22/03/2015 11:58 Viticulteurs - Le Beaujolais des Pierres Dorées

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Transcript 22/03/2015 11:58 Viticulteurs - Le Beaujolais des Pierres Dorées

Réseau National des ONG pour le Développement de la Femme en RD Congo
RENADEF
2, rue Bongandanga (Immeuble Veve Center, 1er Etage, L/2), Q. Anciens Combattants,
C. Kasa - Vubu, Ville Kinshasa, RD Congo – Tél. :+243(0)994044078 -E-mail : [email protected]
Email : [email protected]
« RD Congo :
Persécution contre Mmes Biongo Ngwama et
Mayala Lukeba Françoise-Toto, défenseures des
droits humains des femmes à Kinshasa »
Destiné au public
Unité Genre - Démocratie – Justice
du RENADEF à Kinshasa
Kinshasa, le 2 octobre 2014
(4pages)
Réseau National des ONG pour le Développement de la Femme (RENADEF) : 2, Rue Bongandanga (Immeuble Veve Center, 1er
Etage, L/2), Quartier Anciens Combattants, Commune Kasa - Vubu, Ville Kinshasa, RD Congo
Tél. :+243(0)994044078 – Email : [email protected]
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« RD Congo : Persécution contre Mmes Biongo Ngwama et Mayala Lukeba
Françoise-Toto, défenseures des droits humains des femmes à Kinshasa »
Kinshasa, le 2/10/2014- Le RENADEF– Réseau National des ONGs pour le Développement de la Femme
en RD Congo, une Plate-forme (composée de 310 associations membres) dénonce la persécution dont font
l’objet mesdames Biongo Ngwama Stasia Bobette et Mayala Lukeba Françoise Toto toutes deux
membres du staff de RENADEF et défenseurs des droits humains des femmes en République démocratique
du Congo.
Dans l’après-midi du 29 septembre, le secrétariat du bureau le RENADEF à Kinshasa a reçu un appel
anonyme, mais se réclamant de la police nationale, qui a proféré une menace d’arrestation et de mort aux
membres RENADEF, en rapport avec le prétendu dossier des évasions des trois femmes : Jeanne Kakese
(f), Maria Musuamba (f), et Euphrasie Malomba (f) des cellules du cachot du siège du district de la police
de la Funa, situé dans la Commune Kalamu à Kinshasa. La secrétaire qui a reçu l’appel a voulu savoir si
l’appel venait du District de la police de la Funa, mais son interlocuteur ne voulait pas répondre à la
question. « Il n’arrêtait pas de parler », a dit la secrétaire de RENADEF. Il a dit en substance ce qui
suit : « Ne croyez pas que les forces de sécurité ont oublié le dossier des évasions des trois femmes qui ont
été occasionnées par vos gens ; Biongo Ngwama et Mayala Lukeba. Nous savons aussi où elles sont
cachées. Tôt ou tard nous mettrons la main sur eux, même là où elles croient qu’elles se cachent. Nous
allons bientôt les dénicher, elles subiront le sort des traitres de la Nation. Il faut que vous le sachiez»
Pour rappel, la persécution contre mesdames Biongo Ngwama Stasia Bobette et Mayala Lukeba Françoise
Toto a débuté en octobre 2013. Elles ont été interpellées par un officier au bureau du District de la Police
Nationale Congolaise de la Funa situé dans la commune de Kalamu à Kinshasa. Alors que ces deux dames
étaient en visite de routine en ce lieu pour se rendre compte des conditions de détention dans ce cachot de la
police, cet officier de la police les a invitées à son bureau avant de les entendre sur « procès verbal » au
sujet de trois femmes qui étaient détenues au cachot du lieu : le bureau du District de la Funa et qui se
seraient évadées après la dernière visite de Biongo et Mayala, le vendredi 4 octobre 2013. Au cours de
l’interrogatoire les deux dames ont subit une menace d’arrestation et de mort de la part de l’officier
verbalisateur. Ces deux dames ont reçut d’autre menaces de mort sur leurs téléphones respectifs en ces
termes : «« Si vous ne vous présentez pas à la police nous allons vous attraper sans faute et vous arrêter.
Nous allons vous tuer, et même si l’ont parlera de vous, vous serez déjà mortes ». C’était après avoir refusé
de répondre au rendez-vous du 14 octobre 2013 de cet officier de la police. Mesdames Biongo et Mayala
ont, depuis alors, décidé de vivre en clandestinité.
En effet, depuis le 1er octobre 2013, Jeanne Kakese (f), Maria Musuamba (f), et Euphrasie Malomba (f) ont
été arrêtées et elles ont été arbitrairement détenues au cachot du District de la police de la Funa à Kinshasa,
pour une affaire « Likelemba » ou « tontine ». Le RENADEF, dans son rapport du 4 octobre 2013 a dénoncé
la légalité et les mauvaises conditions de ces détentions, ainsi que leur traitement. Ces trois femmes
seraient accusées par dix autres femmes plaignantes de ne pas vouloir payer leurs contributions après avoir
perçues leur « Likelemba ». Elles ont été cueillies à partir de leurs domiciles respectifs situés dans la même
commune de Kalamu. En plus qu’elles ont été brutalisées lors de leurs arrestations, la cellule qu’elles
occupent est très exigüe et surpeuplée ; 26 femmes dans une cellule de 5 mètre sur trois. Elles ne pouvaient
pas dormir, sauf s’assoir. Elles ne s’étaient pas encore lavées depuis quatre jours avant la visite des membres
du personnel de RENADEF, Mayala et Biongo. La cellule transpirait de chaleur, sans lumière du jour et
avec une petite aération, et n’avaient pas droit à la visite de leurs proches respectifs.
Réseau National des ONG pour le Développement de la Femme (RENADEF) : 2, Rue Bongandanga (Immeuble Veve Center, 1er
Etage, L/2), Quartier Anciens Combattants, Commune Kasa - Vubu, Ville Kinshasa, RD Congo
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ACTIONS REQUISES:
Le RENADEF vous prie de bien vouloir écrire aux autorités congolaises en leur demandant de:
i.Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mmes Biongo Ngwama Stasia
Bobette et Mayala Lukeba Françoise Toto et de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en RD
Congo ;
ii.Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l'encontre de Mmes
Biongo Ngwama Stasia Bobette et Mayala Lukeba Françoise Toto, ainsi que de l’ensemble des
défenseurs des droits de l’Homme en RD Congo ;
iii. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée
par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement ;
son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres,
de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les
libertés fondamentales aux niveaux national et international” ;
- son article 6 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres:
a) De détenir, rechercher, obtenir, recevoir et conserver des informations sur tous les droits de l'homme et
toutes les libertés fondamentales en ayant notamment accès à l'information quant à la manière dont il est
donné effet à ces droits et libertés dans le système législatif, judiciaire ou administratif national ;
b) Conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme et autres instruments
internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et
connaissances sur tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales ;
c) D'étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu'en pratique, de tous les droits de
l'homme et de toutes les libertés fondamentales et, par ces moyens et autres moyens appropriés, d'appeler
l'attention du public sur la question” ;
- et son article 12.2 qui prévoit que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les
autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute
violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans
le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;
iv. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme
et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RD Congo.
Adresses:
1)S.E M. Joseph Kabila, Président de la République, Cabinet du Président de la République, Palais de la
Nation, Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo, Fax +243 88 02 120;
Email: [email protected];
2)M. Richard MUYEJ MANGEZ Ministre de l'Intérieur et Sécurité, Email : [email protected]
3)Madame Wivine MUMBA MATIPA, Ministre de la Justice et des Droits Humains, BP 3137, Kinshasa
Gombé, République
Démocratique
du
Congo,
Fax
:+
243
88 05
521,
Email
: [email protected] ; [email protected] ; [email protected]
4)Monsieur le procureur Général de la République Flory KABANGE NUMBI, Email : [email protected]
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Etage, L/2), Quartier Anciens Combattants, Commune Kasa - Vubu, Ville Kinshasa, RD Congo
Tél. :+243(0)994044078 – Email : [email protected]
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5)Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies, Avenue de Budé
18, 1202 Genève, Suisse, Email : [email protected], Fax : +41 22 740.16.82
6)S.E. M. Henri Mova Sakanyi, Ambassadeur, Ambassade de la République démocratique du Congo à
Bruxelles, 30 Marie de Bourgogne, 1000 Bruxelles, Belgique. Email : [email protected]. Fax
: + 32.2.213.49.95
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de la RD Congo dans vos pays respectifs
Fait à Kinshasa, le 2 octobre 2014.
Contact :
RENADEF Kinshasa :
Réseau National des ONG pour le Développement de la Femme
Bureau de Coordination Nationale
République démocratique du Congo
2 rue Bongandanga,Commune Kasa-Vubu, Ville Kinshasa, RD Congo
Mme Yvette Kibangala Wabigambya (français)
Tél. :+243(0)994044078
Email : [email protected]
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Etage, L/2), Quartier Anciens Combattants, Commune Kasa - Vubu, Ville Kinshasa, RD Congo
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