Cours n°3: neurophysiologie

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Transcript Cours n°3: neurophysiologie

Neurophysiologie
http://neurobranches.chez.tiscali.fr/systnerv/indexsn.html
http://www.lecerveau.mcgill.ca/flash/index_a.html
Plan
Introduction
1. Les grandes divisions du système nerveux
2. La cellule nerveuse : le neurone
3. Les nerfs
4. Substance grise et substance blanche
5. Création et propagation de l’influx nerveux:
– Canaux ioniques - Potentiel de repos
– Potentiels gradués
– Potentiels d’action
6. Transmission d’un neurone à un autre (synapse)
7. Neurotransmetteurs
8. Intégration nerveuse
Système nerveux et système endocrinien
Maintien de l’homéostasie par :
Système endocrinien (hormonal) :
• Sécrétion d’hormones dans le sang
• Action lente, mais soutenue
Système nerveux :
• Influx nerveux
• Action rapide, mais brève
Le système nerveux
= système de communication qui permet de mettre l’organisme
en relation avec le monde extérieur.
Entrées d’informations
Les récepteurs sensoriels transforment les informations en signaux
électriques (= transduction)
Transmission par les voies afférentes (centripètes)
Centres nerveux (encéphale, moelle épinière) pour les traiter et coder.
Envoi d’ordres moteurs par les voies efférentes
Résultat des traitements envoyé vers la périphérie
Comportement modifié /Action en retour sur l’environnement
Organes effecteurs = muscles et glandes endocrines
Mode d ’action du système nerveux
1. Réception de l’information
 Milieu intérieur
 Milieu extérieur
2. Intégration : analyse des
informations, mémorisation et
prise de décision
3. Action
 Organes internes
 Muscles volontaires
(comportement)
1. Les grandes divisions du système nerveux
Vision simplifiée du Système Nerveux Central
Encéphale = 4 structures bilatérales, symétriques
+ cavités (= ventricules + aqueduc)
cerveau
• hémisphères cérébraux (= cortex+substance blanche+
noyaux basaux)
• diencéphale
• tronc cérébral
• cervelet
Vision simplifiée du Système Nerveux Central
100 milliards de cellules nerveuses
Les hémisphères cérébraux = 83% de la masse de l’encéphale
4 grandes lobes à la surface + 1 à l’intérieur
frontal
temporal
pariétal
occipital
insulaire
= circonvolutions cingulaires
Lobe occipital
Cortex visuel
= décodage de l’information visuelle
→ forme, couleur, mouvement
Lobe frontal
• Centre du raisonnement et de la
planification
• Module les émotions et impliqué dans la
personnalité
• Mouvements volontaires (zone
postérieure=aire motrice primaire)
• Transformation des pensées en mots
(=aire motrice du langage)
Lobe temporal
Permet
• de distinguer l’intensité, la tonalité des sons
• de comprendre le sens des mots
Impliqué dans la mémoire :
• droit (mémoire visuelle)
• gauche (mémoire verbale)
Lobe pariétal
• Partie antérieure : perceptions sensorielles (goût, toucher,
température, douleur)
• Intègre signaux auditifs et visuels + relation avec mémoire
• Permet compréhension du langage parlé et écrit
Lobe de l’insula + Régions centrales
• Aires associatives viscérales
• Réponses psychosomatiques qui
accompagnent les réactions émotives
(fréquence cardiaque, taille de
pupille, …)
2. La cellule nerveuse : le neurone
• Neurones (10%)
• Cellules gliales (90%)
Caractéristiques des neurones:
•
Ne se reproduisent pas (sauf rares exceptions).
•
Grand longévité.
•
Cellules excitables.
•
Métabolisme    (5% du poids du corps, 20%
de la consommation d ’énergie)
Structure des neurones
Chaque neurone est formé :
• D’un corps cellulaire
• De prolongements
fins = axone et
dendrites
Prolongements
Dendrites
L'influx se dirige vers corps
cellulaire
Corps cellulaire
Noyau
Axone
Axone, l'influx s'éloigne du
corps cellulaire
dendrite
axone
Prolongements
peuvent être très
ramifiés
Dendrites
Axone
Axones longs souvent recouverts d’une gaine de
myéline.
Formée de cellules
gliales qui
s’enroulent autour
de l’axone.
Dendrites
Corps cellulaire
Axone recouvert de myéline
Espaces entre les cellules de Schwann
= nœuds de Ranvier
Myéline formée de:
• Cellules de Schwann (système nerveux périphérique)
• Oligodendrocytes (SNC)
Classification structurale
Neurone bipolaire
Neurone multipolaire
Neurone unipolaire
Classification fonctionnelle
Neurone sensitif
Neurone moteur
Neurone d ’association (ou interneurones)
Neurone sensitif
(neurone unipolaire)
Neurone moteur
(neurone multipolaire
La névroglie (cellules gliales)
• Soutien
Remplissent tous
les vides entre les
neurones (tout ce
qui est en noir sur
ce dessin).
• Soutien
• Régulation de la composition
du milieu cérébral
• Phagocytose des cellules
mortes et des corps
étrangers
• Gaine de myéline
(oligodendrocytes et cellules
de Schwann)
Contrairement aux neurones, ces
cellules peuvent se reproduire
activement.
3. Les nerfs
Axone
Les nerfs sont formés
d’axones de neurones moteur
et de neurones sensitifs
(certains ne contiennent que
des fibres sensitives).
Nerf rachidien ~ 600 000 fibres
nerveuses
Le corps cellulaire est dans (ou
tout près) du SNC.
Vaisseaux sanguins
Axone
Gaine de myéline
Endonèvre
Périnèvre
Épinèvre
Vaisseaux sanguins
On peut recoudre l'épinèvre d'un nerf sectionné
Neurone intact
Neurone sectionné
L'axone et une partie de la
gaine de myéline en aval de
la section dégénèrent
L'axone peut repousser en
empruntant le "tunnel" formé
par la gaine de myéline et
l'endonèvre (1 à 5 mm par jour)
Dans un nerf, ce ne sont pas toutes les fibres
qui parviennent à repousser correctement ou à
emprunter "le bon chemin".
• Nerfs sensitifs
Ex. nerf auditif, nerf olfactif, nerf optique
• Nerfs mixtes
La plupart des nerfs sont mixtes.
4. Substance grise et substance blanche
Substance blanche
Substance grise
Substance blanche :
• formée surtout d ’axones myélinisés
• permet la liaison nerveuse entre les
zones éloignées
Substance grise :
• formée surtout de
corps cellulaires
et de
prolongements
courts
Quand la myéline dégénère
Sclérose en plaque
Syndrome de Guillain-Barré
5. Création et propagation de
l’influx nerveux
Luigi Galvani
(1737 / 1798)
Un courant électrique appliqué à un nerf provoque la
contraction des muscles d'une grenouille morte. Une
électricité animale circule dans les nerfs.
L'électricité est-elle
l'explication de la vie?
Certains l'ont cru
au XIXe siècle.
1850 : l'Allemand H. von
Helmholtz (1821 - 1894) mesure
la vitesse de l'influx nerveux
dans un nerf.
Vitesse de quelques mètres par seconde seulement.
C'est donc beaucoup plus lent que l'électricité circulant
dans un fil métallique (~ vitesse de la lumière)
La cellule, une pile électrique
Andrew Fielding Huxley (1917)
Alan Hodgkin (1914 - 1998)
Axones géant de calmar
Expériences sur les neurones
géants de calmar à la fin des
années 30 et dans les années 40.
Ganglion
contenant les
corps cellulaires
Potentiel de repos
Potentiel de repos : -70 mV
Concentrations en ions de chaque côté de la membrane:
Extérieur de la membrane:
• Ions positifs = Na+ surtout (un peu de K+ aussi)
• Ions négatifs = Cl- surtout
Mais y a un léger surplus d ’ions +
Intérieur du neurone:
• Ions positifs = K+ surtout (un peu de Na+ aussi)
• Ions négatifs = Protéines et ions phosphates
Mais y a un léger surplus d ’ions -
Supposons que de part et d’autre d’une membrane on ait
autant d’ions positifs que négatifs:
Potentiel nul (autant de + que de -)
10 Cl- et 10 Na+
10 K+ et 10 ions -
Potentiel nul (autant de + que de -)
Que se passe-t-il si on ajoute des canaux permettant le passage
des K+, mais pas des autres ions?
==> diffusion du potassium
13 charges + et 10 - = +3
10 Cl10 Na+
3 K+
+3
-3
10 ions 7 K+
7 charges + et 10 - = -3
La diffusion ne se fera pas jusqu’à équilibre des
concentrations du K+
Le K+ cherche à
diffuser en suivant
son gradient de
concentration
Le K+ est attiré par
les charges - de
l'intérieur et
repoussé par les
charges + de
l'extérieur
Le gradient électrique qui se forme arrête la diffusion.
À l ’équilibre:
Les charges positives en surplus
s ’accumulent sur la membrane
+3
-3
N.B. un peu de Na+
parvient à pénétrer
Les charges négatives en surplus
s ’accumulent sur la membrane
La polarité de la membrane est donc due:
• Différence de concentration en ions entre l’intérieur
et l ’extérieur.
• Perméabilité sélective de la membrane (laisse
passer le potassium, mais à peu près pas les autres
ions).
La polarité se maintient même
si du Na+ parvient à pénétrer:
pompes à sodium / potassium.
Forces qui maintiennent le potentiel de repos
• Le potentiel de repos est maintenu par les propriétés de
perméabilité de la membrane plasmique et par des pompes
dans la membrane qui font entrer les ions K+ et sortir les ions
Na+.
Création et propagation de l’influx nerveux
• Les neurones communiquent entre eux au moyen
de 2 types de signaux électriques:
- Les potentiels d’action (PA) : courtes et longues distances,
- Les potentiels gradués (PG) : courtes distances seulement.
• Production de ces signaux repose sur 2
caractéristiques fondamentales de la membrane
plasmique des cellules excitables soit:
- Existence d’un potentiel de repos,
- Présence de canaux ioniques spécifiques.
Canaux ioniques
• Production de PA et de PG due à la présence de nombreux canaux
ioniques dans la membrane plasmique des neurones.
• Canaux s’ouvrent et se ferment en réponse à des stimuli particuliers.
• Bicouche lipidique des membranes plasmiques = bon isolant
→ passage par les canaux ioniques pour traverser la membrane.
• Types de canaux ioniques:
– Passifs (ouverts en permanence)
– Actifs (s’ouvrent par intermittence):
• Voltage-dépendant (sensibles au voltage)
• Ligand-dépendant (activés par un ligand)
• Mécanique-dépendant (activés par une stimulation
mécanique)
• Chaque type de canal est sélectif:
– Ex : un canal à potassium ne laisse passer que des ions potassium
Canal voltage-dépendant
Canal ligand-dépendant
Dépolarisation et hyperpolarisation
de la membrane plasmique
Potentiels gradués
• Modification locale et de courte durée du potentiel de
membrane; surtout dans les dendrites et le corps cellulaire
• Produit suite à une stimulation des canaux ioniques actifs
(ligand- et mécanique-dépendants);
• Varie en intensité selon la force du stimulus;
• Pour la communication à courtes distances;
• Réponse = dépolarisation (polarisation moins négative) ou
hyperpolarisation (polarisation plus négative).
Mécanisme d’un potentiel gradué
région dépolarisée
stimulus
membrane
plasmique
Potentiel d’action ou influx nerveux
•
Seules les cellules excitables (neurones et myocytes)
peuvent engendrer des PA (dans les neurones: PA=
influx nerveux; seulement dans les axones des
neurones);
•
Ne diminue pas avec la distance; pour communication
sur de courtes ou de longues distances;
• = succession rapide d’événements qui ↓ le potentiel de
membrane (le rend moins négatif) jusqu’à ce qu’il s’inverse,
puis qui le ramènent à sa valeur de repos;
• 2 types de canaux ioniques voltage-dépendants s’ouvrent
et se ferment pendant un PA :
– les canaux de Na+ ( entrée de Na+:dépolarisation),
– les canaux de K+ (sortie de K+: repolarisation)
Le potentiel d'action
Les neurones peuvent réagir à un stimulus (excitabilité).
Réaction = ouverture de canaux à sodium de la membrane
Baisse d ’ions + à l’extérieur
Hausse d ’ions + à l’intérieur
Entrée massive de Na+ ==> baisse de la polarité là où
les canaux à sodium se sont ouverts.
- 70mV 
- 60mV

- 50 mV
Au point stimulé, la polarité s'inverse.
 ...
Le point dépolarisé reprend rapidement sa polarité:
• Fermeture des canaux à
sodium.
• Ouverture de canaux à K+
qui étaient fermés
==>  perméabilité au K+
==>  sortie de K+
= potentiel d ’action
ENa
Fermeture des
canaux Na+
Pointe
Ouverture des
canaux K+
Potentiel
d ’action
0mV
Dépolarisation
Entrée de Na+
Ouverture
des canaux Na+
Seuil -55mV
Repos -70mV
EK
Repolarisation
sortie de K+
Fermeture des
canaux K+
Période réfractaire
Période réfractaire absolue
Dépolarisatio
n
Entrée de Na+
Période réfractaire relative
Potentiel d’action
Repolarisation
Sortie de K+
Hyperpolarisation
tardive
Seuil
d’excitation
Potentiel de repos
Temps
Propagation de l’influx nerveux
• Une fois déclenché, le PA se propage de lui-même tout le
long de l’axone à une vitesse constante sans perdre son
intensité (loi du tout ou rien);
• Le mouvement des ions positifs crée un courant local qui
dépolarise les régions inactives adjacentes de la zone
active et donne naissance à un PA dans une zone
initialement inactive;
• ≠ des potentiels gradués (↓ d’intensité avec la distance et
ne peuvent pas se régénérer ↔ peu de canaux ioniques
voltage-dépendants dans les endroits où ils sont générés =
dendrites et corps cellulaire);
• La période réfractaire assure la propagation à sens unique
du PA loin de l’endroit où il est né (= zone gâchette) vers
les terminaisons axonales.
Potentiels gradués
• Ont lieu dans les dendrites et le
corps cellulaire;
• Hyperpolarisation ou dépolarisation
(pas inversion des charges);
• Déclenchés par un stimulus
• Canaux ioniques ligand-ou
mécanique-dépendants;
• Variation du potentiel en fonction de
l’intensité du stimulus (amplitude
variable de 1mV à 50 mV);
• Durée de quelques ms à quelques
minutes;
• Diminue avec la distance;
• Communication sur de courtes
distances;
• Pas de période réfractaire;
• Capables de sommation
Potentiel d’action
• Ont lieu dans l’axone
• Dépolarisation uniquement (avec
inversion des charges);
• Loi du tout ou rien (ne varie pas
d’intensité, d’amplitude, 100 mV le
plus souvent);
• Déclenché par une dépolarisation
jusqu’au seuil par la propagation
d’un potentiel gradué;
• Canaux ioniques voltagedépendants;
• Durée courte: de 0,5 à 2 ms;
• Ne diminue pas avec la distance;
• Communication sur de longues
distances;
• Période réfractaire;
• Pas de sommation.
La stimulation de
l’extrémité de
l’axone entraîne la
dépolarisation de
la membrane à
cet endroit
Le point dépolarisé va rapidement se repolariser
Après la repolarisation, la membrane demeure
inerte un certain temps (les canaux à sodium ne
peuvent pas s ’ouvrir) = période réfractaire.
L'influx nerveux
Potentiel d’action en un point de la membrane
==> potentiel d’action au point voisin:
Les canaux à
sodium vont
s ’ouvrir ici
Influx nerveux
=
déplacement d ’un
potentiel d’action le
long de la membrane
du neurone
Même principe que la
vague dans un stade
Les anesthésiques
locaux bloquent les
canaux à sodium.
La tédrodoxine, une neurotoxine abondante dans les
viscères (intestins, foie, ovaires surtout) de certains
poissons agit aussi en bloquant les canaux à sodium.
Au Japon, certains restaurants servent du Fugu,
un poisson riche en tetrodoxine que seuls certains
cuisiniers certifiés peuvent apprêter (un seul
poisson contient assez de toxine pour tuer 30
personnes). Tout l'art du cuisinier consiste à servir
la chair du poisson sans la contaminer avec la
toxine.
Voir aussi: Fugu - the fatal fish
Vitesse de déplacement de l ’influx
~ 3 Km / heure (~ 1 m/s) à ~ 300 Km / heure (~ 100 m/s)
Vitesse dépend:
• Diamètre de la fibre nerveuse :  diamètre ==>  vitesse
• Présence de myéline ==>  vitesse
La conduction saltatoire
« Une fibre non myélinisée devrait avoir un calibre de
plusieurs centimètres pour conduire l'influx à la même
vitesse (100 m/s) qu'une fibre myélinisée de 20 micromètres
de diamètre. » Le cerveau à tous les niveaux
dépolarisation
dépolarisation
repolarisation
repolarisation
dépolarisation
Loi du tout ou rien
Pour qu’il y ait potentiel d’action, la dépolarisation au point
stimulé doit dépasser un certain seuil (~ - 50 mV).
• Si la dépolarisation ne dépasse pas le seuil : la
membrane reprend sa polarisation normale et il n ’y a
pas d’influx.
• Si la dépolarisation dépasse le seuil ==> la
dépolarisation se poursuit jusqu’à + 40 mV :
dépolarisation et repolarisation = potentiel d’action
==> influx nerveux
• Peu importe l’intensité du stimulus, la dépolarisation
ne dépassera pas + 40 mV
Loi du tout ou rien
Pour qu’il y ait potentiel d’action, la dépolarisation au point
stimulé doit dépasser un certain seuil (~ - 40 à ~ - 50 mV ).
Le stimulus 1 (S1) est plus petit que S2 qui est plus petit que S3. Seul
S3 provoque une dépolarisation qui atteint le seuil du neurone.
Perception de l’intensité du stimulus
Le SNC peut faire la différence entre un stimulus faible
et un stimulus fort même si le potentiel d’action est le
même dans les deux cas:
1. Un stimulus fort fait réagir plus de neurones qu’un
stimulus faible
2. La fréquence des potentiels produits est plus
grande si le stimulus est fort.
contact léger
pression ferme
eau chaude
eau brûlante
Seuil
d’excitation
infraliminaire
liminaire
Temps
6. La synapse
Synapse = point de « connexion » entre deux neurones
1 mm3 de substance grise du cortex
peut contenir 5 milliards de
synapses.
Le cerveau est formé
de circuits neuroniques
• Des neurones établissent des connections avec
d’autres neurones.
– C’est un phénomène plastique.
– L’apprentissage est fortement lié à l’établissement et
à la disparition de circuits.
Deux types de synapses
1) Synapse neuro-neuronale
Jonction entre deux neurones
2) Synapse neuro-effectrice
Jonction entre un neurone (moteur) et une
cellule effectrice:
- Cellule
musculaire
- Cellule sécrétrice d’une glande
Anatomie de la synapse
Neurone
présynaptique
Neurone postsynaptique
Neurone présynaptique
Neurone
postsynaptique
Dépolarisation de la membrane
du bouton synaptique
Libération par exocytose du
neurotransmetteur dans la fente synaptique
Le neurotransmetteur se fixe sur son
récepteur sur le neurone postsynaptique
La fixation du neurotransmetteur provoque
l’ouverture de canaux ioniques
Le canal à sodium
s’ouvre lorsque le
neurotransmetteur se
fixe sur le récepteur.
La liaison du récepteur avec le neurotransmetteur peut
avoir deux effets (selon le neurotransmetteur):
Ouverture de canaux à sodium
==>  polarité de la membrane
==> potentiel d ’action (si la dépolarisation > seuil)
==> influx
Ouverture de canaux à Cl- ou de canaux
supplémentaires à K+
==>  polarité de la membrane (-100 à la place de -70,
par exemple)
==> neurone plus difficile à dépolariser (seuil plus
difficile à atteindre)
Le glutamate est un
neurotransmetteur
Le GABA est un
neurotransmetteur
inhibiteur
Ouverture de canaux à Cl ==> entrée de Cl- dans le neurone
==>  polarité de la membrane (l’intérieur
devient plus négatif et l’extérieur plus
positif)
Ouverture de canaux à K+ supplémentaires
==>  perméabilité au K+
==>  diffusion du K+ vers l’extérieur
==>  polarité
Un neurone hyperpolarisé est plus difficile
à dépolariser jusqu’au seuil.
Tant qu’il est hyperpolarisé, il est moins
sensible.
Effet du neurotransmetteur dépend:
• Sorte de neurotransmetteur
• Sorte de récepteur
Neurotransmetteur excitateur
==> dépolarise la membrane  le neurone est
plus sensible ==> PPSE (potentiel postsynaptique excitateur)
Neurotransmetteur inhibiteur
==> hyperpolarise la membrane  le neurone
est moins sensible ==> PPSI (potentiel postsynaptique inhibiteur)
Chaque neurone reçoit des terminaisons excitatrices
et des terminaisons inhibitrices
Ex. neurone moteur
S’il y a plus de
PPSE que de
PPSI, le
neurone moteur
est dépolarisé
au-delà du seuil
et il y a influx.
S’il y a plus de PPSI que de PPSE le neurone moteur ne
se dépolarise pas jusqu’au seuil. Il n’y a pas d’influx.
Ex. modulation de la douleur
Si le neurone inhibiteur est actif, le neurone d’association
devient peu sensible (plus difficile à dépolariser)
Zone gâchette
Seuls les axones peuvent former
des potentiels d'action.
Les potentiels d'action prennent
toujours naissance en un point de
l'axone appelé zone gâchette.
La zone gâchette est généralement
située à la racine de l'axone, près
du corps cellulaire.
Si la polarité de la membrane du corps cellulaire
dépasse le seuil, alors la zone gâchette déclenche un
potentiel d'action qui se transmettra dans l'axone.
Sommation spatiale et
sommation temporelle
Purves et al., Life, Sinauer Associates, Inc. p. 788
7. Quelques neurotransmetteurs
• Acétylcholine
Neurotransmetteur de nombreux neurones dans le SNC.
Neurotransmetteur des jonctions neuromusculaires.
• Acide gamma aminobutyrique (GABA)
• Acétylcholine
• Adrénaline et noradrénaline
• Dopamine
• Sérotonine
• Endorphines et enképhalines
• Sérotonine
Une baisse de l'activité des neurones à sérotonine, et
donc de la transmission sérotoninergique centrale, serait
associée à certaines formes de dépression.
L'élimination du neurotransmetteur
1. Dégradation par enzymes de le fente synaptique.
2. Recaptage par des cellules gliales ou par le
bouton synaptique.
3. Diffusion hors de la fente synaptique
Tous les neurones baignent dans une
« soupe » de neurotransmetteurs dont la
composition varie sans cesse
=
milieu central fluctuant
Mode d'action des drogues
• Effet antagoniste
La drogue bloque le récepteur du
neurotranmetteur.
• Effet agoniste
La drogue a le même effet que le
neurotransmetteur.
• Inhibiteur de recaptage
La drogue empêche le
recaptage du
neurotransmetteur.
Blocage du récepteur = Effet antagoniste
Ex. Curare ou cobratoxine aux jonctions
neuromusculaires (antagonistes de l’acétylcholine).
Antipsychotiques (antagonistes de la dopamine).
Activation du récepteur = Effet agoniste
Ex. Opiacés se fixent sur les récepteurs des
endorphines et agissent de la même façon.
Inhibiteurs du processus d’élimination (recaptage)
• Cocaïne et amphétamines = inhibiteur du
recaptage de la dopamine
• ISRS (Prozac) = inhibiteur du recaptage de
la sérotonine
• Gaz de combat (organophosphorés) =
inhibiteur de l’acétylcholinestérase,
l’enzyme qui élimine l’acétylcholine dans
les jonctions neuromusculaires.
Dopamine
Inhibition du recaptage
Recaptage
Récepteurs de la dopamine
8. Intégration nerveuse
Arc réflexe simple (réflexe patellaire)
signal sensoriel→ neurone primaire sensitif (monosynaptique,
excitateur)→ corne antérieure de la moelle → synapse avec
motoneurone → corne ventrale
→ en simultané : contraction du muscle quadriceps + inhibition du
muscle antagoniste par un interneurone
Hiérarchie de la régulation motrice
• L’exécution d’un mouvement coordonné est
une tâche complexe à laquelle participent les
nerfs, les muscles et les os
• Dans le SNC, les neurones participant à la
régulation des muscles squelettiques sont
organisés de façon hiérarchique
Hiérarchie de la régulation motrice
• Le niveau supérieur
– Les aires qui ont un rôle dans la mémoire et les
émotions, l’aire motrice supplémentaire, le cortex
associatif. Toutes ces structures reçoivent et
comparent l’input de plusieurs autres structures.
– Il forme des plans complexes selon les intentions
du sujet et communique au niveau intermédiaire
par l’intermédiaire des neurones de commande
Hiérarchie de la régulation motrice
• Le niveau intermédiaire
– Le cortex sensorimoteur, le cervelet, des parties
du noyaux gris centraux, certains noyaux du tronc
cérébral
– Il transforme les plans complexes conçus au
niveau supérieur en certain nombre de
programme moteurs plus simples qui
déterminent le programme de l’activité nerveuse
nécessaire pour exécuter le mouvement
Hiérarchie de la régulation motrice
– Ces programmes sont décomposés en
sous-programmes.
– Les voies descendantes transmettent les
programmes et sous programmes,
souvent, depuis le cortex jusqu’au niveau
inférieur de la régulation
Hiérarchie de la régulation motrice
• Le niveau inférieur
– Les niveaux du tronc cérébral et de la moelle
épinière d’où est issu le motoneurone
– Il détermine la tension des muscles et l’angle des
articulations nécessaires à l’exécution des
programmes et sous-programmes
Mouvements
• Mouvements volontaires
– Mouvement exécuté de façon consciente en
sachant ce que nous faisons et pourquoi nous le
faisons. Notre action se porte sur l’action ou sur
son but
• Mouvements involontaires
– Mouvements automatique, inconscient et réflexe
Unité motrice
• = Ensemble formé par
un motoneurone alpha+
son axone +les fibres
musculaires qu’il innerve
• Le motoneurone alpha
est le dernier relais des
commandes motrices