LIBERTE DU 21.10.2014

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Transcript LIBERTE DU 21.10.2014

LES REPORTS SUCCESSIFS DE L'OPÉRATION SUSCITENT LA COLÈRE
Archives/Liberté
Relogement : émeutes
à Oued Ouchayeh
P.3
LA COMMUNE VEUT SE DOTER
D’UNE DÉCHETTERIE
Le maire
d’Akbou fait
appel à des
Sud-Coréens P.9
LIBERTE
LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER
LA PROTESTATION A EU LIEU
DEVANT LA COUR DE BOUIRA
Sit-in des
victimes de
la Sarl El-Waâd
Essadeq P.4
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6746 MARDI 21 OCTOBRE 2014 - ALGÉRIE 15 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290
Zehani/Liberté
IL ENTAME AUJOURD'HUI DES CONSULTATIONS BILATÉRALES
Consensus national :
le FFS veut convaincre
P.2
LE PREMIER MINISTRE ÉTAIT HIER À IN GUEZZAM
Sellal : "Il n'y a
pas de Daech
en Algérie"
P.7
ELLE RÉCLAME DE NOUVEAU UN PROCESSUS ÉLECTORAL “LIBRE ET TRANSPARENT”
APS
UN MOIS APRÈS LE KIDNAPPING D’HERVÉ GOURDEL
Réticences et inquiétudes règnent
CONSÉQUENCE DE LA RECRUDESCENCE DU TERRORISME
Renforcement des mesures de sécurité pour les étrangers P.6
PLATEFORME DE REVENDICATIONS DES ÉLÉMENTS DES UNITÉS
RÉPUBLICAINES DE SÉCURITÉ
La CNLTD alerte sur la situation Les policiers en invalidité
dans le pays P.2
laissés en marge P.4
Mardi 21 octobre 2014
2 L’actualité en question
LIBERTE
ELLE RÉCLAME DE NOUVEAU UN PROCESSUS ÉLECTORAL “LIBRE ET TRANSPARENT”
La CNLTD alerte
sur la situation dans le pays
Le redressement de la situation passe par l’organisation d’un processus électoral entier, libre, légal
et transparent, estime la CNLTD qui préconise que toutes les élections soient tenues
sous la surveillance d’une commission “indépendante et permanente”.
a Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique
(CNLTD) appelle au retour à la souveraineté populaire pour sauver le
pays des “graves dangers” qui le guettent. Dans un communiqué sanctionnant une réunion des membres de la CNLTD,
tenue hier au siège de Jil Jadid, il est expliqué que
ce retour à la souveraineté du peuple passe par l’organisation d’un processus électoral “entier, libre,
légal et transparent”. Toutes les élections, ajoute
la CNLTD, doivent être tenues sous la surveillance d’une commission “indépendante et
L
permanente”. Lors de leur réunion, les personnalités et les représentants des partis membres de la
Coordination, à savoir Soufiane Djilali (Jil Jadid),
Mohcine Belabbas (RCD), Abderrezak Makri
(MSP), Mohamed Dhouibi (Ennahda), Amar
Khebab (Islah) et l’ancien chef de gouvernement,
Ahmed Benbitour, ont alerté sur la situation “dangereuse” que traverse le pays, estimant que les récents et actuels événements (la manifestation de
la police, la crise de Ghardaïa, la dégradation de
la situation sécuritaire aux frontières Sud, entre
autres) la rendent, désormais, et plus que jamais,
“visible pour le tout le monde”. Pour la coordina-
tion, la dégradation de la situation traduit l’“échec”
de la politique et de la gouvernance menées par
le pouvoir en place. Un “échec”, rappelle-t-on dans
le communiqué, contre lequel la Coordination
avait alerté à plusieurs reprises, notamment à l’occasion de la Conférence nationale de transition
démocratique, tenue le 10 juin dernier à Zéralda
(Alger). Parmi les événements “porteurs de danger”, la Coordination cite, notamment, la protestation de la police et son rassemblement au niveau
du Palais du gouvernement et de la présidence de
la République, l’alerte de la Garde républicaine,
ou encore le déploiement de l’Armée dans la ré-
gion du M’zab. Aux yeux des membres de la Coordination, la situation actuelle caractérisée par
la désobéissance et l’anarchie met à nu le malaise qui a gagné le pouvoir. La Coordination ne
manque pas d’alerter contre la situation difficile
que traverse la région des Touareg dans une
conjoncture marquée par de grandes turbulences affectant la bande frontalière du sud du
pays. La baisse des prix du pétrole, dont l’économie du pays dépend, ne préoccupe pas moins la
Coordination, qui prévient sur les conséquences
néfastes que cette donne peut engendrer.
FARID ABDELADIM
IL ENTAME AUJOURD’HUI DES CONSULTATIONS BILATÉRALES
Consensus national : le FFS veut convaincre
e Front des forces socialistes
(FFS) entamera, dès aujourd’hui,
ses consultations bilatérales avec
les partis politiques, en vue de la
conférence nationale du consensus
qu’il s’est fixé comme objectif depuis
son 5e congrès. Pour ce faire, le parti
veut convaincre ses partenaires sur la
nécessité de construire le consensus,
car, alerte-t-il, “des dangers guettent le
pays”. Ces dangers sont d’ordre sécuritaire, économique, politique et social.
Hier, lors d’un point de presse au siège de la formation à Alger, MohandAmokrane Cherifi, Ali Laskri et les
autres membres du directoire du parti ont exposé les grandes lignes et les
objectifs de la conférence.
M. Cherifi a estimé que cette démarche “n’est pas partisane” et que le
FFS “n’est qu’un facilitateur”. “Le FFS
se présentera avec son projet comme
tous les autres partenaires”, a encore
précisé M. Cherifi, ajoutant que l’objectif est “de reconstruire le consensus”
pour “affronter les défis et les dangers”
qui menacent “l’intégrité territoriale, les
richesses et même l’indépendance” du
pays. La démarche du FFS, se défen-
Zehani/Liberté
L
dent les responsables du parti, “n’est
autre qu’un cadre de débat” qui “ne se
substitue à aucune autre initiative”.
Sur ce point, le FFS exprime son envie
de ne pas se positionner en porte-àfaux avec la CNLTD, qui appelle à une
période de transition, ni même au
ticiper. Le point de presse du
FFS, tenu à la veille de l’entame des consultations, se veut
aussi une manière de rassurer
“sur la transparence” imprimée à la démarche par le parti. “Nous rendrons compte des
résultats des consultations régulièrement”, ont-ils assuré,
avant d’indiquer que le FFS
“veille à ne fixer ni la date de
la conférence ni le programme”.
“Ils seront définis après consultations des partenaires”, a précisé, par ailleurs, M. Cherifi.
Même si le FFS veut
convaincre l’opposition et le
pouvoir de la nécessité de
construire le consensus en se
mettant autour d’une même
table, il n’en demeure pas
Point de presse du FFS, hier, au siège du parti à Alger.
moins qu’il ne veut surtout
projet présidentiel. Cela dit, le FFS veut pas engager une conférence où les
agir avec “neutralité” en tentant de ré- divergences prendront le dessus.
unir pouvoir et opposition “dans un Ainsi, il propose deux phases pour la
dialogue qui ne sera pas comme les tenue de la conférence. Il s’agit, selon
autres”.
D’ailleurs, le FFS lance à appel “aux citoyennes et aux citoyens” afin d’y par-
Dialogue intermalien : la reprise
reportée à aujourd’hui
La colère des résistants
monte d’un cran
P
MOHAMED MOULOUDJ
LA DÉCISION A ÉTÉ MOTIVÉE PAR DES “RAISONS TECHNIQUES”
RASSEMBLEMENT DES PATRIOTES À BOUFARIK
lus de 400 Patriotes se sont rassemblés, hier, à Boufarik, devant la Maison de jeunes au quartier populaire Dallas pour mener une action de protestation,
afin de revendiquer leurs droits qu’ils estiment négligés par
les pouvoirs publics. Les Patriotes ont choisi de se regrouper au quartier Dallas qui reste un grand symbole pour les
Patriotes, car c’est le lieu où Mohamed Sellami, le père des
Patriotes, est tombé au champ d’honneur après un accrochage avec les terroristes.
Mais l’arrivée des Patriotes en petit groupe dès le matin n’est
pas passée inaperçue. Les services de sécurité ont vite investi les lieux pour empêcher surtout l’organisation d’une
marche des Patriotes vers Alger, la capitale. Les délégués
et coordinateurs de cette organisation ont tenté d’encadrer
les Patriotes qui sont venus de plusieurs wilayas du pays,
comme Djelfa, Chlef, Aïn Defla, Tissemsilt, Tiaret, Bouira, Boumerdès, Tipasa, Médéa, Blida et Alger.
À 11h du matin, leur nombre est devenu important, voire inquiétant, pour les services de sécurité que sont venus
renforcer les éléments de la gendarmerie. Mais les négociations entre les services de sécurité et les représentants des
Patriotes ont fini par apaiser la tension des Patriotes qui ont
délégué un groupe pour rencontrer le wali de Blida, Mohamed Ouchen, qui devra transmettre leurs doléances au
Mohand-Amokrane Cherifi, d’entamer
la première étape avec des prises de parole et la présentation des projets. En
second lieu, le FFS conditionne la tenue de la suite de la conférence aux résultats de la première étape. Dans le
sens où le parti craint que les divergences prennent le pas sur les convergences. Le FFS ne pense pas mettre un
terme à son initiative, mais propose
d’engager des actions communes, en
vue, précise le parti, “d’aplanir les divergences”. Ali Laskri a indiqué, de son
côté, qu’aujourd’hui, le FFS se rendra
chez le RND durant la matinée, ensuite chez le FLN dans l’après-midi.
Demain mercredi, la délégation du FFS
rencontrera Ali Benflis, le matin, et les
représentants du MSP, l’après-midi.
Jeudi, le FFS sera chez Mouloud Hamrouche. Ali Laskri a précisé que les rencontres auront lieu chez leurs partenaires. Sur un autre volet, il a souligné
que les partis de la CNLTD seront tous
consultés.
Premier ministère. Les Patriotes exigent l’application de l’article 77 publié en 2011 au Journal officiel et qui concerne
le règlement du statut des résistants ayant contré le terrorisme durant les années de braise qu’a connues l’Algérie.
Selon le Patriote Ali Bouguetaïa, ce rassemblement n’est pas
une occasion pour l’organisation des Patriotes de saisir l’opportunité de la colère des policiers, mais “c’est juste un message aux pouvoirs publics pour qu’ils se souviennent de nos
revendications qui tardent à s’appliquer pour les 48 000 Patriotes qui ont défendu la nation pendant 15 années contre
le terrorisme et qui se retrouvent en fin de compte au chômage et d’autres qui sont devenus invalides après avoir perdu un membre et qui touchent une pension de 4 000 DA”.
Selon lui, plus de 4 000 Patriotes ont péri dans des combats
menés contre les terroristes.
Il estime également qu’il est incorrect d’oublier les enfants
et les femmes des Patriotes qui ont laissé leur vie pour que
l’Algérie soit toujours debout. Les représentants des Patriotes
comptent actionner un mouvement de protestation plus dur
si leurs revendications, publiées et approuvées par le président de la République, ne sont pas satisfaites.
K. FAWZI
n La reprise du dialogue intermalien inclusif a été reportée à aujourd’hui
pour des “raisons techniques”, a déclaré, hier, à Alger, l’ambassadeur
d’Algérie au Mali, Noureddine Ayadi, ajoutant qu’une réunion de l’équipe
de médiation a été tenue avant de décider de ce report. “La reprise du
dialogue intermalien a été reportée pour des raisons techniques. Certains
membres de délégations devant être ici à Alger ne sont pas encore arrivés”,
a indiqué M. Ayadi dans une déclaration à la presse, exprimant son
souhait de voir “toutes les parties concernées présentes à la cérémonie (de
l’ouverture du 3e round du dialogue)”. Le diplomate algérien a, par
ailleurs, annoncé qu’une réunion regroupant les chefs de délégations et
l’équipe de médiation a été consacrée à l’examen d’“un certain nombre de
sujets liés à ce dialogue”. “La médiation a travaillé durant toute l’aprèsmidi (lundi) pour mettre au point l’ensemble du calendrier du processus et
examiner un certain nombre de points liés à ce dialogue intermalien”, a
conclu M. Ayadi, avant de préciser qu’“il ne faut pas chercher, là où elles
ne se trouvent pas, d’autres explications à ce report”. La reprise du
dialogue entre les parties maliennes en présence de l’équipe de
médiation était initialement prévue ce lundi avec le début du 3e round
(Alger III) des pourparlers entre le gouvernement malien et les
représentants des groupes politico-militaires du Nord ayant adhéré au
processus de négociations sous la houlette de l’Algérie, chef de file de la
médiation. Prennent également part au dialogue, “étape de négociation
des questions de fond”, la Cédéao, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE, le Burkina Faso,
la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, en tant que parties de la
médiation. “Une feuille de route” et une “déclaration de cessation des
hostilités” avaient été signées en juillet dernier au terme de la phase
initiale des pourparlers, en vue de préparer les conditions nécessaires
pour l’émergence d’une solution globale et négociée du problème des
régions nord du Mali.
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
L’actualité en question
3
LES REPORTS SUCCESSIFS DE L’OPÉRATION SUSCITENT LA COLÈRE
Relogement : émeutes
à Oued Ouchayeh
La raison de la colère est connue de tous : le relogement qui tarde à se concrétiser. Les habitants,
las d’attendre des promesses qui ne sont jamais tenues et constatant que leurs quartiers sont tout le temps
exclus au profit d’autres, avaient prévenu, à maintes reprises, qu’ils n’allaient pas se taire.
A
La situation dure
depuis les années 1980…
Mais, chaque semaine, l’ordre des
priorités change et les
habitants de ces deux
quartiers craignent légitimement de faire les
frais, encore une fois,
de l’oubli des responsables de la wilaya.
C’est que la situation
dure depuis le milieu
des années 1980. Ce
n’est pas un bidonville érigé à la fin de la décennie noire, ou même
après, qui dérange et
qu’on décide de démolir, ce sont des habitations qui datent de
l’époque coloniale et
dont les habitants ont
fait preuve de beaucoup de patience.
Rien que pour la cité
des Palmiers, le gouvernement avait décidé, dès le milieu des
années 1970, de démolir la cité, qui avait
été bâtie à l’époque coloniale pour servir de
celibatorium aux militaires. Mais, c’est à
partir de 1984 que la
première opération de recasement a eu
lieu, en raison, justement, des travaux du tunnel d’Oued Ouchayeh qui
avaient provoqué des affaissements de
terrains et menaçaient les immeubles
qui le surplombent.
D’autres opérations ont eu lieu, à
chaque fois, sous forme de petits quotas touchant un immeuble ou deux.
Aujourd’hui, il ne reste, en principe,
que deux immeubles qui n’ont pas bénéficié de recasement (H et F). Mais au
regard du nombre de familles inscrites
sur la liste des concernés par le recasement, l’on constate que le chiffre de
446 familles est gonflé, car les deux immeubles n’en comptent pas plus de
160. C’est que la cité des Palmiers
concentre, à elle seule, toutes les incohérences et toutes les incompétences des collectivités locales chargées
du dossier du recasement.
Lorsque l’opération de recasement a
touché une partie du quartier, au milieu des années 1980, la police de l’urbanisme, qui était fonctionnelle à
l’époque, avait muré les immeubles vidés par leurs anciens locataires. Mais
voilà que quelques années après, un ingénieux wali décide de raser les centres
de transit de triste mémoire. Et que
fait-il ? Il dépose une partie de ces transitaires dans les immeubles désaffectés de la cité des Palmiers. Il prendra
même le CEM de la cité pour le transformer en un gigantesque dortoir.
Cette décision aberrante n’allait pas
sans avoir des conséquences sur le reste des immeubles désaffectés.
En effet, tous seront squattés par les habitants de la cité et des quartiers environnants. Certains les ont revendus
en première et même en seconde
main. Aujourd’hui, tout ce beau monde veut être recasé et certains disent
qu’ils veulent être recasés en même
temps que les habitants légaux qui attendent depuis leur naissance de quitter ces lieux maudits. Et la wilaya
dans tout ça ? Elle n’a jamais tranché
et laisse une cité, promise à la démolition depuis fort longtemps, se débattre dans une inextricable situa-
Archives/Liberté
tmosphère de révolte
hier aux abords du tunnel d’Oued Ouchayeh.
Et pour cause, les habitants de la cité des
Palmiers, mais aussi
ceux du quartier populeux de Boumaâza ont bloqué les accès de cet important axe routier, provoquant des
embouteillages monstres. L’odeur des
pneus brûlés ajoutée à la chaleur qui
sévit dans la capitale rendaient les
lieux irrespirables pour des milliers
d’automobilistes surpris et se retrouvant bloqués.
Il aura fallu l’intervention salutaire des
policiers qui ont réussi à convaincre les
membres des comités de quartier de lever le blocus du tunnel. En contrepartie, les policiers ont pris sur eux de
conduire les représentants des comités de quartier au siège de la wilaya
d’Alger, afin de discuter avec les responsables de l’opération recasement.
Les policiers ont joué les pompiers
pour pallier les comportements inconscients des responsables locaux
qui, non seulement, sont incapables
d’apporter des réponses, mais, pis encore, jettent de l’huile sur le feu, en narguant les délégués et en leur lançant :
“Si vous voulez fermer le tunnel, faitesle.” La raison de la colère est connue
de tous : le relogement qui tarde à se
concrétiser. Les habitants, las d’attendre des promesses qui ne sont jamais tenues et constatant que leurs
quartiers sont tout le temps exclus au
profit d’autres, avaient prévenu, à
maintes reprises, qu’ils n’allaient pas
se taire et qu’ils allaient fermer le
tunnel. Mais les autorités locales et surtout la wilaya d’Alger ont choisi de ne
pas prendre au sérieux ces menaces et
ont continué, comme ils l’ont toujours
fait, à reporter sine die le recasement
de ces familles, préférant celles des bidonvilles et des autres quartiers qui
font du bruit.
À l’origine de la colère des habitants
une rencontre, une énième, entre les
membres des comités des quartiers
concernés et les responsables de la daïra d’El-Harrach. Alors que ces familles devaient être recasées, au plus
tard, dans les 15 jours qui suivent l’Aïd
el-Adha, et comme les opérations de
recasement se font tous les mardis, les
gens sont allés s’enquérir auprès des
responsables locaux des dates exactes
de leur relogement. Surprise : les responsables de la daïra leur ont signifié
qu’ils n’avaient rien de nouveau à
leur annoncer et que s’ils voulaient fermer le tunnel, qu’ils le fassent. Autrement dit, leur recasement n’était toujours pas à l’ordre du jour et que la daïra s’en lavait les mains. C’est ce qui a
mis le feu aux poudres et qui risque
d’attiser la colère des habitants, qui ont
mis leurs affaires dans des cartons,
comme ils le font depuis des années,
à chaque fois qu’on leur annonce un
recasement. Depuis le début de cette
grande opération de recasement, les
quartiers des Palmiers et de Boumaâza étaient concernés, recensés et programmés, comme l’attestent les nombreuses déclarations des responsables
de la wilaya d’Alger et dont la presse
s’était fait l’écho.
Les habitants de Oued Ouchayeh sont excédés par les promesses non tenues.
tion, au point que les parkings, les couloirs et même les jardins ont été squattés par des habitants qui n’en peuvent
plus de l’exiguïté.
Les Palmiers, Oued Ouchayeh,
La Glacière, ces quartiers
abandonnés
Le cas de la cité des Palmiers n’est pas
isolé. La cité Boumaâza souffre également de cet oubli volontaire, et qui
dure dans le temps, de la part des responsables de la wilaya. Et ces cités ne
sont pas les seules dans ce triangle
constitué autour de la cité Bachedjarrah. Les Palmiers, Oued Ouchayeh, La
Glacière sont ces quartiers que tous les
responsables locaux n’ont jamais voulu voir ou dont ils ne veulent pas entendre parler, ce sont ces poches qui
font honte à une capitale qui débourse des milliards pour refaire les trot-
L’ÉDITO
toirs et poser de la pierre taillée et des
palmiers sur ses autoroutes.
Des habitants des bidonvilles du domaine Ben Boulaïd, ceux du lieudit
“Djardina”, entre autres, attendent, eux
aussi, qu’on se souvienne d’eux. Fautil que l’administration pousse ces gens
à bout, que ces derniers sortent dans
la rue, pour qu’enfin, elle songe à leur
apporter les réponses ?
AZZEDDINE BENSOUIAH
PAR SALIM TAMANI
Cités sans âme !
“
Dans leur politique
de l’habitat, les
gouvernements
qui se sont succédé ont
toujours parlé du logement
mais jamais de la cité qui
est censée véhiculer une
culture et une certaine
manière de vivre.”
D
epuis le temps que l’on parle du relogement, il ne devrait plus exister de familles ou d’individus sans toit en Algérie. Pourtant, ce n’est
pas le cas. Des dizaines de programmes de construction, des formules
privées, des ventes sur plan, des quotas pour le social, l’AADL, l’ex-EPLF, l’Enpi, le LSP, le LPP et tant d’autres instruments qui auraient dû, ou pu, c’est selon, régler définitivement le problème du logement dans le pays. Pas du tout !
Au moment où le gouvernement annonce des livraisons et de nouvelles opérations de relogement dans le cadre du social, la liste des demandeurs s’allonge, les bidonvilles se multiplient et au bout, des émeutes pour dénoncer
tel ou tel maire ou pire, choisir même le site du logement qui, il faut bien le
souligner, est offert gratuitement.
Le paradoxe n’est pas dans le fait que l’État essaye de remplir ses obligations
constitutionnelles en garantissant un minimum de conditions pour une vie
décente pour le citoyen. Le problème est ailleurs. Il est d’abord dans l’instrumentalisation du logement à des fins politiques poussant l’administration à privilégier les habitants des bidonvilles sur d’autres cas pourtant prioritaires. Pire, les bidonvilles sont devenus un enjeu politique et les autorités
hésitent à aller vers leur destruction totale, préférant les gérer et maintenir
volontairement la pression sur le logement. Ensuite, il y a la mauvaise gestion qui a fait perdre à l’État des milliards de dollars puisés des puits de pétrole de Hassi-Messaoud. Combien de sites ont pu être livrés dans les délais ?
Très peu, sinon aucun. Combien de sites construits sans qu’il y ait les conditions d’une vie normale comme une école, un dispensaire, ou des commerces ?
Très peu. On est ainsi loin des cités intégrées dont on parle officiellement
dans les communiqués officiels mais que l’on ne voit jamais sur le terrain.
Dans leur politique de l’habitat, les gouvernements qui se sont succédé ont
toujours parlé du logement mais jamais de la cité qui est censée véhiculer
une culture et une certaine manière de vivre. Tout le mal vient de là. Construire des villes n’est pas synonyme de cités-dortoirs. Que l’on ne s’étonne pas
aujourd’hui de voir des quartiers entiers dans la banlieue d’Alger, de
Constantine ou d’Oran vivre le calvaire avec la violence et la guerre des gangs.
Mais cela est une autre histoire. n
Mardi 21 octobre 2014
4 L’actualité en question
LIBERTE
ILS RÉCLAMENT LES MÊMES AVANTAGES QUE LEURS COLLÈGUES EN ACTIVITÉ
Constantine : les policiers
à la retraite observent un sit-in
Le mouvement de grogne s’étend dans la police. En effet, cette fois-ci, ce sont des policiers
à la retraite qui ont observé, hier, un sit-in devant le commissariat central, à Constantine.
C
Le chef de la sûreté, Moustafa Benaini,
qui s’est déplacé sur les lieux pour
prendre langue avec les policiers, a promis de transmettre leurs doléances à la
tutelle. “Je vais transmettre, aujourd’hui
même, les revendications des policiers à
la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN)”, a-t-il affirmé. Toutefois, si le chef de la police a réussi —
en tout cas hier — à calmer ses anciens
collègues, il n’en reste pas moins que
ces derniers comptent s’organiser à plus
grande échelle, et ce, en coordination
avec leurs collègues des autres wilayas, si la tutelle ne tient pas compte
de leurs revendications dans les plus
brefs délais, nous a affirmé encore
M. Bouchemal. Ce dernier a, par
ailleurs, tenu à préciser que ce sit-in n’a
aucun lien avec le mouvement de protestation observé la semaine dernière
par les policiers à Ghardaïa, Alger,
Constantine, Khenchela et Oran. Notons enfin que c’est le deuxième mouvement observé par les policiers à la retraite, depuis le mois de septembre dernier.
Zehani/Liberté
es derniers, qui étaient
environ 500, se sont
d’abord rassemblés devant le cabinet du wali
avant de se rendre au
siège de la sûreté de wilaya, situé au Koudiat, au centre-ville.
Les protestataires ont formulé plusieurs revendications qu’ils ont soumises au chef de la sûreté de la wilaya.
Ces dernières leur permettraient, selon
leurs déclarations, de bénéficier des
mêmes avantages que leurs collègues
toujours en activité. “Nous avons exposé
une plateforme de revendications que
nous avons remise au chef de la sûreté
de wilaya”, nous a déclaré M. Bouchemal, représentant des policiers à la
retraite. Parmi ces revendications, l’on
citera, entre autres, le désistement
pour les logements de fonction, la
création d’une caisse au profit des policiers à bas revenus, une prime de la retraite sans limite d’âge, la priorité aux
enfants des policiers pour l’emploi, la
révision de la prime du handicap, ainsi qu’une prime d’indemnité pour la décennie noire, selon nos interlocuteurs.
Ce sont environ 500 policiers à la retraite qui ont manifesté, hier, à Constantine.
SOUHEILA BETINA
PLATEFORME DE REVENDICATIONS DES ÉLÉMENTS DES UNITÉS RÉPUBLICAINES DE SÉCURITÉ
Les policiers en invalidité laissés en marge
a situation des policiers à la retraite ou en
invalidité n’a pas été prise en compte dans
les revendications socioprofessionnelles,
présentées par leurs collègues actifs de la brigade d’intervention, lesquels ont recouru à une imposante démonstration de force pour les satisfaire.
Ils sont des milliers d’agents de la Sûreté nationale à avoir quitté prématurément le service actif du corps pour cause d’accidents de travail (attentat terroriste, maladie chronique ou agressions
par armes dans le cadre professionnel…) qui les
ont rendus inaptes à assurer leurs fonctions. Leur
seul revenu est une pension d'invalidité, versée
par la Caisse nationale des assurés sociaux, calculée sur la base du dernier salaire de poste ou
celui le plus favorable durant les trois années
L
ayant précédé l'accident. Dans la majorité des cas,
ces policiers en invalidité perçoivent des mensualités à peine supérieures au SNMG, fixé à
18 000 DA. Des sommes dérisoires eu égard au
coût de la vie de plus en plus élevé. À l’érosion
de leur pouvoir d’achat se greffe un sentiment de
déni de reconnaissance pour devoir accompli et
services rendus à la nation, puisque ces exagents de la Sûreté nationale n’ont pas été touchés, non plus, par les augmentations dont ont
bénéficié leurs collègues actifs en 2012. Aucune
disposition particulière n’a été formulée, à leur
avantage, dans le nouveau statut de la Sûreté nationale.
Et voilà que les recrues de la Police nationale viennent de bénéficier d’une revalorisation de leurs
salaires et d’une amélioration de leurs conditions
de travail, sans que les agents inactifs puissent en
profiter aussi par effet boule de neige. Cette foisci, ce sont leurs propres collègues qui ont omis
de les intégrer dans la plateforme de revendications, alors qu’ils ont pensé aux policiers révoqués du corps.
Il serait pourtant juste que les autorités compétentes se penchent sérieusement sur les cas des
policiers en invalidité, qui ont, jusqu’alors, la sagesse de ne pas sortir dans la rue pour rappeler
leur droit d’avoir des revenus à la hauteur des sacrifices rendus à la nation.
D’autant que la plupart ont rejoint les rangs de
la police à la fleur de l’âge durant les années paroxystiques du terrorisme. Ils constituaient, à
l’époque, une cible de choix pour les groupes islamiques armés. Parmi les solutions envisa-
geables, élaborer une loi spécifique à cette catégorie, comme ce fut le cas pour les militaires. La
loi portant revalorisation des retraites des militaires, qui a été promulguée il y a quelques mois,
contient des dispositions en faveur des appelés
et rappelés du Service national blessés dans le
cadre d’opérations de maintien de l’ordre, de lutte antiterroriste, ou déclarés inaptes pour infirmités ou maladies imputables au service ou aggravées par le fait du service. Il suffit de revoir à
la hausse les pensions des policiers en invalidité et/ou à la retraite et de les faire profiter, autant
que possible, des avancements prévus dans le plan
de carrière et de grade, qu’ils auraient obtenus
s’ils étaient toujours en fonction. Ce n’est que justice.
SOUHILA H.
LA PROTESTATION A EU LIEU DEVANT LA COUR DE BOUIRA
Sit-in des victimes de la Sarl El-Waâd Essadeq
rès de 200 personnes venues de
plusieurs wilayas du pays ont observé un sit-in, hier matin, devant la cour de Bouira, afin d’attirer
l’attention des autorités judiciaires
sur “l’escroquerie à grande échelle”
dont ils se disent victimes.
Une délégation composée de 5 personnes a été reçue par le nouveau procureur général de la cour, qui s’est longuement entretenu avec les protestataires.
À la sortie de cette entrevue,
M. Hamani, originaire d’Alger, s’est
P
adressé à la foule en l’exhortant à
garder son calme. “Le procureur nous
demande en premier lieu d’aller déposer une plainte auprès du tribunal de
Sour El-Ghozlane, seule instance territorialement compétente. Des plaintes
individuelles qui seront enregistrées et
enrôlées avant de constituer un collectif d’avocats chargé de notre défense.”
Afin de rassurer davantage les victimes,
le procureur leur aurait affirmé que ces
plaintes permettront à la justice de saisir les biens de la Sarl El-Waâd Essadeq pour les revendre, afin d’indem-
niser les personnes arnaquées. “Nous
devons nous rendre à Sour El-Ghozlane pour déposer une plainte dans les
plus brefs délais. Le procureur nous a
signalé que trois mandats d’arrêt sont
lancés contre Moulay Salah, gérant de
la Sarl El-Waâd Essadeq. Dès son arrestation, il sera présenté devant le juge
pour répondre du non-paiement de ses
créances”, lancera M. Hamani. Ce
dernier sera, plusieurs fois, interrompu par les protestataires qui soupçonnaient l’abandon de cette affaire
par la justice : “Des charges sont tou-
jours retenues contre Moulay Salah et
la procédure est en cours au niveau de
la justice”, répondra l’orateur à certaines personnes présentes qui affirmaient que Moulay Salah avait été vu,
jeudi dernier, à la cour de Bouira.
“Faux”, rétorqueront d’autres protestataires assurant que Moulay Salah est
activement recherché par les services
de sécurité.
Tout au long de ce sit-in, les protestataires exprimeront leur ras-le-bol
quant à la lenteur des procédures judiciaires dans une affaire qui date de
plusieurs mois. Pour rappel, elles seraient plusieurs centaines de personnes à avoir cédé leurs véhicules,
leurs appartements ou leurs terrains à
cette Sarl, et depuis plus de trois mois,
de promesses en promesses et las d’attendre leur dû, ces derniers ont opté
pour des actions de rue.
Actions qui ont été déconseillées par
le procureur général qui a orienté les
protestataires vers des actions juridiques en règle, plutôt que de perturber la voie publique.
HAFIDH BESSAOUDI
LIBERTE
5
Mardi 21 octobre 2014
LE RADAR
DE LIBERTÉ
PAGE ANIMÉE PAR M.-C. LACHICHI
[email protected]
IL RÉCIDIVE AVEC
“LA POLITIQUE
DES BANDITS”
Un nouveau
clip au
vitriol de
Lotfi Double
Kanon
n En moins de 24 heures, le
nouveau clip du rappeur Lotfi
Double Kanon intitulé La politique des bandits a dépassé les
35 000 visionnages. Dans cette
dernière chanson, l’enfant terrible d’Annaba passe en revue
l’actualité algérienne à travers
ses nombreuses crises, des
évènements de Ghardaïa à la
récente protesta des policiers.
L’OUVRAGE DE RENÉ FAGNONI REVISITÉ
“Chronique des Aurès” au Centre culturel
algérien de Paris
n Une rencontre-débat
aura lieu jeudi au Centre
culturel algérien autour
de l’ouvrage de René Fagnoni Chronique des Aurès dans lequel l’auteur
livre des documents iconographiques datant de
1959, lorsqu'il était appelé en Algérie. “Des
scènes qui montrent des
femmes, des hommes et
des enfants posant devant l'objectif, vêtus de
misère et de pauvreté et
un environnement naturel qui éclate de beauté et
de jeunesse”, dixit l’auteur.
ORDRE LEUR A ÉTÉ DONNÉ DE PARAÎTRE MOINS SÉVÈRES
Le Zimbabwe demande à ses policiers
de sourire davantage
n Au pays de Mugabe, on veut relancer le
tourisme. Et pour cela, “un sourire peut changer bien des choses”, vient d’affirmer le ministre adjoint de l'Intérieur Ziyambi Ziyambi, qui demande aux policiers du
Zimbabwe de paraître moins sévères. Certains Zimbabwéens sont sceptiques quant à
cette politique du sourire, invoquant des
craintes à propos de la corruption des autorités. “La seule chose qui peut faire sourire un policier est l'argent”, estime Willard
Shupai, un habitant de la capitale, Harare.
ELLE VIENT D'ADRESSER UNE LETTRE
AU CHEF DU GOUVERNEMENT TUNISIEN Brigitte Bardot dénonce l'abattage
des chiens errants en... Tunisie
n Après s'être élevée contre “l’immonde sacrifice rituel musulman”
de l'Aïd el-Kebir, l'ancien sex-symbol,
aujourd'hui octogénaire, vient
d'adresser, par le biais de sa fondation, une lettre à Mehdi Jomâa, le chef
du gouvernement tunisien, lui demandant de cesser, illico presto,
l’abattage des chiens errants et de privilégier la vaccination.
L’ex-actrice de cinéma a même tenu
à préciser qu’elle exigeait une réponse
à sa lettre. Un caprice de star, sans
doute !
PLACÉS
SOUS CONTRÔLE
JUDICIAIRE APRÈS
LA MARCHE
DU 20 AVRIL
14
manifestants
devant
le tribunal
de Tizi Ouzou
le 27 octobre
n Arrêtés le 21 avril lors de
la marche organisée pour
dénoncer la sauvage
répression dont ont fait
l’objet les participants à la
célébration du Printemps
berbère, 14 manifestants
seront traduits devant le
tribunal de Tizi Ouzou le
27 octobre, a-t-on appris
de source sûre.
Ces 14 manifestants, qui
ont été placés sous contrôle
judiciaire durant plusieurs
mois, devront répondre des
chefs d'accusation
“d'attroupement et de
destruction de biens
publics”. Parmi ces
manifestants figure le jeune
Mezdad Meziane qui a été
arrêté en train de filmer
des scènes de répression.
La convocation des
14 manifestants intervient
moins de deux semaines
après l'annonce par l'APW
de Tizi Ouzou de la
constitution d'une
commission d'enquête
concernant la répression
sauvage de la marche du
20 avril dernier.
DES ATELIERS
PRATIQUES SERONT
ÉGALEMENT
ORGANISÉS
Formation
continue
en allergologie
et immunologie
à M’sila
n La Société algérienne
d'allergologie
et d'immunologie clinique
organise le VIIe Congrès de
formation médicale continue
avec la participation de près
de 20 conférenciers des CHU
de Béni-Messous,
de Bab El-Oued, de Rouiba,
de Mustapha-Pacha, de la
clinique des Orangers dans
des domaines de pathologies
prévalentes suivantes
(HTA, grossesse à haut
risque, asthme, rhinite
allergique, allergies oculaires,
BPCO, cancer du poumon,
cancer du côlon, pancréatite,
urgences...). Des ateliers
pratiques seront également
organisés sur l'imagerie
médicale, l'ECG, le syndrome
d'apnée du sommeil et sur les
allergies oculaires ainsi
que des séances de
communications libres.
IL S’ATTABLE ET PARTAGE LE REPAS
DE SES ÉTUDIANTS
Le geste du recteur
de l’université
de Souk-Ahras
n À la grande satisfaction des
étudiants de l’université Mohamed-Chérif-Messaâdia de
Souk-Ahras, le professeur
Zoubir Bouzebda, premier
responsable de cette institution, prend quotidiennement
ses repas à la cantine. Une ma-
nière de se rapprocher des
préoccupations des étudiants
et de veiller, par la même occasion, à la bonne marche des
services de restauration. Un
geste apprécié à sa juste valeur
par la communauté estudiantine de Souk-Ahras.
LA WILAYA EST EN PASSE DE BATTRE
LE RECORD NATIONAL
Une école de 54 élèves
par classe à Boumerdès
n Qui l’eût cru ? Une école de 54 élèves par classe à quelques
mètres seulement du siège de la wilaya de Boumerdès. Il a
fallu que les parents d’élèves fassent grève pour que les responsables du secteur découvrent que l’école annexe Mohamed-Sghir-Bakour, située à haï Tchina, est en passe de battre
le record national de surcharge de classe. Hier encore, les
élèves accompagnés par leurs parents ont refusé de suivre les
cours, exigeant d’autres classes supplémentaires. Selon les parents d’élèves rencontrés sur place, ils étaient plus de
62 élèves par classe (!) au début de la rentrée scolaire avant
que certains parents ne décident de transférer leurs bambins
dans d’autres écoles de la commune.
ARRÊT SUR IMAGE
VU À ORAN
Dépannage à l’algérienne
Mardi 21 octobre 2014
6 L’actualité en question
LIBERTE
L’IMAGE DE L’ALGÉRIE A ÉTÉ SÉRIEUSEMENT ÉCORNÉE
L’assassinat d’Hervé Gourdel
plombe le tourisme au Maghreb
En l’espace d’un mois, deux événements graves se sont déroulés en Algérie.
Un touriste est enlevé puis décapité dans le nord du pays et des policiers ont marché sur la République
dans une sorte de mutinerie qui ne dit pas son nom.
n mois après le kidnapping, en Algérie, du touriste français Hervé Gourdel,
puis sa décapitation
revendiquée par un
groupuscule terroriste dénommé
Djound el-Khilafa et se disant affilié
à l’EIIL (Daech), l’image de l’Algérie
comme destination, voire comme
pays stable, est sérieusement écornée.
Depuis, aucune nouvelle réservation de
touristes pour l’Algérie n’est enregistrée. Pire, à chaque annulation de réservation vers les destinations de la région sud de la Méditerranée, le nom de
l’Algérie est cité.
Le mal est profond. De grands touropérateurs (TO) français — un TO
étant une sorte de producteur et de
grossiste de l’offre touristique — n’enregistrent aucune réservation pour le
Maroc et la Tunisie depuis un mois. Ils
ne font qu’expédier les anciennes
commandes et les échos qui leur parviennent depuis les agences de voyages,
les distributeurs des séjours n’incitent
pas, à court terme, à l’optimisme.
Selon le premier responsable de
Voyages du monde, J. F. Rial, spécialiste des voyages de découvertes, son
TO vient de perdre 2% de son chiffre
d’affaires suite à l’assassinat d’Hervé
U
Yahia/Liberté
Les touristes vont se faire rares pour une bonne période.
Gourdel en Algérie. Chez ce TO, toujours selon son P-DG et à titre
d’exemple, aucune nouvelle commande pour le Maroc n’est enregistrée.
Cet état des lieux catastrophique est
confirmé par le patron du syndicat
français des TO, qui ne cesse de rap-
peler que suite à l’horrible sort réservé par les terroristes à Hervé Gourdel
et aux appels à la vigilance lancés par
le Quai d’Orsay, le secteur a connu
50% d’annulations. Les effets se font
lourdement sentir en cette période, qui
coïncide avec les vacances de la Tous-
saint. En Algérie, théâtre de ce drame
et pays dont l’image est écornée à longueur de journée, la communication
touristique s’est mise en off. Aucune
manifestation des institutionnels et des
opérateurs du secteur du tourisme
pour tenter de redorer l’image de la
destination ou, du moins, rassurer.
Pourtant, il suffirait d’expliquer que la
panique vient de la confusion entre
voyages libres et voyages organisés.
Sur un autre registre, pas d’annonce
faite sur une éventuelle actualisation
et adaptation du dispositif administratif et sécuritaire de prise en charge
du tourisme réceptif. Juste des notes
internes rappelant aux agences de
voyages la nécessité d’aviser l’administration du tourisme territorialement compétente du déplacement
des touristes dans certaines localités.
Or, bien que l’actuel dispositif de gestion sécuritaire du tourisme réceptif ne
soit pour rien dans l’horreur qu’a
connue le touriste Gourdel, l’événement devrait appeler à une actualisation du dispositif car, aussi bien la menace que la demande ont muté ces dernières années. Il va de soi que ce n’est
pas avec des outils mis en place en 1999
que nous allons faire face aux défis de
2015.
Toutefois, dans la conjoncture actuelle, le secteur du tourisme et les dé-
partements en charge de la gestion sécuritaire du tourisme réceptif bénéficient de circonstances atténuantes.
Nous ne sommes pas devant des cas de
défaillance d’un secteur ou d’un autre,
mais bien dans une crise multidimensionnelle que traverse le pays. Le
dernier mouvement de protestation
des policiers n’est pas pour améliorer
les choses. Quelle crédibilité d’une
action de promotion à l’international
lorsque certaines affaires internes renvoient des images caricaturales avec
des policiers marchant sur la Présidence ?
Pour rappel, le 21 septembre dernier,
un touriste de nationalité française,
Hervé Gourdel, tombe entre les mains
d’un groupe terroriste dans la région
de Bouira. Moins de 48 heures après,
l’otage est décapité. Toute l’opération est savamment médiatisée par les
ravisseurs.
Le Quai d’Orsay lance, alors, des appels à la vigilance, synonymes, chez les
touristes potentiels, d’appels à non
voyager, incluant 43 destinations.
Comme il se trouve que la plupart des
pays du Nord regardent les pays du
Mena sous le prisme parisien, c’est le
chaos sur le marché touristique de l’ensemble du sud de la Méditerranée…
MOURAD KEZZAR
UN MOIS APRÈS LE KIDNAPPING D’HERVÉ GOURDEL
Réticences et inquiétudes règnent
ela fera un mois jour pour jour que le ressortissant français, Hervé Gourdel, s’est
fait kidnapper au cœur du massif
du Djurdjura après seulement une nuitée passée
dans un chalet à Tikjda. Aujourd’hui, cette
station climatique se relève péniblement de
toute cette mauvaise publicité dont elle se serait
bien passée.
Dimanche matin, la RN33 reliant Haïzer à Tikjda était plutôt calme, les rares véhicules utilitaires
rencontrés appartiennent à des agriculteurs de
la région. Dépassé le site de Tiouririne, à une dizaine de kilomètres de la ville de Haïzer, deux
jeunes assis sur le bas-côté de la chaussée font de
l’autostop. Ils se rendent sur les hauteurs de Tikjda pour rejoindre leurs troupeaux de vaches
laissés dans les pâturages. Interrogés sur la situation sécuritaire ces derniers jours, les deux
jeunes se veulent rassurants : “Vous savez, la région a toujours été calme ces dernières années et
la situation n’a pas changé. Les vols de cheptel sont
inexistants et les bergers passent la nuit sur
place dans les étables.” Les bergers passent peutêtre la nuit sur place, mais nos deux compagnons
de route, eux, ont préféré dormir chez eux. Ar-
C
rivé à Tikjda, un minibus de pompiers est stationné non loin du chalet où a séjourné Hervé
Gourdel. Plusieurs éléments sont à pied d’œuvre
en s’affairant à défricher les mauvaises herbes au
pied des cèdres séculaires. Une opération routinière n’étant visiblement pas appréciée par les
singes magots qui ont immédiatement fui en
apercevant cette brigade de pompiers à pied
d’œuvre. Devant l’entrée du Centre national des
sports et loisirs de Tikjda, le portrait d’Hervé
Gourdel trône en bonne place avec, à ses côtés,
une gerbe de fleurs. “Hommage à un ami de la
montagne”, est écrit sur ce poster. La situation
étant vraiment morne en ce début de matinée,
nous décidons de continuer vers le col de
Tizi n’Kouilal distant d’une quinzaine de kilomètres en passant par Assouel. La RN33 est
sinueuse sur ce tronçon, mais cela n’empêche pas
les camions de gros tonnage de l’emprunter. Renseignements pris, on apprendra que ces véhicules
appartiennent à une entreprise chargée de réparer
la route du côté du chalet. Arrivés à Assouel, nous
improvisons une halte à côté du stade.
Sur place, un berger propose à la vente du lait
dans des bouteilles en plastique, alors que ses
vaches paissent dans les pacages environnants.
Nous l’interpellons en lui demandant : “Vous avez
beaucoup de clients ici ?’’ Ce à quoi il nous
répondra que cela diffère d’un jour à l’autre :
“Aujourd’hui, vous êtes le premier, mais sinon, c’est
généralement en fin d’après-midi que les gens viennent se promener par ici.” Nous lui demandons
si la sécurité est assurée du côté de ce versant du
Djurdjura dépendant administrativement de la
wilaya de Tizi Ouzou. Ce à quoi il nous répondra par l’affirmative, en nous interrogeant sur
notre présence en ces lieux. Après lui avoir révélé notre identité, notre interlocuteur deviendra plus loquace : “Vous savez, la région est très
calme, les militaires sont restés plusieurs jours dans
les parages en ratissant toute cette zone.’’ À la question de savoir où sont actuellement les militaires,
le berger dira que cela fait quelques jours qu’il ne
les a pas vus. Effectivement, sur tout le trajet nous
menant vers Tizi n’Kouilal, aucune trace visible
de ces militaires qui, la semaine dernière, étaient
omniprésents dans la région. Sur le chemin
du retour vers Tikjda, nous rencontrons un
apiculteur s’occupant de son rucher. Originaire
d’El-Esnam, dont dépend le site de Tikjda, cet
apiculteur ne semble pas préoccupé outre mesure
par la situation sécuritaire sur ces hauteurs. Il
avouera à ce propos que les hordes terroristes, qui
sévissaient jadis en ces lieux, ont toutes été
mises hors d’état de nuire par les militaires : “Vous
savez, vous pouvez bivouaquer ici, jour et nuit, si
ça vous chante, il n’y aura personne pour vous importuner.’’ Au niveau du CNSLT, un gardien de
sécurité nous accueille le sourire aux lèvres :
“Bienvenue à Tikjda.”
Le centre semble désert, même si l’on nous affirme que “vendredi passé, il y avait foule”.
Le directeur du CNSLT ainsi que le chargé de
communication étant absents, personne n’a pu
nous renseigner sur cette “foule” qui serait venue.
D’ailleurs à l’intérieur du centre, beaucoup de travaux sont en cours et, hormis les ouvriers affairés à leurs tâches, peu de visiteurs profitaient de
la fraîcheur de ces lieux. Le portrait d’Hervé
Gourdel accueillant les convives à l’entrée de cette station climatique semble faire l’effet d’une
plaie mal cicatrisée. Malgré l’assassinat du ressortissant français, le cours de la vie continue à
Tikjda, avec ou sans ses visiteurs.
HAFIDH BESSAOUDI
CONSÉQUENCE DE LA RECRUDESCENCE DU TERRORISME
Renforcement des mesures de sécurité pour les étrangers
epuis l’enlèvement et l’assassinat du Français Hervé Gourdel
le 21 septembre dernier, d’importantes mesures de sécurité ont été
prises pour rassurer les ressortissants
étrangers en Algérie et plus particulièrement en Kabylie.
Les wilayas de Bouira et de Tizi Ouzou
ont été les premières à bénéficier de ces
mesures, avec l’instruction des différents services de sécurité pour réactualiser leurs fichiers quant à la présence de ressortissants étrangers résidents permanents ou temporaires.
Ainsi depuis quelques jours, les étran-
D
gers sont convoqués auprès des services concernés pour faire état de leur
situation et de leurs déplacements à
travers le territoire national ou vers
d’autres destinations. Si pour les résidents permanents n’exerçant aucune
activité rémunérée en Algérie, la situation semble inchangée — le cas des
épouses étrangères d’Algériens en majorité — les salariés étrangers, exerçant
pour des multinationales, eux, font
l’objet d’une attention particulière
avec une surveillance accrue de leurs
déplacements et de leur base de vie.
À Bouira par exemple, les Chinois,
exerçant pour le compte de l’entreprise
Citic-CRCC chargée de la réalisation
de la pénétrante autoroutière Ahnif Béjaïa, sont sous étroite surveillance,
de même que leurs compatriotes implantés à la zone industrielle d’Oued
El-Berdi. Cette zone industrielle
connaît, par ailleurs, une forte communauté d’étrangers travaillant dans
différentes entreprises. Ces derniers
demeurent confiants quant à la sécurité qui leur est assurée.
Au chef-lieu de wilaya, les ouvriers syriens travaillant sur des chantiers bénéficient également de mesures de
vigilance quant à leurs déplacements.
La base vie des Turcs travaillant pour
le compte de la société Ozgun implantée à Bouira, les Italiens activant
aux carrières de Hammam K’senna,
des Pakistanais se trouvant à Bordj
Okhriss travaillant dans la sous-traitance pour des filiales de Sonatrach,
les cadres étrangers de l’usine de plâtre
appartenant à l’entreprise Colpa
d’El-Adjiba souvent en déplacement
font aussi l’objet de mesures de sécurité de la part des services.
On apprend que même les gérants
d’hôtels ont reçu des instructions
fermes afin de signaler aux services de
sécurité tous les ressortissants étrangers qui viendraient effectuer une réservation. Autant de mesures prises
pour renforcer la sécurité des centaines
d’étrangers résidant en Kabylie et
pour lesquels les autorités tiennent à
réactualiser leurs fichiers après l’affaire
Gourdel.
À souligner qu’au cours de l’année
2013, il avait été recensé près de 500
ressortissants étrangers à travers la wilaya de Bouira avec la présence de pas
moins de 23 nationalités.
H, B,
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
L’actualité en question 7
LE PREMIER MINISTRE ÉTAIT HIER À IN GUEZZAM
Sellal : “Il n’y a pas
de Daech en Algérie”
Sellal a voulu rassurer sur la prétendue apparition de la nébuleuse Daech, acronyme en arabe de l’organisation
de l’État islamique dont un groupe qui lui est affilié a revendiqué l’assassinat d’Hervé Gourdel.
est depuis In
Guezzam, à l’extrême sud du
pays, à un jet de
fusil du Niger,
que le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, a choisi
pour une fois de s’exprimer sur la situation
De notre envoyé spécial sécuritaire
du
à In Guezzam :
pays, noKARIM KEBIR
tamment
depuis la mort du guide français, Hervé Gourdel, en septembre dernier en
Kabylie. Le choix du lieu n’est sans
doute pas fortuit. Ici, l’Armée nationale
populaire, tout comme les douaniers
et autres corps de sécurité sont sur le
pied de guerre et ont fort à faire face
au trafic en tous genres, de la contrebande au crime organisé en passant par
l’immigration clandestine. Et pas souvent dans des conditions faciles, eu
égard à l’austérité du climat et à l’étendue du territoire.
Récemment encore, l’ANP a eu à intercepter nombre d’immigrants clandestins et de grandes quantités de
produits destinés à la contrebande.
Mais pas seulement : l’instabilité chez
nos voisins, la proximité avec le Sahel,
sanctuaire de bandes terroristes, font
toujours planer de sérieux risques sécuritaires sur le pays. Mais Sellal a rassuré devant la population locale, notamment sur la prétendue apparition
de la nébuleuse Daech, acronyme en
arabe de l’organisation de l’État islamique dont un groupe qui lui est affilié a revendiqué l’assassinat d’Hervé
Gourdel.
“Au Maghreb, en Afrique du Nord, il
ne peut pas y avoir de Daech. L’Algérie ne connaît pas de Daech, ni de près
ni de loin. En tout cas, on y fera face”,
a-t-il déclaré devant les élus, le wali de
Tamanrasset, le commandant de la VIe
Région militaire, les notables locaux
dont des représentants de Tinzaouatine et devant de nombreux ministres
qui l’accompagnaient dont ceux de
l’Intérieur, de l’Éducation, de la Santé, de la Solidarité, de l’Énergie et des
C’
APS
Le Premier ministre Abdelmalek Sellal, hier, à son arrivée à In Guezzam.
Mines, de l’Habitat, ainsi que le DG des
douanes et de nombreux cadres des
corps de sécurité.
Il reste que la guerre contre le terrorisme et le défi sécuritaire ne doivent
pas être seulement l’affaire des militaires, insiste Sellal, d’autant, selon lui,
que la “situation est difficile, très difficile”. “Vous le savez”, leur a-t-il lancé.
“Nous sommes à 10 km du Niger, vous
vivez dans la stabilité. On a une armée
forte, on salue ses efforts. Mais on doit
la renforcer, renforcer la stabilité, c’est
le but de notre visite. Vous avez vu comment l’armée est déployée le long des
frontières et l’État appuie son armée et
ses services de sécurité, mais ce n’est pas
suffisant. Ce sont les citoyens qui protègent le pays, c’est vous qui devez
protéger le pays”, martèle Sellal qui sollicite le concours de la population locale, d’autant, leur rappelle-t-il, que
“vous avez des relations avec les habitants du nord du Niger et du Mali”.
En plus de l’action de l’armée dont il
exclut qu’elle intervienne en dehors des
frontières, Sellal met en exergue l’action diplomatique de l’État. “L’armée
est forte, mais on doit l’appuyer. Elle
protège le pays, mais ne peut pas intervenir à l’extérieur. On travaille avec
nos voisins, comme on l’a fait avec la
Tunisie, on le fait avec la Libye. On a
besoin d’ouvrir les frontières, mais une
fois qu’on aura rétabli la sécurité”,
insiste Sellal. Il reste qu’Abdelmalek
Sellal est conscient qu’une implication
efficace de la population ne peut se faire sans s’attaquer à ce qui constitue le
terreau du terrorisme, la misère. “On
est venu pour voir comment développer
cette région, lui garantir la stabilité pour
qu’elle joue son rôle. J’ai entendu certaines préoccupations, on va prendre
des dispositions pour insuffler une
nouvelle dynamique de développement”, a-t-il promis. Et la priorité
sera désormais donnée aux jeunes de
la région, hormis dans les secteurs qui
nécessitent la spécialisation. “Entre
50 et 70% des douaniers mobilisés
pour lutter contre la criminalité et la
contrebande sont issus de la région”, selon Sellal. “On est venu voir les problèmes que vous rencontrez et le niveau
d’avancement des programmes. On
est venu contrôler et soutenir”, a-t-il
ajouté, non sans lancer une petite
pique à l’adresse de l’opposition qui
l’avait accusé lors de ses visites à la
veille de la présidentielle et selon les-
quelles elles s’inscrivaient dans le
cadre de la campagne. “C’est pour répondre à ceux qui disent qu’on fait des
visites dans le cadre de la campagne.”
“On a rétabli la stabilité grâce à la réconciliation. On va vous aider pour développer davantage ces régions”, soutient-il peu après avoir inauguré
quelques réalisations dont un centre
des douanes, une Maison de jeunes et
un tribunal. Dans ce contexte, Sellal a
annoncé un programme supplémentaire pour Tamanrasset qui touchera
tous les secteurs, y compris la réalisation de nouveaux aéroports. Il n’a
pas manqué, par ailleurs, de mettre en
garde tous ceux qui seraient tentés par
la déstabilisation du pays et son unité, dont certains voleurs d’or, d’autant
que la région est visiblement riche en
minerais. “Celui qui s’approche, on va
l’éliminer. On va faire face à tout ce qui
touche à l’unité du pays”, a-t-il dit sous
un tonnerre d’applaudissements.
Il reste que, loin des rencontres officielles et des discours de circonstance,
des gens souffrent le martyre, dans ce
pays loin des hommes et des médias.
“On n’a pas de médecins, ni de lycée. La
route In Guezzam-Tam est défoncée.
Ces trottoirs que vous voyez n’ont été
peints qu’hier soir”, nous lance un
groupe de jeunes filles, massées aux
abords du lieu où Sellal tenait son discours. Après In Guezzam, Sellal s’est
rendu dans l’après-midi à Bordj Badji-Mokhtar. Prochainement, il se rendra à Bordj Omar-Driss et à Debdab,
dans la wilaya d’Illizi, limitrophe de la
Libye. Le gouvernement est décidément au chevet de ses régions frontalières.
K. K.
ABDELMALEK SELLAL
“L’investissement est lié à la confiance”
n Dans son plaidoyer devant les élus, Sellal n’a pas manqué de dénoncer le
discours défaitiste de certains. “L’économie n’est pas seulement liée au
pétrole. On va vers la diversification et vous allez voir les nouvelles
réalisations le 10 novembre prochain (inauguration à Oran de l’usine
Renault, ndlr). L’acte d’investissement est lié à la confiance et nous avons
confiance en tous les Algériens”, a-t-il dit.
K. K.
LE MINISTRE DE LA SANTÉ RASSURE DEPUIS TAMANRASSET
“Aucun cas d’Ebola n’a été détecté à In Guezzam”
e ministre de la Santé, de la Population et
de la Réforme hospitalière, Abdelmalek
Boudiaf, interrogé, hier, en marge de la visite du Premier ministre à In Guezzam dans la
wilaya de Tamanrasset, a assuré qu'aucun cas
d'Ebola n'a été détecté dans cette région frontalière.
Le ministre affirme, en outre, que des mesures
draconiennes ont été prises conformément aux
instructions de l'Organisation mondiale de la san-
L
té (OMS), notamment au niveau des centres de
contrôle transfrontaliers et des zones officielles
de transit.
D’autres mesures ont également été prises au niveau de l'établissement public hospitalier de
cette wilaya aux 50 nationalités où sont réservées
deux salles au traitement de toute éventuelle
contagion et de contamination. “Nous sommes
en train de faire l'impossible pour maîtriser la situation dans cette région eu égard à l'important
flux migratoire qui y est enregistré”, corroboret-il. Évoquant la situation peu reluisante dans laquelle se trouve son secteur dans les 10 communes relevant de la wilaya de Tamanrasset, à
l'exemple d'In Guezzam qui ne dispose que
d'une polyclinique décrépite et qui, de surcroît,
fonctionne avec des moyens des plus dérisoires
au grand dam des habitants, le ministre a promis de réexaminer la situation avec les responsables locaux en prenant en considération les spé-
cificités de chaque collectivité. Au sujet du scandale qui a éclaté à la maternité de Tamanrasset
où ont été détournés plusieurs équipements et dotations avant même sa mise en service, Abdelmalek Boudiaf a fait savoir que “l'enquête suit toujours son cours” et que l'affaire est entre les mains
des instances judiciaires territorialement compétentes.
RABAH KARECHE
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
L’Algérie profonde 9
LA COMMUNE VEUT SE DOTER D’UNE DÉCHETTERIE
BRÈVES du Centre
Le maire d’Akbou fait
appel à des Sud-Coréens
STADE OLYMPIQUE DE BOUMERDÈS
Du gazon synthétique à la place
du gazon naturel
n Des élus de l’APW de Boumerdès n’ont pas
apprécié la décision des autorités locales,
notamment la DJS, de remplacer le gazon
naturel par le gazon synthétique au niveau
du stade olympique Djillali-Bounama : “Au
lieu d’avancer ont est en train de reculer”, a
affirmé M. Mokrani, élu FFS. Ce dernier trouve
“incongrue et contre-productive” cette
décision de facilité visant à implanter du
synthétique à la place du naturel pour un
stade qui pourra un jour accueillir de grandes
manifestions sportives compte tenu de sa
piste d’athlétisme, l’une des plus importante
du pays. “Si on enlève le gazon naturel, on ne
peut plus y exercer le javelot et donc plus de
manifestation d’athlétisme ni nationale ni
internationale à Boumerdès”, nous a indiqué
un autre élu. Le wali a justifié cette décision
par les difficultés rencontrées pour trouver
une entreprise spécialisée en gazon naturel.
“On peut le réaliser en gazon naturel, mais il
ne peut pas tenir plus de deux ans”, a-t-il
ajouté. A rappeler que le ministre des Sports
lors de sa dernière visite a donné son feu vert
pour transformer ce terrain en gazon
synthétique en plus de l’aménagement d’un
autre gradin de 500 places. Par ailleurs on a
appris que plus de 10 stades sont programmés
pour qu’ils soient couverts en gazon
synthétique, il s’agit des stades de Si
Mustapha, Nacria, Corso, Chabet El Ameur,
Hamadi, Ouled Aïssa, Beni Amrane, CapDjenet et Sidi Daoud.
Une assiette foncière de 1,3 hectare a été dégagée pour abriter ce projet qui coûtera
à la trésorerie de la commune, quelque 30 milliards de centimes, selon le P/APC.
M. T.
TÉLÉCOMMUNICATION À TAMANRASSET
D. R.
90 équipements MSAN livrés
avant la fin de 2014
L’APC d’Akbou ambitionne de réaliser une déchetterie qui sera implantée en contrebas de la ZAC de Taharacht
ne assiette foncière de 1,3
hectare a déjà été dégagée
pour abriter ce projet qui
coûtera à la trésorerie de
la commune, quelque 30
milliards de centimes”,
nous a précisé M. Benseba. L’épineux problème
lié à la gestion des déchets ménagers auquel font
face, ces dernières années, bon nombre de municipalités de la wilaya de Béjaïa, notamment la
ville d’Akbou, est loin d’être résolu.
La décharge publique sauvage de la daïra d’Akbou, sur la rive gauche de l’oued Soummam, à
quelques encablures de la ZAC de Taharacht, demeure toujours fermée par les habitants du village de Biziou relevant de la commune limitrophe, Amalou. “C’est le statu quo, la situation
reste telle quelle. Des citoyens continuent à s’opposer à la réouverture de la décharge de Taharacht,
et ce, en dépit de l’instruction du wali de Béjaïa”,
“U
nous a déclaré, dernièrement, le maire d’Akbou
que nous avons joint au téléphone. Concernant
la collecte des ordures ménagères de sa commune
qui s’entassent depuis une dizaine de jours dans
les différents quartiers de la ville, Abderrahmane Benseba affirme que son homologue de Béjaïa, Abdelhamid Merouani, a accordé à la commune d’Akbou une autorisation de déverser ses
déchets ménagers au niveau de la décharge de
Boulimat, pour une durée ne dépassant pas dix
jours. Mais il se trouve que cette solution provisoire et de surcroît onéreuse, vu la distance de
la navette (85 km), n’est finalement qu’un énième replâtrage. “Après l’expiration de ce délai de
10 jours, nous sommes donc contraints encore une
fois, de trouver des palliatifs afin de gérer au jour
le jour nos déchets, en attendant que notre projet de déchetterie puisse voir le jour”, nous confie
encore l’édile d’Akbou. Notre interlocuteur qui
semble être décidé à mettre un terme définitif à
cette situation conflictuelle qui n’a que trop duré,
promet de régler définitivement ce problème qui
menace sérieusement tant l’environnement que
la santé publique. En effet, selon lui, l’APC
d’Akbou ambitionne de réaliser un projet de déchetterie qui sera implanté au niveau de Taharacht. “D’ici quelques mois, nous aurons notre
propre déchetterie. Nous sommes en pourparlers
avec une société sud-coréenne, spécialisée en la matière. Ces équipements modernes seront mis en place en contrebas de la ZAC de Taharacht. Une assiette foncière de 1,3 hectare a déjà été dégagée
pour abriter ce projet qui coûtera à la trésorerie
de la commune, quelque 30 milliards de centimes”,
nous a précisé M. Benseba.
Ce dernier a tenu à nous signaler que “nous avons
déjà constitué le dossier inhérent à un tel projet,
que nous devrons présenter au wali de Béjaïa au
cours de cette semaine”.
KAMAL OUHNIA
MÉDÉA
L
RABAH KARECHE
Le lancement de 2400 logements
au menu d'une réunion au cabinet
’état d’avancement des travaux de réalisation du programme de construction de
2400 logements et équipements au
quartier Bab Laqouas à Médéa
compte parmi les dossiers inscrits
à l’ordre du jour de la réunion qui
s’est tenue dimanche dernier au
siège de la wilaya sous la présidence du wali, Brahim Merad. Le programme semble ne pas connaître de
début d’exécution du fait des difficultés rencontrées, notamment le
problème inhérent au choix de terrain. C’est à l’effet d’aplanir les
problèmes qui empêchent le lancement du projet et permettre à la société chinoise CRCC-12 détentrice
du marché d’entamer les travaux
que les échanges entre le wali et ses
collaborateurs se sont focalisés. La
résorption des contraintes nées du
problème du choix de terrain se fera
dans le cadre d’une plateforme
d’entente entre les différentes parties concernées comme solution
afin de permettre à la société désignée d’entamer les travaux dans les
plus brefs délais, sous la supervision
de l’OPGI de Médéa. L’autre point,
également étudié au cours de la
même réunion, est celui relatif à la
mise en place de mécanismes de
motivation et d’encouragement des
agriculteurs. L’objectif est d’arriver
à stimuler la production agricole par
l’attribution de facilitations et de
mesures d’accompagnement aux
coopératives agricoles. Pour ce faire, l’action d’aide et d’accompagnement devra se traduire par l’octroi de crédits et des avantages fi-
nanciers et un soutien continu en
matière da produits et matériels
agricoles comme prévu dans les
textes régissant l’aide de l’Etat dans
le domaine.
Ainsi, il a été suggéré de faire bénéficier les coopérateurs et fellahs
des avantages procurés par l’inscription d’un programme de 1 000
ha de plantations de cerise alloué à
n La wilaya de Tamanrasset s'est dotée de 90
équipements MSAN (multi-services access
node) au titre de l’année en cours, dont 55
sont déjà opérationnels. C’est ce qu’a indiqué,
dernièrement, le directeur de l’unité
opérationnelle des télécommunications de la
wilaya, Adjela Abderrahmane, en marge de sa
visite de travail dans la localité de Slesken où
il a procédé à la mise en service de ce système
de télécommunication multiservice. “Au total,
60 équipements sont actuellement mis en
place. Le reste du programme, à savoir 30
MSAN, devra être livré avant la fin de l’année
en cours”, affirme M. Adjela en attachant une
intention particulière à cette opération qui
vise à désenclaver plusieurs localités
lointaines et des agglomérations à forte
concentration d’habitants à l’exemple du
village Slesken, situé à 53 km du chef-lieu de
wilaya de Tamanrasset. Le projet permettra
aux abonnés, outre le rapprochement des
équipements des clients, de bénéficier de
prestations de qualité en matière de débit
ADSL et de téléphonie. A ce propos, le même
responsable souligne que ce système d’une
capacité de 250 branchements aura un impact
positif sur le cadre de vie des habitants,
particulièrement aux abonnés de Slesken qui
auront désormais la possibilité de retirer leur
document numérisé d’état civil sans avoir à se
déplacer vers le chef-lieu de la commune
d’Abalessa dont dépend administrativement
cette bourgade.
KHEMIS-MILIANA (AÏN DEFLA)
Les déboires des citoyens face
à l’indifférence des autorités locales
la wilaya à l’issue de la dernière visite du Premier ministre. C’est avec
beaucoup d’insistance qu’il a été décidé de soutenir le secteur de l’agriculture, car, explique-t-on, c’est de
lui que dépendra l’avenir économique du pays et sa souveraineté
pour parvenir à une plus grande autosuffisance alimentaire.
M. EL BEY
MAISON DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA DE OUARGLA
Incendie dans la salle de spectacle
n La salle de spectacle de la maison de la culture Moufdi-Zakariya a
été dévastée par un incendie qui a eu lieu tôt le dimanche, tandis que
tout le contenu de la salle est calciné. Trois camions-citernes ont été
déployés par les services de la Protection civile qui sont intervenus à
temps pour circonscrire le feu. Les causes exactes de l’incendie restent
pour l'heure inconnues.
G. CHAHINEZ
n Les transporteurs publics et les
automobilistes empruntant la RN65 reliant la
ville de Khemis-Miliana à la ville de Miliana
sur une distance de 9 km environ qui se
caractérise par un relief accidenté ne savent
plus à quel saint se vouer. Sur place, un
transporteur public nous affirme que toute
les autorités locales de l’APC et la daïra de
Khemis-Miliana et les cadres de la wilaya
empruntent quotidiennement ce chemin
sans pour autant se soucier de la protection
des citoyens des accidents de circulation qui
en découlent. Il faut noter que ledit chemin
très fréquenté par des piétons, est pourvu des
centaines de nids-de-poule. Devant
l’indifférence des élus et responsables de la
DTP, les citoyens et présidents des
associations culturelles et sportives, ont
sollicité récemment le wali de Aïn Defla par
le biais de la radio locale afin que les
responsables de la daïra de Khemis-Miliana
interviennent.
B. BOUZAR
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
L’Algérie profonde
CLINIQUES PRIVÉES À GUELMA
BRÈVES de l’Est
Les césariennes
et les interventions
chirurgicales surfacturées
SÉTIF
Les habitants d’Agbat
Bouchrit ferment la RN77
n Plusieurs dizaines d’habitants
du petit bourg d’Agbat Bouchrit
relevant de la commune de
Guelta Zergua, à l’est de Sétif, ont
fermé, hier, la RN 77 reliant la
ville d’El-Eulma à Beni Aziz,
Djemila et Béni Fouda. Les
protestataires réclament des
projets de développement local.
“Notre souffrance ne date pas
d’hier, cela fait plusieurs années
que nous sommes privés des plus
élémentaires des commodités
comme l’eau potable”, nous dira
un représentant des habitants
mécontents qui ne cessent de
dénoncer le mutisme, voire
l’indifférence des élus locaux
quant à la prise en charge de
leurs doléances. “Toutes les
promesses faites par les
autorités locales n’ont pas été
tenues”, ajoutera un autre
habitant. Selon un autre, le
projet de raccordement de ce
village au réseau d’AEP fait du
sur-place. Les habitants
réclament l’achèvement dudit
projet, tout en menaçant de
recourir à d’autres actions de
protestation pour faire entendre
leur voix. Nous avons tenté de
contacter un responsable de
l’APC, en vain.
Ce point noir persiste depuis des années, au grand dam des familles qui appréhendent les
accouchements dans cette infrastructure, car les permanences nocturnes et les urgences
souffrent d'insuffisances avérées.
es cliniques du secteur privé ne désemplissent pas,
elles suppléent les carences
et les dysfonctionnements
des établissements hospitaliers du secteur public.
L'EPH Dr Okbi de Guelma dispose
d'un service de maternité où n'exercent
que trois gynécologues assistés par des
sages-femmes et des paramédicaux
pour une wilaya qui abrite plus de cinq
cent mille habitants.
Ce point noir persiste depuis des années,
au grand dam des familles qui appréhendent les accouchements dans cette
infrastructure, car les permanences
nocturnes et les urgences souffrent
d'insuffisances avérées. Mohamed, un
sexagénaire, nous confie sa détresse :
“Ma fille, déjà maman d'un enfant de
quatre ans, atteinte de diabète, a été admise mardi dernier pour un accouchement à la maternité de Guelma. Devant
son état de santé qui périclite, les médecins de garde ont décidé de l'évacuer jeudi soir au CHU Ibn-Rochd de Annaba
pour une meilleure prise en charge. Elle
a été programmée pour une césarienne
dimanche grâce à des interventions auprès du corps médical. Elle est hors de
danger et son bébé, né prématurément,
a été mis en couveuse !” Cependant, les
futurs parents préfèrent recourir aux cliniques privées établies à Annaba pour
se soustraire à des transferts hasardeux et risqués, puisque de nombreuses
parturientes ont perdu la vie. Ils ré-
L
A. LOUCIF BORDJ BOU-ARRÉRIDJ D. R.
Retrait de 305 permis
de conduire en septembre
Refoulées des urgences des établissements hospitaliers, les familles modestes subissent les honoraires faramineux des cliniques privées.
unissent la somme de 70 000 DA en empruntant auprès des proches et des
amis, pour faire face aux frais exigés par
les cliniques qui accordent des rendezvous préalables à leur cliente qui appréhende des accouchements à l’hôpital. Un heureux événement n'est plus un
acte banal, il exige un sacrifice financier,
et ce sont les familles modestes qui sont
les plus vulnérables ! Un enseignant
nous confie : “Mon épouse a accouché
par césarienne dans une clinique à Annaba à qui j'ai remis la somme exigée par
les chirurgiens ! Notre budget familial a
basculé, mais nous n'avions pas le choix
pour préserver le bébé et ma femme !”
Nous apprendrons que les interventions
chirurgicales pour les ablations de l'appendice, de la vésicule biliaire, de la
prostate, de kystes et autres sont prati-
quées par ces cliniques qui imposent des
tarifs faramineux qui sont acceptés par
les malades qui sont refoulés du service des urgences des établissements hospitaliers. Il est révolu le temps où les parturientes accouchaient sans césarienne
à l'EPH Dr Okbi et où des chirurgiens
sérieux et engagés pratiquaient des interventions chirurgicales à leurs patients. HAMID BAALI CAMPAGNE LABOURS-SEMAILLES 2014-2015
Les semences et les engrais disponibles à Oum El-Bouaghi
es enlèvements de semence pour la campagne
agricole 2014-2015 ont débuté le 7 octobre dernier, au niveau de la CCLS d'Oum El-Bouaghi.
Cette dernière a mobilisé 78 454 quintaux de blé dur,
30 315 de blé tendre, 47 292 d'orge et 2913 quintaux
d'avoine. Au 18 octobre, 9000 quintaux, toutes espèces
confondues, ont été vendus aux agriculteurs à travers
les 11 points de vente, en plus d'une quantité de 4944
L
quintaux d'engrais de fond. Les agriculteurs présentant des documents justifiant la superficie, bénéficient
de l'équivalent en semences, quant aux autres, ne disposant pas de fiche signalétique, la commission de suivi a fixé la quantité à 15 quintaux. S'agissant de l'indemnisation, des 1945 agriculteurs touchés par la sécheresse durant la campagne écoulée, celle-ci est de
plus de 200 millions de DA pour les semences, plus
de 100 millions de DA pour les engrais et 15 millions
de DA pour les désherbants. Actuellement, le remboursement par le FGCA (Fonds de garantie des calamités agricoles) a atteint les 300 millions de DA. Le
reste est, selon la direction de la CCLS, en cours de
régularisation. Les indemnités, selon la direction toujours, s'effectuent conformément aux listes préalablement établies par les experts de la CRMA. B. NACER
UN INCENDIE RAVAGE UN HANGAR
Environ 6 000 poussins calcinés à Khenchela
n incendie s'est déclaré, dimanche, dans une exploitation
agricole implantée dans la commune de Yabous dans la daïra de Bouhmama, selon la Protection civile de
Khenchela. En effet, le feu a ravagé 20
U
9
quintaux de pommes, 7 quintaux de
fourrage. Par ailleurs, 6 000 poussins qui
se trouvaient dans hangar ont été tous
calcinés, a-t-on indiqué. Le propriétaire, quant à lui, âgé de 65 ans, a été sauvée in extremis par les sapeurs-pom-
piers. Ce dernier a été évacué vers la
structure sanitaire la plus proche. Les sapeurs-pompiers, qui ont été déployés sur
les lieux, ont réussi à préserver 20 bouteilles de gaz butane ainsi qu’un important lot d’équipement et appareils
utilisés dans le domaine de l’élevage, selon toujours la même source. Les causes
de ce sinistre demeurent toujours inconnues. Les services de sécurité territorialement compétents ont ouvert une
enquête.
M. Z.
n Le bilan des activités des
différents services de la sûreté
de Bordj Bou-ArrÉridj, établi
durant le mois de septembre,
comparé à celui arrêté au mois
de septembre 2013, laisse
clairement apparaître un
accroissement significatif des
affaires traitées,
particulièrement celles liées aux
infractions commises aussi bien
contre les personnes que les
biens. Cette tendance à la hausse
est aussi valable pour la sécurité
routière. Ainsi, au cours du mois
écoulé, pas moins de 42
accidents ont été enregistrés,
faisant 2 morts et 50 blessés dont
21 mineurs. Les activités des
éléments du service de la voie
publique se sont aussi soldées
par 845 procès-verbaux établis.
305 retraits de permis ont été
effectués par les policiers sur la
même période. L’unité de la
police chargée de l’urbanisme et
de la protection de
l’environnement a, quant à elle,
établi 42 P-V dont 18 contre des
commerçants pour exercice
d’une activité commerciale non
autorisée sur les places
publiques. Les services de police
judiciaire ont enregistré durant
ce mois de septembre, 512
affaires. Le même bilan fait état
de 217 affaires liées à des
infractions contre des personnes
et 127 autres contre des biens. Au
total, 244 personnes ont été
arrêtées par la police durant le
mois de septembre. 28 suspects
seront placés en détention
provisoire.
CHABANE BOUARISSA
LANCEMENT DES PROJETS INSCRITS DANS LE CADRE DU CALPIREF
Des mises en demeure pour les retardataires à Sétif
ors d’une visite inopinée au niveau de la
zone industrielle de Sétif, le chef de l’exécutif a ordonné l’envoi de mises en demeure
aux investisseurs qui n’ont pas encore lancé leurs
projets inscrits dans le cadre du Calpiref.
En effet, selon la cellule de communication de
la wilaya, le wali, qui fait de la promotion de l’investissement une de ses priorités, n’a pas été
tendre avec les investisseurs ayant bénéficié dans
le cadre de la concession de terrains au niveau
L
de l’extension de la zone industrielle du cheflieu de wilaya et qui n’ont pas encore implanté leurs projets. Il leur a demandé de lancer, dans
les meilleurs délais, leurs projets faute de quoi
l’attribution par le Calpiref sera inévitablement annulée. Le chef de l’exécutif a fixé, la fin
du mois en cours, comme ultimatum aux retardataires.
Par ailleurs, il a ordonné d’établir les décisions
d’octroi d’assiettes de terrain au profit d’in-
vestisseurs, notamment pour les projets structurants conformément aux décisions récemment
prises par le Calpiref, à savoir les projets de fabrication des pneumatiques, céramique, câblerie,
tout en travaillant en collaboration avec les services de Sonelgaz afin d’activer les procédures
des amenés énergétiques en électricité et gaz
pour les différentes zones d’activité réceptionnées. Il s’agit entre autres, de Ouled Saber
(agroalimentaire), Guelta Zerga (agroalimen-
taire), Guellal (industrie et commerce), Salah bey
(Industrie Agroalimentaire) et Aïn Oulmène (diverses activités). Pour rappel, pas moins de
6770 dossiers d’investissement ont été déposés
depuis 2011, au niveau du Calpiref.
Près de 500 ont été retenus dont 16 projets déjà
lancés, des projets qui engendreront dans un
avenir proche plus de 30 000 emplois.
F. SENOUSSAOUI
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
L’Algérie profonde
9
CHLEF
La gendarmerie dresse
son bilan de septembre
BRÈVES de l’Ouest
ORAN
Un escroc réussit à se faire
attribuer 380 millions
n Les éléments de la Brigade
rapide d’intervention (BRI) de
la Sûreté de la wilaya d’Oran
ont réussi à déjouer un plan
mis en pratique par un homme
âgé de 32 ans, récidiviste et
repris de justice notoire, qui a
falsifié tout un dossier pour
bénéficier de l’aide pécuniaire
de l’Anem. Le mis en cause a
usé de l’identité de son propre
frère, un ressortissant algérien
installé en France, et a réussi à
réunir les documents
nécessaires pour l’obtention de
l’aval de l’Anem. Muni de la
carte chômage délivrée par la
Cnac (Caisse nationale du
chômage) et d’une autre carte
de chômeur de l’Anem, le faux
bénéficiaire parviendra à
obtenir un prêt de 380 millions
de centimes constitué
d’équipements de chambres
froides qu’il a revendus à de
tierces personnes. Le récidiviste
a été déféré au tribunal qui a
ordonné son incarcération
préventive.
230 affaires, dont 15 liées aux crimes d’une manière générale, ont été traitées
en septembre par les éléments du groupement de la Gendarmerie nationale de Chlef.
Au total, 99 auteurs de ces délits ont été arrêtés, dont 34 placés sous mandat de dépôt par
les tribunaux territorialement compétents.
K. R. I.
BÉCHAR
Liberté
Retour de la deuxième
vague de hadjis
Criminalité, trafics et délits de tous genres sont le quotidien des éléments de la gendarmerie.
es éléments du groupement
de la Gendarmerie nationale de Chlef ont traité, en
septembre dernier, 230 affaires, dont 15 liées aux
crimes d’une manière générale. Selon des sources dudit groupement, c’est suite à des plaintes qui ont
été déposées par des citoyens, ou encore
dans le cadre d’un travail de recherche
et d’investigation mené par les gendarmes que ce nombre d’affaires a été
traité. “Nos éléments sont intervenus
dans le cadre de leurs missions sur différents fronts, dans le but de combattre
la criminalité en général. Des délits, comme des coups et blessures commis volontairement suite à des litiges qui existent entre des familles, ainsi que des actes
de violence sous leurs différentes formes,
demeurent parmi les affaires à traiter.
Au total, 99 auteurs de ces délits ont été
arrêtés, dont 34 placés sous mandat de
dépôt par les tribunaux territorialement compétents, au moment où 65
autres ont bénéficié de la liberté provisoire en attendant la tenue de leur procès”, nous explique-t-on au groupement
de Chlef.
L
Nos sources ont également ajouté que
dans le cadre du crime organisé, les gendarmes ont eu à traiter durant la même
période 16 autres affaires liées, notamment, au trafic de drogue et de comprimés psychotropes.
Quinze des trafiquants ont été arrêtés
par les mêmes services de sécurité. À
propos de l’immigration clandestine, les
éléments de la Gendarmerie nationale ont arrêté 6 étrangers, entre Maliens
et Marocains, qui s’apprêtaient à rejoindre illicitement l’autre rive de la Méditerranée. “Dans le cadre du trafic de
voitures, nos éléments ont traité une seule affaire qui a donné lieu à la récupé-
ration d’un véhicule de marque Mercedes immatriculé à Oran. Le véhicule
en question a été volé en Italie et faisait
l’objet de recherches par les services
d’Interpol.
De même, les gendarmes ont également procédé à l’arrestation de l’ensemble des éléments du réseau qui est
derrière ce vol, et qui activent aussi à
l’étranger. Ils sont aussi accusés de falsification des documents des voitures volées”, indiquent nos sources, qui précisent que dans le cadre des activités de
la brigade économique, les gendarmes
ont traité 44 affaires liées à des activités commerciales sans registre du com-
merce, absence de factures ou encore
défaut d’affichage de tarifs. Toujours
durant le même mois, les différents services du groupement ont procédé,
dans le cadre de leurs activités économiques, à la saisie de vêtements, de
boissons alcoolisées, de tabac, de fournitures de bureau, de pièces détachées,
de produits alimentaires, d’accessoires
de voitures et d’un véhicule de marque
Renault 207. Le montant global de
cette saisie, dont les produits ont été
commercialisés illégalement, s’élève,
toujours selon nos sources, à 1,7 milliard de centimes.
AHMED CHENAOUI
Arrestation d’un dangereux narcotrafiquant
n Les éléments de la Brigade de recherches et
d’investigations (BMPJ) de la Sûreté de la wilaya de Chlef
ont arrêté, la semaine dernière, un dangereux
narcotrafiquant dans la commune d’Ouled Farès, à une
vingtaine de kilomètres au nord-est du chef-lieu de
wilaya. Selon nos sources, cette arrestation a eu lieu
suite à des informations qui faisaient état de la présence
du suspect dans l’une des mosquées de la localité. Âgé de
45 ans, le mis en cause faisait l’objet, depuis longtemps,
de recherches par les services de sécurité suite à une
série de mandats d’arrêt émis à son encontre par
plusieurs tribunaux et cours du pays. Les mêmes sources
ont également précisé que ce dernier écoulait de la
drogue partout à travers le territoire national. “Il faisait
même partie d’un important réseau international de
trafiquants de stupéfiants”, ajoutent encore nos sources.
Aussitôt arrêté, il a été présenté devant le tribunal
territorialement compétent en attendant la tenue
prochaine de son procès.
n La deuxième vague de hadjis,
de retour des Lieux Saints de
l’islam, est arrivée lundi en
provenance d’Arabie Saoudite,
via l’aéroport d’Oran. Les hadjis
ont été accueillis à l’aéroport
Boudghen-Ali dit Lotfi, par les
autorités locales civiles et
militaires et leurs familles dans
une ambiance de fête, et toutes
les conditions ont été mises à
leur disposition pour une
bonne prise en charge. Selon les
responsables locaux, un autre
vol en provenance des Lieux
Saints est attendu dans les
prochains jours. Contactés, ces
pèlerins nous ont déclaré qu’ils
souhaitent la programmation
de vols directs Béchar-Arabie
Saoudite, dans les prochaines
années, afin de leur éviter les
longs trajets.
R. R.
AÏN TÉMOUCHENT
Un incendie calcine
500 poulets
n Un hangar de volaille
appartenant à un aviculteur
privé et situé à Ouled Taoui
(commune d’Ouled Boudjemâa,
daïra d’El-Amria) a été ravagé
par un incendie. L’incident dont
les circonstances demeurent
inconnues s’est déclaré
dimanche et a causé la mort de
500 poulets.
M. LARADJ
A. C.
TIARET
Un collégien poignardé devant son CEM
ireche Zakaria, un collégien de 16 ans, élève de 4e année moyenne au CEM Mokhtari-El-Hadj, situé dans un quartier populaire au sud de la ville de Tiaret, a été victime,
dimanche en début d’après-midi, d’une agression
caractérisée à l’arme blanche. En effet, il était un
peu plus de 13h quand l’adolescent, qui s’apprêtait à rejoindre le collège, fut accosté par deux individus qui voulaient le délester des objets en sa
possession (téléphone portable, argent…).
Devant sa résistance, ces derniers l’ont poignardé à la cuisse, lui causant une profonde plaie qui
H
a nécessité, selon une source médicale, une suture interne et une autre externe. En plus du traumatisme subi, la victime avait perdu conscience,
suite à une importante perte de sang, avant son
admission aux UMC de l’EPH Youcef-Damardji. Cependant, une source concordante a révélé
que la victime avait reconnu ses agresseurs qui
seraient scolarisés dans un autre quartier.
Autant rappeler que cette agression est loin
d’être un fait isolé et c’est, d’ailleurs, ce qu’a
confirmé la directrice du CEM Mokhtari-El-Hadj,
Mme Djazouli, qui s’est indignée devant les
risques qu’ont toujours encourus les élèves de son
établissement. “Notre établissement est perpétuellement guetté par des délinquants de toutes catégories, et nos alertes, auprès de qui de droit, ont
toujours été vaines”, a-t-elle dit, en soulignant que
plusieurs élèves, notamment les filles, ont déjà été
agressés par le passé. “Avant leur entrée à l’établissement ou à leur sortie, ils sont agressés par des
malfaiteurs qui viennent leur extirper argent, téléphone portable, bijoux et autres objets de valeur”,
ajoutera notre interlocutrice. Dans la foulée, elle
soulignera que ces voyous ont, à plusieurs reprises,
tenté d’embarquer avec eux des collégiennes. Toutefois, pour Mme Djazouli, pour laquelle le cas
de Zakaria est être la goutte qui fait déborder le
vase, il est temps de prendre ce volet au sérieux
et garantir la sécurité des élèves, des enseignants et des établissements scolaires.
Elle nous a révélé avoir à plusieurs reprises
contacté les services de sécurité, quand un cas
d’agression se présente, sans que ces derniers bougent le petit doigt.
R. SALEM
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
Culture 11
SON PREMIER ALBUM THAWRA SORT LE MOIS PROCHAIN
…SORTIR…
Flouka, du talent
et de l’engagement
Vente-dédicace
n Kamel Bouchama (historien et
ancien ministre) dédicacera son
ouvrage, Luttes d’un peuple…
(éditions Juba), samedi 25 octobre,
de 14h30 à 18h, à la librairie
internationale Aurassi Omega.
Avec des mots crus, pleins de courage et de sens, il évoque sans ambages la situation de ceux
qui n’ont pas de place. Cet album a été inspiré par les événements politiques bouleversants de
ces dernières années avec toujours la même victime, mais aussi le seul héros : le peuple.
louka, de son vrai nom Kamel Eddine
Bensalah, est un artiste né à le 5 juillet
1982 Aïn Témouchent où il a passé une
grande partie de sa jeunesse. Après un
passage par le Maroc, il débarque en
France pour poursuivre ses études. Il
décide ensuite de se consacrer entièrement et librement à la musique.
Flouka signifie embarcation, petit bateau, barque,
terme utilisé en premier lieu pour la pêche artisanale. Ces dernières années, cette barque est
surtout utilisée pour traverser clandestinement la
Méditerranée à la recherche d’un eldorado européen. Cette embarcation porte pour elle toute la
symbolique du voyageur qui met sa vie et parfois
celle de sa famille dans cette barque pour un avenir meilleur. C’est le début du voyage… Artiste autodidacte, il commence à exercer son art dans la
rue qui, selon lui, “reste une des meilleures écoles
pour apprendre du public”.
Dorénavant, il vit sa musique avec un style qui lui
est personnel, en raison de sa voix d’écorché vif et
de ses multiples influences, alliant rock, blues, reggae, mais aussi raï en passant par le chaâbi et la musique africaine. Il en ressort une musique métissée qui nous entraîne dans le monde de cet artiste. Il vient de signer son premier album Thawra (ré-
F
volution), composé de sept chansons (Yaw Salam,
Galet Li,Ya Baba, Jibou, Wayo, Loukane, Nar ElHogra), qui sera disponible dès le mois de novembre prochain (d’abord en France puis en Algérie), à l’occasion justement du 62e anniversaire
du déclenchement de la guerre de libération. Des
chansons, dont les paroles se veulent “typiquement
algériennes”, ont été traduites en trois langues (français, anglais et espagnol) et sont prévues sur la pochette de l’album, et ce, en hommage aux peuples
qui se battent encore et toujours pour leur liberté et leurs droits ; en hommage aussi à tous les
jeunes harraga qui sont morts en pleine mer. Avec
des mots crus, pleins de courage et de sens, il
évoque sans ambages la situation de ceux qui n’ont
pas de place. Cet album a été inspiré par les événements politiques bouleversants de ces dernières années avec toujours la même victime, mais
aussi le seul héros : le peuple. C’est à lui qu’il s’adresse et lui qu’il soutient par sa musique et ses paroles
puisées dans des vérités quotidiennes. Flouka
souhaite offrir sa musique à un large public. Son
objectif est de faire danser et penser la foule pour
atteindre un moment de partage et de convivialité. Sensibiliser à l’actualité tout en permettant de
se défouler, parler au cœur et au corps. n Concert du groupe Ferda,
vendredi 24 octobre à 16h30 à la
salle Ibn Khaldoun.
Cinéma
n Jusqu’au 28 octobre à la salle El
Mouggar, projection de l’Andalou
de Mohamed Chouikh, à raison de
trois séances par jour (sauf les
dimanches) : 14h, 17h et 20h.
Théâtre
M. LARADJ
Brassage de diverses formes de l'art plastique
L
raoui, Rahmani Abdelghani et Djeffal Adlène font
découvrir des mondes inattendus. “Lorsque je crée,
je suis totalement habitée. Je fais un voyage initiatique
à travers la matière, la transparence et la couleur puis
j'invite chaque personne à partager ce voyage” a déclaré Skenazene Samia, ancienne étudiante de l'école des Beaux-arts d'Alger.
Ses petits tableaux au goudron, huile, et pigments
sur carton captent l'imagination par autant d'univers mystérieux rendus immédiatement accessibles
au visiteur. Rahmani Abdelghani, jeune autodidacte
qui participe pour la seconde fois au salon d'automne
de Dar-El-Kenz dit, lui, avoir choisi de “faire ressortir
des couleurs positives”, bleus et verts francs et acides
qui tranchent avec le monde noir et blanc, ultra- féminin de Meriem Aït El-Hara et les portraits
contrastés de Karima Sahraoui. L'originalité des
sculptures ludiques de Massen Mohamed, tra-
vaillées à partir de ferrailles de récupération, celles
élaborées en bois d'olivier ou en métal de Mezahem
ainsi que ses coffres d'inspiration berbère et les
grands personnages en métal de Salah Malek, ouvrent l'exposition à d'autres volets de l'expression
plastique.
La calligraphie, la miniature et les personnages merveilleux des contes jouxtent des travaux plus classiques réservant quelques surprises au visiteur.
Ainsi, “Feux de bois”, unique œuvre exposée de l'Iranien Shahriar , miniature d'un classicisme délicat
dont la galeriste a découvert l'auteur lors d'une exposition précédente à Alger. Les œuvres inédites des
artistes plus connus de la galerie comme Bettina Heinen-Ayech, Briki Amar, Hellal Zoubir, Sellal Zohra , Taïbi Rachid et Souhila Belbahar ont également
attiré un public averti tout au long du vernissage.
APS
LE PUITS DE LOTFI BOUCHOUCHI
Une interminable attente
roduit par l’Aarc (Agence algérienne pour le rayonnement
culturel), avec le soutien du ministère de la Culture et du Fdatic, le
long métrage de fiction Le Puits de
Lotfi Bouchouchi a été projeté pour la
presse hier matin et devait l’être en soirée en avant-première à la salle Ibn
Zeydoun (Riadh El-Feth). Le Puits
plante le décor, durant l’année 1960,
dans un petit village isolé et assiégé par
des soldats de l’armée française, qui
suspectent les habitants de cacher des
moudjahidine ayant décimé un commando français.
A part deux vieux sages, il ne reste
dans le village que les femmes et les enfants, qui sont confrontés à la soif, car
ils ne peuvent ni utiliser le puits ni
quitter le village. Face à cette situation
insoutenable, les villageois ne se résignent pas. Du moins, pas au départ. Ils
attendent, prient et espèrent. De l’autre
côté, les soldats ne renoncent pas. Ils
veulent à tout prix retrouver les leurs.
Placés dans l’attente et épuisés physi-
P
Image du tournage du film Le Puits de Lotfi Bouchouchi.
quement en raison de la soif, les villageois prennent la décision d’affronter en face leur réalité et de choisir de
vivre, même si pour cela il faut aller
n L’auteur Hend Sadi animera un
café littéraire autour de son
livre Mouloud Mammeri ou la
Colline emblématique(éditions
Achab), samedi 25 octobre 2014 à
14h au Théâtre régional MalekBouguermouh de Béjaïa.
Concert
14e SALON D'AUTOMNE DU PETIT FORMAT DE LA GALERIE DAR-EL-KENZ
e 14e Salon d'automne du petit format de la galerie d'art Dar El-Kenz offre au public une centaine d'œuvres, majoritairement inédites, qui
brassent diverses formes et techniques d'art plastique.
L'exposition qui se poursuit jusqu'au 6 novembre
dans les locaux de l'atelier d'encadrement de la galerie à Bouchaoui, décline sur quatre espaces les
œuvres picturales, les sculptures et autres objets artisanaux d'une vingtaine de créateurs d'horizons divers. Les œuvres sont signées par “des artistes permanents de la galerie” mais également par des “artistes confirmés mais peu connus” a indiqué Mme Guelimi Zahia, gérante de la galerie. “Nous optons
pour le petit format pour pouvoir donner à voir 25
artistes de styles et écoles divers”, explique-t-elle tout
en se félicitant des nouvelles griffes venues enrichir
la galerie. Ainsi, les œuvres d'art contemporain de
Skenazene Samia, Meriem Aït El-Hara, Karima Sah-
Café littéraire
vers la mort. Si les personnages sont
nuancés, et le jeu des comédiens, notamment celui de Nadia Kaci, était très
bien, le discours manque souvent
d’efficacité. La construction du film est
également quelque peu surprenante
parce que Le Puits commence par
une sorte de flashforward où on voit
une mère et ses enfants souffrir et attendre que leur calvaire prenne fin,
puis on remonte le temps, sans transition ni nuance, pour nous retrouver
du côté des soldats français qui essaient
de soutirer des informations sur le
commando disparu à un jeune moudjahid et qui pratiquent sur lui la torture afin qu’il parle.
On retourne ensuite à la situation
initiale, à cette attente interminable.
Durant le débat qui a suivi la projection (et qui a réuni le réalisateur et les
comédiens Laurent Maurel, Nadia
Kaci et Layla Metssitane), Lotfi Bouchouchi, dont Le Puits est le premier
long métrage, a signalé que son film
aura d’abord une vie dans les festivals,
et sortira en salle le premier ou le
deuxième trimestre 2015.
R. C.
n Représentation de la pièce À
vendre, ce soir, demain et aprèsdemain à 19h au Théâtre national
algérien Mahieddine-Bachtarzi.
n Représentation de la pièce pour
enfant Hikaya fi hikaya, vendredi
24 octobre à 10h30 au Théâtre
national algérien MahieddineBachtarzi.
n Représentation de la pièce À
vendre, vendredi 24 octobre à 16h
au Théâtre national algérien
Mahieddine-Bachtarzi.
n Représentation de la pièce pour
enfant Hikaya fi hikaya, samedi 25
octobre à 10h30 au Théâtre
national algérien MahieddineBachtarzi.
n Représentation de la pièce À
vendre, samedi 25 octobre à 16h au
Théâtre national algérien
Mahieddine-Bachtarzi.
Expositions
n Jusqu’au 25 octobre à la galerie
d’art El Yasmine (Coopérative
Ennadjah, villa 107, Dély Ibrahim,
Alger), exposition de l’artiste
peintre Rezki Zerarti.
n Jusqu’au 20 novembre au musée
d’art moderne et contemporain
(MaMa), 5e Festival national de la
photographie d’art (FesPA).
n Jusqu’au 6 novembre au niveau
de la réserve de tableaux et de
l’atelier d’encadrement au
lotissement Bouchaoui2 n°325 (en
face de la forêt Bouchaoui), 14e
Salon d’automne du petit format.
n Jusqu’au 6 novembre au Centre
des arts et de la culture du Palais
des Raïs-Bastion 23 (23, boulevard
Amara Rachid, Alger), exposition
intitulée “Mexique : Villes du
patrimoine mondial”.
n Jusqu’au 23 octobre à la galerie
d’art Aïcha-Haddad (84, rue
Didouche Mourad, Alger),
exposition de peinture de l’artiste
Abdelhamid Sahraoui.
n Jusqu’au 31 octobre au centre
culturel Abdelouaheb-Selim de
Chenoua (Tipasa), exposition de
l’artiste peintre Ismaïl Chanaâ.
n Jusqu’au 1er novembre au centre
culturel Mustapha-Kateb (5, rue
Didouche Mourad, Alger),
exposition de peinture de l’artiste
Saliha Khelifi.
Mardi 21 octobre 2014 LIBERTE
14 L’internationale
ALORS QUE LE CITOYEN TUNISIEN CROULE SOUS LES DIFFICULTÉS QUOTIDIENNES
Tunisie : le gouvernement impose
une nouvelle “taxe”
Après l’entrée en vigueur de la loi relative à la taxe de voyage imposée aux étrangers non résidents quittant le
territoire tunisien, c’est au tour des fonctionnaires et bénéficiaires de pensions tunisiens de mettre la main à la
poche pour venir en aide au gouvernement de Mehdi Jomaâ.
n vertu de l’article 36 de la loi de finances complémentaire (LFC) adoptée en août dernier, l’Etat procédera, à la fin du mois d’octobre, à une
retenue sur les salaires et les pensions
sous forme de “contribution ponctuelle et exceptionnelle”. Cette retenue va de “un
à six” jours de travail et concerne les salaires et
pensions alde
Par: MOHAMED KATTOU lant
12 000 dinars
à 40 000 dinars (1 DT = 0,4 euro) par an et sera échelonnée
sur trois mois. En imposant cette retenue, sans
demander l’avis des contribuables, le gouvernement compte collecter 320 millions de dinars
dans le but de renflouer les caisses de l’Etat et alléger le déficit budgétaire de l’année en cours.
Quant au projet de budget de l’année prochaine,
il serait fin prêt, et le gouvernement compte le
soumettre à l’assemblée dans les prochains jours.
Toutefois, bousculé par le calendrier des élections,
le gouvernement sera-t-il en mesure de le faire ?
A quelle assemblée va-t-il le soumettre, sachant
que la constituante sera “out” dans une semaine, soit juste après la proclamation des résultats
des législatives ? Quant à la nouvelle assemblée
(assemblée du peuple), elle ne sera pas opérationnelle rapidement, sachant qu’il faut attendre
la validation officielle des résultats qui connaîtront, sans doute, des recours. Aussi le gouver-
plus en plus inquiétant. Il table aussi sur un taux
de croissance de 3% contre 2,5% en 2014 sur la
base d’un prix de 100 dollars le baril de pétrole
et un cours de 1,8 dinar pour un dollar. Les
sources propres seront de 20,9 milliards de dinars, alors que l’emprunt extérieur sera de 8,3 milliards de dinars contre 7,7 milliards de dinars en
2014. Quant au budget de fonctionnement, il serait de 18,8 milliards de dinars contre 17,5 milliards de dinars en 2014.
E
M. K.
UKRAINE
Conférence des donateurs en janvier
prochain à Kiev
D. R.
Le gouvernement veut alléger le déficit budgétaire de l’année en cours.
nement se verra-t-il dans l’obligation de gérer, par
décret, le budget par tranches trimestrielles.
Autant de questions dont les réponses demeurent tributaires de l’évolution politique du pays.
Côté chiffres, le montant du budget de l’année
2015 sera de 29,3 milliards de dinars contre 27,7
milliards de dinars en 2014. Le déficit sera ramené
de 6 à 5%. On y a tenu compte de la situation difficile de l’économie nationale, marquée par un
glissement du déficit commercial, la régression
des exportations des phosphates en particulier et
des grèves à répétition. Ce projet compte, surtout,
sur les recettes fiscales à hauteur de 90%, d’autant plus que l’endettement extérieur est de
EN DÉPIT DU REJET UNANIME DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
DE LA SOLUTION MILITAIRE
Poursuite des combats en Libye
n dépit de l’appel à la “cessation immédiate” des combats
en Libye, lancé par les EtatsUnis et les Européens, de nouveaux affrontements à Benghazi
ont causé la mort de neuf personnes dimanche. Ce qui porte à 75
le bilan des morts depuis le début,
mercredi, d'une offensive contre
les groupes armés qui contrôlent
cette ville de l'est de la Libye, selon
des sources médicales.
La veille déjà, les Etats-Unis et les
grandes puissances d'Europe occidentale, ont réclamé, effet, la “fin
immédiate” des combats en Libye,
en visant notamment l’offensive
en cours du général Haftar, appuyé par l’armée et les milices pro-
E
gouvernementales, contre les milices islamistes, pour tenter de reprendre Tripoli et Benghazi. Dans
un communiqué commun, les
Etats-Unis, la France, l'Italie, l'Allemagne et le Royaume-Uni, qui
ont “condamné fermement la violence en cours en Libye et appelé à la
fin immédiate des hostilités”, brandissent la menace de “sanctions
ceux qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité de la Libye”. Les
grandes puissances occidentales
sont “tombées d'accord pour dire
qu'il n'y a pas de solution militaire
à la crise libyenne” et se sont déclarées “particulièrement consternées
par le fait que les parties n'ont pas
respecté des appels au cessez-le-feu”.
D’autre part, les cinq pays européens ont également “condamné
les crimes” du groupe islamiste
armé Ansar Asharia, considéré par
les Etats-Unis comme une “organisation terroriste”. “Le dur combat
de la Libye pour sa liberté (en 2011)
est menacé si des groupes terroristes
libyens et internationaux se servent
de la Libye comme d'un refuge”, soulignent encore les Occidentaux.
Les combats, qui font rage à Benghazi, ont fait 66 morts depuis le
lancement mercredi d'une nouvelle offensive par des forces loyales au
général à la retraite Khalifa Haftar,
appuyées par l'armée, contre les
groupes islamistes contrôlant la
ville depuis juillet, selon un dé-
compte de l'AFP basé sur les bilans
des hôpitaux locaux.
Les cinq pays occidentaux se sont
dits “préoccupés par les attaques de
Khalifa Haftar à Benghazi”, mais ne
les ont pas formellement condamnées.
Le chef du gouvernement libyen
Abdallah Al-Theni, reconnu par la
communauté internationale, a pour
sa part, affirmé samedi dans un
entretien à l’AFP, que, les opérations
lancées contre les milices “hors la
loi” semant le chaos en Libye sont
sous l'autorité de l'Etat et visent à reconquérir les villes de Tripoli et
Benghazi.
A. R.
n Une conférence de donateurs et
d'investisseurs pour l'Ukraine se tiendra à
Kiev en janvier 2015, ont annoncé dimanche
des médias locaux, citant une source
gouvernementale ukrainienne. L'Ukraine se
trouve au bord d'un défaut de paiement et les
autorités espèrent sauver l'économie
nationale grâce à des prêts extérieurs. Le
Fonds monétaire international (FMI) a
auparavant approuvé l'octroi à Kiev
de 17 milliards de dollars destinés à stabiliser
le budget du pays. L'Ukraine a également
demandé à l'Union européenne de lui fournir
2 milliards d'euros, dont 600 millions ont déjà
été versés. Le FMI envisage d'octroyer
17 milliards de dollars à l'Ukraine à condition
qu'elle applique un programme de rigueur
budgétaire drastique. Parmi les conditions
imposées à l'Ukraine figurent un régime de
change souple, une augmentation des tarifs
communaux, une réforme du système de
retraite et une réduction des dépenses
budgétaires. Il s'agit d'un troisième plan
d'aide accordé par l'institution à l'Ukraine
depuis 2008.
R. I.
YÉMEN
20 rebelles chiites tués dans un attentat
et des combats avec Al-Qaïda
n Au moins 20 rebelles chiites ont été tués
dans un attentat et de violents combats avec
des insurgés d'Al-Qaïda la nuit dernière dans
la localité yéménite de Radah (centre), ont
indiqué hier des sources tribales. Les hommes
d'Al-Qaïda ont fait exploser une voiture
piégée près d'un bâtiment occupé par les
combattants chiites et capturé 12 rebelles lors
d'affrontements dans la région de Radah,
province de Baïda, a-t-on ajouté de même
sources. Les combats pour le contrôle de
Radah ont éclaté à la suite d'une série
d'explosions ayant secoué l'est de la localité,
ont indiqué des sources tribales et de la
sécurité.
ALORS QUE LA TURQUIE OUVRE SES FRONTIÈRES AUX PESHMERGAS POUR REJOINDRE LES COMBATS
Kobané : l’armée américaine largue des armes pour les Kurdes
’armée américaine a largué des
armes, munitions et matériel
médical au profit des Kurdes
qui défendent la ville syrienne de Kobané, aux frontières avec la Turquie.
Une véritable bouffée d’oxygène pour
les combattants peshmergas, auteurs
d’actes de résistance héroïques face aux
terroristes de Daech, dont ils ont freiné la progression, en partie grâce aux
frappes aériennes de la coalition internationale.
Ces armes vont être “d'une grande
aide” pour les combattants des Unités
de protection du peuple (YPG), le
groupe kurde qui lutte depuis plus d'un
mois contre les éléments de l'EI, a déclaré leur porte-parole, Redur Xelil.
Elles ont été larguées à l'aube, avec des
munitions et du matériel médical, par
trois avions cargos C-130 au-dessus des
positions des YPG, qui contrôlent en-
L
core environ 50% de Kobané.
L'armée américaine avait auparavant
annoncé que ces équipements étaient
fournis par les autorités kurdes d'Irak.
Ils sont “destinés à aider à la poursuite de la résistance aux tentatives de l'EI
de s'emparer de Kobané”, selon le
Centre de commandement américain
pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale
(Centcom). Ces derniers développements sont à même de faire basculer
à tout moment “l'équilibre des forces”,
selon l’OSDH, une ONG syrienne.
Ils interviennent suite aux appels incessants lancés par les Kurdes de Syrie, assiégés depuis un mois par les éléments de Daech, en direction des
pays de la coalition, tout en réclamant
des armes pour endiguer la progression
des éléments de l'EI. Ankara et d’autres
villes de Turquie ont été le théâtre de
manifestations grandioses pour dé-
noncer le double refus d’Ankara de doter les peshmergas en armes et d’interdire aux Kurdes de Turquie de
franchir la frontière pour aller combattre aux côtés de leurs camarades à
Kobané. L’ONU dira, pour sa part,
craindre un génocide contre les populations civiles. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la
Turquie a pris des mesures pour aider
les forces des “peshmergas kurdes” à
rejoindre, via son territoire, la ville syrienne kurde de Kobané assiégée par
les terroristes, a annoncé lundi le ministre turc des Affaires étrangères,
Mevlut Cavusoglu. “Nous n'avons jamais voulu que Kobané tombe. La
Turquie a mené différentes initiatives
pour l'empêcher”, a déclaré M. Cavusoglu lors d’une conférence de presse.
Les pressions américaines ne seraient
pas étrangères à cette volte-face d’An-
kara, qui a toujours refusé d’armer les
Kurdes. Erdogan, dont le pays a maille
à partir avec la rébellion armée kurde,
accuse le principal parti kurde en Syrie, le PYD, dont les YPG sont la
branche armée, d'être une “organisation terroriste” liée aux rebelles kurdes
turcs du PKK.
Avant ces largages aussi, le président
Barack Obama a informé ce week-end
son homologue turc Recep Tayyip
Erdogan “de l'intention” des Etats-Unis
et de “l'importance” de fournir des
armes, selon un responsable américain.
L'EI est “un ennemi commun” aux
Etats-Unis et à la Turquie, a souligné
cette source.
Cette aide directe des Etats-Unis vient
se greffer sur les frappes aériennes antiDaech, menée par les avions de la coalition ces derniers jours sur Kobané,
ayant ciblé plus de 135 fois les positions
de l'EI dans et autour de la ville depuis
fin septembre et la rencontre des responsables américains le week-end
dernier pour la première fois des
Kurdes syriens des PYD. Ces éléments réunis composent la nouvelle
stratégie américaine de lutte contre
Daech qui repose sur les frappes, mais
aussi le renforcement de la résistance
sur le terrain. Conséquence : elles ont
“tué des centaines de combattants (de
l'EI) et détruit ou endommagé” de
nombreux équipements de l'EI, a souligné le Centcom.
Les Etats-Unis, pour lesquels elle n’en
constitue pourtant pas la priorité, ont
averti que la situation dans Kobané reste “fragile”, eu égard certainement de
l’acharnement de l’organisation terroriste Daech, qui a dépêché de nouveaux renforts dans cette ville.
AMAR R.
Des
16
Gens
& des
Mardi 21 octobre 2014
Faits
LIBERTE
Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les nous à l’adresse suivante : [email protected]. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.
CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE
Récit de Adila Katia
“Les secrets…”
77e partie
Troisième chapitre : le rêve inespéré…
Résumé : Guemra ne partage pas l’avis de son mari. Elle
Le fait d’avoir failli la perdre et toutes
ces heures à ses côtés lui ont ouvert les
yeux sur l’essentiel. Elle est en vie et
c’est elle qui fait son bonheur depuis
des années. Il lui a fallu du temps pour
réaliser que sa fille aurait pu tomber
sur des gens sans scrupule et peu fréquentables. Et puis, sa mère aurait pu
être une criminelle, une prostituée ou
une malade mentale. Avec un léger
pincement au cœur, Zina pense
qu’Ihssane peut être fière de ses origines, même si elle est une enfant naturelle. Même si elle se rapproche de
sa famille biologique, cela ne doit pas
les séparer. Zina a conscience que sa
fille peut être déçue. Elle doit jouer son
rôle de mère jusqu’au bout et l’assister dans les moments heureux et malheureux. Elle ne voit plus d’un mauvais œil Ryan et sa famille. Lorsqu’ils
viennent, elle les accueille en souriant. Chaque jour, Ihssane recevra de
la visite. Pendant son séjour à l’hôpital (plus d’un mois), ils viendront
tous les jours. Zina avait pris un congé
sans solde pour s’occuper de sa fille.
Quand celle-ci peut enfin quitter l’hôpital, Zina ne retourne pas chez elle.
Son mari, très compréhensif, la laisse
prendre des affaires pour son séjour
chez ses parents. Guemra et sa bellefille ont préparé un couscous. Hadj
Ahmed a invité leurs voisins et la famille de hadj Abderrahman. Il s’est lié
d’amitié avec eux. Il remarque tout de
suite l’absence de Ryan. Hadj Abderrahman est accompagné de Nassima
et de Massi. Lynda est aussi venue.
Guemra les laisse dans le salon. Elle
n’arrive toujours pas à accepter ce rapprochement. Elle n’y voit rien de bon.
Zina prend les choses autrement.
Pour le bien de sa fille…
- Ryan n’est pas venu ?
- Ryan a été condamné à quatre mois
de prison, lui apprend le vieil homme.
Le juge a été clément, car il n’était ni
ivre ni drogué !
Il n’y a pas eu de mort, et apparemment l’expert qui a examiné la voiture a découvert que la voiture avait un
Dessin/Mokrane Rahim
ne voudrait plus revoir la famille biologique dans les
parages. Hadj Ahmed lui rappelle que c’est Ihssane qui a
cherché après eux et qu’ils ignorent tout d’elle. Zina
revient auprès de sa fille. Heureuse et soulagée, elle pense
à ne plus lui interdire de se rapprocher de sa mère
biologique, car rien ne prouve qu’elle voudra d’elle…
problème au niveau des freins !
- Sah ?
- Oui, oui. Quatre mois, ce n’est
rien dans une vie ! Ce qu’on regrette,
c’est qu’il rate ses examens de fin
d’année ! Enfin, il se rattrapera plus
tard !
- Le Président a l’habitude de gracier
les prisonniers, lors de la fête de l’Indépendance ! Incha Allah, il fera partie de ceux qui en bénéficieront !
- Incha Allah !
Ihssane qui est assise dans un fauteuil
se débrouille pour se lever, en s’appuyant sur ses béquilles. Elle va dans
sa chambre. Elle est bouleversée par ce
qui arrive à son cousin Ryan. Chaque
jour, elle relit ses messages d’amour et
de réconfort. Il regrettait d’avoir insisté
pour la raccompagner chez elle. Cet
accident n’aurait pas eu lieu. Mais
comme ils ne peuvent pas revenir en
arrière, il faut savoir accepter.
Elle comprend maintenant pourquoi
elle ne recevait rien ces derniers jours.
La prison n’est pas un endroit pour
Ryan. Elle s’inquiète pour lui. Ces
mois d’emprisonnement allaient le
changer et le marquer à jamais.
On frappe à sa porte.
- Est-ce qu’on peut entrer ?, demande Nassima.
- Oui…
La porte s’ouvre sur les deux sœurs.
Ihssane rougit.
- Est-ce que tu as mal ?
- Mes côtes me lancent parfois !
Je suis désolée pour Ryan, dit-elle très
émue. Il ne mérite pas de se retrouver
en prison !
- Il sortira vite, dit Lynda avec certitude. C’était un accident ! Ces quelques
mois à l’ombre ne gâchent en rien ses
motivations ! Elles lui donnent la force de patienter ! Sais-tu qu’il nous a
parlé de toi ? Il t’aime sincèrement et
veut se marier avec toi !
Ihssane a un pauvre sourire.
- Un jour, il changera de sentiment,
dit-elle. On a tellement de choses à faire avant !
- Moi, je te dis que non ! Dès qu’il sortira de prison, nous viendrons te demander en mariage officiellement !, intervient Nassima. Tu lui plais beau-
coup, tu nous plais ! Vous avez notre
bénédiction ! Tu as tout le temps
pour réfléchir à notre demande !
Tu seras la fille que je n’ai pas eu la
chance d’avoir ! Zina les a rejointes et
elle a tout entendu. Elle croise le regard
de sa fille.
- Est-ce que c’est vraiment ce que tu
veux ?, lui demande-t-elle.
- J’ai plusieurs raisons d’accepter maman Zina.
Zina connaît la vraie raison. En se mariant avec Ryan, elle se rapprochera définitivement de sa mère et fera partie
de la famille. Elle propose à Lynda de
l’accompagner dans le jardin. Elle est
tentée de tout lui dire…
(À SUIVRE)
A. K.
[email protected]
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.
Récit de Yasmina Hanane
Dessin/Amouri
80e partie
Résumé : À la vue du policier, Nora prend ses jambes à son cou
et se met à courir sans but à travers la ville. Elle ne s’arrêtera
que plus loin, à une station de bus. Elle se met à réfléchir et
revient sur ses pas pour informer Mme Claude qu’on était venu
l’arrêter, et qu’elle devrait se rendre au plus vite au
commissariat, sous peine de voir ses accusations s’aggraver…
Un jour je saurais…
C’était peut-être la seule issue plausible dans son cas.
Yazid traverse encore ses pensées.
Elle jette un coup d’œil à sa montre
et se rendit compte qu’on était au
milieu de la journée. À cette heure-ci, et quand ses affaires le lui permettaient, il rentrait à la maison
pour déjeuner.
Elle prend quelques pièces de monnaie de son sac et se dirige vers une
cabine téléphonique, bien décidée
à appeler son ex-mari.
Que va-t-elle donc lui raconter ?
Elle n’en avait aucune idée.
Pourtant, elle savait que le fait
d’entendre sa voix allait la revigorer, l’encourager à affronter tous ces
aléas.
Elle forme le numéro et entendit
aussitôt retentir la sonnerie. Au
bout de quelques secondes, Yazid
décroche.
C’était le moment ou jamais de lui
parler, se dit-elle…
De lui dire qu’elle l’aimait encore,
et qu’elle regrettait ce qui s’était passé, mais qu’elle était enchaînée à un
bougre comme Achour, qui la malmenait et qui allait bafouer son
honneur au commissariat, en l’accusant, à tort, de n’importe quel délit.
Mais sa langue refusait de remuer
dans sa bouche. Elle demeure
muette et ne put répondre à Yazid,
qu’elle entendait au bout du fil :
-Allô... Allô…
Elle prend une lente inspiration,
puis murmure :
-Yazid…
-Nora… Nora… Où es-tu ma chérie ?
Elle se met à trembler de tous ses
membres, et ne parvint pas à lui répondre :
-Nora... Je sais que tu es là... Réponds-moi ! Dis-moi où je pourrais
te retrouver... Il l’avait appelée ma chérie…
Elle ferme les yeux. Yazid l’aimait
encore… Elle n’en avait jamais
douté, mais la certitude qu’il voulait la retrouver lui réchauffera le
cœur.
Elle tente de lui dire qu’elle aussi
l’aimait, et pensait à lui… Mais la
voix lui manquait, et ses mains s’accrochaient au combiné comme si,
par ce geste, elle allait le retenir à jamais auprès d’elle.
-Nora... Je t’en supplie, dis-moi où
tu te trouves, et je viendrais te
chercher… Nora réponds-moi ma
puce… Ne me fais pas languir davantage…J’ai passé des jours et
des nuits à te chercher…
Que pouvait-elle lui dire ?
Les mots et le courage la fuyaient.
Elle soupire encore et raccroche
avant de quitter hâtivement la cabine.
Sa vue se brouilla et elle sentit les
larmes ruisseler sur ses joues. Elle
était si lasse qu’elle marchait en titubant. Elle aimait Yazid et savait
qu’il tenait à elle. Mais elle devrait
s’éloigner de lui au plus vite et l’oublier... C’était la seule issue plausible. D’autant plus qu’elle était encore mariée, et sous la tutelle de
Achour qui avait lancé la police à
ses trousses. Quoi qu’on puisse
dire ou faire, les dés étaient jetés par
ses propres parents, et elle se devait
de passer sous leur joug. Yazid ne
sera plus pour elle qu’un lointain
souvenir. Sa gorge se noua davantage à cette perspective, et elle aspira de grandes goulées d’air afin de
ne pas suffoquer. Le commissariat
se trouvait à une cinquantaine de
mètres de là. Une pluie fine commençait à tomber. Nora tente de se
protéger avec son sac pour traverser la rue, mais elle glisse et tombe
sur la chaussée. Une douleur fulgurante lui traverse le dos, et elle
entendit des crissements de pneus,
avant d’entendre un klaxon. Des
voix lui parvenaient de très loin.
Elle sentit qu’on la soulevait, et
qu’on la transportait. Elle voulait
ouvrir les yeux et se relever pour
courir au commissariat… Oui…
Elle devrait y aller... Elle entendait
d’autres bruits, puis plus rien. On
dirait qu’on avait coupé le contact
avec son cerveau, et qu’un silence
de plomb l’entourait. Où était-elle
donc ? Combien de temps avait-elle
dormi ? C’était la première question
qui frôla son esprit, alors qu’elle reprenait conscience. Elle n’avait pas
encore pu ouvrir les yeux, et se dit
qu’elle devrait pourtant se lever
pour préparer le petit-déjeuner de
Mme Claude.
(À SUIVRE)
Y. H.
[email protected] :
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT
LES BIENVENUS.
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
Sudoku
Jeux 17
Comment jouer ?
N° 1791 : PAR FOUAD K.
6 1 3 8
5 9
9
5
2 6
6 4
3
4
5
8
9
8 7
3 7 9 5
1 6
5
9
3 2
Mots croisés
Le sudoku est une grille de
9 cases sur 9, divisée ellemême en 9 blocs de 3
cases sur 3. Le but du jeu
est de la remplir
entièrement avec des
chiffres allant de 1 à 9
de manière que :
1
6 8 5 9 7 4 2 1 3
7 2 4 3 1 5 6 9 8
2 5 1 4 3 6 9 8 7
9 10
de Mehdi
(23 septembre - 22 octobre)
AUJOURD’HUI
Le massage, technique de détente profonde, est particulièrement
recommandé. Le corps est massé
avec de l’huile d’olive ou d’amande douce. Vous éprouverez une
extraordinaire sensation de légèreté et d’euphorie.
SCORPION
(23 octobre- 22 novembre)
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT - I - Ancienne charge de magistrat. II Odeur. Jeune baudet. III - Réduction faite à un débiteur.
Poisson. IV - Six faces. Réfléchi. V - Cellules sociales de base.
VI - Vaisseau du capitaine Nemo. VII - Réalité abstraite.
Fleuve de Russie. VIII - Traditions. Voyelles. Consonne
double. IX - Poitrine de femme. Fruit. X - Sur la rose des
vents. Parles avec véhémence.
VERTICALEMENT - 1- Qui présente une tache sur une
gemme. 2- Liquide organique. Petites baies. 3- Titre d’un
noble portugais. Tonneau. C’est-à-dire. 4- Copie. 5Démonstratif. Teigne. 6 - Essai de Rousseau. Fleuve d’Italie. 7Possessif. Choisi. Possessif. 8- Sans aspérités. Drogue. À la
mode. 9- Rendue efficace par plusieurs essais. Monstre. 10Sur la rose des vents. Rêves.
Solution mots croisés n°5202
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
9 4 6 7 2 8 1 3 5
L’HOROSCOPE
BALANCE
VII
Le soleil ne
chauffe que ce
qu'il voit.
8 7 3 5 9 1 4 2 6
8
VI
On n'apprend pas
aux vieux singes à
faire des
grimaces.
3 1 9 8 6 2 7 5 4
7
V
Quand la pauvreté
entre par la porte,
l'amour s'en va
par la fenêtre.
1 9 7 6 8 3 5 4 2
6
IV
Proverbes
français
4 3 2 1 5 7 8 6 9
5
III
Cette grille est de niveau
moyen : elle contient déjà
30 chiffres.
5 6 8 2 4 9 3 7 1
4
II
- chaque bloc de 3X3
contienne tous les
chiffres de 1 à 9.
Solution Sudoku n° 1790
3
I
- chaque ligne contienne
tous les chiffres
de 1 à 9 ;
- chaque colonne
contienne tous les
chiffres de 1 à 9 ;
7
2
N° 5203 : PAR FOUAD K.
IX
X
1
2
3
4
R
E
S
I
L
I
E
N
C
E
E
D
E
N
P
I
V
O
T
E
R
E
N
T
O N D
T E U
E R E
V L
O U S
R
I E R
E
O
N E S
A M I
S
T
A
S
5
6
7
8
9
10
E U S
R
I
I R
A N
S O T
E C U
U S
I L
E U
N E T
E
L
E
V
E
S
Le succès sera à la mesure de vos efforts. Retroussez donc vos manches
et allez de l’avant avec confiance.
Faites preuve malgré tout de prudence.
SAGITTAIRE
(23 novembre - 20 décembre)
Votre tendance à abattre une
montagne de travail vous
apportera quelques soucis au
foyer. N’oubliez pas l’être aimé et
soyez d’une grande prévenance à
son égard.
CAPRICORNE
(21 décembre - 20 janvier)
Ne vous repliez pas sur vousmême et ne vous découragez pas
en vous laissant envahir par un
sentiment de pessimisme ou de
défaite.
VERSEAU
(21 janvier - 19 février)
Vos projets prendront forme ou
alors vous serez associé à des
idées et des entreprises nouvelles
dont l’esprit vous charmera.
POISSONS
(20 février - 20 mars)
Le soutien de vos proches est
d’une grande utilité, n’hésitez
pas à prendre conseil. Vous
devrez faire confiance à ceux qui
vous aiment.
C
E
S
BÉLIER
(21 mars - 20 avril)
La tête sera particulièrement sensible du fait des mauvais aspects
des astres. Prenez toutes les précautions nécessaires afin de prévenir les névralgies et les vertiges.
s
Par :
Naït Zayed
Luxure
--------------------Opposition
s
s
s
Peau de porc
--------------------Liste
--------------------Antérieur
s
s
s
Note
--------------------- Consonne
double
Ville de
Chaldée
s
TAUREAU
s
s
Démonstratif
--------------------Canard
s
Cri d’arène
s
GÉMEAUX
Produit
de varech
--------------------Cobalt
s
Spectre
de Neptune
(22 mai - 21 juin)
Ne surestimez pas vos capacités,
faites un tri sévère dans vos idées
et vos projets ; moyennant quoi,
vous
réussirez
dans
vos
entreprises.
s
s
s
Creuser
Méchanceté
Réseau
télemathique
international
s
s
s
Vif
(22 juin- 22 juillet)
Réfléchissez bien avant de vous
engager dans des entreprises
dont la finalité n’apparaît pas
clairement. L’être aimé prendra
soin de vous. Profitez-en bien.
s
Sur la borne
--------------------Sécrétion
du sein
s
s
s
Retire
CANCER
Intestin
s
s
Matrice
--------------------Poignée
--------------------Ville
de lentilles
s
s
s
s
s
s
Directions
opposées
--------------------Premiére page
--------------------Préposition
s
Réfuter
(23 juillet - 22 août)
Si vos enfants (si vous en avez ?)
ne se conduisent pas comme
vous le souhaiteriez, ne dites rien
pour l’instant, car vos reproches
seraient très mal pris.
VIERGE
(23 août - 22 septembre)
Vous allez attraper une bonne
migraine avec les changements
qui vont se précipiter au sein de
votre emploi mais le jeu en vaut
la chandelle. D'autant plus que si
vous faites jouer la raison vous
pourrez éviter les écueils sentimentaux.
s
s
s
s
Mal de dents
--------------------Apparue
s
Demeurerons Ethnie
--------------------du Togo
Lisière
Fait répéter
--------------------Nœud
ferroviaire
s
s
s
s
s
s
s
s
s
SOLUTION
DES MOTS FLÉCHÉS N° 297
Irritabilité
--------------------Filets
Barres de
soutien
--------------------Étalon
--------------------Bugle
s
Tramerions
--------------------Possessif
--------------------Roche
de quartz
Béant
--------------------Note
s
s
Danse
LION
Bile
Ignorants
--------------------- --------------------Arsenic
Terre sur mer
s
s
s
MOTS FLÉCHÉS N° 298
s
s
Sélection
--------------------Qui à un goût
de pourri
(21 avril - 21 mai
Vous aurez beaucoup d’idées et
des amis se joindront à vous pour
vous apporter leur appui et leur
bonne volonté.
Vilénie
Extravagant - Clérical - Nos - H - Rose - Be - La - Émeu - Ria - Tir - V - Si - Bottes - Ai - Lié - Roter - Le - Le - Vénéré - En - Énée - Ir - P - Rat - Il - Ut - Ré - E Ers - Cerner - Sa - Isée - Uélé - Quêter - Tapir - U - Lei - Ornera - Émus - Fuit - Ès.
Mardi 21 octobre 2014
18 Sport
MC ALGER
CAN-2015 (QUALIFICATIONS)
Kasperzack :
“Le Mali n'est pas
en danger”
LIGUE 1 MOBILIS (8e JOURNÉE)
USMA - NAHD
avancé au vendredi
24 octobre à 16h
n Le match USM Alger-NA Hussein
Dey comptant pour la huitième
journée du championnat d'Algérie
de Ligue 1 Mobilis est avancé au
vendredi 24 octobre à 16h au stade
Omar-Hamadi (Bologhine), a
indiqué la Ligue de football
professionnel (LFP). D'autre part, le
match ES Sétif-MC Alger de la
même journée est reporté au mardi
25 novembre à 18h à Sétif, en raison
du déplacement des Sétifiens en RD
Congo pour disputer la finale aller
de la Ligue des champions
d'Afrique contre l'AS Vita Club le 26
octobre à Kinshasa.
Enfin, la rencontre RC Arba - JS
Saoura se déroulera le samedi 25
octobre à 15h à huis clos.
Programme de la 8e journée
Vendredi 24 octobre 2014
Une mini-trêve qui tombe
à pic pour Charef
ien ne va plus dans
la maison mouloudéenne, et ce, après
7 journées écoulées
du championnat de
1re division Mobilis.
Il faut dire que les Mouloudéens,
malgré la défaite de samedi à BelAbbès face à l’USMBA, se sont
créé une multitude d’occasions et
dominé le match de bout en bout,
mais la réussite n’était pas de
leur côté, bien au contraire, elle
était du côté des joueurs de BelAbbès qui ont su concrétiser le
peu d’occasions de but.
La série de mauvais résultats se
poursuit, et Boualem Charef n’arrive pas à faire décoller le MCA
dans ce championnat. La dernière victoire du MCA remonte à la
quatrième journée, lorsque les
camarades d’Amir Karaoui se
sont imposés sur le score de 2 à 1
au stade Hammadi de Bologhine.
Du coup, après cette série de
mauvais résultats, les Vert et Rouge pointent à la neuvième place au
milieu du tableau, avec 9 points,
à quatre points du leader, le CSC,
mais à 4 points aussi de la lanterne rouge, en l’occurrence le
NAHD.
Le report de la prochaine rencontre du Mouloudia face à l’ESS
fera incontestablement les affaires
de Boualem Charef, qui va tenter
de remettre de l’ordre dans la
maison mouloudéenne, en remettant l’équipe sur les rails, surtout que le MCA parvient à dominer ses adversaires, sans pour
autant avoir la réussite attendue.
L’attaque du MCA, composée de
R
joueurs chevronnés, à l’image de
Syla et Gourmi qui faisaient les
beaux jours de l’USMH et de
l’ESS la saison dernière, peinent à
retrouver leurs repères avec leur
nouvelle équipe, même si Syla a
été l’auteur de l’unique réalisation
mouloudéenne à Bel-Abbès.
Il n’en demeure pas moins qu’il
existe réellement un problème
dans la ligne offensive que l’entraîneur en chef doit régler au plus
vite. Sept journées seulement se
sont écoulées, et rien n’a été joué
pour le moment, et heureusement que l’écart qui sépare les camarades de Hachoud avec le leader n’est pas énorme.
Cette mini-trêve tombe donc à
point nommé pour les Mouloudéens qui vont devoir se ressaisir
et revenir plus forts en championnat, avant qu’il ne soit trop
tard. Par ailleurs, les responsables
mouloudéens ne perdent pas l’espoir de voir leur équipe évoluer
cette saison au stade de Rouiba au
lieu de Bologhine, qui ne fait plus
leur affaire.
A ce titre, une rencontre est prévue aujourd’hui entre les décideurs du doyen des clubs algériens
et les responsables de l’Opow de
Rouiba pour discuter de l’éventualité que le MCA loue ce stade
pour accueillir ses adversaires au
lieu de Bologhine.
Si les deux parties se mettent
d’accord, la direction mouloudéenne va se mettre au boulot
pour entamer le travail de rénovation du stade afin qu’il soit
prêt pour la phase retour.
SOFIANE M.
USMBA
J. G. Wallemme : “On a su contrarier le jeu du MCA”
amedi dernier, l’USMBA, qui misait sur un bon
résultat pour améliorer sa position au classement
général et s’éloigner un tant soit peu du bas du
tableau, au moins au milieu du tableau, s’est illustrée,
lors d’une rencontre très disputée, en réalisant une
seconde et importante victoire à domicile face au
Mouloudia d’Alger.En dépit d’une première mitemps peu convaincante, les camarades de Hadj Bouguèche ont su répondre présent en seconde période,
en ouvrant la marque dès la 48e minute, puis un second dans les ultimes secondes, après l’égalisation des
visiteurs à la 53e minute.
Ces trois points obtenus aux dépens des gars de Boualem Charef reste un bon résultat, surtout si on se réfère à la rivalité qu’entretiennent les deux teams et
le contexte dans lequel s'est présentée cette affiche.
“C’est une victoire par rapport à notre prestation à ElHarrach, où l’on n’a pas bien joué. Donc, après, il fallait repartir sur une grosse semaine de travail, et c’est
ce qu’on a fait. Je pense qu’on a été récompensé du travail qu’on a effectué durant la semaine. Pour nous, à
domicile on sait que c’est important devant notre public, aussi par rapport aux antécédents qu’ont pu avoir
les deux clubs, car j’avais l’impression de jouer un der-
S
w Omar-Hamadi : USM Alger NA Hussein Dey 16h
by et il y avait aussi une grande attente. Donc, c’est
bien, même si c’est arrivé dans les ultimes secondes et
je pense qu’on est allé la chercher cette victoire”, a déclaré Jean Guy Wallemme à Liberté à propos de la
prestation de son team. Pour le coach belabbésien,
qui fait tourner son effectif à chaque fois, notamment
samedi dernier, en vue de la prochaine rencontre face
au CS Constantine et apparemment cela a bien fonctionné : “On a tout fait pour contrarier le jeu du Mouloudia. On savait que notre adversaire est une équipe joueuse, avec de temps en temps Chaouchi qui est
capable de relancer très vite et très long. On avait la
volonté de mettre le pressing et d’être agressif et c’est
ce qu’on a fait d’entrée de jeu. Eux, ils étaient surtout
dangereux sur les coups de pied arrêtés parce qu’on
a commis beaucoup de fautes. Même si c’est un match engagé, je n’ai pas vu de gros gestes et que l’arbitre
a quand même sifflé beaucoup de coups francs en leur
faveur.” Et d’ajouter : “Nos adversaires ont été trop
dangereux, surtout sur les coups de pied arrêtés, car
ils ont deux milieux centraux, notamment Aksas, et
autres frappeurs qui sont de bons joueurs. Nous
n’avons pas été efficaces en première mi-temps qui est
notre temps fort et aussi sur le but d’égalisation. En
deuxième mi-temps, on a marqué sur une action de
jeu, puis un second but et c’est ce qu’on espérait.” Interrogé à propos des remplacements effectués à la 79e
minute, il a expliqué : “Après l’égalisation, il fallait tout
recommencer, surtout qu’on commençait à souffrir,
en plus il me restait un joueur après les deux changements. Pis encore, au milieu, ils avaient pris le dessus et dans le jeu aussi. Donc, j’ai tenté un pari de la
victoire en incorporant Choubani, en sortant Benhoucine. J’ai refait descendre Achiou, que j’avais fait
monter d’un cran après la sortie de Okbi. Puis de jouer
avec quatre attaquants et demi parce que Achiou est
un soutien de l’attaque, et cela nous a réussi à la fin.”
Quant à la non-titularisation de Niati et Tigana, J. G.
Wallemme l’a justifiée en disant : “C’était un choix
par rapport au joueur durant la semaine d’entraînement. Il avait aussi un peu souffert de la cheville lors
d’une position et au genou. Pour Tigana, il est arrivé en milieu de semaine, et physiquement, il ne fallait pas faire n’importe quoi, car s’il se blesse on risque
de le perdre pour deux mois. Il y avait aussi un équilibre par rapport au groupe qui s’est entraîné et qui
méritait d’être présent.”
A. BOUSMAHA STOPPÉE DANS SON ÉLAN PAR MÉDÉA
La JSMB entame l’opération rachat Samedi 25 octobre
w El-Harrach :
USM El-Harrach- ASO Chlef 15h
w Constantine : CS Constantine USM Bel-Abbès 17h45
w Oran :
MC Oran - MC El-Eulma 17h45
w À déterminer :
JS Kabylie - ASM Oran 18h
w 20-Août :
CR Belouizdad - MO Béjaïa 18h
w Larbâa :
RC Arba - JS Saoura 15h à huis clos
w ES Sétif - MC Alger reporté au
mardi 25 novembre.
D. R.
n Le sélectionneur du Mali, Henri
Kasperzack, a indiqué que rien n'est
perdu pour son équipe après sa
surprenante défaite à domicile face
à l'Ethiopie (2-3) en match de la
quatrième journée des
qualifications de la Coupe d'Afrique
des nations CAN-2015 de football.
“Avec désormais 6 points et la 2e
place derrière l’Algérie qui est déjà
qualifiée, je pense sincèrement que
rien n’est perdu pour nous. Après la
défaite contre l’Ethiopie, nous
sommes en difficulté mais pour moi,
on n'est pas en danger. Il n’y a plus
de calculs à faire, il faut
obligatoirement aller faire un bon
résultat au Malawi”, a déclaré
Kasperzack au site de la
Confédération africaine de football
(CAF). Pour le coach des Aigles, les
joueurs sont condamnés à réagir
rapidement, à commencer par le
prochain match face au Malawi
prévu le 15 novembre à Blantyre.
“Nous devons réagir rapidement
face au Malawi. Ce n'est pas une
bonne chose de perdre à domicile
après avoir gagné à l’extérieur. En ce
moment, on a eu beau tenter, on n'a
pas eu beaucoup de réussite. En plus,
il y a eu des erreurs défensives. On
ne s'est pas comporté en favori”, a-til expliqué. Le technicien
franco-polonais s'attend à un
match compliqué contre les Flames
du Malawi : “Ça va être un match
compliqué, comme toujours là-bas.
Le Malawi est une équipe qui joue
bien au ballon, toujours bien
organisée dans son système. Mais on
ira à Blantyre pour ramener les trois
points, à défaut un nul, pas autre
chose”. “Nous avons toujours notre
destin en mains et c’est à nous de le
saisir. Les joueurs sont déjà
conscients de ce qui les attend pour
les deux prochains matchs”, a-t-il
conclu. Le second billet qualificatif
du groupe B se jouera à trois entre
le Mali (6 points), l'Ethiopie et le
Malawi (3 points chacun). L'Algérie,
qui trône en tête (12 points), est déjà
qualifiée.
LIBERTE
près une bonne série, la JSMB
fut stoppée par Médéa au
grand dam de ses fans. Un résultat qui poussera certainement le
coach Fergani à revoir certains aspects dans l’évolution de son team attendu au tournant par les autres
équipes.
Cela dit, après avoir bénéficié de deux
jours de repos au lendemain de leur
défaite, essuyée vendredi dernier, en
déplacement face à l’O Médéa (0-2), les
A
camarades de Benmansour ont rendezvous, ce matin à partir de 9 heures,
avec le staff technique pour entamer les
préparatifs de leur prochaine confrontation de championnat devant l’US
Chaouia. Pour cette joute la JSMB
récupérera Abderrahmane Saïghi ainsi que le gardien Kacem. À propos de
la défaite face à l’O.M., Kacem avouera notamment : “On a joué contre une
bonne équipe. Ils étaient décidés à faire de leur mieux pour se remettre de leur
défaite de la semaine précédente face au
Khroub. Donc, c’est une défaite qu’on
doit oublier au plus vite et préparer le
prochain rendez-vous de championnat contre l’US Chaouia”. S’agissant de
ce prochain match, notre interlocuteur
ajutera que “c’est un match difficile
puisque l’adversaire joue le haut du tableau aussi, il faudra être prudents,
mais on n’a pas d’autre choix que de renouer avec la victoire pour consolider
notre première place au classement gé-
néral”. Par ailleurs joueurs et staff ont
décidé de prendre les choses au sérieux et d’empocher le maximum de
points afin de conserver une marge sur
leurs suivants.
Les Béjaouis comptent même livrer un
meilleur rendement afin de faire le
plein et de se racheter de cette défaite, ce vendredi, à l’occasion de la réception d’une équipe solide, en l’occurrence l’US Chaouia.
A. HAMMOUCHE
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
Sport 19
CRB
JSK
François Ciccolini pressenti
à la barre technique
ien ne va plus dans la maison
belouizdadie ! la dernière défaite du CRB face au NAHD
a été la défaite de trop. Juste après,
le président Réda Malek, face à une
situation de crise, annonce sa démission sans pour autant l’officialiser devant son conseil d’administration. Et au moment où le Chabab
tarde à trouver ses repères en championnat national, l’entraîneur Vic-
R
tor Zvunka a, hier, jeté l’éponge
après la 7e journée de championnat.
Selon l’ex-entraîneur de Nîmes, son
travail demandait plus de temps
pour obtenir des résultats sur le terrain et ce n’est pas à cause des
mauvais résultats qu’il part, mais
plutôt pour suivre la démission de
son président Malek. “Si je quitte le
CRB aujourd’hui c’est parce que le
président et le vice-président, qui sont
à l’origine de ma venue au CRB, ont
démissionné, alors je ne vois pas
pourquoi je resterai alors que le président est partant”, tel est l’argument
du technicien français justifiant
ainsi son départ. “Je pars avec des regrets, car je suis venu pour un projet que je voulais réussir au CRB. On
s’est mis d’accord sur un projet de
longue durée, et le professionnalisme
ne se réalise pas en un mois. C’est
plutôt un travail de longue haleine”,
explique Zvunka avant de faire des
reproches aux supporters du club
qui se sont attaqués aux joueurs
pour manifester leur mécontentement. “Qu’il y ait des mécontents ça
se comprend, mais il y a des manières
plus civilisées de le faire”, dira-t-il.
Et pourtant lors de la réunion des dirigeants du club avant-hier il a été
décidé, en premier lieu, le maintien
de l’entraîneur. C’est d’ailleurs ce
qu’a annoncé le président en personne sur le plateau de télévision de
la chaîne Dzaïr TV. Sauf que le
lendemain la situation a changé et
l’entraîneur a été, d’une manière ou
d’une autre, obligé de céder à la
pression, en déposant ainsi sa démission.
Par ailleurs, la mission d’entraîner
le club et préparer la prochaine
sortie des Rouge et Blanc est confiée
à l’ex-international des années 80 et
enfant du club, Hocine Yahi, qui va
assurer l’intérim en attendant que la
direction trouve une solution à la
barre technique. Plusieurs noms
ont été déjà avancés pour succéder
à Zvunka. Certains voient le duo de
la saison dernière Henkouche-Yahi
pour remettre l’équipe sur les rails.
D’autres, en revanche, avancent les
noms de Meziane Ighil, Djamel
Menad, Abdelhak Benchikha et Abderrahmane Bira pour prendre la
barre technique du Chabab.
D. R.
D. R.
Zvunka démissionne
n Même si les dirigeants kabyles ont
compulsé, hier, durant toute la journée,
trois ou quatre dossiers de candidature
d’entraîneurs étrangers dont celui du Suisse
Alain Geiger qui a déjà coaché la JSK, il y a
trois années de cela, il semble bien que ce
soit le Français François Ciccolini qui tient
la corde et qui a certainement toutes les
chances de devenir l’entraîneur de la JSK à
compter d’aujourd’hui ou au plus tard
demain mercredi. Il est vrai que les
dirigeants kabyles ne veulent guère révéler
pour le moment le nom du nouvel
entraîneur des Canaris, mais il semble bien
que l’ancien entraîneur du Sporting de
Bastia et de l’Olympique d’Ajaccio est bien
parti pour succéder au technicien belge,
Hugo Broos, démissionnaire depuis près
d’un mois.
Aux dernières nouvelles, même l’ancien
international algérien, Antar Yahia, l’aurait
vivement conseillé aux dirigeants de la JSK
pour l’avoir eu comme entraîneur au club
corse de Bastia. Né le 3 juin 1952 à Cozzano
en Corse, François Ciccolini est un ancien
attaquant qui a évolué dans plusieurs clubs
corses, notamment Porto-Vecchio, Gazelec
d’Ajaccio, le Sporting de Bastia et de
l’Olympique d’Ajaccio, avant d’embrasser la
carrière d’entraîneur à Bastia, Ajaccio puis
à Neuchatel Xamax, tout en ayant exercé
les fonctions de directeur de centre de
formation à l’AS Monaco.
François Ciccolini avait même été conseillé
aux dirigeants de la JSK, l’été dernier, mais
ces derniers avaient déjà recruté le coach
belge, Hugo Broos, qui n’a tenu que deux
mois à la barre technique kabyle avant de
jeter l’éponge. En tout cas, Ciccolini devait
tout finaliser, hier soir, avec le président
Hannachi, et Mourad Karouf gardera ses
fonctions d’entraîneur-adjoint.
Toujours est-il que nous avons pu contacter
hier soir François Ciccolini en France qui
nous a confirmé ses contacts avancés avec
la JSK. “Les négociations avancent bien. Je
compte venir à Tizi Ouzou ce vendredi pour
finaliser mon contrat”, a-t-il tenu à nous
déclarer.
AHMED IFTICEN
SUITE AU DÉPART PRÉCIPITÉ DU SG
Kerbadj promet
une réorganisation de la LFP
rrité par le comportement négatif d’une
partie de son personnel permanent à la
Ligue de football professionnel (LFP), le
président de cette instance envisage très
prochainement d’introduire de profonds changements liés à la gestion administrative de la Ligue, dénoncée auparavant
par certains présidents de club qui ne cessent
d’attirer l’attention de Kerbadj sur le mal profond qui la ronge. “Des fois, l’information circule
de bouche à oreille sur la suspension supposée
d’un joueur ou d’un dirigeant, alors que le PV de
la commission de discipline n’a pas été publié sur
le site Internet de la Ligue. Qui est derrière ces
fuites ? Ce sont tout simplement certains membres
permanents qui travaillent à la LFP qui font circuler ces informations à des desseins inavoués.
Il y a même des délégués qui sont en contact permanent avec ces membres pour choisir les
matchs télévisés, et ce, à l’insu du président Kerbadj. Donc le mal de cette Ligue provient de son
personnel”, affirme ce président de club lors
d’une assemblée générale de la LFP.
La goutte qui a fait déborder le vase est le récent
I
départ du secrétaire général de la LFP, Youcef
Mansour, qui est resté, en tout et pour tout, cinq
jours à son poste, avant de s’en aller, arguant un
problème familial, alors que la réalité est autre.
Ce SG, qui exerçait les mêmes fonctions à la
Ligue interrégions présidée par Mohamed Hadj
Boukaroum, n’a pas pu s’adapter au climat qui
règne à la LFP. Il a subi de terribles pressions qui
l’ont obligé à s’en aller. Des sources proches révèlent, en fait, qu’il a fait l’objet d’une attaque
insidieuse de la part d’une partie du personnel
permanent de la LFP, qui a vu en la nomination
de ce nouveau SG une menace directe pour ses
“intérêts”. Surpris par le départ précipité du SG
qu’il a lui-même convaincu de venir travailler
à la LFP, Kerbadj a piqué une vive colère et a
promis de prendre des mesures radicales à l’encontre de certains membres permanents, qui
vont de la sanction jusqu’au renvoi définitif.
Il compte réactiver l’appel à la concurrence lancé il y a quelques semaines par voie de presse,
pour le recrutement de jeunes diplômés pour redynamiser le fonctionnement de la LFP et lui injecter du sang neuf, tout en introduisant une ges-
tion rationnelle basée sur l’outil informatique
et le management. Il y aura donc une réorganisation totale de la LFP, même l’organigramme connaîtra des changements, il sera soumis
aux membres du conseil d’administration pour
étude et adoption lors de leur prochaine réunion.
Le président de la FAF avait déjà instruit son homologue sur cette question, en insistant sur le
rajeunissement du personnel puisé chez les nouveaux diplômés. “Si on veut que la LFP fonctionne comme une entité respectée, Kerbadj
doit impérativement revoir son personnel et le
mode de gestion qui, il faut le dire, est archaïque. La Ligue a besoin d’une nouvelle dynamique”, ajoute ce président de club.
On se rappelle, il y a quelques semaines,
qu’Abdelkrim Medouar avait tiré la sonnette
d’alarme lorsque la LFP avait programmé le match JSK-ASO au stade de BBA. “J’appelle le numéro de la LFP toute la journée, mais personne
ne daigne me répondre pour me donner une information. Où est le personnel permanent qui travaille à la LFP ?”, avait-il dénoncé.
MOHAMED HAOUCHINE
LFP
Hannachi ne s'est
pas présenté devant
la commission de discipline
RACHID ABBAD
n Le président de la JS Kabylie (Ligue 1
algérienne de football), Moh-Chérif
Hannachi, convoqué hier par la commission
de discipline de la Ligue de football
professionnel (LFP) pour s'expliquer sur ses
dernières déclarations, ne s'est pas présenté,
a appris l'APS auprès de la commission. Cette
convocation fait suite aux déclarations de
Hannachi jugées “mensongères” par la
Fédération algérienne de football (FAF), qui a
réagi samedi en diffusant un communiqué
sur son site officiel.
L'instance fédérale a réagi aux différentes
déclarations du président de la JSK dans
lesquelles il accuse la FAF de défavoriser son
équipe et de ne pas l'avoir défendue après sa
suspension par la Confédération africaine de
football (CAF). “Ces derniers jours, le président
de la JSK s'est consacré à travers les médias,
notamment égyptiens, à déverser des
mensonges énormes et des contre-vérités,
dont il est seul, dans le milieu du football, à
en avoir le secret”, a écrit la FAF dans son
communiqué. La commission de discipline
de la LFP devrait prononcer son verdict sur
cette affaire dans les prochains jours.
CHAMPIONNAT DES ÉMIRATS
Bougherra demande pardon aux supporters
L
niers exercices. Titulaire indiscutable
en sélection algérienne depuis plusieurs
années, il a perdu ce statut depuis l'arrivée du Français Christian Gourcuff, aux
commandes techniques des Verts en
août passé. Le nouveau capitaine d'AlFoudjairah, où évolue également l'ex-international algérien Hassen Yebda, a
été remplaçant lors des quatre précédents
matchs de l'équipe d'Algérie dans les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2015), dont la double
confrontation face au Malawi (victoires
0-2 et 3-0) a eu lieu la semaine dernière. Bougherra avait annoncé auparavant qu'il comptait mettre un terme à sa
carrière internationale après la prochaine CAN prévue au Maroc, et pour laquelle la sélection nationale est déjà
qualifiée après quatre victoires en autant
de matchs.
D. R.
e défenseur algérien, Madjid Bougherra, a demandé pardon aux
supporters de sa nouvelle équipe
Al-Foudjaira, après sa lourde défaite
face à Ennasr (5-1), vendredi dernier,
dans le cadre du championnat de football des Émirats arabes unis, justifiant sa
modeste prestation dans ce match par la
fatigue due à son retour tardif d'Alger. “Je
demande pardon aux supporters de
notre équipe.
Personnellement, je n'étais pas à la hauteur, j'étais vraiment fatigué, j'ai pris
part au match alors que je venais juste de
rentrer d'un long voyage d'Alger”, a déclaré l'ancien défenseur central des Glasgow Rangers (Ecosse) à la presse locale.
Bougherra, 32 ans, a rejoint Al-Foudjairah durant l'intersaison, dans un transfert libre. Il évoluait à Lekhwiya, champion du Qatar en titre, lors des trois der-
APS
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
Publicité 21
Décès
Pensée
La famille
Benmohand
a l’immense
douleur de faire part
du décès de son
cher et regretté fils
BENMOHAND TAHAR
à l’âge de 32 ans.
L’enterrement a eu lieu le dimanche
19 octobre 2014 à son village natal
Aït Daoud. Nous demandons à toute
personne ayant connu Tahar de bien
vouloir prier pour son âme.
Que Dieu l’accueille en Son Vaste
Paradis. A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.
Déjà un an qu’Allah t’a
soulagée et te garde
auprès de Lui.
Tu nous as quittés la
nuit du 18 au 19 octobre
2013, chère et tendre
maman
AYACHE ZAHIA Vve KABRI
et la douleur est toujours aussi vive dans
nos cœurs. C’est avec beaucoup de peine
que nous t’avons vue partir sans pouvoir
te retenir. La seule chose qui console notre
chagrin est de savoir que tu ne souffres
plus. Ta présence nous manque beaucoup,
tu as laissé derrière toi un immense vide
que nul ne parviendra à combler.
Nous ne t’oublierons jamais, tendre et
généreuse maman. Repose en paix,
yemma laâziza. Tes enfants Mohamed,
Souad, Fatma, Wassila, Fatiha et Wafa.
F2997
BR1631
Remerciements
Remerciements
Les familles Khelia, Spahis, Ben
Ammeur, Zoubiri de Miliana, Alger
et Khemis-Miliana remercient toutes
les personnes qui se sont associées à
leur immense douleur lors du décès
survenu le 23 septembre dernier de
leur chère et regrettée sœur, tante et
nièce
MALIKA KHELIA
ravie à leur affection à l’âge de
48 ans, suite à une longue maladie.
Puisse Dieu lui accorder Sa Sainte
Miséricorde et l’accueillir
en Son Vaste Paradis.
En ces jours de deuil
et de désolation, vous
avez eu la délicatesse
de nous témoigner
votre amitié et votre
compréhension face à
notre douleur lors du
décès de notre très
cher
KACI YOUCEF
survenu le 12 septembre 2014 à l’âge de 54
ans. Nous en avons été sincèrement touchés.
Soyez assurés de notre profonde gratitude et
veuillez considérer l’expression de notre
reconnaissance en acceptant
ces remerciements comme vous étant adressés
personnellement.
Son épouse, ses filles et les familles Kaci,
Khelifati et Tifahi.
BR1627
BR1626
Pensée
Pensée
Le 20 octobre 2013
restera toujours une
date douloureuse pour
nous. Cela fait un an
que Dieu t’a rappelé à
Lui pour un monde
meilleur, pourtant
nous, ta famille, avons
l’impression que cela
fait seulement un jour depuis que tu nous as
quittés, cher et regretté
BAHA OMAR
laissant derrière toi un immense vide que nul ne
parviendra à combler. Prière à toute personne
ayant connu notre adorable père d’avoir une
pieuse et tendre pensée en sa mémoire. Puisse
Dieu Tout-Puissant lui accorder Sa Sainte
Miséricorde. Repose en paix, papa. Ton fils
Farid, sa femme et ses enfants Omar, Leiticia et
Karim qui pensent à toi et toute la famille Baha.
—————————————
En date du 19/10/2012 a été rappelée à Dieu Boudjmai Ouardia
née Belaïd. Sa famille, ses petitsenfants et ses proches demandent
à tous ceux qui l’ont connue
d’avoir une pieuse pensée en sa
mémoire. Que le Bon Dieu t’acceuille en Son Vaste Paradis.
BR1630
—————————————
Pensée
—————————————
Cela fait deux et pénibles années
qui se sont écoulées, 21-10-2012
que notre cher et regretté
Belkessa Chakib nous a brusquement quittés à jamais pour un
monde meilleur.
La plaie de sa disparition a du
mal à se cicatriser depuis, mais
nous devons nous incliner devant
la volonté divine.
En ce douloureux souvenir, nous
demandons à tous ceux et toutes
celles qui l’ont connu d’avoir une
pieuse pensée. Que Dieu t’accorde Sa Miséricorde et t’accueille
en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons. ABR41845
—————————————
Décès
—————————————
La famille Djennane, parents et
alliés, a la douleur de faire part
du décès de son cher père, frère et
cousin, Da Ramdane, survenu à
l’âge de 86 ans. L’enterrement
aura lieu, aujourd’hui mardi 21
octobre 2014 à 13h, au village Aït
Lahcène, à Beni Yenni.
“À Dieu nous appartenons et à
Lui nous retour
SOS
Enfant épileptique cherche
en urgence médicament
LAMICTAL 100 MG ou 25 MG
Tél. : 0773 70 30 93
Le directeur général, le secrétaire
général, les cadres dirigeants et
l’ensemble du personnel de l’OAIC
présentent à Madame Zazoua
Fadia, cadre à l’OAIC, ainsi qu’à sa
famille leurs sincères condoléances à
la suite du décès de son père et les
assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie.
Puisse Dieu Tout-Puissant accorder
au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l’accueillir en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.
ANEP N°152 255, LIBERTÉ DU 21-10-2014
F2995
F2996
Carnet
Asma Mohand
Ou Chabane
DJEDI HAMOU
tu es parti
“rapidement” un
certain après-midi
du 21-10-2003,
avec un sentiment
du devoir accompli, rejoindre ta chère fille et ta femme.
Ton gendre et cousin Chabane,
tes petits-enfants : Saliha, Fazia, Arzina,
Zina, Malik, Farid, Akila et Salima
demandent à tous ceux qui t’ont connu
d’avoir une pieuse pensée pour toi.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.
Condoléances
Cherche urgent
couches adulte.
Tél. : 0558006285
Condoléances
Le directeur général, le secrétaire général,
les cadres dirigeants et l’ensemble du personnel de
l’OAIC présentent à
Monsieur Malek Abdelkader, directeur de l’UCC
Oran, ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances
à la suite du décès de sa mère et les assurent en cette
pénible circonstance de leur profonde sympathie.
Puisse Dieu Tout-Puissant accorder à la défunte Sa
Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
ANEP N°152 253, Liberté du 21-10-2014
22 Télé
Mardi 21 octobre 2014
NUMÉROS UTILES
URGENCES MÉDICALES : 115
- Samu 021 23.50.50 / 021.23.77.39
- Centre antipoison 021.97.98.98
- Sûreté de wilaya 021.73.00.73
- Gendarmerie nationale 021.76.41.97
- Panne gaz 021.68.44.00
- Panne électricité Bélouizdad
021.67.24.52
- Panne électricité Bologhine
021.70.93.93
- Panne électricité El-Harrach
021.52.43.29
- Panne électricité
Gue de Constantine
021.83.89.49
- Service des eaux
021.67.50.30 - No vert : 1594
- Protection civile
021.71.14.14
- Renseignements : 19
- Télégrammes : 13
- Gare routière Caroubier :
021 49.71.51/021 49.71.52/021 49.71.53 021
49.71.54
- Ministère de la Solidarité nationale, de
la Famille et de la Communauté nationale
à l’étranger. Personnes en difficulté ou
en détresse :
No vert : 15-27
EBOLA, UNE
COURSE CONTRE
LA MONTRE
19H40
APOEL NICOSIE (CHY) /
PARIS-SG (FRA)
MENTALIST
19h55
Cinq agents de la DEA, le bureau fédéral de lutte contre
la drogue, ont été assassinés. Le FBI est aussitôt saisi pour
résoudre cette enquête particulièrement sensible. Une première piste le mène à un réseau de trafiquants dont la DEA
a tué l'un des dirigeants. 19H45
Edinson Cavani et les Parisiens ont l'occasion de conforter leur place de leader de la poule F. La victoire (3-2), acquise contre le FC Barcelone a permis aux hommes de Laurent Blanc d'avoir leur destin bien en main dans la compétition.
HÔPITAUX
PLUS BELLE LA VIE :
SUR LES QUAIS
- CHU Mustapha: 021.23.55.55
- CHU Aït Idir : 021.97.98.00
- CHU Ben Aknoun : 021.91.21.63 021.91.21.65
- CHU Beni Messous : 021.93.15.50 021.93.15.90
- CHU Kouba : 021.28.33.33
- CHU Bab El Oued : 021.96.06.06 021.96.07.07
- CHU Bologhine : 021.95.82.24 021.95.85.41
- CPMC : 021.23.66.66
- HCA Aïn Naâdja : 021.54.05.05
- CHU El Kettar : 021.96.48.97
- Hôpital Tixeraine : 021.55.01.10 à 12
(standard)
19H45
Après une intervention sur le port autonome de Marseille, Boher, du commissariat du
Mistral, et son ami Esteban, un vieil ami
docker et syndicaliste, découvrent, cachée
derrière un tas de palettes, une petite
fille. Impossible de savoir ce qui lui est arrivé. Andréa, la femme d'Esteban reconnaît
l'enfant : elle est la fille de Laura, une employée des docks. C'est alors que tous
réalisent que Laura a disparu. COMPAGNIES AÉRIENNES
AIR ALGÉRIE
1, place Audin 16001 Alger
- Tél. : +213 21.74.24.28
- +213 21.65.33.40
Réservation : 021.68.95.05
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Aéroport d’Alger H - B
- Tél. :+213 21.50.91.91
21.50.91.91. Poste 49.31
AIR FRANCE
Centre des affaires
- Tél. :021.98.04.04
- Fax. :021.98.04.43
19h50
Depuis décembre 2013, le virus
de la fièvre hémorragique Ebola se propage en Afrique, principalement en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria. Sur place, les médecins des
organisations humanitaires témoignent de l'ampleur de la catastrophe sanitaire et tentent
d'en expliquer les origines. Un
médecin et une missionnaire
américains ainsi qu'un infirmier anglais ont été contaminés cet été et rapatriés d'urgence dans leurs pays respectifs.
M6 FÊTE
LES 30 ANS DU
TOP 50 19h50
WALL-E NARCO-FINANCE, LES IMPUNIS
19H50
Au XXIIe siècle, la Terre n'est plus qu'une immense décharge à ciel ouvert. Toute vie a disparu de la surface de la planète. Au milieu de ce dépotoir, Wall-E, un petit robot
éboueur fonctionnant encore, poursuit la tâche pour laquelle il a été programmé. Un jour, un vaisseau se pose non loin.
Une ravissante “robote” en débarque.
Ève lève-toi, Besoin de rien,
envie de toi, Casser la voix, La
tribu de Dana... autant de titres
qui ont rythmé les dernières
décennies. De Céline Dion à
Stromae en passant par Mylène Farmer, Patrick Bruel ou
Jean-Jacques Goldman, le Top
50 a ainsi bercé le quotidien de
plusieurs générations de Français.
LA VIE RELIGIEUSE
Horaires des prières
27 dhou el hidja 1435
Mardi 21 octobre 2014
Dohr............................. 12h33
Asr................................ 15h38
Maghreb.................... 18h07
Icha................................. 19h25
28 dhou el hidja 1435
Mercredi 22 octobre 2014
Fadjr............................. 05h35
Chourouk................... 07h02
Au Mexique, les cartels de la drogue ne se cantonnent
plus au trafic de stupéfiants. Profitant d'une quasi-impunité et d'une corruption largement répandue, ils ont
mis la main sur un grand nombre de domaines agricoles et vendent sous le manteau des quantités toujours plus grandes d'essence volée. LIBERTE
Directeur de la Publication-Gérant : Abrous Outoudert
e-mail : [email protected]
Quotidien national d'information - Édité par la SARL - SAEC - Capital 463 000 000 DA
Siège social : 37, rue Larbi-Ben M'Hidi - Alger BP. 178 Alger-Gare
Directeur de la rédaction : Saïd Chekri
DIRECTION ET RÉDACTION
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Lotissement Ezzitoune n° 15 Oued Roumane- El Achour - Alger
Tél. : (021) 30 78 47/ 48/ 49 (lignes groupées)
Fax (021) 31 09 09 (direction générale) - Fax : 021 30 78 70 (rédaction)
BUREAUX RÉGIONAUX
ANNABA
26, rue Mohamed-Khemisti
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CONSTANTINE
36, avenue Aouati-Mostéfa
Rédaction : Tél. : (031) 91 20 39
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LIBERTE
ORAN
26, rue de Nancy
(derrière l’ex-consulat de
Russie)
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MASCARA
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BLIDA
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TIZI OUZOU
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2e ét Tél. : (026) 12 67 13
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BÉJAÏA
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n°2 - 1er étage
Tél. / Fax : (034) 16 10 33
Siège Liberté Tél. : (021) 30 78 97 / Fax : (021) 30 78 99
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Bt C cage M n°03
Tél. / Fax : (027) 77 00 17
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Cité 1000-Logements (NASR)
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PAO
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IMPRESSION
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(face au jardin public)
Tél./Fax : (048) 65 16 45
Centre : Liberté : 021 87 77 50
Ouest : Liberté - Est : Sodipresse
Sud : Sarl TDS : 0661 24 209 10
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16001 (Alger)
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DIFFUSION
Les manuscrits, lettres et tous documents remis
à la Rédaction ne sont pas rendus
et ne peuvent faire l’objet d’une quelconque
réclamation.
LIBERTE
Mardi 21 octobre 2014
Auto 23
PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM
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LE CONCESSIONNAIRE A CUMULÉ PRÈS DE 28 500 UNITÉS VENDUES EN 2014
FOCUS LE MODÈLE DU MOIS
Hyundai Motor Algérie : une
progression de 75% en septembre
NISSAN ALGÉRIE
La Sunny se hisse en tête
D. R.
D. R.
Les guest-stars de HMA, à savoir la I-10 (au prix de 899 000 DA) et Accent
(au prix de 1 069 000 DA) ont conquis près de 2500 clients en septembre dernier.
yundai Motor Algérie
(HMA) continue
d’enregistrer d’excellents résultats en
termes de ventes, et
ce, au moment où le
marché de l’automobile quant à lui, a
fléchi de 20%. Prolifique, le représentant du géant coréen a vendu, en septembre dernier, 3253 véhicules,
soit plus de 75% par rapport à la
H
même période de l’année 2013. Ainsi,
HMA a réalisé une nette progression
de 8% sur 2013 pour s’offrir, sans forcer la troisième place du podium. Il
faut dire que les guest-stars de HMA,
à savoir la I-10 (au prix de 899 000 DA)
et Accent (au prix de 1 069 000 DA)
ont conquis près de 2500 clients en septembre dernier, selon les dernières
statistiques rendues publiques par le
département communication et mar-
mul de l’année 2014, les ventes globales
de HMA sont de l’ordre de plus 8.42%,
avec un total des ventes de près de 28
500 véhicules écoulés en Algérie. Pour
Hyundai Motor Algérie, cet exploit est
le fruit de “rapport qualité/prix imbattable, associé à un renforcement
important du réseau de distribution et
une amélioration continue du service
après-vente”.
keting de HMA. En effet, le modèle Accent a été commercialisé à hauteur de
1588 unités, avec une nette évolution
de 156%, alors que I-10 a été vendu à
848 unités, soit une progression de
270%.
Par ailleurs, HMA a enregistré de
bons résultats dans l’utilitaire. A ce propos, le H1 a été vendu à 120 unités
exemplaires (+30%) et le H100 à hauteur de 316 camions (+101%). Au cu-
FARID B.
n La Nissan Sunny N17 se hisse en
tête des ventes pour le mois de
septembre concernant la gamme du
véhicule touristique. Avec 2083
unités écoulées, le véhicule détrône
la star de la marque japonaise, à
savoir la Micra, bien que cette
dernière ne chute que d’une place
avec 1652 voitures vendues. Dans la
gamme Pick-Up, le D40 simple
cabine 4x2, avec une motorisation
diesel 2.5 L, s’est vendu à plus de
1800 unités, suivi du D40, 4x4
double cabine, et qui s’est écoulé à
1126 unités. L’autre star du mois de
septembre est le Cabstar qui a
enregistré un volume de vente de
676 camions. Ainsi, durant le mois
de septembre, la marque japonaise
a enregistré un volume total
de 8529 véhicules écoulés. D. S.
OPPORTUNITE :
L’AFFAIRE DE LA SEMAINE
RENAULT ALGÉRIE L’OPÉRATION
WEEK-END PORTES OUVERTES
Diagnostic et scanner gratuits
et une Clio-4 à gagner
COUP DE CŒUR
DU NOUVEAU DANS LE SERVICE APRÈS-VENTE
A
D. R.
sur la planification optimisée des entretiens des camions Volvo qui est tributaire du type de machine et des
conditions de son utilisation. Les
contrats de service Volvo Blue in-
DERNIÈRE MINUTE
cluent la fourniture de pièces de rechange d’origine, et la main d’œuvre,
formée sur les caractéristiques des
camions Volvo. Le programme offre,
également, les prestations de mainte-
D. R.
Altruck lance le contrat service Volvo Blue ltruck compagnie, représentant officiel de Volvo Algérie
propose à ses clients les contrats
services Volvo Blue. Celui-ci est présenté comme une manière d’avoir
une meilleure gestion et un suivi des
flottes, mais aussi une assurance pour
l’optimisation des coûts d’utilisation et
la durabilité des machines reste une valeur ajoutée certaine.
Avec cette nouvelle offre de service,
Volvo Algérie veut offrir des produits
et des solutions qui répondent aux besoins des clients, pour les accompagner
après l’achat des véhicules. Le programme Volvo Blue est un service basé
nance préventive. Le service propose aux clients Volvo Truck
d’effectuer les révisions nécessaires selon l’emploi d’un calendrier
d’entretien. Le Volvo Blue propose
aussi des avantages supplémentaires
avec les contrats de service Volvo.Le
service décline d’autres opérations
d’entretien et de contrôle du véhicule, tels que le contrôle annuel de sécurité et réglage des freins, le test de
compression ou la mise à jour du calendrier d’entretien. Ces offres de service n’entraînent aucun frais supplémentaire.
DJAZIA SAFTA
n Fidèle à ses approches de
proximité avec la clientèle,
Renault Algérie vient de lancer
l’opération Week-end Portes
Ouvertes, et ce, à travers
l’ensemble du territoire national.
En plus d’un an de garantie sur la
pièce de rechange offerte, Renault
Algérie met à profit cette
opportunité pour faire gagner une
Renault Clio-4.
FARID B.
MONDIAL DE L’AUTOMOBILE DE PARIS 2014
Grandiose avec 10 000 journalistes et 1 253 513 visiteurs
L
égales ou supérieures à celles de 2012. Sur le Centre
d’essais des véhicules électriques et hybrides ont été
réalisés plus de 10 000 essais (20% de plus qu’en
2012). Les Ateliers du Mondial organisés par le
CCFA (Comité des constructeurs français d’automobile) ont marqué une nouvelle étape dans la réflexion sur l’univers automobile, en abordant les sujets économiques, sociétaux et techniques essentiels
du secteur. Une dizaine de débats ont réuni plus de
700 participants. Le Salon a bénéficié d’une cou-
verture médiatique internationale exceptionnelle,
avec plus de 10 000 journalistes accrédités venant de
103 pays. Des centaines d’heures de reportages TV
et radios français et internationaux et plus de
8 200 000 pages vues sur le site internet du Salon. Le
Mondial de l’automobile reste également le premier
salon automobile du monde sur Facebook avec plus
de 47 000 fans devant Francfort, Detroit et Genève. Rendez-vous en octobre 2016.
D. R.
e Mondial de l’automobile de Paris reste le Salon le plus fréquenté du monde. Avec plus de
100 premières, des stands de très grande qualité, une exposition historique exceptionnelle “l’Automobile et la Mode” en co-production avec l’INA
qui a attiré plus de 75% des visiteurs et de nombreuses animations innovantes, le Mondial de l’automobile 2014 fait toujours autant rêver. Cette édition a également été très bonne en termes de prises
de contacts et de commandes par les exposants,
CDP/F. B.
ÉVÉNEMENT
IL A INAUGURÉ LE PREMIER SHOWROOM DE LA MARQUE ASIATIQUE
Akbou Auto lance la nouvelle Haima M3
e concessionnaire Akbou Auto a
officiellement inauguré le premier showroom de Haima et a
lancé la toute nouvelle Haima M3. Ce
modèle s’inscrit dans une nouvelle
conception pour une nouvelle ère,
avec un nouveau style dynamique qui
confère un sentiment de puissance, un
habitacle spacieux pour un confort exceptionnel, mais aussi une nouvelle
motorisation avec plus de puissance et
une économie de carburant plus importante. Considérée comme le fer de
lance pour la relance de la marque Haima en Algérie, la nouvelle Haima M3
sera commercialisée au cours du dernier trimestre de l'année 2014 dans
D. R.
L
tous les points de vente Haima à travers le territoire national. La nouvelle Haima M3 est d’une longueur de
4545 mm, d’une largeur de 1737 mm
et d’une hauteur de 1495 mm. Son empattement est de 2600 mm, ce qui la
rend plus spacieuse et plus accommodante. La taille et les proportions
extérieures de la nouvelle Haima M3
ont participé considérablement à l’optimisation de la traînée aérodynamique à Cd 0,27. Cette berline, dis-
ponible en trois coloris (blanc, gris argent, gris Titanium), bénéficie d’un design intérieur basé sur l’élégance. Pour
plus de raffinement, de nouveaux matériaux de bonne qualité ont été utilisés pour la garniture des portières, du
tableau de bord, des accoudoirs et de
la console centrale. Pour un confort accru, la Haima M3 est équipée de l’air
conditionné automatique (sur la version Confort), une direction assistée
hydraulique et un volant multifonction. La nouvelle Haima M3 est dotée
d’un bloc moteur 1,6 L en essence avec
système de distribution à calage variable des soupapes CVVT. Ce moteur
délivrera une puissance de 112 ch. La
Haima M3 adopte une suspension
avant indépendante de type McPherson (avec barre stabilisatrice) ainsi
qu’une barre de 26 mm pour assurer
un soutien latéral suffisant à l’ensemble du véhicule, de sorte que le
conducteur peut contrôler la direction
avec facilité. Enfin, pour une sécurité
optimale, la nouvelle Haima M3 est
dotée de double airbag frontal et de
système antiblocage des roues (ABS).
Sa garantie est de 3 ans avec kilométrage illimité. La nouvelle Haima M3
sera disponible à partir de 999 000 DA
dans sa version Elite et à 1 100 000 DA
dans sa version Confort.
D. S.
LIBERTE
LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D'INFORMER
PAR
M. HAMMOUCHE
CONTRECHAMP
Comptes à rebours
L’Algérie est en train
de vivre une ère de
“stabilité”, n’est-ce
pas ? Probablement
que cette longue expérience de communion d’une société avec son pouvoir fera, dans le futur, l’objet d’attentives autopsies.
Ce n’est, en effet, pas tous les jours
que l’on rencontre un peuple qui
change sa Constitution pour conserver un président qui, sans cela, aurait
dû quitter son trône. En tout cas, pas
en démocratie, comme… chez nous.
Un peuple qui, de son propre chef —
si vous permettez l’expression —, renonce à son droit constitutionnel à
l’alternance du pouvoir pour bénéficier plus durablement de l’apport
de ses providentiels dirigeants… Et —
paradoxe ! — pour que ce “vœu” soit
exaucé, il a fallu que le précédent chef
de l’État écourte son premier et
unique mandat au nom du principe…
d’alternance, jusqu’alors sacro-saint.
Pour l’heure, nul besoin de convoquer
les bilans pour évaluer cette tranche
d’histoire nationale ; les faits parlent
d’eux-mêmes : nous en avons redemandé. Et les chiffres, s’il fallait des
chiffres, sont éloquents. Nous parlons, ici, des scores électoraux. L’on ne
va tout de même pas faire comme
Louisa Hanoune qui manifeste régulièrement son soutien au Président, mais lui reproche ses erreurs de
casting dans le choix de ses ministres. Un président est démocratiquement élu pour ses capacités,
mais aussi pour quelques-unes de ses
faiblesses. Mais fallait-il, certainement, que la chef du PT parle d’autre
chose que de ce que révèle la mutinerie d’agents de police. Déjà que ce
mouvement n’est relié à aucune
“menace extérieure”… Non, c’est une
question de revendications sociales,
et cela ne se prête pas, outre mesure, à une plus grande lecture. Et c’est
exactement le message du pouvoir :
il est fait d’éléments de salaires.
Or, c’est justement la stricte monétarisation de la vie sociale qui caractérise le régime. L’on pourra témoigner que le pouvoir aura beaucoup dépensé pour nous, même si,
dans sa prodigalité, l’État reste foncièrement injuste. Il y en a qu’il
gâte plus que d’autres ; il y en a qu’il
enrichit, il y en a qu’il ignore… et il y
en a même qu’il appauvrit. Mais
qu’il doive largement sa longévité autant à sa propension à réprimer
qu’à ses dispositions dépensières,
rien n’est moins sûr. Et s’il doit sa
“stabilité” à ses largesses, c’est que
nous devons être nombreux à en profiter ou, tout au moins, à croire en
profiter.
L’intérêt des études qui ne manqueront pas de fleurir, une fois le régime parti en retraite, n’est sûrement
pas dans cette allure de procès que
prennent souvent les évaluations
d’après-règne. D’ailleurs, si le procès
politique du régime doit être fait un
jour, ce sera dans un futur trop éloigné : nous sommes trop nombreux
à ne pas le souhaiter, parce que ce
sera le nôtre. Où étions-nous, en effet, pour que tant d’abus aient été
possibles ?
Quand l’histoire est racontée par
ses protagonistes, elle est, soit un
morceau de bravoure et tout le monde voudrait en avoir été, soit une tragédie et chacun s’en lave les mains.
Ce serait dommage pour nous que
nous ne soyons que quelques générations à constater que notre histoire
aura été l’histoire de nos petits
comptes !
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L’OMS ÉVOQUE UNE “RÉUSSITE SPECTACULAIRE”
Fin de l'épidémie d'Ebola
au Nigeria
n L'Organisation mondiale de la santé a déclaré,
hier, la fin officielle de l'épidémie d'Ebola au
Nigeria, au terme d'une période de 42 jours —
soit deux périodes d'incubation de 21 jours —
depuis la confirmation du dernier cas.
“L'épidémie (d'Ebola) a été stoppée au Nigeria. Il
s'agit d'une réussite spectaculaire qui montre au
monde entier que l'Ebola peut être stoppé”, a
déclaré le représentant de l'OMS au Nigeria, Rui
Gama Vaz, lors d'une conférence de presse à
Abuja.
DILEM
[email protected]
M. H.
[email protected]
Le Forum de “Liberté” reçoit
les Drs Djamel Fourar et Fawzi Derrar
D. R.
D. R.
n Le Forum
de Liberté
s'intéresse
aujourd’hui
au virus
Ebola, à
l’évolution de
la maladie
dans le
monde et à
l’état des
lieux en
Algérie.
Le Dr Djamel
Fourar,
directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies
transmissibles au ministère de la Santé, et le Dr Fawzi Derrar, spécialiste
en épidémiologie à l'Institut Pasteur d'Algérie, seront nos invités.
La presse et le public sont conviés à 11h au siège du journal
à El-Achour. Vous pouvez également adresser vos questions à l'adresse
électronique : [email protected].
LA CÉRÉMONIE EST PRÉVUE DEMAIN MERCREDI
Une stèle à la mémoire de
Mohamed Abderrahmani à Melbou
n À l’occasion de la célébration de la
Journée nationale de la presse qui
coïncide avec le 22 octobre de chaque
année, une stèle sera érigée à Melbou,
dans la wilaya de Béjaïa, à la mémoire du journaliste et ancien directeur
d’El Moudjahid, Mohamed Abderrahmani, assassiné par les terroristes
islamistes, le 27 mars 1995, à Alger. La
cérémonie aura lieu à partir de 10h
dans la commune de Melbou, à l’est de
la ville de Béjaïa.
CLIMAT
Le mois de septembre 2014
le plus chaud depuis 1880
n Septembre 2014 a été le mois de
septembre le plus chaud du monde
sur terre et à la surface des océans
depuis le début des relevés de
température en 1880, a annoncé,
hier, l'Agence américaine
océanographique et atmosphérique
(Noaa). “C'est également le 38e mois
de septembre consécutif durant
lequel la température globale
terrestre a été au-dessus de la
moyenne du XXe siècle”, a précisé
la Noaa.