HYPOXIE GRAVE

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Transcript HYPOXIE GRAVE

HYPOXIE GRAVE
ECOLE IADE
Promotion 2010-2012
Laurent Brocker
David Naudin
Les données :
► Enfant
de 2 ans
► Pris en charge pour une circoncision
chirurgicale
► Poids 11,5 Kg
► Pas d’antécédents particulier
► Un rhume dix jours avant l’intervention
► Visite pré anesthésique : pas de contre
indication à l’AG
PRISE EN CHARGE AU BLOC :
► Prémédication
: Injection de Midazolam 4mg
► Induction par inhalation au sévoflurane à
8%
► Mélange O /N O à 50%
► Pose de voie veineuse
► Injection de 5µg de sufentanil
2
2
PRISE EN CHARGE AU BLOC :
► Baisse
transitoire de la SPO2 à 87 % à
l’induction
► Réalisation d’un bloc pénien à la
bupivacaïne à 0.25% et de Lidocaïne à 1%
(5 mL au total)
► Un masque laryngé N°2.5 mis en place sans
difficulté
PRISE EN CHARGE AU BLOC :
► Après
réalisation du bloc pénien ,
l’anesthésiste laisse l’enfant reprendre une
ventilation spontanée
► L’enfant avait une SPO2 à 95% et une PCO2
à 42 mmHg
► L’anesthésiste confie le patient à la
surveillance de l’IADE pour aller pratiquer
une induction dans une salle voisine
10 minutes après…
► Le
chirurgien constate que le sang est noir
► Il signal à l’IADE que la saturation n’est plus
mesurable
10 minutes après…
► L’IADE
tentait de ventiler le patient
 Mais :
►Elle
rencontre de grosse résistances à l’insufflation
►Elle constate une dilatation gastrique
L’URGENCE
► Le
médecin anesthésiste est appelé en
urgence
► A son arrivé :
►Le
cardioscope montre un tracé plat
►L’IADE l’attribut à une électrode débranché
►Le Médecin confirme l’arrêt cardiaque et commence
le massage après avoir intubé l’enfant
►Les pupilles sont en mydriase
L’URGENCE
► La
SPo2 remonte rapidement sous l’effet de
la ventilation en O2 pure et du massage
► Une seule injection d’adrénaline est
nécessaire pour rétablir une autonomie
cardiaque
Le transfert en SSPI
► L’état
hémodynamique reviens à la normal
► L’enfant est transféré intubé ventilé en SSPI
► Sa température est de 39°8 C
Une hyperthermie maligne est suspectée
 Le dantrolène est administré à la dose recommandée

30 minute plus tard en SSPI…
► L’enfant
présente une toux sur sa sonde
L’anesthésiste de la SSPI l’extube
Puis…
► Devant
:
►L’absence
de signe de réveil
►La survenue de convulsions deux heures plus tard
► L’enfant
est ré intubé 2 heures plus tard
► Il est transféré en réanimation pédiatrique
Le transfert…
► Pas
de soucis pendant le transfert…
En réanimation…
► L’enfant
est apyrétique
► Intubé
► Sous
ventilation mécanique
► Son état cardiovasculaire est stable
► L’IRM cérébrale montre :
► DES LESIONS DIFFUSES EN FAVEUR D’UNE
ISCHEMIE SEVERE
Cliniquement…..
► S’installe
une hypertonie segmentaire des
membres avec hypotonie axial
Deux ans plus tard…
PERSISTRANCE D’UNE QUADRIPARESIE SPASMODIQUE
► UNE AMYOTROPHIE DIFFUSE
► DES CRISES D’EPILEPSIE AVEC TRAITEMENT PERMANENT
D’ANTIEPILEPTIQUE
► AUCUNE VIE DE RELATION AVEC L’ENTOURAGE N’EST POSSIBLE
►
EXPERTISE :
► Séquelles
très lourdes en lien avec les
lésions encéphaliques causés par l’hypoxie
► L’HTM est éliminée (origine centrale en
rapport avec l’encéphalopathie)
QUELLE EST LA CAUSE DE L’HYPOXIE ?
LES CAUSES
► LES
SIGNES :
► Distension gastrique
► Difficulté à ventiler sur le Masque Laryngée
► La
cause la plus probable est :
 Le déplacement du masque laryngé obstruant
les voies aériennes supérieures
LES CAUSES
► La
reconnaissance tardive de l’hypoxie a été
à l’origine de l’ACR et des lésions
irréversibles
Les responsabilités
► Le
Dr X ayant réalisé la consultation
d’anesthésie
 Pas de contre indication à l’AG
 La rhinopharyngite était observée 10 jours
avant
 L’enfant «était guéri
► SA
RESPONSABILITE N’EST PAS RETENUE
Les responsabilités
► Le
Dr Y ayant réalisé l’anesthésie :
 Choix du bloc pénien et de l’AG
►Pas
de critiques des experts sur ce point
 Désaturation précoce à 87%
►Résulte
de la synergie du midazolam et du sufentanil
 Surveillance de l’anesthésie :
►Reconnaissance
tardive de l’hypoxémie
Les responsabilités
► Le
Dr Z de SPPI :
 dantrolène administré :
► Le
diagnostic HTM a été éliminé
► Pas de faute
 L’extubation en SSPI
► Seul
critère retenu : la toux
► Pas de critère de réveil objectifs
► Décision critiquable par les experts mais les lésions étaient déjà
constituée
La prestation du Dr Z n’est pas retenue comme fautive
Les responsabilités
► L’IADE
Diplomé en 1969
A la retraite
Fait des remplacements occasionnels
A exercé comme chef panseuse de bloc pendant
30 ans
 Dit aux experts connaître la technique du
masque laryngé




Imputation des dommages
► Incombe
au Dr Y
« Doit veiller à ce que les conditions de
sécurité suffisantes…outre le bon
fonctionnement, la disposition et le réglage
des appareils de mesure….la surveillance
pendant son absence pût des faire dans des
conditions présentant un niveau de qualité
comparable à celui qu’elle eut pu assurer
lui-même. »
« Tout donne à penser que l’accident qui est à
son origine ne se fût pas produit si l’enfant
avait bénéficié d’une attention suffisante à
son égard….la réaction eut pu être
suffisamment rapide et efficace pour éviter
des lésions cérébrales irréversibles »