justifier des associations thérapeutiques.
période de 3 mois dans le service de Médecine Physique et Réadaptation Fonctionnelle du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir. L’évaluation
Bibliographie :
des TVS a été réalisée à l’aide de : questionnaire des symptômes : Urinary Symptom Profile (USP) et échelle de la qualité de vie liée à l’inconti-
1.
Hjalmas K, Arnold T, Bower W, Caione P, Chiozza LM, von Gontard
nence urinaire de la femme (CONTILIFE).
A, et al. Nocturnal enuresis: an international evidence-based management strategy. J Urol 2004;171(6 Pt 2):2545—61
Résultats :
2.
Cent trente réponses ont été recueillies. L’âge moyen des femmes était
Neveus T, von Gontard A, Hoebeke P, Hjalmas K, Bauer S, Bower
W, et al. The standardization of terminology of lower urinary tract func-
de 44,8± 13,07 ans et 46,2% étaient des femmes actives. Le poids
tion in children and adolescents: Report from the standardization commit-
moyen était de 72,5 kg .La gestité moyenne était de 4 ±3 et la parité de
tee of the International Children’s Continence Society (ICCS). J Urol
2,8 ±2,3. Le diabète était noté dans 10% et 2,3% avaient une pathologie
2006A;176: 314—24
endocrinienne. Le score USP total moyen était de 5,15±5,2 ; 48% des
femmes avaient une hyperactivité vésicale (HAV) et 17 % une incontinence urinaire à l’effort (IUE). Le score total moyen de CONTILIFE était
162
altéré à 39,58. Dans 42% des cas les femmes avaient répondues qu’el-
Nous avons précisé pour chaque patient les données de l’interrogatoire
les avaient honte de parler de leurs TVS et 25,4% n’étaient pas au cou-
pour préciser surtout l’ancienneté de l’atteinte, son niveau, le type de la
rant des possibilités thérapeutiques.
symptomatologie urinaire et le mode de vidange vésicale. L’examen neurologique a permis de classer nos patients selon la classification ASIA
Discussion
(American Spinal Injury Association). Le bilan biologique a permis de vérifier la fonction rénale. Une échographie et un bilan urodynamique ré-
Dans notre étude le score USP était pathologique dans 88,7% des cas
témoignant de la fréquence élevée des TVS et le score moyen de la qualité de vie était altéré. La typologie des TVS a révélé une prévalence éle-
cents ont été faits pour tous ces patients afin que l’on puisse comparer
aux examens initiaux. Les données ont été saisies et analysées au
moyen du logiciel SPSS.
vée de HAV et de l’IUE. Dans la majorité des cas les femmes avaient
honte d’en parler et n’étaient pas informé des possibilités thérapeuti-
Résultats :
ques. Le dépistage des TVS et la sensibilisation des femmes doit être de
pratique courante permettant ainsi une amélioration de leur qualité de
Quatorze patients âgés de 36,5 ± 10,3 ans en moyenne ont été inclus
vie.
dans notre étude. L’atteinte médullaire évolue depuis 6,2 ±1,5 ans en
moyenne. Il s’agit d’une paraplégie ASIA A dans sept cas. Une récupération partielle a été trouvée chez deux patients. Les infections urinaires
basses à répétition étaient présentes chez 8 patients. Un patient est tou-
ABSTRACT N°99
VESSIES NEUROLOGIQUES DES BLESSES MEDULLAIRES APRES
CINQ ANS D’EVOLUTION
KHARRAT OLFA, GUIDAOUI LEILA, LEBIB SONIA, ALOULOU INES,
BEN SALAH FATMA ZOHRA, DZIRI CATHERINE
Affiliation des auteurs : Service de médecine physique et de réadaptation
fonctionnelle, institut national d’orthopédie Mohamed Kassab, 2010 La
Manouba, Tunisie
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
KHARRAT, OLFA, Service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle, institut national d’orthopédie Mohamed Kassab, 2010 La Manouba, Tunisie, [email protected]
jours porteur d’une sonde à demeure. Cinq patients avaient des fuites
urinaires et ne faisaient pas suffisamment le sondage intermittent. Deux
patients ont présenté une aggravation de la fonction rénale. Des signes
de vessie de lutte sont trouvés chez trois patients et un patient avait une
dilatation des voies urétéro pyélo calicielles à l’échographie. Sept patients ont une vessie hypocomliante et six ont une dyssynergie vésico
sphinctérienne. Une modification des résultats de l’examen urodynmique
a été trouvée chez quatre de nos patients.
Discussion :
Les troubles vésicosphinctériens sont constants chez les blessés médullaires Ils se caractérisent par leur variabilité et le changement probable
du profil urodynamique au fil des années imposant ainsi une surveillance
étroite et régulière. Leur prise en charge des ces troubles doit être au
premier plan permettant ainsi d’améliorer leur espérance de vie en diminuant les infections urinaires hautes et leur évolution vers l’insuffisance
rénale chronique. Plusieurs paramètres cliniques et para cliniques peu-
Abstract :
vent interférer, au cours du temps, dans la prise en charge de la vessie
neurologique. Parmi les éléments de détérioration du comportement vési-
Introduction : Les troubles vésicosphinctériens sont constants chez les
cal nous pouvons citer aussi l’hyer reflectivité si elle associée à une dys-
blessés médullaires et ce quel que soit le niveau lésionnel. Ils se caracté-
synergie vésico sphinctérienne, la dyssynergie vésico sphinctérienne, les
risent par leur variabilité, leur non prédictibilité et le changement proba-
obstacles organiques (développement de la pathologie prostatique) et
ble de leur profil urodynamique au fil des années.
les infections génito urinaires.
L’objectif de l’étude est d’évaluer le suivi des patients ainsi que le profil
Conclusion :
urodynamique des vessies neurologiques chez les blessés médullaires
d’origine traumatique après 5 ans d’évolution au moins.
Une surveillance clinique, biologique, radiologique et urodynamique à vie
est nécessaire afin d’éviter la survenue des complications et d’adapter la
Patients et méthode :
prise en charge en fonction des modifications.
Ont été inclus dans notre étude prospective les blessés médullaires d’ori-
Références :
gine traumatique suivis régulièrement au service de médecine physique
et réadaptation fonctionnelle à l’Institut National d’Orthopédie Mohamed
1.Weld K, Dmochowski R. Effect of bladder management on urological
Kassab pour vessie neurologique depuis au moins 5 ans.
complications spinal cord injury. J Urol 2000;3:768–72.
163
2. Weld K, Graney M, Dmochowski R. Differences in bladder compliance
mesures sectorielles latérales de la PCUM obtenues avec un cathéter
with time and associations of bladder management with compliance in
multitrou, afin de limiter la répétition des mesures.
spinal cord injured patients. J Urol 2000;4:1228–33.
Matériel et méthodes
3. Hadiji N, Miri I, Ben Salah FZ et al La vessie neurologique du blessé
médullaire: protocole de surveillance et prise en charge. La Tunisie Médi-
Etude prospective, monocentrique, réalisée entre juin et décembre 2013.
cale 87 (02) : 2009; 137 - 143
Critères d’inclusion : les patientes âgées de plus de 18 ans, adressées
pour trouble du bas appareil urinaire.
Critères d’exclusion : les pathologies neurologiques, les prolapsus génitaux extériorisés et des variations de la PCUM supérieures à 15 cm H2O
ABSTRACT N°102
lors du profil urétral.
REPRODUCTIBILITE ET COMPARAISON CHEZ LA FEMME DES ME-
Les antécédents de chirurgie pelvienne, la parité et l’IMC ont été rensei-
SURES DE LA PRESSION DE CLOTURE URETRALE MAXIMALE PAR
gnés pour chaque patiente.
CATHETER MULTITROU
Les profils urétraux ont été réalisés par le même examinateur, en position
Philippe Dompeyre1, 2, Arnaud Fauconnier1, Gilberte Robain3
demi assise, avec des cathéters 4 trous 8 ch perfusés avec du sérum
physiologique à température ambiante. Les mesures antérogrades ont
Affiliation des auteurs :
été réalisées automatiquement avec une vitesse de retrait de 1 mm/s et
les mesures rétrogrades manuellement. Les mesures antérogrades ont
1Service de Gynécologie-Obstétrique, CHI Poissy-St Germain en Laye,
Poissy
2Laboratoire privé d’Explorations Périnéales, Poissy
3Hôpital Rothschild Paris
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
été réalisées en premier en raison de la nécessité de faire la mise à zéro
intra vésicale des pressions vésicale et urétrale. Les mesures antérogrades étaient réalisées un trou positionné à 0 heure soit 0° de rotation du
cathéter et à 1h30 soit 45° de rotation. L’ordre des mesures était fait au
hasard. En fin de séquence, un contrôle était réalisé à 360° de rotation.
Les mesures rétrogrades ont été réalisées à 0° et 360°
L’analyse statistique a comporté une ANOVA réalisée à partir des différentes mesures de la PCUM. Une valeur de p < 0,05 était considérée
comme significative.
Dompeyre Philippe 35 rue du bœuf 78300 Poissy
[email protected]
Résultats
- 282 patientes, âgées 56 ± 14 ans ont été incluses dans l’étude. 129
avaient une Incontinence Urinaire (IU) à l’effort pure, 29 une IU par urgen-
Abstract :
turie, 82 une IU mixte et 3 n’avaient pas d’incontinence urinaire.
Introduction
Les PCUM antérogrades à 0°, 45° et 360° étaient respectivement égales
à 46,6 ± 23/ 46,5 ± 23,6/ 46,1 ± 23 cmH2O. Les PCUM rétrogrades à 0°
La mesure de la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) par le
et 360° étaient égales à 46 ± 23,3 et 45,9 ± 23,1cmH2O Il n’y avait pas
profil urétral, fait partie de l’évaluation des troubles vésico-sphinctériens
de différences significatives entre les cinq groupes de mesure.
chez la femme. Elle est réalisée à l’aide d’un cathéter monotrou ou multitrou, automatiquement ou manuellement, par voie antérograde ou rétro-
Discussion
grade. En pratique, plusieurs mesures sont effectuées afin d’en étudier la
reproductibilité.
L’utilisation des cathéters multitrou (4 trous) évite l’effet de latéralisation
de la mesure de la PCUM observé avec les cathéters monotrou (1,2).
Objectif
Cela permet de positionner la sonde au hasard lors de la mesure du profil urétral. Les vitesses de passage antérograde et rétrograde doivent
L’objectif de l’étude était de vérifier chez la femme la reproductibilité des
cependant être proches afin d’utiliser les deux valeurs.
mesures antérogrades et rétrogrades et de comparer ces mesures et les
164
Conclusion.
titut National d’Orthopédie Mohamed Kassab entre janvier 2011 et Février 2014 pour troubles urinaires. L’’interrogatoire noua a permis de préci-
La mesure de la PCUM avec une sonde multitrou peut être réalisée indif-
ser le type de la symptomatologie et son ancienneté, les pathologies as-
féremment automatiquement dans le sens antérograde et manuellement
sociées et les traitements déjà prescrits. L’examen clinique a comporté
dans le sens rétrograde. Ceci devrait permettre une limitation du nombre
surtout un examen neurologique et neuropérinal. Un bilan biologique
d’aller-retour.
orienté et une échographie ont été demandés pour tous nos patients.
Une urétrocystographie rétrograde a été demandé selon les cas pour
Références
1-Lenormand L, Glemain P, Cordonnier JP et al. Fiabilité des mesures de
pression obtenue par les sondes utilisées pour la réalisation du profil de
pression urétrale par la méthode perfusionelle. Pro Urol 1995, 5, 980-4
2-Dompeyre P, Hermieu JF, Horpitean V et al. Etude comparative chez
230 femmes de la pression de cloture maximale et de la longueur fonctionnelle de l’uretre à 0, 3 6 et 9 heures. Prog Urol 1999, 9, 1090-5
suspicion de reflux vésicourétral. Une exploration urodynamiqe a été réalisée en surtout pour les enfants ayant une suspicion d’atteinte neurologique. Les données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel
SPSS.
Résultats :
54 enfants âgés de 7,4 ans en moyenne (entre 4 et 17 ans) ont été inclus
dans notre étude. Quatre de nos patients étaient diabétiques, 4 avaient
un spina bifida et 1 enfant avait une leishmaniose viscérale et cinq enfants ont été opérés pour valve de l’urètre postérieur. Sept enfants
avaient des antécédents de pyélonéphrite aigue. Le motif de consulta-
ABSTRACT N°103
tion était une énurésie primaire chez 18 enfants et une infection urinaire à
répétition chez 17 patients et une incontinence urinaire diurne dans 5
cas. Deux enfants sont suivis pour début d’insuffisance rénale. L’explora-
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES ENFANTS A LA CONSULTATION
tion urodynamique était faite dans 21 cas objectivant une vessie hyperac-
D’URODYNAMIQUE
tive dans la majorité des cas et une vessie hypoactive dans 5 cas. Un
traitement adapté était prescrit pour ces enfants. Cinq enfants sont en-
KHARRAT OLFA, MIRI IMEN, CHOUKET RAMI, DZIRI SOPHIE, BEN SA-
train de faire des sondages intermittents actuellemnt.
LAH FATMA ZOHRA, DZIRI CATHERINE
Discussion :
Affiliation des auteurs : Service de médecine physique et de réadaptation
fonctionnelle, institut national d’orthopédie Mohamed Kassab, 2010 La
La plupart des cas sont des troubles de la vidange fonctionnels facile-
Manouba, Tunisie
ment reconnus ou rentrent dans le cadre d une anomalie sous jacente
comme une obstruction sous vésicale et le diagnostic dans ce cas ne
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
dépend pas de l’EUD. En règle générale, l’EUD n’est pas requise de fa-
KHARRAT, OLFA, Service de médecine physique et de réadaptation fonc-
çon routinière, un diagnostic adéquat et le traitement peuvent être fon-
tionnelle, institut national d’orthopédie Mohamed Kassab, 2010 La Ma-
dés sur une histoire complète, l’examen physique et l’usage approprié
nouba, Tunisie, [email protected]
de l’imagerie radiologique. Cependant, les études urodynamiques sont
importantes chez les enfants avec dysfonction neurogène de la vessie,
Abstract :
souvent due à des anomalies rachidiennes comme le spina bifida. Les
sondages intermittents associés a un traitement adapté permettent de
Introduction
sauver le pronostic fonctionnel rénal.
Des symptômes urinaires banals à l’âge pédiatrique peuvent traduire des
Conclusion :
anomalies très variées. Une bonne connaissance des étiologies est nécessaire pour conduire correctement les explorations para cliniques et
Une démarche diagnostique bien faite permet de détecter tous les trou-
assurer ne prise en charge adaptée.
bles urinaires chez l’enfant et de sauver ainsi le pronostic vital et fonctionnel.
L’objectif de ce travail est de rapporter notre expérience dans la prise en
charge des enfants à la consultation d’urodynamique.
Références :
Matériels et méthode :
1. Franco I. Overactive bladder in children. Part 2: Management. J Urol
2007;178:769–74.
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les enfants ayant consulté
au service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle à l’Ins-
165
Corigliano T,Renella R, Robbiani A, et al. Isolated extraordinary daytime
Matériels et Méthodes :
urinary frequency in childhood: a case series of 26 chidren in
Switzerland.Acta Paediatr 2007;96:1347–9.
Nous avons revu les données de 57 patientes opérées en 2010, première
année après l’implantation du robot daVinci dans notre établissement.
2. Chase J, Austin P,Hoebeke P, et al. The management of dysfunctional
42 patientes ont bénéficié d'une PRFL et 15 patientes d’une PRFLRA.
voiding in children : a report from the standardization committee of the
Le temps opératoire, le temps d'occupation de salle et le temps d'anes-
international children’s continence society. JUrol 2010;183:1296–302.
thésie (en minutes), la durée d'hospitalisation (en jours), le taux de complications per et post opératoire et le taux de succès (résultats fonctionnels
3.Bréaud J, Oborocianu I, Bastiani F et al. Troubles mictionnels de l’en-
et anatomiques) à court terme (< 1an) ont été comparés. Nous avons
fant : de la symptomatologie au diagnostic. Archives de Pédiatrie, Vo-
comparés les sous groupes de patientes opérés soit de prothèse anté-
lume 19, Issue 11, November 2012, Pages 1231-1238
rieure seule, soit de double prothèse (antérieure et postérieure).
La comparaison des variables quantitatives entre les différents groupes a
été réalisée par le test de Student. Le lien entre 2 variables qualitatives a
été testé par le test du Chi2 ou le test exact de Fisher lorsque les conditions d'application du Chi2 (effectifs théoriques = 5) n’étaient pas ré-
ABSTRACT N°104
DEBUT D’EXPERIENCE EN PROMONTOFIXATION LAPAROSCOPIQUE AVEC ASSISTANCE ROBOTIQUE : ETUDE RETROSPECTIVE
MONOCENTRIQUE COMPARATIVE AVEC LA LAPAROSCOPIE CLASSIQUE.
MONVILLE Hugo. (1), DROUPY Stéphane (1) , THIBAULT Frédéric (2),
COSTA Pierre (1), WAGNER Laurent (1)
Affiliation des auteurs :
unies. Le seuil de signification a été fixé à 5%.
Résultats :
Nous avons pu montrer une différence significative au bénéfice de la
PRFL en ce qui concerne le temps d’anesthésie : 275 minutes versus
234 minutes (p = 0,03) ainsi que pour le temps d’occupation de salle :
287 minutes en PRFLA versus 251 minutes en PRFL (p=0,035). Ceci a
également été montré dans les sous groupes « double prothèse » : 323
minutes versus 254 minutes (p <0,01) et « prothèse antérieure seule » :
255 minutes versus 203 minutes (p=0,007). La durée d’hospitalisation
était significativement plus courte pour la PRFL à la fois de façon globale
que dans les sous-groupes double ou simple prothèse (5,2 jours en
(1)
: SERVICE D’ UROLOGIE – CHU de NIMES
(2)
: SERVICE D’ UROLOGIE – CHU de NANCY
PRFRA versus 4,36 jours) (p=0,041). Il n’a pas été retrouver de différence significative concernant les complications (per et post-opératoires)
Correspondant : WAGNER laurent, Service d’Urologie – CHU de NIMES -
et les résultats (anatomiques et fonctionnels).
Commentaires :
Hôpital CARREMEAU, Place du Pr Robert DEBRE -30029 NIMES Cedex
MAIL : [email protected]
Nous n’avons pas retrouvés de différence significative concernant les
résultats anatomiques et fonctionnels ni sur le taux de complications
Abstract :
mais une durée opératoire et d’hospitalisation moyenne supérieure dans
le groupe PRFRA. Ces résultats de l’étude sont en accord avec ceux de
Introduction :
la littérature (1) comme dans ceux observés dans l’étude prospective
randomisée de Paraiso MF. (2) mais pas dans une autre étude prospec-
L’utilisation du Robot DaVinci® à pris un essor considérable dans le trai-
tive non randomisée (3). La durée opératoire stricte, dans la revue de la
tement des Prolapsus Génito-Urinaire (PGU) par promontofixation puis-
littérature, est en moyenne de 202 min (161 - 288) pour la PRFRA et de
que c’est une de ses 5 applications principales. Mais quels sont réelle-
124 min (55 – 185) pour la PRFL (1). Cette étude comparative a été réali-
ment les bénéfices et les risques de l’assistance robotique dans cette
sée au début de notre expérience en chirurgie robotique alors que nous
indication ?
réalisions des promontofixation laparoscopique depuis plus de 10 ans,
ce qui a pu amener un biais dans les résultats de durée opératoire
Objectifs :
Comparer les résultats de la cure de PGU par promontofixation laparo-
(courbe d’apprentissage des personnels médicaux et paramédicaux)
mais aussi dans la durée d’hospitalisation (précautions de début d’expérience).
scopique avec assistance robotique (PRFLRA) en début d’expérience
avec ceux de la laparoscopie classique (PRFL).
166
Conclusion :
Etablir le profil clinique et urodynamique et les options thérapeutiques
chez des patients présentant une énurésie primaire.
La promontofixation laparoscopique peut être réalisée avec assistance
robotique sans perte de chance sur les résultats mais aussi sur les com-
Matériel et méthodes :
plication même en début d’expérience. La courbe d’apprentissage a cependant un impact sur le temps opératoire et d’hospitalisation.
étude rétrospective étalée sur une année portant sur 20 patients présentant une énuresie primaire. adressés au service de medecine physique et
Références :
réadaptation fonctionnelle pour bilan urodynamique ; tous les enfants
avaient béneficié d’un recueil minutieux de données cliniques, d’un bilan
1 Lee RK, Mottrie A. Payne CK - Review of the Current Status of Laparo-
morphologique,et d’une exploration urodynamique
scopic and Robotic-assisted Sacrocolpopexy for Pelvic Organ Prolapse.
Eur Urol Jan 8 (13) S0302-2838(13) 01492-9.
Résultats :
2 - Paraiso MF, Jelovsek JE, Frick A Laparoscopic compared with robotic
l’âge moyen était de 12,5 ans, avec une prédominance masculine ,la
sacrocolpopexy for vaginal prolapse: a randomized controlled trial. Obs-
majorité des enfants ont consulté pour une énuresie primaire isolé
tet Gynecol. 2011 Nov;118:1005–13 .
(40%),25% avaient présenté une incontinence urinaire par impériosité
associé , et 35% avaient présenté une énurésie primaire avec dysurie.
3 -Seror J, Yates DR, Seringe E Prospective comparison of short-term
Pour ce qui est des résultats du BUD proprement dit, nous avons objecti-
functional outcomes obtained after pure laparoscopic and robot-assisted
vé une dysurie à la débimétrie chez 7 enfants. A la cystomanométrie : 5
laparoscopic sacrocolpopexy. World J Urol. 2012 Jun;30(3):393-8.
enfants avaient une hyperactivité vésicale,8 avaient présenté une hypoactivité et chez 7 enfants la cystomannométrie était normale. Le traitement
consiste à aider l'enfant à avoir des mictions normales, généralement en
soulageant la pression psychosociale
Discussion :
ABSTRACT N°106
ENURESIE PRIMAIRE : EVALUATION CLINIQUE ET URODYNAMIQUE
NAIMA EL AMRANI , AZIZA NAIT KHACHAT,SIHAM ZAHI,FATIMA LMIDMANI,ABDELATTIF ELFATIMI
Il s’agit d’un trouble très fréquent. 15 % des enfants âgés de 5 % présentent une énurésie nocturne. Avec une nette prédominance masculine. Il
y’a une résolution spontanée à raison de 15 % par an des enfants énurétiques qui deviennent spontanément propres. Ainsi seulement 8 % des
enfants de 8 ans et 1 % des enfants de 15 ans restent énurétiques. Le
traitement est basé sur des mesures générales : calendrier mictionnel, Il
faut essayer de préserver l’estime de soi de l’enfant en interdisant les
punitions, les couches, Des mesures comportementales sont utiles :évi-
Affiliation des auteurs : CHU IBN ROCHD CASABLANCA SERVICE DE
ter de boire deux heures avant le coucher, vider la vessie avant d’aller au
MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE
lit La thérapie comportementale par les dispositifs d’alarme . Le traitement pharmacologique :Les anticholinergiques sont peu efficaces avec
Correspondant :NAIMA EL AMRANI , [email protected]
un taux de succès de l’ordre de 5 à 30 %.La desmopressine est un analogue structural synthétique de l’hormone antidiurétique naturelle.C’est un
quartier des hopitaux CHU ibn rochd adresse postale :20000 casablanca
traitement efficace à court terme et il est réservé à l’enfant âge de plus
maroc
de 6 ans. Les antidépresseurs tricycliques à éviter en première intention
En raison de ces effets secondaires et du risque d’intoxication acciden-
Abstract :
telle.
Introduction :
Conclusion :
L’énurésie nocturne primaire correspond à des enfants présentant une
L’énurésie nocturne est une pathologie très fréquente.Le taux de guéri-
énurésie monosymptomatique qui n’ont jamais été secs la nuit pour une
son spontanée est de 15 % par an. L’évaluation clinique et urodynami-
période ininterrompue d’au moins 6 mois.
que permettent de faire le diagnostic différentiel.et d’orienter une prise
en charge adaptée
Objectif :
167
ABSTRACT N°113
Bibliographie :
Hyperactivité detrusorienne compliquant une dyssynergie vésico
sphincterienne a propos de 26patients
1) H.habchi et al, Toxine botulique A et dyssynergie vésico-sphincte-
rienne: étude rétrospective portant sur 47 patients, progrès en urologie
NAIMA ELAMRANI ; SOUMIA MEFTAH ; FATIMA LMIDMANI ; ABDELLA-
Mars 2014
TIF EL FATIMI
2) E.ADAM et al, Évaluation des résultats de la sphinctérotomie dans
la dyssynergie vésico-sphincterienne d’origine neurologique, progrès en
Affiliation des auteurs : CHU IBN ROCHD de Casablanca
urologie Décembre 2013
Correspondant (Nom, Prenom, adresse postale, adresse électronique) :
riah loubna ;
route de mekka porte californie immeuble allaymoune étage 3, apt 21 ,
ABSTRACT N°115
casablanca , MAROC
[email protected]
DYSURIE CHEZ LES PATIENTS PORTEURS D’ADENOME DE PROSTATE ASSOCIE A D’AUTRES PATHOLOGIES : INTERET DU BILAN
Abstract :
URODYNAMIQUE
NAIT KHACHAT AZIZA, RIAH LOUBNA,DIAGNE NGOR SIDE, EL AMRA-
INTRODUCTION:
La dyssynergie vésico-sphinctérienne est définie par la présence de contractions involontaires du sphincter externe de l’urètre pendant la contraction du muscle détrusor créant un obstacle fonctionnel à l’évacuation
de l’urine qui se traduit par une dysurie voire une rétention d’urine et un
résidu post-mictionnel Fréquemment associée à l’hyperactivité détrusorienne
Objectif :
Déterminer la fréquence de la coexisatance entre l’hyperctivité détrusorienne et la dyssynergie vésico-sphincterienne
Méthodes/Résultats : Nous avons étudié prospectivement 52 patients
présentant une hyperactivité détrusorienne compliquant une dyssynergie
vésico-sphincterienne sur 56 patients présentants une dyssynergie vésico-sphincterienne , suivis au service de médecine physique et rédaptation fonctionnelle entre décembre 2010 et janvier 2014 , 29 patients bléssés médullaires, 15 patients SEP , 1cas de tumeur médullaire, 2 cas de
neurobehcet, 1 patient parkinsonnien , 3 cas de spina bifida et 2cas
NI NAIMA, LMIDMANI FATIMA, EL FATIMI ABDLLATIF
Affiliation des auteurs : SERVICE DE MEDECINE PHYSIQUE ET READAPTATION FONCTIONNELLE CHU IBN ROCHD CASABLANCA MAROC
Correspondant : Nait Khachat Aziza,Quartier des hôpitaux 20 100 CHU
Ibn Rochd Casablanca Maroc, [email protected]
Abstract :
Introduction : Une dysurie peut être en rapport avec un obstacle sous
vésical, organique ou fonctionnel, une insuffisance de contraction du
détrusor ou une combinaison des deux. Si l’obstacle organique peut facilement être mis en évidence chez un patient dysurique et dont le seul
élément clinique est une hypertrophie prostatique au toucher rectal, il
n’en est pas de même lorsque le patient présente des pathologies associées pouvant altérer la fonction vésicale et/ou sphinctérienne.
Objectifs de l’étude : illustrer, à travers deux cas cliniques, l’intérêt du
bilan urodynamique pour expertiser l’équilibre vésico-sphinctérien et ainsi guider le choix du traitement.
d’origine indterminnée
Observations :
Discussion :
Patient âgé 51 ans, suivi pour méningo-radiculite depuis 2002 avec un
niveau sensitif D4 et qui présente une dysurie associée à une pollakiu-
L’hyperctivité détrusorienne est une complication quasi inéluctable de la
dyssynergie vésico sphincterienne de part sa grande fréquence dans
notre série et celles de la littérature, son traitement peut reposer uniquement sur le traitement de la dyssynergie vésico-sphincterienne, mais
peut imposer l’instauration d’un traitement anti-cholinergique
rie nocturne avec à l’examen clinique une hypertrophie bénigne de la
prostate, Résultats urodynamiques en faveur d’une hyperactivité vésicale, La cystomanométrie ne permet pas de préciser la cause de l’hyperactivité : elle peut être secondaire à un obstacle sous vésical ou être en
rapport sa maladie. Un traitement par anticholinergiques après réduction
chirurgicale du volume prostatique avec réévaluation urodynamique à
prévoir ultérieurement a été proposé.
168
Patient âgé de 56 ans ayant comme antécédent une syphilis latente traitée et intolérance au glucose et qui présente une dysurie avec pollakiurie avec au toucher rectale une hypertrophie de la prostate avec à l’échographie prostatique la présence d’une légère hypertrophie de la prostate.
Le bilan urodynamique était en faveur d’une dysurie à la débitmètrie,
vessie de grande capacité, hyposensible, hypercompliante à la cystomanomètrie, avec une hypertonie urétrale à la profilomètrie.La constatation
d’une acontractilité vésicale ne contre indique pas l’adénomectomie
mais il ne faut pas s’attendre à un bon résultat.
Commentaires :
Deux observations montrent des situations cliniques comparables avec
cependant des comportements vésico-sphinctériens très différents. Le
bilan urodynamique permet de caractériser globalement le comportement vésico-sphinctérien du patient. Le choix du traitement est dépendant de ce résultat car il vise à modifier cet équilibre dans le sens souhaité, ce que l’analyse clinique seule ne permet pas.
Conclusion :
Avant de proposer une intervention de désobstruction chez un patient
dysurique porteur d’un adénome de la prostate mais dont les pathologies associées risquent de modifier son comportement vésico-sphinctérien, le bilan urodynamique est fort utile, car il peut modifier la décision
thérapeutique.
Références :
1.
Loïc LE NORMAND
Quelques diagnostics difficiles de dysurie chez les patients porteurs
d’adénome de prostate : intérêt du bilan urodynamique
Progrès en Urologie (1998), 9, 142-145
2.
K. Lahlaidi, M.M. Ariane, E. Fontaine
Actualités sur la prise en charge de l’hyperplasie bénigne de la prostate.
Quel adénome traiter et comment ?
La Revue de Médecine Interne, Volume 35, Issue 3, March 2014, Pages
189-195
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